Orthodoxie
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After God, let us have our conscience as our mentor and rule in all things, so that we may know which way the wind is blowing and set our sails accordingly.
St Jean Climaque
28 octobre (calendrier ecclésiastique) = 10 novembre (calendrier civil)
SAINT JOB DE POTCHAÏEV
Saint Job, dans le monde Jean Jelezo, naquit dans une famille pieuse de Pokoutcha, en Galicie, vers 1550. Ayant manifesté de l’ardeur pour les œuvres de la piété dès sa plus tendre enfance, il quitta le domicile familial à l’âge de neuf ans, et entra au monastère de la Transfiguration à Ougornitsky dans les Carpathes. Le jeune garçon faisait preuve d’une grande humilité et d’un total renoncement à sa volonté propre, aussi reçut-il la tonsure monastique dès l’âge de douze ans. Tout le temps libre dont il disposait était consacré à la prière et à la lecture d’ouvrages utiles à l’âme. L’austérité de son ascèse et sa ferveur pour la prière furent bientôt réputées dans tout l’Ouest de la Russie. Quelques années plus tard, le défenseur de l’Orthodoxie, Constantin Constantinovitch, prince russe d’Ostrog, désirant fonder un monastère dédié à l’Exaltation de la Sainte Croix à Douben, en vue de protéger le peuple contre le prosélytisme des jésuites et des polonais, fit appel à Job, qui venait d’être ordonné prêtre pour assurer l’higouménat. Le saint resta vingt-deux ans à la tête de cette communauté, où les moines vivaient dans toute sa rigueur la tradition ascétique orthodoxe. Mais, brûlant du désir de mener la vie d’un simple moine, il s’enfuit un jour secrètement et entra à la laure peu connue de Potchaev, dans le diocèse de Volynie. Là encore, ses vertus ne purent rester cachées, et les moines lui demandèrent bientôt d’accepter la charge d’higoumène. Ayant accepté malgré son désir de demeurer dans l’hésychia, il instaura un régime de vie cénobitique, fit construire une église de pierre et éleva le monastère à une grande prospérité matérielle et spirituelle. Il prit aussi une part active à la lutte contre l’uniatisme, en manifestant que la plénitude de la sainteté se trouve au sein de l’Église Orthodoxe. Vers la fin de sa vie, après avoir reçu le Grand Habit angélique sous le nom de Jean, il nomma son successeur et alla mener, avec la plus grande austérité, la vie de reclus dans une grotte souterraine totalement obscure. Il s’endormit dans le Seigneur le 28 octobre 1651, âgé de presque cent ans. Huit ans plus tard, en 1659, ses reliques furent trouvées intactes, et elles n’ont cessé d’accomplir depuis quantité de guérisons miraculeuses.

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Saint Russia, Mikhail Nesterov
La vraie unité est possible uniquement dans la vérité !
https://enmarchepourlavie.fr/petition_contre_la_loi_gaillot_ivg_14semaines/

En octobre 2020, la député Albane Gaillot présentait à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant, au lendemain de la crise sanitaire, à allonger le délai de l’avortement de 12 à 14 semaines...
222.000 avortements ont été réalisés en France en 2020 soit plus de 600 par jour ! Faut-il encore et toujours ajouter de la souffrance à la souffrance, de la mort à la mort ? N’y a-t-il pas meilleure idée pour protéger les femmes que les encourager à avorter de plus en en plus tard, quitte à ressentir dans leurs chairs la dissection d’un petit être vivant ?
Nous rappelons que l’avortement à 14 semaines implique une dissection afin de faire sortir le bébé du ventre. L’enfant a un cœur qui bat dès six semaines ; à 14 semaines son visage est déjà bien dessiné, il a ses empreintes digitales… Il commence même à sucer son pouce !
Sainte Marie-Madeleine, égale-aux-apôtres

(Святая равноапостольная Мария-Магдалина)

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Calendrier orthodoxe pour le mois en cours...

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7 novembre (calendrier ecclésiastique orthodoxe) = 20 novembre (calendrier civil)
Les 33 martyrs de Mélitène : saints Hiéron, Nicandre, Hésychius, Athanase, Marnas, Barachus, Valère, Xanthe, Théodule, Callimaque, Eugène, Théodoque, Epiphane, Maximien, Claudien, Théophile, Dorothée, Theodote, Anicet, Eutychès, Hilarion et leurs compagnons (IIIème s.) ; saint Lazare, ascète au Mont Galèse, thaumaturge (1054) ; saints Auctus et Taurion et sainte Thessalonicée, martyrs en Macédoine ; saint Zosime, higoumène de Vorbozomsk ; saint Amarant, martyr à Albi (IIIème s.); saint Ruf, évêque de Metz (IVème s.) ; saint Baudin, évêque de Tours (VIème s.) ; saint Agmer, évêque de Senlis (VIIème s.) ; saint Florent, évêque de Strasbourg (vers 660) ; saint Willibrord, archevêque d’Utrecht (739) ; saints néo-martyrs de Russie : Cyrille, métropolite de Kazan et Joseph, métropolite de Petrograd (1937).

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SYNAXE DE L’ARCHISTRATÈGE MICHEL ET DES AUTRES PUISSANCES INCORPORELLES

De toute éternité Dieu est Lumière : la seule véritable Lumière éternelle, immatérielle, infinie et absolument incompréhensible. Sa nature reste cachée dans un secret inaccessible, mais ses trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit jouissent d’une communion inexprimable d’amour. Il est bon et principe de toute bonté et de tout amour, c’est pourquoi il ne s’est pas contenté de sa propre contemplation, mais, dans la surabondance de sa bonté, Il a voulu qu’un autre participât à sa lumière, c’est pourquoi Il a tiré le monde du non-être à l’existence. Avant de créer le monde visible, Dieu a amené à l’existence par son Verbe et perfectionné en sainteté par son Saint-Esprit, la nature angélique, faisant des Puissances célestes et incorporelles ses serviteurs zélés et ardents comme un feu immatériel. Ils sont des lumières secondes , qui reçoivent par la grâce du Saint-Esprit les illuminations de la Lumière première et sans principe, et la participation à son immortalité. Fidèles images de l’essence divine, les saints anges sont de nature spirituelle. Dépourvus de la pesanteur du corps, ils sont toujours en mouvement, libres et raisonnables. Ils voient Dieu dans la mesure où ils peuvent l’atteindre et trouvent dans sa contemplation leur nourriture, leur stabilité et la raison même de leur existence. Bien qu’ils soient libres de toutes affections du corps, ils ne sont pourtant pas impassibles comme Dieu, car ils ont été créés par un changement (le passage du non-être à l’être). Ainsi sont-ils difficilement portés au mal, mais non à l’abri de son atteinte. C’est la raison pour laquelle ils doivent faire usage de la souveraine liberté que Dieu leur a accordée pour persévérer dans le bien et progresser dans la contemplation des mystères divins, sous peine d’être entraînés irrémédiablement vers le mal et l’éloignement de Dieu. En outre, ils ne peuvent compter, comme l’être humain, sur le repentir, car ils sont dépourvus de corps.
Sans corps, les anges ne sont pourtant pas totalement immatériels : en effet seul Dieu est véritablement sans matière et incorporel, car impassible et au-delà de tout mouvement. Ils sont par conséquent circonscrits dans le temps et l’espace. Lorsqu’ils sont dans le ciel, ils ne sont pas sur la terre et, envoyés par Dieu sur la terre, ils ne demeurent plus au ciel. Leur nature subtile les fait échapper aux limitations que sont pour nous les murs, les portes et les sceaux, lorsqu’ils sont envoyés par Dieu en mission auprès des hommes et que pour cela, ils empruntent une forme corporelle nous permettant de les voir. De même, leur légèreté et leur extrême rapidité de mouvement leur permettent de traverser l’espace presque instantanément ou de deviner les pensées des hommes, ce qui nous fait croire qu’ils sont dotés de l’omniscience divine. Mais, comme êtres créés, ils ne sont ni doués d’omniscience, ni susceptibles de se trouver en deux endroits simultanément. S’ils prophétisent, c’est par grâce et par ordre divin, non en raison de leur propre vertu.
Dieu les a faits ses serviteurs et Il les envoie (« ange » signifie « envoyé ») veiller sur la terre. Ils président aux peuples, aux nations et aux Églises , et ils servent les desseins de la Providence à l’égard du genre humain. Dieu a placé invisiblement auprès de chacun d’entre nous, personnellement, un Ange Gardien, qui veille constamment sur nous, sans cesser d’être auprès de Dieu. Il nous suggère le bien par la voix de notre conscience, nous aide à éviter les pièges du diable et attise en nous le feu salutaire du repentir lorsque nous avons péché .
Seul le Créateur connaît le genre et les limites de la nature angélique. Elle est une par rapport à Dieu, mais innombrable par rapport à nous. Un fleuve de feu coulait devant Lui ; mille milliers Le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant Lui, nous annonce le prophète Daniel (Dn 7, 10). Nous ne pouvons pas les dénombrer, c’est pourquoi la sainte Tradition a coutume de les ranger en neuf ordres divisés en trois triades . La première disposition hiérarchique est celle qui est toujours auprès de Dieu et qui lui est immédiatement unie, sans intermédiaire. Elle comporte les Séraphins (Is 6, 2), dont le nom en hébreu signifie : « brûlants ». En effet, leur mouvement éternel et stable autour des réalités divines leur donne le pouvoir d’élever leurs subordonnés vers Dieu en animant en eux la chaleur purificatrice et lumineuse de la vertu. Les seconds, de même rang mais de fonction distincte, sont les Chérubins (Ex 25, 18, Ez 1 ; 10, 2), dont le nom évoque la plénitude de la connaissance qu’ils ont de Dieu. On dit qu’ils sont couverts d’yeux (Ez 1, 18, Ap 4, 8), en signe de leur aptitude à contempler la lumière divine. Les troisièmes sont les Trônes, sur lesquels Dieu trouve un repos impassible. La seconde triade, intermédiaire, transmet avec bonté et ordre les décrets de la Providence et élève les esprits de rang inférieur vers l’imitation de Dieu. Elle se compose des Dominations, des Vertus et des Puissances. La troisième triade achève la hiérarchie céleste. Elle comporte les Principautés, les Archanges et les Anges . C’est par ces derniers que Dieu nous communique les décrets de sa Providence et, comme ils sont les plus proches de nous, c’est eux qu’Il envoie sous une forme corporelle, lorsqu’Il le veut.
Dans le plan divin, l’homme, en la personne d’Adam, devait être le dixième ordre de cette hiérarchie et avait pour vocation d’amener la création à sa perfection (Lc 15, 1-10). Comme il déchut et se trouva soumis à la mort, le Christ s’est précipité du haut des cieux pour le tirer de l’enfer. Traversant les degrés de la hiérarchie angélique, Il prit un corps et releva par sa Résurrection la nature humaine, bien au-delà du rang où elle se trouvait à l’origine, en la faisant asseoir à la droite de Dieu, au-dessus des Chérubins et des Séraphins.
Bien avant cela, au moment où Dieu créa le monde invisible, la plénitude innombrable de la hiérarchie céleste jouissait de la lumière de Dieu et menait une ronde sacrée, simple et incessante, en chantant d’une voix forte : Saint, Saint, Saint est le Seigneur Sabaoth (i.e. « des Armées »), le ciel et la terre sont remplis de sa gloire (Is 6, 3). Mais Lucifer, l’esprit céleste qui tenait alors le premier rang, celui qui était le plus proche de Dieu et qui était tout irradié de sa lumière, vint à tirer orgueil des privilèges qu’il avait reçus et voulut s’assimiler au Très-Haut. Il se dit : Je monterai dans les cieux ; au-dessus des étoiles de Dieu j’élèverai mon trône ; je monterai sur le sommet des nues ; je serai assimilé au Très-Haut (Is 14, 14). Il n’était pas mauvais par nature, mais c’est par orgueil qu’il se révolta contre son Créateur. C’est lui qui, le premier, rejeta le bien et choisit le mal, se détournant de la lumière pour sombrer dans les ténèbres de la privation de Dieu. Aussitôt ces paroles prononcées, il chut de son rang élevé et fut précipité dans le gouffre de l’enfer. Comme il avait déchiré les cieux, il entraîna dans sa chute une multitude d’anges de tous les ordres et se fit leur chef. Leur nombre était si grand, qu’à la vue de ce spectacle lamentable, l’Archange Michel, chef des milices célestes — qui par son humilité et sa sage soumission à son Créateur, était puissamment affermi dans la lumière — s’élança vers la brèche, rassembla les anges restés fidèles et s’écria : Soyons attentifs ! Autrement dit : « Prenons garde, soyons vigilants, nous les êtres crées qui avons le privilège de nous tenir devant Dieu. Reconnaissons notre état de serviteurs. Prenons soin de nous connaître nous-mêmes et voyons quelle est la chute de ceux qui ont voulu s’égaler à Dieu ! » C’est en mémoire de cette Synaxe , c’est-à-dire de cette réunion des chœurs angéliques sous la direction du saint Archange Michel, dans la vigilance, la concorde et l’unité, que, de tradition très ancienne, les saints Pères ont institué la fête d’aujourd’hui.
MICHEL — dont le nom signifie « qui est comme Dieu » — le très glorieux et très lumineux Prince des Puissances célestes et incorporelles, apparaît souvent dans la sainte Écriture. C’est lui que Dieu envoie auprès des hommes pour leur annoncer les décrets de sa Justice. C’est lui qui, le premier, est apparu au Patriarche Abraham (Gn 12) et à sa servante Agar dans le désert, pour leur annoncer la naissance d’Ismaël (Gn 16). Il fut envoyé auprès de Lot pour le sauver de Sodome, vouée par Dieu à la destruction (Gn 19). Lorsque Dieu ordonna à Abraham de sacrifier son fils Isaac, afin d’éprouver son obéissance, ce fut Michel qui intervint au dernier moment pour retenir sa main (Gn 22). Il apparut encore au Patriarche Jacob, et lutta avec lui toute une nuit pour lui manifester son nouveau nom : Israël (Gn 32, 23-32). C’est lui qui se tenait au-devant du peuple d’Israël lorsqu’il sortit d’Égypte, et le conduisait le jour, sous forme de nuée, et la nuit, sous l’aspect d’une lueur (Ex 13, 21). Il fut envoyé aussi au-devant du devin Balaam, en route vers Balaq roi de Moab pour maudire le peuple d’Israël, et lui barra le passage en se tenant devant sa mule, une épée nue à la main (Nb 22, 22). Quand Josué se tenait devant les murs de Jéricho, attendant un signe de Dieu pour assiéger la ville, Michel lui apparut, tenant à nouveau une épée. Comme il craignait que ce ne fût une ruse du Malin, qui sait se transformer en Ange de lumière, Josué lui demanda : Es-tu des nôtres ou de nos adversaires ? Michel répondit : C’est comme chef de l’armée du Seigneur que je viens maintenant, et il lui ordonna de vénérer le lieu qu’il venait de sanctifier par sa présence (Jos 5, 13). Sous les Juges, l’Archange Michel vint réconforter Gédéon et l’envoya délivrer Israël de l’oppression des Madianites (Jug 6, 11). Quand David, contrairement à l’ordre divin, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l’instrument de sa colère. En un jour, il ravagea par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l’arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (1 Chron 21). Il se révéla plusieurs fois au prophète Élie pour le consoler dans ses tribulations et l’envoyer en mission (1 Rois 19, 5 ; 2 Rois 1, 15). Lors de l’invasion du roi des Assyriens, Sénnacharib, Michel abattit en une nuit cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp des envahisseurs (2 Rois 19, 35). C’est lui encore qui descendit du ciel et se tint au milieu de la fournaise ardente, à Babylone, avec les trois jeunes gens, en chantant avec eux les louanges du Seigneur (Dn 3, 92), et qui ferma la gueule des lions dans la fosse où avait été jeté le prophète Daniel (Dn 6, 23).
Les interventions salutaires du saint Archange Michel sont en fait innombrables, aussi bien sous l’Ancienne Alliance qu’après la venue du Christ. C’est lui qui délivra les Apôtres de prison (Act 5, 19), qui fut envoyé à l’Apôtre Philippe pour baptiser l’eunuque de la reine d’Éthiopie (Act 8, 26), qui apparut au centurion Corneille et lui demanda d’aller quérir saint Pierre pour le baptiser (Act 10). C’est lui encore qui libéra Pierre de prison (Act 12) et frappa le roi Hérode qui voulait se faire passer pour un dieu (idem). Il apparut à saint Paul pour le réconforter dans ses épreuves, et fut pour l’Évangéliste saint Jean l’interprète des secrets de Dieu concernant la fin des temps (Ap). C’est en effet Michel qui engagera alors l’ultime combat contre l’Antéchrist et le diable, et qui les précipitera éternellement dans l’enfer (Ap 12, 7). Et, lors du Jugement dernier, il se tiendra, une balance à la main, pour peser nos actes. La tradition de l’Église a gardé la mémoire de nombreux autres miracles de l’Archange Michel, comme, par exemple, celui accompli à Colosses en Phrygie [6 sept.].
En Dieu, la justice ne peut être séparée de la miséricorde : La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées, chante le Psalmiste (Ps 84, 11). C’est pourquoi, on ne peut commémorer Michel, l’Ange de la Justice, sans lui associer GABRIEL , l’Ange de la Miséricorde, celui qui se tient en présence de Dieu (Lc 1, 19). Il est envoyé par Dieu aux hommes pour leur annoncer les merveilles de son amour et de sa bienveillance en vue de leur Salut. Il donna au prophète Daniel l’interprétation de la vision énigmatique qu’il avait eue concernant la fin des royaumes des Mèdes et des Perses (Dn 8, 16), et lui annonça, une autre fois, que le Christ, le Sauveur du monde, devait venir quatre cent quarante-neuf ans plus tard (Dn 9, 24). Il fut aussi envoyé auprès de la femme de Manoé au temps des Juges, pour lui annoncer la naissance prochaine de Samson. Et quand, tout à sa joie, Manoé voulut le retenir pour lui offrir un banquet, Gabriel lui répondit qu’il ne se nourrissait pas de tels mets et lui recommanda d’exprimer son action de grâces en offrant un holocauste au Seigneur. Comme il lui demandait son nom, Gabriel répondit : Pourquoi me demandes-tu mon nom ? C’est un mystère. Et il disparut de leurs yeux dans la fumée du sacrifice (Jug 13). De tout temps, il fut le messager des naissances miraculeuses à partir d’un sein flétri ou stérile. C’est lui qui apparut à Joachim et Anne pour leur annoncer la naissance de la Mère de Dieu, et à Zacharie et Élisabeth, pour celle du saint Précurseur (Lc 1). Il nourrit de la manne céleste la Mère de Dieu pendant douze ans, dans le Temple [21 nov.], et fut envoyé par Dieu auprès d’elle pour lui transmettre la bonne nouvelle, attendue depuis l’origine du monde, c’est-à-dire qu’elle allait donner naissance au Sauveur par l’opération du Saint-Esprit. Il vint rassurer Joseph en songe, lorsque celui-ci était assailli de doutes quant à la virginité de la Mère de Dieu (Mt 1, 20). Lors de la naissance de notre Seigneur, il conduisit les bergers vers la grotte de Bethléem, pour qu’ils puissent l’adorer. Il prévint Joseph des desseins meurtriers qu’Hérode fomentait et lui conseilla de prendre l’enfant et sa mère, et de les emmener en Égypte. Lorsque le danger fut passé, il lui apparut à nouveau en songe pour lui ordonner de revenir. Lors de la sainte nuit de la Résurrection du Christ, Gabriel descendit des cieux, revêtu d’une robe blanche, étincelante de la lumière divine, repoussa la pierre qui fermait le tombeau et s’assit dessus. Lorsque les femmes Myrophores arrivèrent sur les lieux, il les rassura en leur disant : Ne craignez pas. Je sais que c’est Jésus, le Crucifié, que vous cherchez. Il n’est pas ici : il est ressuscité, comme il l’avait dit (Mt 28, 5).
Ainsi, depuis l’origine du monde jusqu’à la Résurrection du Christ et jusqu’à la fin des temps, le saint Archange Gabriel est-il le messager envoyé par Dieu pour annoncer aux hommes les merveilles de sa miséricorde en la Personne du Seigneur Jésus-Christ.
14 novembre (calendrier orthodoxe) = 27 novembre (calendrier civil)
SAINT APÔTRE PHILIPPE
Saint Philippe était originaire de Béthsaïde en Galilée, patrie des saints Apôtres Pierre et André. Il était tellement attentif à méditer la Loi et les Prophètes qu’il en méprisait tous les soucis du monde, c’est pourquoi il demeura vierge toute sa vie.
Peu après son baptême par Jean-Baptiste, notre Seigneur Jésus-Christ appela Pierre et André à le suivre, et le lendemain, alors qu’il se préparait à partir pour la Galilée, il rencontra Philippe et lui dit : « Suis-moi ! » Philippe obéit aussitôt et alla trouver Nathanaël auquel il annonça : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi et les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth » (Jn 1, 45).
Par la suite Philippe suivit et servit fidèlement Jésus pendant toute sa prédication. C’est lui qui, au cours du dernier entretien avec le Maître, interrogea : « Seigneur, montre nous le Père, et cela nous suffit. » Et le Christ lui répondit avec tristesse : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 9).
Après l’Ascension de notre Seigneur et la descente du Saint-Esprit, Philippe fut désigné par le sort pour évangéliser la province d’Asie (partie occidentale de l’Asie Mineure). Accompagné de l’Apôtre Barthélemy et de sa sœur selon la chair, Mariamne, il traversa la Lydie et la Mysie en proclamant l’Évangile au prix d’innombrables épreuves. Les saints disciples endurèrent coups, flagellations, emprisonnements et lapidations de la part des païens, sans que leur joie et leur espérance dans le Christ ne faiblissent, tant la force du Seigneur les habitait. Par l’invocation du Nom du Sauveur, les malades étaient guéris, les possédés délivrés et nombreux étaient ceux qui demandaient à être régénérés dans le bain de la Nouvelle Naissance. Philippe baptisait les hommes et sa sœur les femmes.
Parvenus à Hiérapolis, les saints apôtres guérirent et amenèrent à la foi la femme du proconsul d’Asie. Cette conversion déclencha la fureur du magistrat qui fit bientôt appréhender Philippe et ses compagnons. Traîné à terre jusqu’à la place centrale et crucifié la tête en bas en compagnie de saint Barthélemy, le saint priait ardemment en ces termes : « Mon Seigneur Jésus-Christ, Père des siècles, roi de la lumière, toi qui nous a rendus sages par ta sagesse, toi qui nous as donné la haute connaissance, toi qui nous as gratifiés du dessein de ta bonté ; c’est toi qui délivres de la maladie ceux qui se réfugient en toi… Viens, Seigneur, et accorde-moi la victoire et la couronne à la face des hommes. Que l’ennemi ne trouve pas le moyen de m’accuser devant toi qui es le vrai juge. Revêts-moi plutôt de ton étole lumineuse et donne-moi ton sceau glorieux. Fais que je te rencontre dans les nuées et transforme la forme de mon corps en le conformant à l’image de ta gloire. Et accorde-moi de reposer dans la gloire de ta béatitude, en me faisant entrer dans ce que tu as promis à tous les saints, aux siècles des siècles. Amen. »
À la prière du saint, qui était prêt à rendre l’âme, la terre s’ouvrit soudain et engloutit un grand nombre de païens, leurs prêtres et même le proconsul. Effrayés, les impies se précipitèrent vers Barthélemy et Mariamne, qui étaient encore vivants. Ils les descendirent de la croix et leur demandèrent d’être reçus dans la sainte Église du Christ.
Après avoir enseveli dignement les restes de saint Philippe et avoir placé comme évêque de la ville Stachys, qui avait été guéri de sa cécité par l’Apôtre, saint Barthélemy et sainte Mariamne continuèrent leur prédication, l’un en Inde et l’autre en Lycaonie. Finalement Mariamne se dirigea vers le Jourdain, où elle remit son âme à Dieu, conformément à la prédiction de saint Philippe.

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Forwarded from Gica CONTRA
16 siècle, zvenigorod
Roman Catacomb of Commodilla with fresco iconography, early 4th Cent.