🇧🇫BURKINA-FASO
Lamême raison pour laquelle je dis non à PAUL, si PIERRE vient faire pareil, ou pire, ce sera toujours "NON". Cela s'appelle suivre ses convictions, et non pas se laisser guider par le gros intestin ou le volume du riz gras et la direction de la soupe satanique.
Malheureusement, il y a trop de gens facilement "achetables", même s'ils se disent intellectuels. Ce n'est pas Maître Bénéribo Sankara et le faux syndicaliste Bassolma qui diront le contraire... Zéro conviction en eux, juste des opportunistes de bas niveau. Comment quelqu'un peut-il avoir combattu Blaise Compaoré et autres hier, et venir soutenir Ibrahim Traoré aujourd'hui qui fait pire ? Où est la cohérence ? Ce dernier a déjà fait cent fois pire que ses prédécesseurs en seulement trois ans. Soyez cohérent dans vos luttes.
💢 De Trendline Trader
Naïm TOURÉ
Lamême raison pour laquelle je dis non à PAUL, si PIERRE vient faire pareil, ou pire, ce sera toujours "NON". Cela s'appelle suivre ses convictions, et non pas se laisser guider par le gros intestin ou le volume du riz gras et la direction de la soupe satanique.
Malheureusement, il y a trop de gens facilement "achetables", même s'ils se disent intellectuels. Ce n'est pas Maître Bénéribo Sankara et le faux syndicaliste Bassolma qui diront le contraire... Zéro conviction en eux, juste des opportunistes de bas niveau. Comment quelqu'un peut-il avoir combattu Blaise Compaoré et autres hier, et venir soutenir Ibrahim Traoré aujourd'hui qui fait pire ? Où est la cohérence ? Ce dernier a déjà fait cent fois pire que ses prédécesseurs en seulement trois ans. Soyez cohérent dans vos luttes.
💢 De Trendline Trader
Naïm TOURÉ
👍4❤3🔥2
C'est intéressant à suivre car cela ressemble fortement aux procès qui s'étaient également tenus en Californie il y a vingt ou trente ans à l'égard de la cigarette.
On y voit un Mark Zuckerberg manifestement acculé, notamment du fait que les propres recherches internes de Meta sont utilisées contre lui.
Des dizaines d’études internes, divulguées par des lanceurs d’alerte et mises au jour dans le cadre de procédures judiciaires, montrent que l’entreprise a depuis longtemps distinctement documenté les effets de Instagram sur les adolescents. L'entreprise sait depuis longue date que l’application est adictive et qu’elle nuit à la santé mentale. Elle sait également que les adolescents se sentaient incapables d’arrêter de l’utiliser.
Ce qui ressort des derniers jours de procès c'est qu'en connaissanxe de cause, ses dirigeants ont néanmoins cherché à rendre son appli encore plus attractive.
Une présentation interne de 2020 citait les neurosciences et le développement du cerveau adolescent… non pas pour protéger les jeunes, mais pour identifier des « opportunités ».
Les media, en particulier le FT et Washington Post, citent souvent un procès qui ressemble beaucoup à celui-ci "United States v. Philip Morris" qui s'est tenu en 2006 et au cours duquel la recherche interne de Philip Morris a été utilisée contre la compagnie.
Ce qui est frappant, c'est de voir la répétition, à des décennies d'écart des schémas de pouvoir, et au final d'observer que l'intérêt des consommateurs devient quantité négligeable face aux opportunités de profit.
Pour le dire assez frontalement, je ne cesse de me demander ce que pensent les gens qui travaillent aux affaires publiques de Meta lorsqu'ils retrouvent leurs enfants le soir.
Source Gilles Babinet & thehighwire.com
Naïm TOURÉ
On y voit un Mark Zuckerberg manifestement acculé, notamment du fait que les propres recherches internes de Meta sont utilisées contre lui.
Des dizaines d’études internes, divulguées par des lanceurs d’alerte et mises au jour dans le cadre de procédures judiciaires, montrent que l’entreprise a depuis longtemps distinctement documenté les effets de Instagram sur les adolescents. L'entreprise sait depuis longue date que l’application est adictive et qu’elle nuit à la santé mentale. Elle sait également que les adolescents se sentaient incapables d’arrêter de l’utiliser.
Ce qui ressort des derniers jours de procès c'est qu'en connaissanxe de cause, ses dirigeants ont néanmoins cherché à rendre son appli encore plus attractive.
Une présentation interne de 2020 citait les neurosciences et le développement du cerveau adolescent… non pas pour protéger les jeunes, mais pour identifier des « opportunités ».
Les media, en particulier le FT et Washington Post, citent souvent un procès qui ressemble beaucoup à celui-ci "United States v. Philip Morris" qui s'est tenu en 2006 et au cours duquel la recherche interne de Philip Morris a été utilisée contre la compagnie.
Ce qui est frappant, c'est de voir la répétition, à des décennies d'écart des schémas de pouvoir, et au final d'observer que l'intérêt des consommateurs devient quantité négligeable face aux opportunités de profit.
Pour le dire assez frontalement, je ne cesse de me demander ce que pensent les gens qui travaillent aux affaires publiques de Meta lorsqu'ils retrouvent leurs enfants le soir.
Source Gilles Babinet & thehighwire.com
Naïm TOURÉ
👍2
🇲🇱MALI/Kidal
Dans le périmètre Kidal-Tessalit-Aguelhoc-Anefi, les forces maliennes et leurs partenaires d’Africa Corps, procèdent à des enlèvements de femmes lors de leurs passages dans les villages et sites. Le corps d’une dame séquestrée il y’a quelques jours dans le secteur de Aguelhoc a été retrouvée aujourd’hui, decapité et abandonné sur un lieu de camping de ses bourreaux. Un recoupement d’indices porteraient à croire à des abus organisés sur les victimes.
Une pratique similaire a été répertoriée dans la région de Tombouctou de la part de la coalition FAMAS/Mercenaires russes.
Source Attaye Ag Mohamed.
Naïm TOURÉ
Dans le périmètre Kidal-Tessalit-Aguelhoc-Anefi, les forces maliennes et leurs partenaires d’Africa Corps, procèdent à des enlèvements de femmes lors de leurs passages dans les villages et sites. Le corps d’une dame séquestrée il y’a quelques jours dans le secteur de Aguelhoc a été retrouvée aujourd’hui, decapité et abandonné sur un lieu de camping de ses bourreaux. Un recoupement d’indices porteraient à croire à des abus organisés sur les victimes.
Une pratique similaire a été répertoriée dans la région de Tombouctou de la part de la coalition FAMAS/Mercenaires russes.
Source Attaye Ag Mohamed.
Naïm TOURÉ
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Afghanistan 🇦🇫
L'armée Pakistanaise continue de lancer des assauts à sa frontière avec l'Afghanistan. Une dizaine de structures militaires sont désormais sont le contrôle du Pakistan. Kaboul ne peut pas résister à une guerre frontale.
L'armée Pakistanaise continue de lancer des assauts à sa frontière avec l'Afghanistan. Une dizaine de structures militaires sont désormais sont le contrôle du Pakistan. Kaboul ne peut pas résister à une guerre frontale.
❤3👍2
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Ukraine 🇺🇦
Des responsables du gouvernement Américain donnent leur feu vert pour qu'Elon Musk, via Starlink, soutienne au maximum les Ukrainiens face à l'invasion Russe. Starlink est désormais totalement coupé pour les forces du Kremlin.
Des responsables du gouvernement Américain donnent leur feu vert pour qu'Elon Musk, via Starlink, soutienne au maximum les Ukrainiens face à l'invasion Russe. Starlink est désormais totalement coupé pour les forces du Kremlin.
❤7👍3😁1
🇧🇫Burkina-Faso, Région de l’Est.
De très nombreux éléments lourdement armés du JNIM positionnés depuis la matinée autour de Piéla dans la province de la Gnagna. Une attaque est imminente selon des sources concordantes.
⚠️Extrême vigilance aux populations civiles et aux FDS.
Naïm TOURÉ
De très nombreux éléments lourdement armés du JNIM positionnés depuis la matinée autour de Piéla dans la province de la Gnagna. Une attaque est imminente selon des sources concordantes.
⚠️Extrême vigilance aux populations civiles et aux FDS.
Naïm TOURÉ
👍2
Le JNIM a diffusé des images du camp d'entraînement « Abu Yahya al Muhajir » situé quelque part au Mali 🇲🇱
Source Brant Philip avec AzZalaqa.
Naïm TOURÉ
Source Brant Philip avec AzZalaqa.
Naïm TOURÉ
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Ukraine 🇺🇦
Images de la ville Ukrainienne de Kostyantinivka sous le feu de munitions incendiaires Russes. Le Kremlin ne cherche pas à conquérir des territoires mais à raser des villes et villages.
Images de la ville Ukrainienne de Kostyantinivka sous le feu de munitions incendiaires Russes. Le Kremlin ne cherche pas à conquérir des territoires mais à raser des villes et villages.
❤8👍1🔥1
🇧🇫Burkina-Faso, Région du Nord.
Des combattants du JNIM signalés à l'instant à You, village situé à 5km de Titao/province du Loroum. La ville de Titao dans leur viseur. Extrême vigilance aux civils et aux FDS.
Naïm TOURÉ
Des combattants du JNIM signalés à l'instant à You, village situé à 5km de Titao/province du Loroum. La ville de Titao dans leur viseur. Extrême vigilance aux civils et aux FDS.
Naïm TOURÉ
👍6❤4🥰1
🇧🇫Burkina-Faso, Région du Centre-Nord.
Une colonne de combattants du JNIM à moto et à bord de 3 pickup signalés aujourd'hui entre Bouroum et Tougouri. Les localités de Barsalogho, Gorgadji, Pensa, Pissila, Tougouri seraient visés par des attaques. Civils et FDS PRUDENCE!!!
Naïm TOURÉ.
Une colonne de combattants du JNIM à moto et à bord de 3 pickup signalés aujourd'hui entre Bouroum et Tougouri. Les localités de Barsalogho, Gorgadji, Pensa, Pissila, Tougouri seraient visés par des attaques. Civils et FDS PRUDENCE!!!
Naïm TOURÉ.
❤8👍4
🇧🇫 Burkina-Faso, Région de l’Est.
Tout à l'heure, vers 18h, le JNIM a lancé une violente attaque à Comboari, village de la commune de Diapangou située à 17km au Sud-Ouest de Fada N’gourma. Détails suivront.
Naïm TOURÉ
Tout à l'heure, vers 18h, le JNIM a lancé une violente attaque à Comboari, village de la commune de Diapangou située à 17km au Sud-Ouest de Fada N’gourma. Détails suivront.
Naïm TOURÉ
👍1
Le spectacle, orchestré avec une précision millimétrée, a franchi une nouvelle étape ces dernières heures. Le régime de transition a exposé en grande pompe, via les canaux officiels de l’État-Major Général des Armées, ce qu’il qualifie de « matériel de pointe » récemment acquis pour inverser le rapport de force. Pourtant, l’examen attentif des numéros de série et de la silhouette des blindés révèle une réalité bien moins glorieuse.
Selon des sources concordantes et des experts en armement, une part significative de ce matériel (Images ⤴️⤵️) ne serait autre que l’héritage de l’ère Muammar Kadhafi, offert jadis au président Blaise Compaoré. Ces vestiges, longtemps laissés à l’abandon dans les hangars du camp de Kaya (Groupement d’Artillerie), ont bénéficié d’une cure de jouvence essentiellement cosmétique. Repeints à la hâte parfois, selon certaines indiscrétions, avec l’appui technique de militaires dissidents aujourd’hui en exil ces engins sont désormais brandis comme les nouveaux piliers de la « Reconquête ». Un chiffre circule avec insistance : près de 40 % du matériel lourd exhibé lors des récentes parades proviendrait de ces stocks anciens réhabilités, dont les capacités restent à des années-lumière des standards de la guerre électronique moderne.
Au-delà de leur origine, c’est la pertinence opérationnelle de ces équipements qui interroge. Dans un conflit asymétrique où les Groupes Armés Terroristes (GAT) privilégient l’hyper-mobilité motos, pick-up légers, drones artisanaux le recours à l’artillerie lourde et à des blindés lents soulève un débat doctrinal de fond.
Vulnérabilité : Ces engins massifs et peu flexibles deviennent des cibles identifiables dans les zones de brousse.
Contraintes climatiques : Leur poids les condamne à l’immobilisme dès les premières pluies, là où l’agilité est vitale.
Mirage sécuritaire : Tandis que le renseignement humain et la réactivité sont les clés du succès, l’exaltation d’une puissance de feu statique crée un sentiment de sécurité trompeur, davantage visuel que stratégique.
Pendant que les vidéos promotionnelles inondent TikTok et les antennes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, la réalité géographique du conflit dessine une trajectoire moins rassurante. Les rapports de terrain font état d’une situation critique dans plusieurs secteurs névralgiques : de Tandjari à Titao, des unités des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) ont essuyé de lourdes pertes.
Les axes stratégiques menant à Pissila, Tougouri, Pensa et surtout Barsalogho subissent une pression persistante. Ces localités se transforment peu à peu en enclaves fragiles, suspendues à une logistique périlleuse et à la seule résilience des populations civiles. En dépit du triomphalisme officiel, le nombre de déplacés internes stagne au-delà de la barre des deux millions, prouvant que la « montée en puissance » ne se traduit pas encore par une sécurisation réelle permettant le retour des populations.
La stratégie du capitaine Traoré semble ainsi reposer sur un pari délicat : substituer la perception à la victoire tangible. En qualifiant ces équipements de « matériel crachant du feu », le pouvoir tente de galvaniser une base populaire éprouvée par des chocs successifs, l’inflation et une précarité croissante.
Toutefois, en matière militaire, l’illusion possède une date d’expiration. Le décalage entre l’effervescence numérique de Ouagadougou et la progression des groupes armés vers le centre du pays expose une vulnérabilité que les couches de peinture les plus fraîches ne sauraient dissimuler indéfiniment. Pour le peuple burkinabè, l’enjeu est désormais vital : empêcher que la communication ne devienne le substitut d’une solution politique et militaire solide, cohérente et, surtout, durable.
Par MO Hamed Zézé
Naïm TOURÉ
Selon des sources concordantes et des experts en armement, une part significative de ce matériel (Images ⤴️⤵️) ne serait autre que l’héritage de l’ère Muammar Kadhafi, offert jadis au président Blaise Compaoré. Ces vestiges, longtemps laissés à l’abandon dans les hangars du camp de Kaya (Groupement d’Artillerie), ont bénéficié d’une cure de jouvence essentiellement cosmétique. Repeints à la hâte parfois, selon certaines indiscrétions, avec l’appui technique de militaires dissidents aujourd’hui en exil ces engins sont désormais brandis comme les nouveaux piliers de la « Reconquête ». Un chiffre circule avec insistance : près de 40 % du matériel lourd exhibé lors des récentes parades proviendrait de ces stocks anciens réhabilités, dont les capacités restent à des années-lumière des standards de la guerre électronique moderne.
Au-delà de leur origine, c’est la pertinence opérationnelle de ces équipements qui interroge. Dans un conflit asymétrique où les Groupes Armés Terroristes (GAT) privilégient l’hyper-mobilité motos, pick-up légers, drones artisanaux le recours à l’artillerie lourde et à des blindés lents soulève un débat doctrinal de fond.
Vulnérabilité : Ces engins massifs et peu flexibles deviennent des cibles identifiables dans les zones de brousse.
Contraintes climatiques : Leur poids les condamne à l’immobilisme dès les premières pluies, là où l’agilité est vitale.
Mirage sécuritaire : Tandis que le renseignement humain et la réactivité sont les clés du succès, l’exaltation d’une puissance de feu statique crée un sentiment de sécurité trompeur, davantage visuel que stratégique.
Pendant que les vidéos promotionnelles inondent TikTok et les antennes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, la réalité géographique du conflit dessine une trajectoire moins rassurante. Les rapports de terrain font état d’une situation critique dans plusieurs secteurs névralgiques : de Tandjari à Titao, des unités des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) ont essuyé de lourdes pertes.
Les axes stratégiques menant à Pissila, Tougouri, Pensa et surtout Barsalogho subissent une pression persistante. Ces localités se transforment peu à peu en enclaves fragiles, suspendues à une logistique périlleuse et à la seule résilience des populations civiles. En dépit du triomphalisme officiel, le nombre de déplacés internes stagne au-delà de la barre des deux millions, prouvant que la « montée en puissance » ne se traduit pas encore par une sécurisation réelle permettant le retour des populations.
La stratégie du capitaine Traoré semble ainsi reposer sur un pari délicat : substituer la perception à la victoire tangible. En qualifiant ces équipements de « matériel crachant du feu », le pouvoir tente de galvaniser une base populaire éprouvée par des chocs successifs, l’inflation et une précarité croissante.
Toutefois, en matière militaire, l’illusion possède une date d’expiration. Le décalage entre l’effervescence numérique de Ouagadougou et la progression des groupes armés vers le centre du pays expose une vulnérabilité que les couches de peinture les plus fraîches ne sauraient dissimuler indéfiniment. Pour le peuple burkinabè, l’enjeu est désormais vital : empêcher que la communication ne devienne le substitut d’une solution politique et militaire solide, cohérente et, surtout, durable.
Par MO Hamed Zézé
Naïm TOURÉ
❤6👍2
🇧🇫BURKINA FASO : L’ILLUSION DE LA PUISSANCE OU LA STRATÉGIE DU « REPEINT » ANALYSE !
Sous le magistère du capitaine Ibrahim Traoré, la communication de guerre à Ouagadougou semble avoir pris l’ascendant sur la réalité du terrain. Entre le recyclage d’anciens arsenaux libyens et des revers militaires passés sous silence, on observe les contours d’une mécanique narrative parfaitement huilée, mais de plus en plus confrontée à la dureté des faits. ⬇️
Sous le magistère du capitaine Ibrahim Traoré, la communication de guerre à Ouagadougou semble avoir pris l’ascendant sur la réalité du terrain. Entre le recyclage d’anciens arsenaux libyens et des revers militaires passés sous silence, on observe les contours d’une mécanique narrative parfaitement huilée, mais de plus en plus confrontée à la dureté des faits. ⬇️
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Le spectacle, orchestré avec une précision millimétrée, a franchi une nouvelle étape ces dernières heures. Le régime de transition a exposé en grande pompe, via les canaux officiels de l’État-Major Général des Armées, ce qu’il qualifie de « matériel de pointe » récemment acquis pour inverser le rapport de force. Pourtant, l’examen attentif des numéros de série et de la silhouette des blindés révèle une réalité bien moins glorieuse.
Selon des sources concordantes et des experts en armement, une part significative de ce matériel ne serait autre que l’héritage de l’ère Muammar Kadhafi, offert jadis au président Blaise Compaoré. Ces vestiges, longtemps laissés à l’abandon dans les hangars du camp de Kaya (Groupement d’Artillerie), ont bénéficié d’une cure de jouvence essentiellement cosmétique. Repeints à la hâte parfois, selon certaines indiscrétions, avec l’appui technique de militaires dissidents aujourd’hui en exil ces engins sont désormais brandis comme les nouveaux piliers de la « Reconquête ». Un chiffre circule avec insistance : près de 40 % du matériel lourd exhibé lors des récentes parades proviendrait de ces stocks anciens réhabilités, dont les capacités restent à des années-lumière des standards de la guerre électronique moderne.
Au-delà de leur origine, c’est la pertinence opérationnelle de ces équipements qui interroge. Dans un conflit asymétrique où les Groupes Armés Terroristes (GAT) privilégient l’hyper-mobilité motos, pick-up légers, drones artisanaux le recours à l’artillerie lourde et à des blindés lents soulève un débat doctrinal de fond.
Vulnérabilité : Ces engins massifs et peu flexibles deviennent des cibles identifiables dans les zones de brousse.
Contraintes climatiques : Leur poids les condamne à l’immobilisme dès les premières pluies, là où l’agilité est vitale.
Mirage sécuritaire : Tandis que le renseignement humain et la réactivité sont les clés du succès, l’exaltation d’une puissance de feu statique crée un sentiment de sécurité trompeur, davantage visuel que stratégique.
Pendant que les vidéos promotionnelles inondent TikTok et les antennes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, la réalité géographique du conflit dessine une trajectoire moins rassurante. Les rapports de terrain font état d’une situation critique dans plusieurs secteurs névralgiques : de Tandjari à Titao, des unités des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) ont essuyé de lourdes pertes.
Les axes stratégiques menant à Pissila, Tougouri, Pensa et surtout Barsalogho subissent une pression persistante. Ces localités se transforment peu à peu en enclaves fragiles, suspendues à une logistique périlleuse et à la seule résilience des populations civiles. En dépit du triomphalisme officiel, le nombre de déplacés internes stagne au-delà de la barre des deux millions, prouvant que la « montée en puissance » ne se traduit pas encore par une sécurisation réelle permettant le retour des populations.
La stratégie du capitaine Traoré semble ainsi reposer sur un pari délicat : substituer la perception à la victoire tangible. En qualifiant ces équipements de « matériel crachant du feu », le pouvoir tente de galvaniser une base populaire éprouvée par des chocs successifs, l’inflation et une précarité croissante.
Toutefois, en matière militaire, l’illusion possède une date d’expiration. Le décalage entre l’effervescence numérique de Ouagadougou et la progression des groupes armés vers le centre du pays expose une vulnérabilité que les couches de peinture les plus fraîches ne sauraient dissimuler indéfiniment. Pour le peuple burkinabè, l’enjeu est désormais vital : empêcher que la communication ne devienne le substitut d’une solution politique et militaire solide, cohérente et, surtout, durable.
Par MO Hamed Zézé
Naïm TOURÉ
Selon des sources concordantes et des experts en armement, une part significative de ce matériel ne serait autre que l’héritage de l’ère Muammar Kadhafi, offert jadis au président Blaise Compaoré. Ces vestiges, longtemps laissés à l’abandon dans les hangars du camp de Kaya (Groupement d’Artillerie), ont bénéficié d’une cure de jouvence essentiellement cosmétique. Repeints à la hâte parfois, selon certaines indiscrétions, avec l’appui technique de militaires dissidents aujourd’hui en exil ces engins sont désormais brandis comme les nouveaux piliers de la « Reconquête ». Un chiffre circule avec insistance : près de 40 % du matériel lourd exhibé lors des récentes parades proviendrait de ces stocks anciens réhabilités, dont les capacités restent à des années-lumière des standards de la guerre électronique moderne.
Au-delà de leur origine, c’est la pertinence opérationnelle de ces équipements qui interroge. Dans un conflit asymétrique où les Groupes Armés Terroristes (GAT) privilégient l’hyper-mobilité motos, pick-up légers, drones artisanaux le recours à l’artillerie lourde et à des blindés lents soulève un débat doctrinal de fond.
Vulnérabilité : Ces engins massifs et peu flexibles deviennent des cibles identifiables dans les zones de brousse.
Contraintes climatiques : Leur poids les condamne à l’immobilisme dès les premières pluies, là où l’agilité est vitale.
Mirage sécuritaire : Tandis que le renseignement humain et la réactivité sont les clés du succès, l’exaltation d’une puissance de feu statique crée un sentiment de sécurité trompeur, davantage visuel que stratégique.
Pendant que les vidéos promotionnelles inondent TikTok et les antennes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, la réalité géographique du conflit dessine une trajectoire moins rassurante. Les rapports de terrain font état d’une situation critique dans plusieurs secteurs névralgiques : de Tandjari à Titao, des unités des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) ont essuyé de lourdes pertes.
Les axes stratégiques menant à Pissila, Tougouri, Pensa et surtout Barsalogho subissent une pression persistante. Ces localités se transforment peu à peu en enclaves fragiles, suspendues à une logistique périlleuse et à la seule résilience des populations civiles. En dépit du triomphalisme officiel, le nombre de déplacés internes stagne au-delà de la barre des deux millions, prouvant que la « montée en puissance » ne se traduit pas encore par une sécurisation réelle permettant le retour des populations.
La stratégie du capitaine Traoré semble ainsi reposer sur un pari délicat : substituer la perception à la victoire tangible. En qualifiant ces équipements de « matériel crachant du feu », le pouvoir tente de galvaniser une base populaire éprouvée par des chocs successifs, l’inflation et une précarité croissante.
Toutefois, en matière militaire, l’illusion possède une date d’expiration. Le décalage entre l’effervescence numérique de Ouagadougou et la progression des groupes armés vers le centre du pays expose une vulnérabilité que les couches de peinture les plus fraîches ne sauraient dissimuler indéfiniment. Pour le peuple burkinabè, l’enjeu est désormais vital : empêcher que la communication ne devienne le substitut d’une solution politique et militaire solide, cohérente et, surtout, durable.
Par MO Hamed Zézé
Naïm TOURÉ
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