Fracas
2K subscribers
45 photos
2 videos
75 links
La boucle de Fracas, le média des combats écologiques 💥
Download Telegram
Bref, on souhaite longue vie à Action Justice Climat 1️⃣, et on en profite pour vous donner leur agenda pour les prochains jours :

AJC sera présent dans les cortèges du 1er-mai, « afin de défendre le droit des travailleurs, notamment face à la casse du système d'assurance chômage » ;

📽️Une projection aura lieu le 3 mai avec un panel d'intervenant·es autour du film qui dénonce les violences policières Avant que les flammes ne s’éteignent ;

🎤Une conférence est prévue le 8 juin pour appeler les plus jeunes à aller voter aux élections européennes, et une date de mobilisation avec les syndicats sera bientôt dévoilée.

👊 Enfin, AJC annonce que « des actions pour lutter contre l’écofascisme sont également à venir ».

C’est tout pour aujourd’hui, merci de nous avoir lu jusqu’ici, et à très vite ! 😘
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Fracas pinned a photo
On a besoin de vous !

Bon, désolé, vraiment. 🙏
On sait qu’on vous a certainement soûlé⸱es avec cette campagne, nos relances intempestives sur tous les canaux, mais voilà, c’est le jeu ! Rassurez-vous, c’est bientôt terminé : dans 5 jours, on ferme la caisse. C’est maintenant qu’on a besoin de vous, surtout vous ici, sur cette boucle Telegram : vous êtes le cœur militant et engagé de Fracas.
⚠️ Nous soutenir, c’est pas seulement aider les camarades, c’est nourrir une presse indépendante, radicale, engagée, à l’heure où la sphère médiatique mainstream s’affale dans le déshonneur avec Gaza, où les voix dissidentes sont bannies des plateaux quand elles ne sont pas convoquées par la police, où le mépris social se conjugue au déni écologique.

📣 Nous soutenir c’est créer des espaces où on peut enrichir notre pensée critique et muscler notre jeu dans la bataille qui vient : la montée en puissance des carbofascismes et du technocratisme vert.

☄️ Nous soutenir c’est enrichir et fortifier le paysage de la presse écolo et sociale, là où celle-ci se fait démanteler méthodiquement : rien que sur le service public, en quelques mois, les directions de France Inter et de France TV ont dégommé Nowu, Vert de Rage, C’est bientôt demain, tandis que la Terre au carré est sur la sellette.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Alors cette campagne est un succès : on approche des 3000 soutiens, et on compte déjà parmi les plus gros lancement de la presse indé des 5 dernières années. On nous a dit que la presse écolo c’était « bouché », que notre ton était « trop radical » et allait « faire peur », que les gens en avaient marre de soutenir des projets de presse indé : apparemment non.

On pourrait s’arrêter là, se dire que c’est déjà bien, mais ce n’est pas notre philosophie. On a 5 jours pour convaincre plus de gens de nous soutenir, et ce n’est pas juste pour « faire plus d’argent ». Plus de soutiens, c’est une embauche en plus sur la vidéo. C’est pouvoir peut-être commencer, avant même la rentrée, à couvrir les actions et les luttes : Greendock, l’A69, les bassines, les JO. C'est réfléchir dès maintenant à une stratégie sur un, deux, trois ans. 🚀
Bref, vous l'avez compris : on a besoin de vous, que vous nous souteniez, et si vous l'avez déjà fait ou que vous n'en avez tout simplement pas les moyens, que vous en parliez autour de vous. Transférez ce message !
📣💸 C'est par ici ! https://fracas.media
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Merci de nous avoir accompagné jusqu'ici : ce n'est que le début de l'aventure ! 🌞

Philippe, Marine et Clément 💌
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Bonjour à toustes ! 🌞

🫶 On a pas assez de mercis en stock pour toutes celles et ceux qui ont pu nous soutenir pendant notre lancement, en précommandant ou en relayant nos publications d’une manière ou d’une autre !

On vous fait un débrief très bientôt sur cette campagne, à quoi va servir l’argent et les prochaines étapes du projet.

En attendant, on avait envie de reprendre le fil de nos débriefs en nous penchant sur le cas du petit frère d’Emmanuel Macron, nous avons nommé Raphaël Glucksmann, qui vient de coucher sur le papier sa vision de l’« Europe puissance écologique ».
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
L’écologie au garde à vous

Raphaël Glucksmann, c’est LE représentant du moment d’une famille de l’écologie qui prend de la vitesse ces dernières années : l’éco-modernisme tendance progressiste. C’est quoi cette chose ?

En résumé, l’éco-modernisme formule un seul impératif : repenser la base matérielle du capitalisme à l’aune des contraintes écologiques.

On ne touche pas aux rapports de production capitalistes : on les « verdit » ;

On ne remet pas en question la production et la croissance : on intègre les limites planétaires dans le même logiciel ;

On ne renonce pas à l’exploitation de la « nature » : on lui reconnaît simplement des « fonctions » de régulation (pomper le CO2, par exemple), qu’il faut préserver.

L’éco-modernisme, c’est tout changer pour que rien ne change. Enfin changer une chose : sortir des fossiles et mettre un moteur électrique au capitalisme.
L’éco-modernisme peut être agressif, autoritaire : on pense à la Chine de Xi Jinping. Il peut aussi être jeune et fringant : Glucksmann.

La tête de liste de Place Publique/PS a publié hier une « pièce de doctrine » sur le site de géopolitique Grand Continent. Son axe : faire de l’Europe une « puissance écologique ». Puissance : le mot revient pas moins de… 23 fois !

« De la rencontre de ces deux termes qui ne sont pas souvent associés — puissance et écologie — naîtra, nous en sommes convaincus, une nouvelle offre politique apte à contrer la tentation du repli nationaliste. »

Cette « puissance écologique », lorsqu’on commence à gratter un peu la surface, est peu séduisante. Au moins à deux titres. ✌️
1. Une « écologie » belliqueuse. 👨‍✈️
On pourrait trouver positif la volonté de bâtir un discours d’affirmation qui passe par l’écologie, de « rayonner » grâce à elle. Mais le visage de cette Europe « puissance écologique » n’est guère aimable. Lisez plutôt :
Lui-même se définit comme un « démocrate de combat », qui doit remplacer les « démocrates de confort ». Et « ouvrir la possibilité d’un nouveau siècle européen », rien de moins.

Raphaël Glucksmann n’hésite pas à se revendiquer ici et du philosophe Pierre Charbonnier et son « concept » d’écologie de guerre. Intéressant de voir que quand celui-ci était formulé en 2022, il s’agissait de se servir de la guerre en Ukraine comme d’un argument en faveur d’une transition hors des fossiles pour assurer notre sécurité.

Dorénavant, il s’afir d’enrôler l’écologie au service de la guerre. Le ver était dans le fruit dès le départ. Aujourd’hui, le même philosophe à Sciences Po affirme qu’il faut « utiliser la sobriété comme une arme de guerre indirecte [...]. L’écologie comme arme de guerre. »
2. Une « écologie » impérialiste. ⚔️
Certainement Raphaël Glucksmann bondirait-il, lui qui est si prompt à défendre les « droits humains ». Si on le lit attentivement, pourtant, on comprend que s’il désigne le nationalisme pour ennemi (qu’il soit français ou russe), son européisme agressif prend largement le relais.

D’un point de vue écologique, surtout, nulle part il ne fait mention de où trouver les ressources (non fossiles) qui fonderont la puissance de cette Europe nouvelle. C’est bien le problème central des années (décennies) à venir.

👉 D’un côté, il y a la tentation « carbofasciste » : maintenir et accroître sa puissance en se cramponnant aux fossiles.

👉 De l’autre, le pivot éco-moderniste : maintenir et accroître sa puissance en transitant vers les métaux et l’uranium.

Faire le choix de la puissance, même « verte », c’est faire le choix de la servitude : on ne construit pas du pouvoir sur rien. Il faut bien extraire des ressources, et dans le cadre des rapports capitalistes, il faut bien accaparer des natures, exploiter du travail cheap.

C’est ce qu’on appelle l’« échange écologique inégal » : l’exploitation des travailleurs et des « natures » des pays du Sud Global au profit de l’accumulation de richesse dans les centres de l’économie-monde. Une logique qui est la base du capitalisme depuis la découverte des Amériques, et qui continue sous des formes renouvelées, néocoloniales, aujourd’hui.
Une logique dans laquelle s'inscrit Raphaël Glucksmann. De tous les éléments de souveraineté énumérés par Glucksmann, il n’en manque finalement qu’un : la matière. Quand il détaille, à Reporterre, sa politique de relocalisation de la filière renouvelable, idem.
On voit mal comment cette Europe qui veut jouer au grand jeu des puissances pourrait être autre chose que néocoloniale et extractiviste.

D’ailleurs, on vous conseille ce livre vraiment passionnant qui vient d’être traduit, qui détaille brillamment les racines coloniales de la catastrophe écologique.
Finalement, Raphaël Glucksmann n’est qu’un autre hoquet de l’Histoire. Après le mercantilisme esclavagiste, l’impérialisme national, voilà donc le visage sympathique du colonialisme vert.

« Cette révolution écologique est un moment où le politique reprend la main », a-t-il déclaré en défendant son projet. Et de conclure : « Quand on vote pour nous, on sait où on va quoi. » Eh bien nous n'irons pas par là !

C’est tout pour aujourd’hui,
on se retrouve la semaine prochaine !
💌😎
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Fracas pinned a photo