Jonathan Sturel
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Auteur, éditeur. jonathansturel@gmail.com
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Le président Charles de Gaulle rend visite aux ouvriers de Sud Aviation chez qui l'on fabrique la Caravelle.

Discours enthousiaste, patriotique, inspirant, français.
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La droite molle a laissé entrer des millions d'immigrés pendant des années pour montrer qu'elle n'était pas raciste et qu'elle était hostile au FN ; elle paie aujourd'hui cette stratégie en se faisant prendre une à une ses places par une gauche qui, sans scrupule, utilise ce gros volume électoral à son avantage pendant que cette même droite se regarde mourir élection après élection à cause de son obsession à montrer toujours qu'elle n'est pas raciste et qu'elle est hostile au RN.

La «droite républicaine» a organisé hier les conditions de sa future euthanasie électorale et au lieu d'annuler le protocole maintenant qu'elle est sur le point de succomber, elle s'entête et appuie elle-même sur la seringue létale.

Elle crève, mais elle crève les mains propres. Elle sera morte demain mais sur sa tombe on pourra lire : « Notre mort a respecté les valeurs de la République. »
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Le jeune français Félix Lebrun est en train de réaliser ce que beaucoup prenaient pour impossible : faire trembler la suprématie chinoise sur la discipline.

Premier non-chinois à remporter ce tournoi d'élite en Chine.

C'est beau, hein ? C'est français 🇨🇵 !

PS : on parle de tennis de table.
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Sur l'aspect strictement formel, ces dernières semaines Emmanuel Macron était en train de réussir un petit truc : la communication de puissance.

Le discours devant le Téméraire, les vidéos sur la puissance militaire de la France diffusées par le compte X de l'Élysée, l'annonce d'un nouveau porte-avions, tout ceci a fait vibrer notre sang de français et beaucoup, en voyant ces images, ont senti que la France, malgré tout, c'est quelque chose qui en impose.

Peu importe que Macron active ce levier de communication pour se faire mousser, et à ce propos personne n'est dupe, le fait est que cela fait tout de même bouillonner notre âme française et c'est positif à terme.

Puis, il fallait que cet élan soit arrêté par le choix grotesque de ce nom, «le France Libre», qui n'a aucun sens pour un porte-avion et qui démontre qu'un nul, en l'occurrence Macron, reste un nul et qu'on ne peut rien faire contre la nullité structurelle d'un individu.

Imaginez un instant si le nouveau porte-avion s'était appelé Le Saint-Exupéry ! Ce nom aurait fait l'unanimité et il aurait permis d'honorer un grand Français.

Nous nous contentons, bon an, mal an, de «France Libre» parce qu'il nous épargne le Simone Veil, le Robert Badinter ou le Adama Traore mais c'est seulement comme expédient qu'il nous contente, et parce qu'à choisir entre un nom abstrait qui dit tout et rien et un nom qui dit le pire, on préfère forcément la première solution.
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L'attitude complètement hors-contrôle de Christian Estrosi à Nice, lancé depuis dimanche dans une course effrénée pour le sauvetage de ses miches, capable pour atteindre cet objectif de s'abaisser pathétiquement, susceptible pour remplir cette mission de pactiser avec tout le monde et n'importe qui, n'est pas une excroissance honteuse de l'exercice électoral de la démocratie mais représente au contraire son expression la plus parfaite, la plus inévitable, la plus exactement conforme à ce que cela implique de se présenter à une élection pour la remporter.

L'exercice électoral est indissociable de la bassesse et de la vilénie morales. Pour gagner il faut promettre et une promesse est toujours un engagement incertain que l'on prend en prévoyant a priori de ne jamais pouvoir l'honorer. On doit dire aux électeurs ce qu'ils veulent entendre et pour être mieux accepté d'eux on doit être en mesure de couper dans sa propre pensée, retrancher ses propres idées tout en feignant de n'avoir jamais douté de la pertinence d'un projet auquel on vient en réalité d'adhérer à la dernière minute pour gagner quelques bulletins supplémentaires.

Tout ce qui relève de la séduction couve de la malice et de la dissimulation. Et l'exercice électoral est entièrement une épreuve de séduction.

L'attitude de Christian Estrosi depuis dimanche ne fait pas honte à la démocratie, au contraire elle en sublime le principe structurel.

Cela ne signifie pas que Christian Estrosi n'est pas aussi misérable et pitoyable qu'on le sait, mais que l'exercice démocratique de l'élection, derrière sa légende, sa mystique, derrière ses chants de sirènes et sa danse du ventre, n'est jamais qu'une immense opération où chacun, candidat et électeur, s'avilit soit en faisant des promesses intenables pour l'un, soit en y croyant grotesquement pour l'autre.

Nonobstant, la défaite de ce minable margoulin sans âme et sans honneur, de ce magouilleur infect, de cette âme corrompue, sera méritée et saluée comme il se doit par les adversaires que nous sommes des âmes corrompues et corruptrices.
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La défaite ce soir de ce minable de Christian Estrosi, de ce magouilleur infect, de cette âme corrompue, est méritée et saluée comme il se doit par les adversaires que nous sommes des âmes corrompues et corruptrices.

Comme prévu.
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Battu au premier tour à Menton, il fait alliance avec son adversaire pour le second tour... et perd encore.

Une élection, deux défaites.
Propre.
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Un idéaliste un peu bête mais qui croit de bonne foi dans son message politique est plus respectable qu'un calculateur qui ment, qui ment tactiquement, qui ment politiquement, qui truque le débat et qui, ce faisant, dissimule volontairement la réalité et manipule les esprits et les électeurs.

Lionel Jospin, en admettant tardivement que l'antifascisme des années socialistes relevait du théâtre, s'est dénoncé comme calculateur, comme menteur, comme truqueur, comme dissimulateur et comme manipulateur, car il a été l'un des comédiens de ce théâtre. Il savait que c'était du théâtre au moment où il montait sur les planches pour agiter menteusement, frauduleusement, un chiffon rouge qu'il savait uniquement destiné à tromper la France pour l'enfermer à vie dans une bulle gauchiste indestructible.

Je ne vais pas pardonner à un politicien d'avoir commis un crime contre l'esprit et contre la France sous prétexte qu'il en fait l'aveu lorsqu'il n'a plus rien à perdre, exactement comme je ne pardonne pas à un tueur d'avoir tué même lorsqu'il avoue son meurtre devant le juge.

Paix à son âme.
Condoléances à sa famille.
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« Au fond, à droite, mais beaucoup plus loin, une pente finissait dans le ciel, portant sur son épaule le troisième piton de roches, penché en arrière, qui dominait tout le paysage.
- Ça, c'est Garlaban. Aubagne est de l'autre côté, juste au pied.
- Moi, dis-je, je suis né à Aubagne.
- Alors, dit le paysan, tu es d'ici.
Je regardai ma famille avec fierté, puis le noble paysage avec une tendresse nouvelle. »

La gloire de mon père.
Marcel Pagnol.
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J'ai un peu honte d'avouer que je n'avais jamais lu Marcel Pagnol avant d'ouvrir, cette semaine, La Gloire de mon père puis Le Château de ma mère.

L'écriture de Pagnol est une féérie nostalgique qui sent la France d'hier, avec ses sentiments nobles, ses familles épanouies, son terroir revendiqué et toutes ces jolies choses de l'esprit qui nous font tant aimer notre pays.

Le lecteur passe de l'émotion au rire et du rire à l'émotion devant l'étalage de ces souvenirs d'enfance si bien racontés, si tendrement couchés sur le papier par un homme dont on devine qu'il a dû s'en aller profondément dans sa mémoire pour les y trouver et les faire remonter. Il en ressort un témoignage sans doute enjolivé par le tempérament littéraire de Pagnol mais peu importe : tout ce qu'on trouve dans ces pages est beau, émouvant, mélancolique et plein de ce raffinement populaire qu'on ne trouve que chez les bonnes personnes.

Quelle chance nous avons d'être Français et de pouvoir nous dire les compatriotes d'hommes comme Marcel Pagnol !
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« De longtemps encore, on aura beau faire, le vieux mot de patrie ne sera pas remplaçable, et un drapeau de certaines couleurs gardera le mystérieux pouvoir, rien qu’en apparaissant, d’entraîner nos âmes et de les grandir. C’est suranné, si l’on veut ; c’est absurde tant qu’on voudra ; mais c’est irrésistible et peut-être sublime. »

Pierre Loti,
Le Château de la Belle-au-Bois-Dormant.
1910.
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Merci au camarade Bruno Hirout d'avoir lu et compris Napoléon à Montmédy, mon roman.

J'ai fait, en effet, un roman français qui parle des émotions qui traversent l'âme de ce vieux peuple plusieurs fois bousculé, plusieurs fois déraciné par les révolutions, par les bousculements de l'époque, par l'exode rural et par plusieurs autres choses qui, d'un même coup, ont manqué à plusieurs reprises de nous faire disparaitre. Cette disparition n'a pas eu lieu précisément grâce à ces émotions profondes qui continuent de vivre au fond de nous. Léon Ambricourt, le personnage central de mon roman, est un archétype en la matière.

Il témoigne que l'on peut être, à un certain moment de sa vie, aspiré par les modes avant de revenir, pieusement, sagement, intelligemment, à ce que nous sommes réellement, individuellement et collectivement.

Ce roman n'a pas eu le succès escompté, pour le moment. Nos milieux bavardent beaucoup mais lisent peu, disent vouloir sauver ce que nous sommes mais sans faire l'effort de s'armer culturellement pour prévenir à ce succès. Sans lecteurs, il n'y aura bientôt plus d'auteurs et nous aurons tous perdu.

Encore merci cher Bruno !
https://brunohiroutauteur.blogspot.com/2026/04/jonathan-sturel-napoleon-montmedy.html?fbclid=IwY2xjawQ8Wm5leHRuA2FlbQIxMABicmlkETE4cFR5cFp5cFQzSlFaU25Jc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHh9jiA_HJLyveCeP5U_ofyIRAAJavkcKpHWqNLQ0x67B_BR-bahUTngQleIG_aem_eU7KJOXqUQyHlgwymA39UA
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Des Paluches es des bouquins sera bientôt de retour abonnez-vous sur la chaîne
https://www.youtube.com/@DesPaluchesetdesBouquins
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Il appelle carrément à la grande apostasie, au grand reniement du christianisme et évidemment du Christ lui-même, à la grande révolution athéiste, comme le ferait n'importe quel connard de gauche, et s'imagine tout de même, ce faisant, qu'il vient là de poser une "opinion de droite".

Cette clique est imbuvable.
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Puis de grands coups de vent passèrent, venus de l’horizon, pareils à la respiration d’une poitrine géante, éveillant les choses éternelles, les roches, les champs, les bois, dont les masses roulèrent confusément. Apportant les odeurs des champs exaspérés par le soleil, l’odeur des fleurs qui ne durent qu’un jour et celles des arbres qui vivent des siècles, le vent les mêlait, les froissait, les éparpillait en lambeaux dans le vide immense, où des buses, dans leur vol planant, décrivaient lentement de grands cercles.

Terres lorraines,
Émile Moselly (1907).
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Depuis quelque temps, je me suis mis un peu en retrait des réseaux sociaux. Il m'arrive de passer une tête pour voir ce qui s'y passe tout de même, notamment sur X, et très honnêtement ce qu'on y trouve n'est pas de nature à rendre optimiste pour la suite.

Je ne parle même pas de l'invasion de vidéos générées par l'IA, grotesques et inutiles dans au moins 95% des cas, ni de la multiplication des comptes bidons, et pourtant énormes, qui utilisent un sujet d'actualité pour faire venir les commentateurs afin de les diriger ensuite vers des contenus payants, généralement des formations à la noix.

Je parle surtout du contenu politique, à plus forte raison celui qui concerne, au sens large, "nos milieux". Je ne me reconnais nulle part.

Entre les "clasheurs" qui ne vivent que des conflits avec les autres, les "newzeurs" qui se comportent comme des ados attardés, les zinzins qui voient des pro-russes partout, les excités qui se prennent pour des soldats de l'armée numérique soit de l'Iran soit d'Israël soit des États-Unis, la fraction d'extrême-extrême-droite qui continue de tourner en boucle sur les chambres à gaz, la «droite de fun» qui veut ringardiser tout ce qui justement constitue la structure réelle de la droite, à commencer par la religion et les verticalités, la droite ultra-méga-libérale qui veut rouler sur les petites gens qu'elle prend pour des beaufs, les néo-païens qui continuent d'aider méta-politiquement la modernité à abattre le catholicisme, et tellement d'autres profils tout aussi loufoques ou rédhibitoires, j'avoue que je ne vois aucun espace susceptible de m'accueillir.

Même le prétendu clivage entre souverainisme et identitarisme m'est étranger puisque je me considère à la fois souverainiste et identitaire. Or ce clivage est en train de devenir une énième ligne de démarcation à l'intérieur de nos rangs, en grande partie parce que quelques influenceurs en jouent pour galvaniser des troupes numériques autour d'eux et se faire mousser auprès de leurs otages mentaux respectifs.

Ces dernières semaines, retiré de toute cette agitation, je me suis surtout concentré sur la littérature et la prière.

Je lis énormément, je veux écrire aussi, d'ailleurs je le fais, mais l'insuccès de mon roman m'indique que ce n'est pas auprès de cet éco-système que je vais réussir à constituer un lectorat intéressé par la littérature. Si je devais publier un autre roman, il me faudrait trouver d'autres canaux de promotion et de diffusion que mes réseaux sociaux où malgré la présence de milliers et de milliers d'abonnés, très peu se sont montrés curieux et intéressés. Je ne vous en veux pas, personne n'est obligé d'acheter les livres écrits par les gens que l'on suit sur les réseaux.

Il me faudrait même peut-être m'en aller de cet éco-système composé de gens très intéressants mais qui ne lisent pas. Or, je souhaite me concentrer sur l'activité littéraire. J'ai passé des années à commenter la politique sur les réseaux et qu'en reste-t-il ? Sur Internet, les choses ont une durée de vie de deux jours ; vous pouvez écrire le tweet parfait, faire des centaines ou des milliers d'interactions, deux jours plus tard ce même tweet est tombé dans les oubliettes, symboliquement effacé par le flot massif, constant et envahissant des millions d'autres tweets qui se déversent chaque jour.

Une œuvre littéraire publiée sur du papier peut survivre à ce flot. Un livre dans une bibliothèque, même au milieu de centaines d'autres, continue d'être sous les yeux de son propriétaire et est susceptible d'être relu, prêté, légué, offert, etc. Si demain X ferme mon compte, tout disparaît.

J'en profite, puisque c'est le sujet, pour redire merci à ceux qui ont commandé et lu L'arrière-petit-fils et Napoléon à Montmédy. Et un merci plus général à ceux qui lisent des livres, les miens ou ceux des autres, mais qui lisent et soutiennent les auteurs. Vous êtes une espèce en voie de disparation, au même titre que les auteurs en question, et vous êtes des êtres précieux pour la suite.
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J'espère avoir bientôt un prochain roman à vous présenter. Il est en cours d'écriture mais c'est un travail long et minutieux qui me réclame une énergie et une concentration que je ne parviens pas toujours à réunir en ce moment, à cause de difficultés qui se sont invitées dans la vie d'une personne très proche et qui m'affectent autant que si elles me frappaient personnellement.

Il y a quelques saints parmi les gens qui me lisent sur ce canal. Ils se reconnaitront. Les autres, vous êtes sympas quand même va !

C'est tout pour ce soir. Je retourne à mon Barjavel maintenant !
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François-Xavier Consoli, mon collègue auteur au Verbe Haut, mène des entretiens avec des personnalités utiles au développement de l'armature intellectuelle dont notre pays a besoin. Ici, c'est Jean-Frédéric Poisson qui passe à la question :
https://youtu.be/IGV0ky6CRVU?si=eba26YMc8lig6iEN
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Emporté par ma lecture de La Tempête de René Barjavel, j'ai continué avec cet auteur en lisant cette fois Ravage, sans doute son roman le plus connu.

Tout est bien dans ce roman de science-fiction catastrophiste, sauf la dernière partie qui s'appelle Le patriarche. Heureusement, elle ne s'étend que sur quelques pages, les dernières, mais honnêtement je ne sais pas ce qui a passé par la tête de Barjavel lorsqu'il a décidé de faire se terminer ainsi son aventure. Je ne suis pas loin de penser que cette ultime partie vient abimer le reste du livre en l'affligeant d'une conclusion pour le moins étonnante, en réalité complètement perchée si vous voulez mon avis. Le héros du livre, attachant tout du long, devient une sorte de gourou qui prend le contrôle de la vallée et des survivants de la catastrophe, et instaure des lois invraisemblables notamment sur la polygamie obligatoire (pour repeupler) ou sur la protection des futures générations en faisant réquisitionner tous les livres (sauf la poésie) pour les faire brûler !

De héros attachant, il devient un illuminé désagréable, polygame, autoritaire, quasi-divin, qui occupe des fonctions à la fois politiques et presque religieuses.

Bon, c'est un roman, c'est de la science-fiction, c'est entendu, mais tout de même ! Ravage ne méritait pas cette conclusion. Que les choses s'améliorent à la fin après la terrible catastrophe est une fin acceptable et souhaitable mais il n'était vraiment pas nécessaire d'ajouter à ce tableau les quelques éléments évoqués plus haut.

Il semble qu'un certain nombre de commentateurs gauchistes a estimé que le livre était crypto-pétainiste sous prétexte qu'on y trouve vantées, surtout à la fin, les valeurs de la famille et du travail. Je me demande comment on peut être aussi stupide qu'un gauchiste. Le monde vient de s'écrouler, évidemment qu'il faut se mettre au travail pour le rebâtir ! Quant à la prétendue apologie de la famille, ce n'est pas exact : Barjavel dans ce roman met en avant la nécessité de repeupler après un désastre, ce qui est très différent de la "valeur famille" pour laquelle au contraire il ne manifeste pas un très grand respect puisque le héros est montré en train d'encourager les hommes à prendre plusieurs femmes pour accélérer ce repeuplement, tandis que les femmes, elles, sont invitées à accepter de n'être qu'un élément de production de cette grande récréation démographique.

En tout cas, roman franchement palpitant où l'on ne s'ennuie pas une seconde. Il est toujours amusant de lire la science-fiction telle qu'elle était écrite il y a des décennies, telle qu'elle se promettait d'imaginer le futur qui entre temps est devenu notre présent. Barjavel avait quelques bonnes intuitions notamment sur la trop grande dépendance des hommes à la Machine, au progrès technique et à l'électricité, et il avait entrevu que cette abondance ferait perdre aux hommes une partie de ce qui les constitue en tant que tel. Dans Ravage, il montre ce que deviendrait une telle société si demain, d'un instant à l'autre, l'électricité était coupée sans espoir d'être rétablie. Nous plongerions dans les ténèbres non seulement en raison de l'absence d'éclairage mais aussi parce que les hommes, privés de ce bien auquel tous les éléments de sa vie et de son confort sont soumis, deviendraient en quelques jours seulement des brutes, des barbares, des pillards et finalement des bêtes.

De ce point de vue, il est indiscutable que Barjavel n'avait pas tort !
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Heureux les enfants qui ont grandi avec Tintin, car ils ont rêvé.
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