Niger : l'Allemagne condamne à son tour l'attaque contre l'aéroport de Niamey

L'ambassade d'Allemagne au Niger a condamné vendredi l'attaque menée la veille contre l'aéroport international Diori Hamani de Niamey, exprimant sa solidarité avec les victimes et la population nigérienne.

Dans un communiqué, la représentation allemande a réaffirmé son « rejet de toute forme de terrorisme » ainsi que son attachement « à la paix et à la sécurité au Niger et dans la sous-région ».

Plusieurs partenaires du Niger avaient déjà réagi après cette attaque. La délégation de l'Union européenne au Niger a exprimé sa « profonde solidarité » avec les victimes et leurs proches.

L'ambassade des États-Unis a condamné l'attaque et salué la réaction des forces de défense et de sécurité nigériennes. Washington a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts du Niger contre le terrorisme et l'extrémisme violent.

L'Algérie a également dénoncé une « attaque odieuse » et réaffirmé sa solidarité avec le Niger, tout comme le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui a salué la réponse des forces nigériennes.

Le Bénin, avec lequel les relations se sont récemment réchauffées, a lui aussi condamné « avec la plus grande fermeté » l'attaque et exprimé sa « pleine solidarité » au peuple nigérien et aux autorités de Niamey.

Selon le ministère nigérien de la Défense, l'attaque menée jeudi contre l'aéroport de la capitale a fait 13 morts, dont 11 membres des forces de défense et de sécurité et deux civils. Les autorités affirment que 22 assaillants ont été tués et qu'une vingtaine de suspects ont été arrêtés.

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Bénin-Niger : une délégation nigérienne à Cotonou pour des discussions sur la réouverture de la frontière

Une délégation nigérienne conduite par le ministre de l'Intérieur, le général Mohamed Toumba, séjourne depuis le 19 juin à Cotonou pour des concertations sur la réouverture de la frontière et la reprise de la coopération entre le Niger et le Bénin, a annoncé le ministère nigérien de l'Intérieur.

Selon cette source, la délégation comprend des membres du comité national chargé des discussions sur ce dossier. Les échanges portent sur les conditions d'une reprise des relations entre les deux pays.

Cette visite intervient quelques jours après l'annonce, par les deux gouvernements, de l'achèvement d'un premier cycle de travaux des experts et de la tenue d'une réunion conjointe avant la fin de cette semaine afin de finaliser un rapport commun destiné aux chefs d'État béninois et nigérien.

Les discussions ont été engagées à la suite de la visite du président béninois Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin et de la décision des deux dirigeants de mettre en place un mécanisme conjoint chargé d'examiner les modalités d'une réouverture de la frontière, fermée depuis 2023.

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AES : Mali, Burkina Faso et Niger veulent parler « d'une seule voix » sur la scène internationale

Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis samedi 20 juin 2026 à Bamako, se sont engagés à renforcer les mécanismes diplomatiques de la Confédération des États du Sahel (AES) afin de permettre aux trois pays de parler « d'une seule voix » sur la scène internationale, selon le communiqué final de leur réunion.

Réunis dans le cadre de la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de l'An II de l'AES, les ministres ont validé des actions visant à diversifier et renforcer les partenariats internationaux de la Confédération.

Ils sont également convenus de poursuivre l'étude d'une carte diplomatique confédérale afin d'assurer une couverture « efficace et efficiente » du monde, et ont chargé les hauts fonctionnaires des trois pays de poursuivre les travaux à ce sujet.

Les ministres ont en outre décidé de poursuivre leur coordination en vue de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre à New York.

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Mondial 2026 : l’Allemagne renverse la Côte d’Ivoire et se qualifie pour les 16es de finale

L’Allemagne s’est qualifiée pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 en battant la Côte d’Ivoire 2-1 samedi 20 juin à Toronto, grâce à un doublé de Deniz Undav entré en cours de jeu.

Les Éléphants avaient ouvert le score par Franck Kessié à la 30e minute et ont longtemps résisté aux assauts allemands. Entré en cours de jeu, Undav a égalisé à la 68e minute avant d’inscrire le but de la victoire dans le temps additionnel.

Déjà victorieuse de Curaçao (7-1) lors de son entrée en lice, la Mannschaft compte six points en deux matches et valide sa qualification pour la phase à élimination directe.

La Côte d’Ivoire, qui reste à trois points après deux rencontres, conserve ses chances de qualification avant son dernier match du groupe E contre Curaçao.

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Libye-Niger : les libérations des rebelles Barhadine Mehdoune et Mahmoud Sallah annoncées après une visite nigérienne à Tripoli

Les annonces de la libération de Barhadine Mehdoune, ancien chef de groupe armé actif dans le sud libyen, et de Mahmoud Sallah, dirigeant du Front patriotique pour la libération (FPL) actif au Niger, ont été rendues publiques lundi 22 juin, quelques jours après une visite officielle du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine à Tripoli.

Selon plusieurs sources, Barhadine Mehdoune, figure armée du sud libyen interpellée au Niger avec une vingtaine d'hommes, a retrouvé la Libye avec ces derniers. Le même jour, plusieurs médias libyens et FPL ont annoncé la libération de Mahmoud Sallah, opposant au régime du général Abdourahamane Tiani, détenu depuis son arrestation à Gatrun par des forces affiliées au maréchal Khalifa Haftar.

Barhadine Mehdoune, dont la détention avait suscité une forte mobilisation dans le sud libyen, était considéré comme proche des réseaux toubous de la région du Fezzan. Mahmoud Sallah, lui, dirige le mouvement rebelle FPL qui réclame le retour à l'ordre constitutionnel au Niger et la libération de Mohamed Bazoum.

Cette double libération intervient quelques jours après la visite officielle à Tripoli du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, accompagné du général de brigade Ibro Amadou Bacharou, chef d'état-major particulier du général Tiani, et du ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré. Les discussions avec le gouvernement d'union nationale d'Abdelhamid Dbeibah avaient porté sur les questions sécuritaires et régionales, selon le ministère nigérien des Affaires étrangères.

Aucun responsable nigérien, libyen ou du FPL n'a toutefois établi de lien entre les deux libérations. Celles-ci interviennent dans un contexte marqué par les rivalités entre les différents centres de pouvoir libyens et par les enjeux sécuritaires qui traversent la région frontalière entre le Niger et la Libye.

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Le Niger dépose officiellement sa demande de retrait de la CPI

Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). La décision a été enregistrée le 22 juin 2026 par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, après réception de la notification officielle transmise par Niamey le 18 juin.

Conformément au Statut de Rome, ce retrait deviendra effectif le 18 juin 2027, soit un an après le dépôt de la notification. Jusqu'à cette échéance, le Niger reste tenu de respecter ses obligations de coopération avec la juridiction basée à La Haye.

Dans sa notification adressée aux Nations unies, Niamey estime que la CPI, qui avait suscité « de grands espoirs parmi les peuples épris de paix et de justice », a par la suite fait l'objet de « détournements et d'instrumentalisations ».

En septembre 2025, les trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES), le Niger, le Mali et le Burkina Faso, avaient annoncé un retrait coordonné de la CPI avec effet immédiat. Bamako et Ouagadougou n'auraient toutefois pas, à ce stade, engagé de procédure similaire.

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Le Burkina Faso rompt ses relations diplomatiques avec la France

Le Burkina Faso a annoncé vendredi 26 juin 2026 la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, une décision qui, selon le gouvernement, fait suite à une « évaluation approfondie » de l'état actuel des relations bilatérales entre les deux pays.

Dans un communiqué, les autorités burkinabè estiment que les conditions nécessaires à des relations fondées sur « le respect mutuel », « la confiance réciproque », le respect du principe de non-ingérence et de la souveraineté nationale « ne sont plus réunies ».

Le gouvernement accuse notamment le « régime en place en France » de mener un « activisme incessant » contre les intérêts du Burkina Faso, d'afficher des « ambitions néocoloniales » et d'apporter un « soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes ». Aucune preuve n'est avancée dans le communiqué pour étayer ces accusations.

Ouagadougou précise que cette décision « ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux » entre les peuples burkinabè et français, mais concerne exclusivement « le cadre institutionnel des relations entre les deux États au plan diplomatique ».

Le gouvernement affirme par ailleurs qu'il continuera d'assurer la protection des ressortissants français et la préservation de leurs intérêts au Burkina Faso, tout en appelant la population à faire preuve de « responsabilité », de « retenue » et de « civisme » à leur égard.

Aucune réaction des autorités françaises n'était disponible dans l'immédiat.

#Burkina #France #Diplomatie

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Niger : un arrêté encadre l'exploitation des services de « Wi-Fi Zone »

Le gouvernement nigérien a adopté un arrêté fixant les conditions de fourniture des services de « Wi-Fi Zone » (points d’accès Wi-Fi publics notamment via Starlink) sur le territoire national ainsi que les modalités d'acquittement des frais liés à cette activité.

Signé le 30 juin par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information, Adji Ali Salatou, le texte classe l'exploitation des services de « Wi-Fi Zone » dans un régime d'entrée libre soumis à une déclaration préalable auprès de l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP).

L'arrêté prévoit que chaque point d'accès au public soit raccordé à un abonnement internet souscrit auprès d'un opérateur autorisé. Il limite également à cinq le nombre maximal de points de vente autorisés par fournisseur et interdit l'installation de pylônes ainsi que l'utilisation d'amplificateurs de signal pour fournir ces services.

Les frais d'étude des dossiers de déclaration sont fixés à 50.000 FCFA hors taxes. Les redevances annuelles d'exploitation s'élèvent à 200.000 FCFA à Niamey, 150.000 FCFA dans les chefs-lieux de région, 100.000 FCFA dans les chefs-lieux de département et 50.000 FCFA dans les autres localités.

Les fournisseurs déjà en activité disposent d'un délai de trois mois pour se conformer aux nouvelles dispositions, qui entrent en vigueur à compter de la date de signature de l'arrêté.

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Niger : Niamey donne six mois aux supermarchés pour appliquer l'interdiction des sachets plastiques

La Ville de Niamey a fixé au 31 décembre 2026 la date limite pour que les supermarchés cessent d'utiliser les sachets et emballages en plastique souple à basse densité, conformément à la loi nigérienne de 2014 sur les plastiques.

Signé le 1er juillet 2026 par l'administrateur délégué de la Ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garanké, l'arrêté accorde une période transitoire de six mois aux établissements concernés.

Durant cette période, les supermarchés devront arrêter progressivement tout nouvel approvisionnement en sachets interdits, adopter des solutions alternatives, notamment des emballages biodégradables, en papier ou réutilisables, et écouler ou détruire leurs stocks avant la fin de l'année.

À partir du 1er janvier 2027, les infractions seront passibles des sanctions prévues par la loi de 2014, qui prévoit notamment des peines d'emprisonnement, des amendes et la saisie des produits en infraction selon la nature des faits.

L'arrêté concerne les sachets en polyéthylène souple à basse densité de moins de 15 microns, non biodégradables et non oxo-dégradables. Certains emballages, notamment biodégradables ou destinés à des usages industriels, agricoles ou sanitaires, restent exclus du dispositif.

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Burkina Faso : l'armée dit avoir tué plus de 400 terroristes et accuse la France de soutenir les groupes armés

Plus de 400 "terroristes" ont été "neutralisés" lors d'attaques coordonnées contre plusieurs positions militaires au Burkina Faso, a annoncé mercredi l'armée, qui accuse également la France d'apporter un "soutien" aux groupes armés opérant dans le pays.

Les attaques ont visé mardi 30 juin 2026 les localités de Gayéri, dans la région de la Sirba, ainsi que Solhan et Sebba, dans la région du Liptako, selon l'État-Major général des armées. Les Forces armées nationales (FAN), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et des moyens aériens, ont immédiatement riposté, indique la même source.

Le bilan communiqué fait état de plus de 400 combattants "neutralisés", de la saisie de 353 armes de différents calibres, de plus de 250 motos, de munitions ainsi que de moyens de communication.

Trois militaires ont été tués au cours des combats, dont deux à Solhan et un à Gayéri, d'après le communiqué. Des blessés ont également été enregistrés, selon l'armée, qui n'en a toutefois pas précisé le nombre.

L'État-Major souligne que ces attaques sont intervenues au lendemain de la décision des autorités burkinabè de rompre leurs relations diplomatiques avec la France et affirme que Paris apporte un "soutien" aux groupes armés opérant au Burkina Faso. Selon lui, ces offensives visaient à provoquer un nombre élevé de victimes afin d'alimenter un "discours tronqué" sur la situation sécuritaire du pays, qui aurait été relayé par des "médias mensonges".

Le communiqué ne fournit aucun élément permettant d'étayer ces accusations.

L'armée indique par ailleurs que les opérations se poursuivent dans les zones concernées afin de retrouver les assaillants en fuite et appelle les populations à renforcer leur coopération avec les forces de défense et de sécurité.

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Niger : des prisons accueillent jusqu'à plus de quatre fois leur capacité

Plusieurs prisons nigériennes accueillent entre trois et plus de quatre fois le nombre de détenus pour lequel elles ont été conçues, selon les constats dressés lors d'une tournée d'inspection du ministre de la Justice dans plusieurs régions du pays.

Dans la région de Diffa (sud-est), la maison d'arrêt de Diffa héberge 768 détenus pour une capacité de 168 places, tandis que celle de N'Guigmi en compte 344 pour 90 places, à la date du 1er juillet 2026. Les responsables pénitentiaires font état de cellules surchargées, certaines accueillant plus de 70 personnes pour une capacité d'environ 25, obligeant une partie des détenus à dormir dans la cour.

Les autorités relèvent également une forte proportion de détenus en attente de jugement ainsi que la présence, à Diffa, d'un nombre important de détenus de sécurité, dans une région confrontée aux violences des groupes armés autour du bassin du lac Tchad.

Ces constats s'ajoutent à ceux effectués à la maison d'arrêt de Niamey, où près de 1.900 détenus occupaient début mars un établissement conçu pour un peu moins de 400 places.

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AES : le retrait de la Cour pénale internationale est désormais enclenché

Près d'un an après avoir annoncé leur départ, les trois États de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont officiellement enclenché leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Les notifications transmises aux Nations unies ouvrent une procédure qui ne prendra effet qu'en 2027.

Le Niger a été le premier à notifier sa décision au secrétaire général des Nations unies, dépositaire du Statut de Rome, le 18 juin 2026. Le Burkina Faso et le Mali ont suivi le 24 juin. Conformément au traité fondateur de la Cour, le retrait de chaque État ne devient effectif qu'un an après la réception de sa notification. Durant cette période, les trois États demeurent pleinement liés par leurs obligations envers la CPI.

Ces notifications donnent une portée juridique à une décision politique annoncée en septembre 2025. Dans une déclaration commune, les trois membres de l'AES avaient alors fait part de leur intention de quitter une institution qu'ils estiment discréditée, dénonçant ce qu'ils présentent comme une application « sélective » de la justice pénale internationale au détriment des États africains.

Les courriers adressés aux Nations unies reprennent cette même ligne. Le Burkina Faso accuse la Cour d'être devenue un « instrument sélectif et politisé ». Le Mali estime que son action est entravée par des considérations politiques incompatibles avec sa mission. Le Niger évoque, lui, un « détournement d'objectif » et une « instrumentalisation » d'une institution qui avait pourtant, selon ses autorités, suscité de nombreux espoirs lors de sa création.

À La Haye, la décision est accueillie avec inquiétude. La présidence de l'Assemblée des États parties a appelé les trois pays à reconsidérer leur position, rappelant que l'efficacité de la justice pénale internationale repose sur l'engagement durable de ses membres et leur coopération.

Le retrait ne remet toutefois pas en cause les engagements déjà souscrits. Les enquêtes et procédures ouvertes avant l'expiration du délai d'un an demeurent de la compétence de la Cour, tandis que les obligations prévues par le Statut de Rome continuent de s'appliquer jusqu'à la date effective du retrait.

Cette décision s'inscrit dans le repositionnement diplomatique engagé par les trois pays depuis la création de l'AES. Après leur départ de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), le retrait de la CPI constitue une nouvelle étape dans cette politique de redéfinition de leurs alliances diplomatiques.

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L’ONU annonce la fermeture de son bureau des droits de l’homme au Burkina Faso

L’ONU a annoncé jeudi 2 juillet la fermeture progressive de son bureau des droits de l’homme au Burkina Faso d’ici au 30 novembre 2026, à la suite de la suspension de ses activités par les autorités burkinabè il y a trois mois.

Selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, cette suspension intervient après la publication d’un communiqué appelant à préserver l’espace civique. Le Haut-Commissaire Volker Türk dit regretter une décision prise malgré des échanges engagés avec les autorités, et estime qu’elle a eu un « impact direct et considérable » sur la capacité du bureau à exercer son mandat.

Ouvert en 2021, le bureau avait pour mission de documenter les violations des droits humains et de soutenir les capacités nationales. L’ONU indique qu’elle poursuivra son engagement auprès des autorités et de la société civile.

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Mali : nouvelles attaques coordonnées du FLA et du JNIM contre plusieurs positions militaires

Des combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA) et du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont mené samedi 4 juillet 2026 des attaques coordonnées contre plusieurs positions militaires maliennes, notamment à Gao, Anéfis, Aguel-Hoc, Sévaré et Kénioroba.

Le FLA a revendiqué plusieurs de ces opérations. Des vidéos diffusées par le mouvement montrent également des soldats maliens présentés comme capturés, sans confirmation indépendante.

Dans un communiqué, l'état-major malien a assuré que « la situation est totalement sous contrôle » sur l'ensemble des positions visées. Il affirme que toutes les attaques ont été repoussées et annonce un bilan provisoire d'un militaire tué et quatre blessés à Gao, ainsi que 26 assaillants neutralisés, dont 20 à Sévaré et six à Gao. L'armée indique que des opérations de ratissage terrestres et aériennes se poursuivent.

Ces attaques interviennent un peu plus de deux mois après la vaste offensive coordonnée menée fin avril par le FLA et le JNIM contre plusieurs positions de l'armée malienne. Cette séquence avait notamment été marquée par la reprise de Kidal par les rebelles du FLA et la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, tué dans un attentat contre sa résidence à Kati.

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Mali/Azawad : le FLA affirme avoir détruit un hélicoptère et plusieurs véhicules militaires

Les combats ont repris dimanche 5 juillet 2026 autour de la localité stratégique d'Anéfis, dans le nord du Mali, où un convoi de l'armée malienne et d'Africa Corps, le groupe russe déployé aux côtés de Bamako, tente de rejoindre les forces présentes sur place, selon le Front de libération de l'Azawad (FLA).

Le mouvement rebelle affirme avoir abattu un hélicoptère venu appuyer ce convoi dans le secteur de Tabrichat. Il soutient également que plusieurs véhicules du convoi ont été détruits ou abandonnés et a diffusé des images présentées comme montrant ces pertes.

Larmée malienne n'a pas réagi dans l'immédiat.

Ces nouveaux affrontements interviennent au lendemain d'attaques coordonnées revendiquées par le FLA et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contre plusieurs positions militaires maliennes. Bamako avait alors assuré avoir repris le contrôle des sites visés et annoncé la poursuite d'opérations de ratissage.

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France/Burkina Faso : les diplomates burkinabè doivent quitter la France ce lundi soir

Les diplomates burkinabè en poste en France doivent quitter le territoire français d'ici au soir de ce 6 juillet 2026, dans le cadre des mesures de réciprocité décidées par Paris après la rupture des relations diplomatiques annoncée fin juin par Ouagadougou, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères à l'AFP.

Le Quai d'Orsay précise que tous les diplomates français en poste au Burkina Faso avaient, de leur côté, quitté le pays « en fin de semaine dernière », conformément au délai fixé par les autorités burkinabè.

Le Burkina Faso avait annoncé le 26 juin la rupture de ses relations diplomatiques avec la France et accordé une semaine aux diplomates français pour quitter son territoire. Paris avait aussitôt dénoncé une décision « hostile » et convoqué le chargé d'affaires burkinabè pour lui notifier que les diplomates du Burkina disposaient du même délai pour quitter la France.

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