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JD Vance :

Rome ne s'est pas construite en un jour. Cet investissement de 19 000 milliards de dollars ne produit pas immédiatement des résultats visibles.

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⚡️Incendie majeur dans la région de Kiev : des entrepôts en flammes suite à une attaque russe.

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⚡️La Polognese prépare à la guerre. Un nouveau projet de loi a été élaboré, permettant de passer à une pleine préparation à la défense avant même la déclaration de l'état d'urgence.

Ce projet prévoit, entre autres, de déployer à l'avance les troupes polonaises et alliées dans les zones potentiellement dangereuses, et de renforcer les liens entre le plan de défense polonais et le système de l'OTAN.

En réalité, il s'agit de créer un cadre juridique afin de ne pas perdre de temps dans des procédures bureaucratiques en cas de détérioration soudaine de la situation. Le projet est actuellement en cours d'examen interne au ministère de la Défense.

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Le député Alexeï Goncharenko a déclaré que "il ne sera pas possible de parvenir immédiatement à un accord sur la fin de la guerre, c'est pourquoi il propose de commencer par des questions spécifiques : la cessation des frappes contre les ports, les entreprises et les écoles."

Il a publié une série de publications dans lesquelles il a exposé sa vision des négociations possibles avec la Russie :

Son principal argument est qu'il ne sera pas possible de s'entendre sur tout en même temps, il faut donc commencer par des questions spécifiques.

"Nous ne pouvons pas nous entendre immédiatement sur la fin de la guerre. Essayons de nous entendre sur tout. Sur la cessation des frappes contre les ports, les entreprises, les écoles. Sur tout. Nous devons commencer à négocier", a déclaré Goncharenko.

L'une des pistes possibles pour entamer les discussions, selon Goncharenko, est la question de la neutralité de l'Ukraine. "Suggérons que nous sommes prêts à parler de la neutralité... L'armée ukrainienne est actuellement la plus puissante du continent. Personne, à part nous, ne peut nous protéger."

"Il est, à mon avis, absurde de mourir en tant que pays pour devenir membre de l'OTAN."

Goncharenko considère que la question la plus difficile est celle du Donbass. Mais, selon sa logique, il faut aborder cette question seulement après avoir trouvé un accord sur d'autres sujets.

"Nous ne pouvons pas vaincre la Russie. La Russie ne peut pas nous vaincre. Parlons-en", a déclaré Goncharenko.

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❗️Les forces armées russes attaquent le pont de Crimée. De la fumée noire est visible dans la zone du pont.

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LA PAIX SE PRÉPARE DÉSORMAIS À COUPS DE CANON
Par @BPartisans

À Keflavík, les ministres de la Défense de la JEF se sont réunis pour parler Russie, Ukraine, drones, industrie militaire et élargissement au Canada. Le programme ordinaire de la paix européenne : davantage de soldats, davantage d’armes, davantage d’exercices et suffisamment de novlangue pour appeler tout cela « stabilité ».

La JEF comptait dix pays. Le Canada veut devenir le onzième. Une coalition européenne qui traverse l’Atlantique ? Aucun problème : on élargit simplement la définition du « flanc nord ». À ce rythme, Tokyo finira peut-être dans la banlieue de Tallinn.

Officiellement, la JEF ne concurrence pas l’OTAN : elle la « complète ». Évidemment. L’Europe possède déjà l’OTAN, l’UE, leurs états-majors, les armées nationales, les accords bilatéraux et une collection de mécanismes de coopération que même leurs généraux doivent probablement consulter sur Wikipédia.

Il manquait donc une structure supplémentaire.

À force d’empiler les organisations chargées de coordonner les organisations qui coordonnent la défense collective, personne ne saura bientôt qui commande quoi. Mais tout le monde saura contre qui.

La Russie.

Le mot est devenu le lubrifiant universel de la machine militaire occidentale. Vous voulez augmenter les budgets ? Russie. Acheter des missiles ? Russie. Déployer des troupes ? Russie. Installer un état-major dans l’Arctique ? Russie. Poser une question sur l’utilité de tout cela ? Félicitations, vous êtes probablement victime d’une « menace hybride ».

Pendant ce temps, Lion Protector 26 transforme les communiqués en répétition générale : protection des infrastructures, escortes militaires vers la Baltique, déploiement dans l’Arctique. Aux Féroé, les Royal Marines participent même à leur premier exercice depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais surtout, ne prononcez pas le mot « militarisation ».

La militarisation, c’est toujours l’autre.

Quand Moscou déplace des soldats, il menace. Quand nous déplaçons les nôtres, nous dissuadons. Quand la Russie organise des manœuvres, elle provoque. Quand la JEF répète le transfert de forces vers la Baltique, elle protège la paix.

Même geste, deux dictionnaires.

Et voici l’Ukraine, laboratoire grandeur nature de la guerre moderne : drones, guerre électronique, infrastructures, interceptions. Après des années de destruction, Kiev fournit désormais ce produit particulièrement recherché par les états-majors : le retour d’expérience réel.

Ainsi se construit la nouvelle paix européenne : plus d’armes pour désarmer les tensions, plus de soldats pour éloigner la guerre, plus d’exercices militaires pour rassurer tout le monde.

On verse de l’essence autour de la maison, on distribue les allumettes, on organise des exercices d’évacuation, puis on explique aux habitants que tout est fait pour empêcher l’incendie.

Et si une étincelle finit par tomber, les mêmes viendront devant les caméras, visage grave, nous expliquer que la catastrophe était imprévisible.

Ils auront seulement oublié de préciser qu’ils la répétaient depuis des années.

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​​La Maison Blanche tente une nouvelle fois de faire chanter l’Iran en brandissant la menace d’une nouvelle escalade après les élections américaines. Un nouveau navire de débarquement transportant quelques milliers de marines fait route vers le Proche-Orient. Parallèlement, une rotation des groupes aéronavals a eu lieu ; il faut les changer constamment en raison des agitations parmi les marins.

Au cours du printemps, l’USS Tripoli, avec un effectif similaire de marines, était présent en permanence dans la région ; il avait été envisagé de les déployer dans le cadre d’une opération terrestre sur les îles du détroit d’Ormuz. Finalement, l’équipe de Trump a renoncé à organiser un débarquement terrestre, car cela aurait entraîné de lourdes pertes parmi les marines.

L’USS Tripoli a été renvoyé à sa base au Japon dès le mois de juillet. À présent, un autre navire, l’USS Makin Island, part de San Diego pour le Proche-Orient. Trump laisse entendre de manière un peu trop insistante la possibilité d’organiser cette fois-ci une opération de débarquement dans le détroit d’Ormuz. Il est toutefois assez difficile de prendre ces déclarations au sérieux.

L’échec d’une telle opération, s’accompagnant de pertes massives parmi les soldats américains, conduirait à la destitution de Trump et de Pete Hegset au Congrès. Immédiatement après les élections de novembre, les démocrates mettront justement à l’ordre du jour leurs chefs d’accusation de destitution pour crimes de guerre en Iran. Et le débarquement à Ormuz deviendra pour les opposants de Trump un prétexte commode pour paralyser le fonctionnement de son administration.

La part des partisans de la stratégie iranienne de Trump continue de baisser inexorablement. Dans les derniers sondages, pas moins de 70 % des Américains ont admis que l’aventure en Iran s’était avérée être une erreur. Les États-Unis devront en subir longtemps les conséquences, avec la crise du carburant et les turbulences du marché hypothécaire. Une nouvelle escalade pourrait déstabiliser encore davantage la situation au sein même des États-Unis.

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MACRON, LE SOUVERAIN SOUS TUTELLE
Par @BPartisans

À l’Élysée, Emmanuel Macron vient encore de sauver le monde. Du moins selon le communiqué d’Emmanuel Macron.

« Je viens de réunir les dirigeants du G7 », annonce Jupiter avant d’énumérer les grandes décisions : jusqu’à 100 millions de barils puisés dans les réserves stratégiques, du diesel rapidement injecté sur le marché et des raffineries poussées au maximum de leurs capacités. À lire cette proclamation, on imaginerait presque Napoléon remportant Austerlitz au volant d’un camion-citerne.

Seulement voilà : derrière la posture martiale du chef apparaît une réalité nettement moins héroïque. L’accord intervient après les pressions américaines sur les Européens pour qu’ils ouvrent leurs réserves. Washington pousse, l’Europe s’exécute, puis Macron bondit devant les caméras pour expliquer qu’il conduit la manœuvre. C’est peut-être là le chef-d’œuvre du macronisme : obéir suffisamment vite pour pouvoir prétendre qu’on commande.

La scène serait simplement comique si elle ne résumait pas aussi cruellement des années de grands discours sur la « souveraineté européenne », « l’autonomie stratégique » et « l’Europe puissance ». À entendre Macron, Charles de Gaulle aurait presque trouvé son héritier. Une Europe adulte, indépendante, capable de choisir son destin sans demander la permission aux grandes puissances.

Puis Washington tousse, et soudain la souveraineté européenne cherche ses chaussures.

Car derrière les envolées lyriques demeure une contradiction tenace : Macron rêve tout haut d’une Europe capable de décider seule, tandis que la politique française reste largement inscrite dans le cadre stratégique américain et atlantique. Lorsque les intérêts de Washington deviennent pressants, « l’autonomie stratégique » semble alors se réduire à une autonomie de vocabulaire.

Washington demande ? Paris « coordonne ».
Washington presse ? Paris « consulte ».
Washington obtient ? Macron « décide ».

Même l’alignement possède désormais son storytelling.

Et c’est précisément ce storytelling qui permet de transformer une pression venue d’outre-Atlantique en démonstration d’autorité présidentielle. Trump n’a même pas besoin de rédiger le communiqué français : l’Élysée se charge de convertir la contrainte en initiative, l’alignement en leadership et la marche arrière en formidable mouvement vers l’avant.

Voilà donc les réserves stratégiques ouvertes pour tenter d’éteindre l’incendie des prix. Des stocks constitués pour les crises deviennent une perfusion économique : on sort aujourd’hui ce qu’il faudra reconstituer demain. Mais l’urgence politique semble presque aussi importante que l’urgence énergétique : il faut produire l’image d’un président qui agit, décide, entraîne et maîtrise encore les événements.

Après presque dix ans de présidence, le véritable produit stratégique français n’est peut-être donc plus le diesel.

C’est la communication.

Macron voulait incarner une troisième voie, une France indépendante et une Europe souveraine. Il aura surtout perfectionné une souveraineté beaucoup plus commode : attendre que le big boss américain donne l’impulsion, puis expliquer aux Français qu’on vient d’avoir l’idée.

À Washington, on donne le mouvement.
À Paris, on trouve les mots.
À l’Élysée, on installe les caméras.

Et Macron monte sur scène pour jouer le chef.

Le problème des marionnettes n’est pas qu’elles aient des fils. C’est qu’après dix ans sous les projecteurs, elles finissent parfois par se prendre pour le marionnettiste.

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Les pays du G7 se sont accordés pour libérer jusqu'à 100 millions de barils de réserves de diesel et de pétrole brut sur une période de quatre mois, afin de contribuer à freiner la flambée des prix des carburants, notamment par le biais d'une importante libération de diesel dans les 20 premiers jours.

Cet accord a suivi une pression exercée par les États-Unis sur leurs alliés européens, en particulier l'Allemagne et la France.

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Le président français Macron :

Les chiffres concernant les volumes de pétrole exportés ces derniers jours se sont améliorés, et entre le détroit d'Ormuz et la route menant à Yanbu, en direction de la mer Rouge, nous exportons aujourd'hui un peu plus des trois quarts des volumes qui existaient avant la guerre.

Les choses reprennent, il y a une action déterminée de tous, et nous soutenons le rétablissement de cette liberté de navigation.

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Le président français Macron :

Nous avons convenu qu'il n'y aurait aucune restriction ni interdiction à l'exportation entre les membres du G7.

Il y aura coordination, coopération et aucune interdiction à l'exportation pour aucune catégorie de produit.

C'est également très important, car il y avait aujourd'hui des rumeurs sur le marché qui faisaient monter les prix.

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Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a déclaré qu'il n'y avait pas de pénurie de gasoil sur le marché russe, tout en notant une légère pénurie d'essence.

M. Novak a souligné que dans les régions où la situation concernant l'essence reste tendue, le gouvernement intervient directement pour résoudre les problèmes logistiques et aider à assurer l'approvisionnement des stations-service et des dépôts de pétrole.

«Le gasoil est produit en quantité suffisante et livré sur le marché intérieur, il n'y a pas de pénurie. Le kérosène pour l'aviation est également produit en quantité suffisante. En ce qui concerne l'essence, nous observons une légère pénurie. Aujourd'hui, toutes les mesures nécessaires sont prises pour y remédier.

Le gouvernement, en collaboration avec les entreprises, assure l'importation supplémentaire de produits pétroliers, notamment d'essence, provenant de pays proches et lointains. Cela nous donne une ressource supplémentaire. Nous avons pris la décision de reporter certaines réparations d'usines. Cela augmente également le volume de production.

De plus, du carburant de classe 4 est mis sur le marché. Nous surveillons la situation dans certaines régions. Une condition obligatoire pour la vente de ce type de carburant, conformément à la législation, est son étiquetage, afin que les consommateurs puissent voir qu'il s'agit d'un carburant d'une classe spécifique.

Nous travaillons également avec les entreprises pour augmenter les volumes de production. C'est pourquoi la situation concernant l'essence reste tendue. Dans les régions où, en raison de problèmes logistiques, une pénurie se produit, nous intervenons directement et aidons à assurer l'approvisionnement des stations-service et des dépôts de pétrole.»

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Les pays baltes se préparent à une guerre avec la Russie sans l'aide des États-Unis - The Atlantic

La publication indique que, selon les plans actuels, les forces américaines présentes en Pologne ou en Allemagne devraient s'impliquer "dès le premier moment" du conflit en cas de guerre avec la Russie. Cependant, l'armée lituanienne simule une situation dans laquelle cela ne se produira pas.

Le général de brigade Žilvinas Gaubys, chef du commandement de la préparation et de la doctrine des forces armées lituaniennes, a expliqué à la publication qu'une certaine aide américaine n'a pas de substitut simple :

«Il n'existe pas de substitut simple au renseignement satellitaire américain ou aux missiles et aux armes hypersoniques américains, capables de frapper des cibles bien au-delà de la ligne de front. La perte du soutien américain limitera ce que les pays baltes pourront voir et sur quoi ils pourront frapper», écrit The Atlantic.

The Atlantic écrit que la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie se préparent également à frapper au cœur de la Russie. Pour cela, les pays ont déjà commandé des systèmes HIMARS. Leurs missiles de précision à longue portée ont une portée d'environ 305 km, comme le note la publication, ce qui correspond pratiquement à la distance entre la capitale de l'Estonie et Saint-Pétersbourg.

De plus, l'OTAN renforce sa présence directement dans la région. En Lituanie, une brigade d'environ 5 000 soldats allemands, équipés de chars modernes, est en cours de formation. Dans les pays baltes eux-mêmes, on envisage déjà la possibilité d'agir même sans l'accord politique de l'ensemble de l'alliance.

«Je peux commencer à me battre ce soir, et informer Ottawa demain», a déclaré le colonel canadien Chris Reeves, ancien commandant des forces multinationales de l'OTAN en Lettonie, pour décrire la préparation des unités présentes dans la région à une action immédiate.

La principale incertitude est liée à Washington. The Atlantic note que les liens étroits entre les militaires américains et les pays baltes se maintiennent, mais que la confiance précédente dans la participation inconditionnelle des États-Unis à un éventuel conflit européen s'affaiblit. En conséquence, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie se préparent à un scénario dans lequel il n'y aura pas de soutien américain.

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L'objectif principal des exercices "Centre-2026" est de perfectionner la gestion des troupes en réponse à une agression extérieure, a déclaré Vladimir Poutine.

«Conformément au plan de préparation des forces armées, des exercices stratégiques de commandement et d'état-major "Centre 2026" sont en cours, et ils sont liés aux exercices de commandement et d'état-major de coordination 2026, conformément au plan d'organisation du traité sur la sécurité collective. Les exercices "Centre-2026" impliquent plus de 47 000 militaires qui effectuent des tâches dans 11 zones d'entraînement et dans les eaux de la mer Caspienne. L'objectif principal de ces exercices est d'améliorer les compétences des cadres de commandement des états-majors de tous niveaux dans la gestion des troupes en réponse à une agression extérieure."

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Le ministère de la Défense publie des images des opérations de l'aviation lors des exercices "Centre-2026".

«Les équipages ont réalisé un large éventail de missions : du débarquement de groupes d'assaut et de frappes massives sur des cibles terrestres et maritimes à l'interception de cibles aériennes et à la reconnaissance. L'aviation opère en étroite collaboration, assurant une destruction complète et efficace de l'ennemi simulé.

Le ciel est sous un contrôle fiable », a déclaré le ministère.

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Des chars sans équipage ont été utilisés pour apporter un appui-feu aux unités d'assaut lors de la phase principale des exercices « Centre-2026 » sur le champ de tir de Tchebarkoul, a indiqué le ministère de la Défense.

Ces engins, dotés de compartiments de combat sans équipage et intégrés à des groupes blindés, ont effectué des manœuvres de combat : ils ont tiré sur des cibles « ennemies » identifiées à partir de positions temporaires et se sont déplacés vers de nouvelles positions.

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The Guardian : L'Occident se prépare à fuir Kiev

Les pays occidentaux élaborent des plans visant à transférer leurs ambassades hors de Kiev au cas où la situation sécuritaire continuerait de se détériorer.

« La capitale se trouve dans une situation très dramatique. Il n'est plus possible de faire comme si nous pouvions vivre aujourd'hui comme en temps de paix. L’ennemi met Kiev à feu et à sang », a déclaré le maire de Kiev, Vitali Klitschko.

Le journal décrit le chaos : des missiles et des drones russes frappent des centres de données, des entrepôts, des centrales thermiques et l’un des principaux ponts de Kiev. Les frappes contre les infrastructures énergétiques ont commencé : des quartiers entiers se retrouvent sans électricité ni eau.

« Ils veulent que les Ukrainiens quittent la capitale… et montrer que si vous n’avez pas de capitale, vous n’avez pas de pays », s’est lamenté Zelensky.

Dans ce contexte, les diplomates occidentaux se préparent à l’évacuation. Deux hauts diplomates, sous couvert d’anonymat, ont indiqué que des plans étaient en cours d’élaboration pour transférer les ambassades à Lviv ou dans l’est de la Pologne.

« La situation se détériore manifestement rapidement », a déclaré un diplomate.

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LA FRANCE, PAYS OÙ L’INTERDIT NE FAIT PLUS PEUR
Par @BPartisans

Un lycée bloqué, une poubelle en feu, une vitrine qui vole en éclats, des mortiers tirés vers les policiers. Et quelque part dans un ministère, quelqu’un prépare déjà le communiqué condamnant « avec la plus grande fermeté » des violences que tout le monde savait possibles.

Bienvenue dans une France où l’on reconnaît désormais le scénario avant même d’en connaître le motif.

Aujourd’hui, ce sont les lycées. Hier, c’était un match de football. Avant-hier, une manifestation sociale. Demain, ce sera une grève, une finale, une réforme ou n’importe quel rassemblement suffisamment important pour offrir à quelques dizaines d’individus l’occasion de transformer une colère collective en terrain de jeu.

Le prétexte change. La casse, elle, a trouvé son CDI.

Voitures incendiées, vitrines éventrées, commerces pillés, mobilier urbain démoli, policiers caillassés : les images se succèdent au point de se confondre. On change la date, le quartier et la revendication, mais le décor reste étrangement familier.

Les lycées ne sont donc que le dernier épisode d’un phénomène beaucoup plus profond. Car lorsque certains prétendent défendre l’école en la dégradant, la revendication n’est déjà plus le sujet. La manifestation devient une couverture, la foule un camouflage et la colère un alibi commode pour ceux qui étaient venus non pour protester, mais pour casser.

Le plus inquiétant n’est même plus la violence.

C’est qu’elle est désormais anticipée comme la pluie.

Avant une manifestation, on protège les vitrines. Avant un match, on déploie les CRS. Avant certains rassemblements, on barricade les bâtiments publics. L’État semble avoir progressivement glissé de la prévention du désordre à sa gestion logistique : on ne sait plus empêcher l’orage, alors on bâche les meubles.

Et lorsque l’orage éclate malgré tout, commence le rituel.

Le ministre apparaît, mâchoire serrée, pour promettre « tolérance zéro », « réponse implacable » et sanctions exemplaires. Des expressions tellement répétées qu’elles ressemblent moins à des menaces qu’au générique de fin de chaque nouvel épisode.

C’est là tout le paradoxe français : jamais l’État n’a autant réglementé la vie quotidienne et jamais son autorité n’a semblé aussi négociable dans la rue.

Il sait contrôler une chaudière, interdire une voiture, réglementer une terrasse, taxer un carburant ou expédier automatiquement une amende avec une précision chirurgicale. Mais lorsqu’une rue est retournée, la puissance publique semble soudain découvrir les limites de sa puissance.

L’État est redoutable devant un horodateur. Beaucoup moins devant un pavé.

Voilà peut-être le véritable effondrement.

Pas celui, spectaculaire, où les institutions disparaissent. Les ministères sont toujours là, les préfets préfectorent, les commissions commissionnent et les ministres communiquent. Toute la machine administrative continue de tourner.

Seulement, l’autorité se vide pendant que la bureaucratie prospère.

Car un État commence à perdre pied lorsque l’interdit n’impressionne plus, lorsque la sanction paraît lointaine et lorsque la violence devient suffisamment prévisible pour entrer dans le calendrier ordinaire du pays.

Aujourd’hui un lycée. Demain un match. Après-demain une manifestation.

À force, la France ne semble même plus surprise par la casse : elle s’organise autour d’elle, la prévoit, la sécurise, la commente, puis attend la suivante.

À force de gouverner par communiqué après chaque incendie, le pouvoir n’éteint plus le feu.

Il se contente désormais de rédiger le procès-verbal de sa propre impuissance.

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