Il y a parmi vous des Lorrains et d'autres qui ne le sont pas. Pour autant, même si être lorrain vous destine à vous attacher supérieurement à cette revue, sachez qu'il n'est pas obligatoire de l'être pour en apprécier le contenu et l'érudition.
Cette revue, c'est La nouvelle revue lorraine, un trimestriel de qualité qui rappelle aux Lorrains et aux autres à quel point cette province a compté dans l'Histoire y compris nationale et combien elle a donné des personnages illustres à la France.
Hélas, comme tout ce qui est qualitatif et nécessaire, cette revue est menacée de disparition. C'est pour quoi j'invite les Lorrains et ceux qui ne le sont pas à s'y abonner afin de lui permettre de continuer tout en vous permettant de recevoir chaque trimestre une revue qui augmentera à la fois vos connaissances et votre intérêt pour ce pays tant de fois meurtri, tant de fois sacrifié et tant de fois héroïque.
Je remercie d'avance ceux qui contribueront à cette opération de survie !
https://editionsduverbehaut.fr/produit/abonnementnrl/
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Les Éditions du Verbe Haut
Abonnement annuel à la Nouvelle Revue Lorraine
4 numéros par an !
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Forwarded from Sentinelle de l'Invisible
Dom François-Josaphat Moreau
Les Forces Morales du Soldat Chrétien, 1917
🎙️Pour une présentation parfaite de l'ouvrage, @maudinmalin :
https://youtu.be/r4CnkqAG4_M?si=sZtPnveLA8HOwcRs
📖 Pour se le procurer à petit prix, @JonathanSturel :
https://www.ladelegationdessiecles.fr/les-forces-morales-du-soldat-chretien
@Sentinelle_Invisible
Les Forces Morales du Soldat Chrétien, 1917
🎙️Pour une présentation parfaite de l'ouvrage, @maudinmalin :
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@Sentinelle_Invisible
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Dissolution de l'association La Citadelle par Darmanin.
Un jour il faudra quand même se pencher sérieusement, autant du point de vue intellectuel & politique que juridique, sur la notion de «incitation à la haine».
On fait des lois qui condamnent des gens sur l'idée par définition vaporeuse, abstraite et prédictive que ce qu'ils disent pourraient «inciter à la haine», c'est-à-dire inciter d'autres gens à ressentir de la haine, ce qui impliquerait que ces mêmes gens, sans ce discours les y ayant incité, n'auraient pas ressenti de haine mais qu'ils se mettent à la ressentir uniquement parce qu'ils ont entendu quelqu'un dire quelque chose.
Ce sont des choses évidemment impossible à mesurer, à quantifier ou à chiffrer et c'est purement de la spéculation. Il est impossible de donner des définitions claires à cette notion et impossible de savoir si une idée exprimée par Paul a pu inciter Jacques à devenir haineux, comme il est impossible d'ailleurs de définir en droit concret comme en morale ce qu'est «la haine».
Dans «incitation à la haine», les notions «incitation» et «haine» sont totalement vaporeuses, ce qui implique qu'on donne aux juges un pouvoir d'appréciation totalement aléatoire et personnel. Ce qui implique aussi que la justice, qui rend des jugements sur la base de ces concepts foireux, peut détruire la vie sociale des gens en s'appuyant spéculativement sur des concepts vaporeux posés à la surface de sables mouvants par les législateurs incultes et zombis.
Je ne comprends pas que ces concepts et les lois qui en découlent ne soient pas davantage montrés du doigt et dénoncés pour leur caractère arbitraire et farfelu. En somme on condamne des gens non en raison de crimes ou délits qu'ils auraient commis mais parce qu'on pense, sans pouvoir ni le chiffrer ni le prouver, que ce qu'ils disent pourraient éventuellement «inciter» quelqu'un à commettre éventuellement un délit ou un crime, sans d'ailleurs préciser quel crime et quel délit et sans pouvoir prouver le lien de causalité entre le propos de Paul et l'acte de Jacques.
Tout cela n'est pas de la justice, c'est éventuellement de l'invocation performative, de la magie, en réalité du délire pur et simple.
Un jour il faudra quand même se pencher sérieusement, autant du point de vue intellectuel & politique que juridique, sur la notion de «incitation à la haine».
On fait des lois qui condamnent des gens sur l'idée par définition vaporeuse, abstraite et prédictive que ce qu'ils disent pourraient «inciter à la haine», c'est-à-dire inciter d'autres gens à ressentir de la haine, ce qui impliquerait que ces mêmes gens, sans ce discours les y ayant incité, n'auraient pas ressenti de haine mais qu'ils se mettent à la ressentir uniquement parce qu'ils ont entendu quelqu'un dire quelque chose.
Ce sont des choses évidemment impossible à mesurer, à quantifier ou à chiffrer et c'est purement de la spéculation. Il est impossible de donner des définitions claires à cette notion et impossible de savoir si une idée exprimée par Paul a pu inciter Jacques à devenir haineux, comme il est impossible d'ailleurs de définir en droit concret comme en morale ce qu'est «la haine».
Dans «incitation à la haine», les notions «incitation» et «haine» sont totalement vaporeuses, ce qui implique qu'on donne aux juges un pouvoir d'appréciation totalement aléatoire et personnel. Ce qui implique aussi que la justice, qui rend des jugements sur la base de ces concepts foireux, peut détruire la vie sociale des gens en s'appuyant spéculativement sur des concepts vaporeux posés à la surface de sables mouvants par les législateurs incultes et zombis.
Je ne comprends pas que ces concepts et les lois qui en découlent ne soient pas davantage montrés du doigt et dénoncés pour leur caractère arbitraire et farfelu. En somme on condamne des gens non en raison de crimes ou délits qu'ils auraient commis mais parce qu'on pense, sans pouvoir ni le chiffrer ni le prouver, que ce qu'ils disent pourraient éventuellement «inciter» quelqu'un à commettre éventuellement un délit ou un crime, sans d'ailleurs préciser quel crime et quel délit et sans pouvoir prouver le lien de causalité entre le propos de Paul et l'acte de Jacques.
Tout cela n'est pas de la justice, c'est éventuellement de l'invocation performative, de la magie, en réalité du délire pur et simple.
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Robert Badinter a été un accompagnateur du désastre.
Il se vantait d'avoir fait voter l'abolition de la peine de mort contre l'opinion populaire qui lui était favorable aux deux tiers. Ce n'était donc pas un démocrate mais très exactement un républicain en ce sens qu'il se prenait pour un homme dont l'opinion individuelle surpassait en qualité celles cumulées de 20 millions de Français.
Il a fait partie de cette petite élite littéralement oligarchique qui, depuis des décennies, gouverne au nom du peuple mais contre lui en réalité.
Ces gens ne sont pas là pour être les techniciens juridiques, institutionnels et logisticiens des volontés populaires : ils sont là pour appliquer, y compris et surtout contre les volontés populaires, la ligne idéologique qui est la leur et qu'ils se sont fabriquée dans les cénacles d'où précisément le peuple est exclu.
La majorité du peuple souverain ne voulait pas de l'abolition car le peuple, le vieux peuple, le vieux fond anthropologique du peuple savait mieux que quiconque, lui qui doit vivre au milieu des criminels et des barbares, qu'il est utile à sa sécurité que l'on élimine ces criminels.
Robert Badinter et ses amis, qui eux ont passé toute leur vie derrière des murs blindés, dans des voitures blindées garées dans des emplacements sécurisés par des policiers, qui ont été entourés toute leur vie de gardes du corps, n'avaient pas la crainte de croiser la route des assassins en rentrant du travail ou en allant déposer les enfants dans des écoles elles-mêmes livrées au laxisme des profs de gauche.
Mais Robert Badinter et ses amis, voyez-vous, avaient des Idées, de belles idées humanistes et progressistes, ils avaient, là où le peuple a des besoins de sécurité, ils avaient, eux, de grandes idées faites pour les grands discours devant les assemblées. Abolir la peine de mort a été pour eux l'occasion de vivre leur vie pleine de belles idées humanistes, l'occasion pour eux, c'est-à-dire, de montrer au monde à quel point ils étaient vertueux.
Pendant que cette petite élite a pu se gargariser d'être l'avant-garde humaniste du monde, le peuple lui a continué de devoir vivre au milieu des bêtes humaines, des criminels, des pédophiles récidivistes et s'il doit, encore aujourd'hui, supporter cette compagnie et supporter l'idée de pouvoir croiser ces monstres à n'importe quel coin de rue, c'est parce qu'une petite élite a voulu un jour étaler ses belles vertus dans les salons de l'entre-soi bourgeois où on lit, pour se refaire la cerise, Condorcet, Sartre ou Diderot.
Et si le peuple peut, encore aujourd'hui, croiser les monstres partout où il va, c'est parce que les monstres ont été libérés de l'obligation de rendre des comptes lorsqu'ils sont des monstres, et cet écroulement de la sentence, cette disparition progressive de la sanction, trouvent leur origine en grande partie dans l'abolition de la peine de mort qui a, en supprimant la sanction la plus lourde, a emporté avec elle la hiérarchie des sanctions elle-même. La peine de mort donnait une mesure, une échelle dans les sanctions ; cette échelle a été abolie en quelque sorte mécaniquement par la disparition du mètre étalon en la matière qui était la peine capitale.
Robert Badinter, lui avec son abolition et tous ses amis socialistes de l'époque avec leurs propres lubies, a été du nombre des destructeurs des ordres, il a été un accompagnateur du désastre et son passage dans la politique française aura fait plus de mal que de bien, ce que nous savions déjà et ce dont nous avons confirmation en voyant s'aligner devant sa dépouille, depuis ce matin, tout ce que le gratin républicain pourri, corrompu, visqueux et carriériste compte de plus lamentable et de plus hostile aux intérêts vitaux de la France et du peuple français.
Badinter est mort ? Tant pis pour lui !
Il se vantait d'avoir fait voter l'abolition de la peine de mort contre l'opinion populaire qui lui était favorable aux deux tiers. Ce n'était donc pas un démocrate mais très exactement un républicain en ce sens qu'il se prenait pour un homme dont l'opinion individuelle surpassait en qualité celles cumulées de 20 millions de Français.
Il a fait partie de cette petite élite littéralement oligarchique qui, depuis des décennies, gouverne au nom du peuple mais contre lui en réalité.
Ces gens ne sont pas là pour être les techniciens juridiques, institutionnels et logisticiens des volontés populaires : ils sont là pour appliquer, y compris et surtout contre les volontés populaires, la ligne idéologique qui est la leur et qu'ils se sont fabriquée dans les cénacles d'où précisément le peuple est exclu.
La majorité du peuple souverain ne voulait pas de l'abolition car le peuple, le vieux peuple, le vieux fond anthropologique du peuple savait mieux que quiconque, lui qui doit vivre au milieu des criminels et des barbares, qu'il est utile à sa sécurité que l'on élimine ces criminels.
Robert Badinter et ses amis, qui eux ont passé toute leur vie derrière des murs blindés, dans des voitures blindées garées dans des emplacements sécurisés par des policiers, qui ont été entourés toute leur vie de gardes du corps, n'avaient pas la crainte de croiser la route des assassins en rentrant du travail ou en allant déposer les enfants dans des écoles elles-mêmes livrées au laxisme des profs de gauche.
Mais Robert Badinter et ses amis, voyez-vous, avaient des Idées, de belles idées humanistes et progressistes, ils avaient, là où le peuple a des besoins de sécurité, ils avaient, eux, de grandes idées faites pour les grands discours devant les assemblées. Abolir la peine de mort a été pour eux l'occasion de vivre leur vie pleine de belles idées humanistes, l'occasion pour eux, c'est-à-dire, de montrer au monde à quel point ils étaient vertueux.
Pendant que cette petite élite a pu se gargariser d'être l'avant-garde humaniste du monde, le peuple lui a continué de devoir vivre au milieu des bêtes humaines, des criminels, des pédophiles récidivistes et s'il doit, encore aujourd'hui, supporter cette compagnie et supporter l'idée de pouvoir croiser ces monstres à n'importe quel coin de rue, c'est parce qu'une petite élite a voulu un jour étaler ses belles vertus dans les salons de l'entre-soi bourgeois où on lit, pour se refaire la cerise, Condorcet, Sartre ou Diderot.
Et si le peuple peut, encore aujourd'hui, croiser les monstres partout où il va, c'est parce que les monstres ont été libérés de l'obligation de rendre des comptes lorsqu'ils sont des monstres, et cet écroulement de la sentence, cette disparition progressive de la sanction, trouvent leur origine en grande partie dans l'abolition de la peine de mort qui a, en supprimant la sanction la plus lourde, a emporté avec elle la hiérarchie des sanctions elle-même. La peine de mort donnait une mesure, une échelle dans les sanctions ; cette échelle a été abolie en quelque sorte mécaniquement par la disparition du mètre étalon en la matière qui était la peine capitale.
Robert Badinter, lui avec son abolition et tous ses amis socialistes de l'époque avec leurs propres lubies, a été du nombre des destructeurs des ordres, il a été un accompagnateur du désastre et son passage dans la politique française aura fait plus de mal que de bien, ce que nous savions déjà et ce dont nous avons confirmation en voyant s'aligner devant sa dépouille, depuis ce matin, tout ce que le gratin républicain pourri, corrompu, visqueux et carriériste compte de plus lamentable et de plus hostile aux intérêts vitaux de la France et du peuple français.
Badinter est mort ? Tant pis pour lui !
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Le saviez-vous ?
En 1976, Patrick Henry enlève et assassine un enfant de 7 ans, Philippe Bertrand. L'année suivante, il est jugé devant la cour d'assises et son avocat parvient à lui éviter la peine capitale. Ce même avocat considérera toute sa vie que sauver les miches de ce tueur de gosse a été l'une de grandes affaires de sa vie et une grande partie de l’œuvre médiatique et politique ayant conduit à sa glorification repose sur le fait qu'il a réussi à éviter la guillotine à un tueur d'enfant.
L'avocat, vous l'avez compris, s'appelait Robert Badinter. Et Patrick Henry n'est pas la seule bête à qui il a sauvé la peau.
Patrick Henry, au lieu d'être rapetissé pour son crime sordide, a pu s'engraisser dans une prison d'où il a été libéré avant l'heure contre la promesse formulée en 1977 de son emprisonnement à perpétuité. Ce tueur d'enfant, peu de temps après sa libération, a été arrêté tandis qu'il tentait de faire passer de la drogue en France.
Autres titres de «gloire» de la divinité républicaine Badinter :
- Il évite la peine capitale à Mohamed Yahiaoui coupable d'avoir assassiné un couple de boulangers en 1975 ;
- Il évite la peine capitale à Michel Rousseau coupable d'avoir assassiné lui aussi un enfant de 7 ans en 1979 ;
- Il évite la peine capitale à Norbert Garceau, meurtrier récidiviste coupable d'avoir assassiné une jeune femme en 1978, coupable également d'avoir assassiné une adolescente de 15 ans en 1953.
Liste non-exhaustive. L'obsession de Badinter était de sauver les miches des pires assassins qu'on puisse imaginer, des assassins récidivistes et des tueurs d'enfants.
Ne comptez pas sur moi pour pleurer devant sa dépouille. Comme le disait une célèbre publicité pour des rillettes, lui et moi n'avions pas les mêmes valeurs. Dans l'arc des miennes, il n'y a aucune place pour cette douteuse préoccupation qui consiste à sauver des assassins d'enfants.
Quand Badinter meurt tranquillement à 95 ans, c'est à Philippe Bertrand que je réserve ma peine.
En 1976, Patrick Henry enlève et assassine un enfant de 7 ans, Philippe Bertrand. L'année suivante, il est jugé devant la cour d'assises et son avocat parvient à lui éviter la peine capitale. Ce même avocat considérera toute sa vie que sauver les miches de ce tueur de gosse a été l'une de grandes affaires de sa vie et une grande partie de l’œuvre médiatique et politique ayant conduit à sa glorification repose sur le fait qu'il a réussi à éviter la guillotine à un tueur d'enfant.
L'avocat, vous l'avez compris, s'appelait Robert Badinter. Et Patrick Henry n'est pas la seule bête à qui il a sauvé la peau.
Patrick Henry, au lieu d'être rapetissé pour son crime sordide, a pu s'engraisser dans une prison d'où il a été libéré avant l'heure contre la promesse formulée en 1977 de son emprisonnement à perpétuité. Ce tueur d'enfant, peu de temps après sa libération, a été arrêté tandis qu'il tentait de faire passer de la drogue en France.
Autres titres de «gloire» de la divinité républicaine Badinter :
- Il évite la peine capitale à Mohamed Yahiaoui coupable d'avoir assassiné un couple de boulangers en 1975 ;
- Il évite la peine capitale à Michel Rousseau coupable d'avoir assassiné lui aussi un enfant de 7 ans en 1979 ;
- Il évite la peine capitale à Norbert Garceau, meurtrier récidiviste coupable d'avoir assassiné une jeune femme en 1978, coupable également d'avoir assassiné une adolescente de 15 ans en 1953.
Liste non-exhaustive. L'obsession de Badinter était de sauver les miches des pires assassins qu'on puisse imaginer, des assassins récidivistes et des tueurs d'enfants.
Ne comptez pas sur moi pour pleurer devant sa dépouille. Comme le disait une célèbre publicité pour des rillettes, lui et moi n'avions pas les mêmes valeurs. Dans l'arc des miennes, il n'y a aucune place pour cette douteuse préoccupation qui consiste à sauver des assassins d'enfants.
Quand Badinter meurt tranquillement à 95 ans, c'est à Philippe Bertrand que je réserve ma peine.
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Les «valeurs de la République», le droit du sol et Robert Badinter.
Le régime vante Badinter parce qu'il a fait voter l'abolition de la peine de mort qui était pourtant une tradition républicaine largement utilisée dès la Révolution. On appelait le «rasoir national» la guillotine que les républicains faisaient tourner à plein régime contre quiconque émettait le plus petit doute quant au bienfondé du projet révolutionnaire-républicain.
La guillotine a joué un rôle bien plus déterminant dans l'instauration de la République que les discours enflammés que les républicains prononçaient à l'époque. La peur du rasoir convainquait mieux que la promesse théorique d'un avenir radieux.
La guillotine est une valeur sûre de la République. Sans guillotine, sans le terrorisme de la guillotine, sans l'ombre et la menace du rasoir qui planaient sur chaque habitant, le projet révolutionnaire-républicain n'aurait probablement pas abouti. Les républicains ont terrorisé et intimidé les habitants, le peuple, les opposants, grâce à cette guillotine dont on nous dit aujourd'hui que l'abandon de son utilisation grâce à Badinter est une victoire de la... République.
Ce qui démontre assez bien que les républicains peuvent tout-à-fait abandonner l'une de leurs traditions fondatrices et l'un des outils qui ont permis à leur régime de s'imposer. En somme, qu'être estampillé «République française» n'est pas une garantie pour l'éternité.
Pourtant les mêmes qui saluent l'abolition de cette tradition républicaine et déifient à ce titre son prophète Robert Badinter continuent de refuser que l'on abolisse le droit du sol et qu'on en finisse avec l'accueil des immigrés sous prétexte que ce droit et cet accueil sont des «valeurs de la République».
Et là, subitement, être estampillé «République française» devient une garantie d'éternité et ils prétendent que cela interdit moralement d'y toucher.
Le comble de l'ironie est atteint lorsqu'on sait qu'en plus, en dernière analyse, la peine de mort n'a pas été véritablement abolie en France puisqu'on continue de pouvoir être assassiné au coin de la rue, assez souvent d'ailleurs par des gens qui ne sont chez nous que parce que ceux qui applaudissent Badinter refusent de nous laisser fermer nos frontières protectrices.
On tue en France, on meurt en France, mais comme ce n'est plus à la suite d'une décision de justice les humanistes sont comblés et sont convaincus que la paix civile est assurée même s'ils doivent eux-mêmes enjamber, sur le trajet qui les mène de chez eux jusqu'à l'opéra, le corps de Nicolas poignardé par Kader ; même s'ils doivent, en lisant la gazette républicaine qui leur demande de verser une larme pour le Dieu Badinter, s'éviter volontairement la peine de lire la rubrique Faits divers où gisent tant d'autres Nicolas dans l'immense flaque de sang de nos malheurs répétés.
Je hais leur monde, leurs mensonges, leurs illusions, leur décor où tout est faux.
Le régime vante Badinter parce qu'il a fait voter l'abolition de la peine de mort qui était pourtant une tradition républicaine largement utilisée dès la Révolution. On appelait le «rasoir national» la guillotine que les républicains faisaient tourner à plein régime contre quiconque émettait le plus petit doute quant au bienfondé du projet révolutionnaire-républicain.
La guillotine a joué un rôle bien plus déterminant dans l'instauration de la République que les discours enflammés que les républicains prononçaient à l'époque. La peur du rasoir convainquait mieux que la promesse théorique d'un avenir radieux.
La guillotine est une valeur sûre de la République. Sans guillotine, sans le terrorisme de la guillotine, sans l'ombre et la menace du rasoir qui planaient sur chaque habitant, le projet révolutionnaire-républicain n'aurait probablement pas abouti. Les républicains ont terrorisé et intimidé les habitants, le peuple, les opposants, grâce à cette guillotine dont on nous dit aujourd'hui que l'abandon de son utilisation grâce à Badinter est une victoire de la... République.
Ce qui démontre assez bien que les républicains peuvent tout-à-fait abandonner l'une de leurs traditions fondatrices et l'un des outils qui ont permis à leur régime de s'imposer. En somme, qu'être estampillé «République française» n'est pas une garantie pour l'éternité.
Pourtant les mêmes qui saluent l'abolition de cette tradition républicaine et déifient à ce titre son prophète Robert Badinter continuent de refuser que l'on abolisse le droit du sol et qu'on en finisse avec l'accueil des immigrés sous prétexte que ce droit et cet accueil sont des «valeurs de la République».
Et là, subitement, être estampillé «République française» devient une garantie d'éternité et ils prétendent que cela interdit moralement d'y toucher.
Le comble de l'ironie est atteint lorsqu'on sait qu'en plus, en dernière analyse, la peine de mort n'a pas été véritablement abolie en France puisqu'on continue de pouvoir être assassiné au coin de la rue, assez souvent d'ailleurs par des gens qui ne sont chez nous que parce que ceux qui applaudissent Badinter refusent de nous laisser fermer nos frontières protectrices.
On tue en France, on meurt en France, mais comme ce n'est plus à la suite d'une décision de justice les humanistes sont comblés et sont convaincus que la paix civile est assurée même s'ils doivent eux-mêmes enjamber, sur le trajet qui les mène de chez eux jusqu'à l'opéra, le corps de Nicolas poignardé par Kader ; même s'ils doivent, en lisant la gazette républicaine qui leur demande de verser une larme pour le Dieu Badinter, s'éviter volontairement la peine de lire la rubrique Faits divers où gisent tant d'autres Nicolas dans l'immense flaque de sang de nos malheurs répétés.
Je hais leur monde, leurs mensonges, leurs illusions, leur décor où tout est faux.
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Depuis des jours j'entends dire et répéter que Robert Badinter était par excellence l'homme de l'universalité pour finalement découvrir que sa famille, évidemment à partir de ses propres instructions, réclame l'absence du RN & de LFI à ses obsèques.
Énième bouffonnerie du clan Badinter qui confirme ce que nous autres les lucides savions déjà, à savoir que ce socialiste n'était évidemment pas l'homme de l'universalité mais l'homme d'une bande, comme tous les autres, c'est-à-dire pas moins que les autres, et qu'en cela les éloges dithyrambiques et disproportionnés dont on arrose sa dépouille depuis des jours sont irrationnels et déments et ne servent qu'à entretenir les rouages de l'iconographie républicaine en quête de saints laïcs à idolâtrer et de prophètes auprès de qui s'offrir un supplément d'âme.
Un Français conséquent n'a pas besoin d'aller dans les placards poussiéreux de la mitterrandie pour se trouver des modèles, des repères, des icônes et des saints. Un Français conséquent a déjà tout ce qu'il faut en la matière.
Énième bouffonnerie du clan Badinter qui confirme ce que nous autres les lucides savions déjà, à savoir que ce socialiste n'était évidemment pas l'homme de l'universalité mais l'homme d'une bande, comme tous les autres, c'est-à-dire pas moins que les autres, et qu'en cela les éloges dithyrambiques et disproportionnés dont on arrose sa dépouille depuis des jours sont irrationnels et déments et ne servent qu'à entretenir les rouages de l'iconographie républicaine en quête de saints laïcs à idolâtrer et de prophètes auprès de qui s'offrir un supplément d'âme.
Un Français conséquent n'a pas besoin d'aller dans les placards poussiéreux de la mitterrandie pour se trouver des modèles, des repères, des icônes et des saints. Un Français conséquent a déjà tout ce qu'il faut en la matière.
👍85👏23❤13
Les tentatives pour faire censurer Cnews doivent nous rassurer : elles sont une fuite en avant paniquée de la gauche qui se sait condamnée et de plus en plus abandonnée par l'opinion publique et qui cherche à retarder le moment où elle perdra effectivement et complètement le pouvoir de contrôle qu'elle exerce sur les consciences depuis 40 ans grâce au monopole dont elle a outrageusement bénéficié dans les domaines médiatiques, journalistiques, culturels et métapolitiques.
Or le projet de société de la gauche s'est écroulé et les Français, témoins de l'écroulement, ne veulent plus vivre sous l'autorité de fauteurs de troubles dont le bilan, après 40 années d'un règne sans partage, est une catastrophe à tous les niveaux.
Lorsque l'adversaire devient plus hargneux que d'habitude, plus violent, plus vindicatif, c'est qu'il est en train de perdre, qu'il le sait et qu'il a déjà commencé à jeter ses dernières forces dans une bataille qu'il sait perdue d'avance mais qu'il veut néanmoins mener par orgueil au lieu de déposer les armes raisonnablement et dignement.
Avec cette fuite en avant, la gauche réalise son baroud d'honneur qui échouera, puis elle crèvera dans quelques convulsions bileuses qui feront sourire ses anciens otages enfin débarrassés de leur bourreau.
Or le projet de société de la gauche s'est écroulé et les Français, témoins de l'écroulement, ne veulent plus vivre sous l'autorité de fauteurs de troubles dont le bilan, après 40 années d'un règne sans partage, est une catastrophe à tous les niveaux.
Lorsque l'adversaire devient plus hargneux que d'habitude, plus violent, plus vindicatif, c'est qu'il est en train de perdre, qu'il le sait et qu'il a déjà commencé à jeter ses dernières forces dans une bataille qu'il sait perdue d'avance mais qu'il veut néanmoins mener par orgueil au lieu de déposer les armes raisonnablement et dignement.
Avec cette fuite en avant, la gauche réalise son baroud d'honneur qui échouera, puis elle crèvera dans quelques convulsions bileuses qui feront sourire ses anciens otages enfin débarrassés de leur bourreau.
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La mort de Navalny est l'heureuse nouvelle que certains attendaient pour nous imposer leurs belles vertus démocratiques et leur détestation de la Russie.
Ils n'en ont évidemment rien à faire de Navalny qu'ils avaient d'ailleurs déjà tous oublié mais son cadavre encore chaud leur fait un excellent trampoline pour savoir lequel d'entre eux réussira à faire le saut vertueux le plus haut.
Déferlante de tweets tous plus ampoulés les uns que les autres et concours en temps réel pour savoir lequel réussira le mieux à profiter de l'occasion pour lancer des balles perdues contre Marine le Pen par exemple.
Beaucoup de ces âmes démocratiques endeuillées signent en ce moment des pétitions pour réclamer la fermeture de canaux médiatiques qu'ils n'aiment pas.
Comment prendre ces gens au sérieux ? Comment prendre ce monde au sérieux ?
Ils n'en ont évidemment rien à faire de Navalny qu'ils avaient d'ailleurs déjà tous oublié mais son cadavre encore chaud leur fait un excellent trampoline pour savoir lequel d'entre eux réussira à faire le saut vertueux le plus haut.
Déferlante de tweets tous plus ampoulés les uns que les autres et concours en temps réel pour savoir lequel réussira le mieux à profiter de l'occasion pour lancer des balles perdues contre Marine le Pen par exemple.
Beaucoup de ces âmes démocratiques endeuillées signent en ce moment des pétitions pour réclamer la fermeture de canaux médiatiques qu'ils n'aiment pas.
Comment prendre ces gens au sérieux ? Comment prendre ce monde au sérieux ?
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Difficile de ne pas repenser, plus difficile encore de résister à la tentation de ressortir cette phrase de Rousseau chaque fois que je tombe sur un tweet éploré qui nous parle de #Navalny :
«Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins.»
On peut réécrire : «Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher sur le plateau de LCI des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel golem pleure Navalny pour être dispensé de pleurer Thomas ou Lola.»
J'en veux tellement aux camarades de droite de plonger si vite tête baissée dans les pièges grotesques que nous tendent les animateurs de la société du spectacle et de la condamnation spontanée obligatoire pour tout et pour rien.
La mort de Navalny est un fait divers qui n'est monté en mayonnaise que parce que les puissants qui commandent nos vies ont besoin, pour alimenter leur discours de guerre, de trouver sans cesse des raisons d'entretenir l'hostilité contre l'ennemi qu'ils se sont désignés.
Vous autres derrière vos claviers, prêts à dégainer vos plus belles vertus pour en maculer la Toile chaque fois que ces gens vous en fournissent l'occasion, vous ne comptez pour rien dans leur équation, vous n'êtes même pas un personnage secondaire dans leur équation. Chaque fois qu'ils vous chauffent à blanc avec leurs hochets c'est pour vous enfermer dans les limites d'un récit où ils veulent que vous soyez seulement pour s'assurer que vous ne deviendrez pas un jour un obstacle sur leur route.
Ils vous domestiquent et chaque fois que vous aboyez dans la direction qu'ils vous indiquent vous leur prouvez qu'ils ont raison de vous traiter comme leurs chiens.
Et soyez honnêtes avec vous : Navalny, vous aviez oublié son existence depuis longtemps, à supposer même que vous connaissiez son nom. Ne faites pas semblant d'être ému, ne faites pas semblant d'être scandalisé et admettez que votre objectif réel est aussi médiocre qu'un besoin de vous joindre à une meute pour trouver en son sein un soutien affectif et le sentiment d'être d'un groupe.
«Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins.»
On peut réécrire : «Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher sur le plateau de LCI des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel golem pleure Navalny pour être dispensé de pleurer Thomas ou Lola.»
J'en veux tellement aux camarades de droite de plonger si vite tête baissée dans les pièges grotesques que nous tendent les animateurs de la société du spectacle et de la condamnation spontanée obligatoire pour tout et pour rien.
La mort de Navalny est un fait divers qui n'est monté en mayonnaise que parce que les puissants qui commandent nos vies ont besoin, pour alimenter leur discours de guerre, de trouver sans cesse des raisons d'entretenir l'hostilité contre l'ennemi qu'ils se sont désignés.
Vous autres derrière vos claviers, prêts à dégainer vos plus belles vertus pour en maculer la Toile chaque fois que ces gens vous en fournissent l'occasion, vous ne comptez pour rien dans leur équation, vous n'êtes même pas un personnage secondaire dans leur équation. Chaque fois qu'ils vous chauffent à blanc avec leurs hochets c'est pour vous enfermer dans les limites d'un récit où ils veulent que vous soyez seulement pour s'assurer que vous ne deviendrez pas un jour un obstacle sur leur route.
Ils vous domestiquent et chaque fois que vous aboyez dans la direction qu'ils vous indiquent vous leur prouvez qu'ils ont raison de vous traiter comme leurs chiens.
Et soyez honnêtes avec vous : Navalny, vous aviez oublié son existence depuis longtemps, à supposer même que vous connaissiez son nom. Ne faites pas semblant d'être ému, ne faites pas semblant d'être scandalisé et admettez que votre objectif réel est aussi médiocre qu'un besoin de vous joindre à une meute pour trouver en son sein un soutien affectif et le sentiment d'être d'un groupe.
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Il est interdit de laisser planer le doute sur une mort que l'on a décidé d'attribuer sans preuve à l'homme que l'on a décidé de détester, car ce doute nous interdit de le détester aussi librement qu'on le souhaite.
Ce que Dray et les autres demandent ici, c'est qu'on ne leur retire surtout pas de la gueule l'os qu'ils ont envie de rogner à la face du monde pour nous montrer à quel point les belles vertus ostentatoires aiguisent bien les canines.
Ces colères sont du cinéma. Je suis absolument certain que 90% des gens qui font ce cinéma depuis deux jours n'en pensent pas un mot. Leur colère surjouée n'est là que pour leur permettre d'afficher leur pleine adhésion au consensus des copains télévisés, pour montrer qu'ils sont bien de la bande.
Ces larmes et ces tremblements sont la monnaie avec laquelle ils payent les frais de nouvellement de leur carte de membre du petit club médiatico-politique.
Je compare cette émotion publique à la charité publique des faussaires de la compassion qui ne font cliqueter leurs pièces de monnaie dans la main du mendiant que pour épater la galerie des témoins. Sans le regard de ces témoins, ils enjamberaient le pauvre et peut-être même qu'ils lui décocheraient des coups d'yeux pleins du mépris qu'ont les faussaires pour ceux qui leur impose par leur présence de se reconnaître des faussaires.
Vous êtes tous des comédiens, vous le savez, nous le savons.
Ce que Dray et les autres demandent ici, c'est qu'on ne leur retire surtout pas de la gueule l'os qu'ils ont envie de rogner à la face du monde pour nous montrer à quel point les belles vertus ostentatoires aiguisent bien les canines.
Ces colères sont du cinéma. Je suis absolument certain que 90% des gens qui font ce cinéma depuis deux jours n'en pensent pas un mot. Leur colère surjouée n'est là que pour leur permettre d'afficher leur pleine adhésion au consensus des copains télévisés, pour montrer qu'ils sont bien de la bande.
Ces larmes et ces tremblements sont la monnaie avec laquelle ils payent les frais de nouvellement de leur carte de membre du petit club médiatico-politique.
Je compare cette émotion publique à la charité publique des faussaires de la compassion qui ne font cliqueter leurs pièces de monnaie dans la main du mendiant que pour épater la galerie des témoins. Sans le regard de ces témoins, ils enjamberaient le pauvre et peut-être même qu'ils lui décocheraient des coups d'yeux pleins du mépris qu'ont les faussaires pour ceux qui leur impose par leur présence de se reconnaître des faussaires.
Vous êtes tous des comédiens, vous le savez, nous le savons.
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Depuis que le régime du banquier Macron a décidé d'honorer le communiste Manouchian, les communistes du spectre politique français, Roussel par exemple et les autres, se sentent pousser des ailes et s'imaginent que l'heure de la grande réhabilitation du communisme est venue.
On se moque souvent des droitards prêts à baisser la garde naïvement chaque fois que Darmanin dit un mot en apparence ferme sur l'immigration mais voyez le niveau des rouges en 2024 : il suffit qu'un ancien banquier de Rothschild (qu'ils accusent toute l'année d'être un ultralibéral) dise deux ou trois banalités électoralistes à propos d'un coco que ces mêmes cocos ne connaissaient d'ailleurs pas avant que Macron leur en parle, pour qu'ils se mettent à fantasmer sur les perspectives réactivées du Grand soir bolchévique.
La moralité de cette histoire est sans doute que tous les militants de toutes les causes politiques sont tellement désabusés, ont déjà virtuellement tellement baissés les bras devant le rouleau compresseur de l'oligarchie actuelle que tous sont prêts à surinterpréter n'importe quel petit signe, à fantasmer dessus ou du moins à s'en contenter.
Ce n'est plus la fièvre de la victoire qui motive les troupes, peu importe quelles troupes, c'est la perspective d'avoir, de temps en temps, un petit quart d'heure de décompression et de joie factice après une papouille du grand gourou ; c'est pouvoir, chacun son tour, utiliser une déclaration du gourou contre nos propres adversaires et en concevoir quelque jubilation que l'on convertira rapidement en tweets rédigés à la va-vite, c'est-à-dire avant qu'un autre sujet d'actualité ne vienne balayer celui-là.
Alors qu'il faudrait que chaque groupe politique ignore royalement et ostentatoirement les gesticulations du gourou et de son régime car leur puissance réside finalement dans l'attention que leurs adversaires leur portent et dans l'importance que cette attention leur donne.
On se moque souvent des droitards prêts à baisser la garde naïvement chaque fois que Darmanin dit un mot en apparence ferme sur l'immigration mais voyez le niveau des rouges en 2024 : il suffit qu'un ancien banquier de Rothschild (qu'ils accusent toute l'année d'être un ultralibéral) dise deux ou trois banalités électoralistes à propos d'un coco que ces mêmes cocos ne connaissaient d'ailleurs pas avant que Macron leur en parle, pour qu'ils se mettent à fantasmer sur les perspectives réactivées du Grand soir bolchévique.
La moralité de cette histoire est sans doute que tous les militants de toutes les causes politiques sont tellement désabusés, ont déjà virtuellement tellement baissés les bras devant le rouleau compresseur de l'oligarchie actuelle que tous sont prêts à surinterpréter n'importe quel petit signe, à fantasmer dessus ou du moins à s'en contenter.
Ce n'est plus la fièvre de la victoire qui motive les troupes, peu importe quelles troupes, c'est la perspective d'avoir, de temps en temps, un petit quart d'heure de décompression et de joie factice après une papouille du grand gourou ; c'est pouvoir, chacun son tour, utiliser une déclaration du gourou contre nos propres adversaires et en concevoir quelque jubilation que l'on convertira rapidement en tweets rédigés à la va-vite, c'est-à-dire avant qu'un autre sujet d'actualité ne vienne balayer celui-là.
Alors qu'il faudrait que chaque groupe politique ignore royalement et ostentatoirement les gesticulations du gourou et de son régime car leur puissance réside finalement dans l'attention que leurs adversaires leur portent et dans l'importance que cette attention leur donne.
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