Zentropa
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Amour, Absinthe, Revolution
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Mais je vois l'homme d'autant plus inquiet qu'il a perdu le goût des fables, du fabuleux, des légendes ; inquiet à hurler, qu'il adule, vénère le précis, le prosaïque, le chronomètre, le pondérable. Ça va pas avec sa nature.

Louis-Ferdinand Céline
La France aime les Sudistes. Des amoureux de l’amour, de bonne vie et d’espaces. Pas comme ces pisse-froid prédiquants de Yankees nordistes. Les pisse-froid ont gagné. La première guerre de terreur de l’époque moderne. Au nom du droit et en toute bonne conscience.

Dominique Venner
La rectitude, par exemple, n'est pas seulement la droiture, elle consiste aussi à avoir ce que nous appelons du caractère, elle doit définir toute une vie : finalement, c'est être fidèle à soi-même et à la morale de caste. Le courage n'est pas une vertu de fier-à-bras. Sous sa forme la plus haute, il comporte le sang-froid, la patience, la souffrance, l'épreuve. Les Japonais avaient un mot pour le courage irréfléchi qui va chercher la mort fatalement : c'était, disaient-ils, une « mort de chien ». Et la loyauté, enfin, est ce qu'on doit aux autres, et à ces autres tout particulièrement que sont l'étranger et l'ennemi : c'est une attitude dans le combat.

Maurice Bardèche - Sparte et les Sudistes.
Dans un autre domaine, on peut remarquer aujourd’hui le nombre incroyable d’émissions de télévision consacrées à la cuisine, toutes chaînes confondues et du soir au matin ; qui oserait en déduire que la société serait devenue hyper-gastronomique, alors qu’en réalité, les gens n’ont jamais aussi mal mangé depuis Adam et Eve ? C’est la même chose avec ce concept totalement ridicule d’homo festivus. Cela fait au moins trente ans que je n’ai pas vu de véritable fête, et je ne suis pourtant pas du genre à pourrir dans ma bibliothèque. Il convient de bien savoir distinguer une chose de sa représentation. Je ne dirai jamais, moi, que le moteur du libéralisme est l’idéologie du désir ; car c’est bien plutôt le plaisir qui gère les rouages économiques, politiques et métaphysiques de notre société. Or, le plaisir n’est pas l’aboutissement du désir, mais son assassinat pur et simple. Franchement, regardez cinq minutes autour de vous : vous en voyez beaucoup, vous, des gens qui sont habités par le désir de quoi que ce soit (et notamment de la révolution) ? Tout le monde est totalement éteint, fatigué, usé, abîmé en secret par l’avalanche de plaisirs forcés… Nous vivons dans l’Empire de la satiété, et plus du tout dans le Royaume de la saveur.

Laurent James, Videodrom.
Non tutti gli europei si rassegnano ad essere niente.

Dominique Venner
Rappelons Pierre-Joseph Proudhon : « Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu… Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! »
Nell’approssimarsi del cinquantesimo anniversario della morte di Sergio Ramelli, Casaggì Firenze ed Azione Studentesca ricordano il suo sacrificio.

L’infamia antifascista ha perso: siamo ancora qui, con lo stesso testimone in mano, per ricordare e trasmettere.

PRESENTE! 🇮🇹
I giovani sono stretti alla gola da inerzia, droga, ambizione, e come pecore in gregge avanzano verso mediocri desideri privi di speranza.
Anche i piaceri hanno perso
il loro gusto, e la lealtà il suo vigore.

Yukio Mishima
"Nous avons choisi un certain chemin et nous en assumons les conséquences. Dans un sens, cela fait partie du « jeu ». Si je répète ces faits ici, c’est seulement parce que parfois, j’ai entendu dire que CasaPound est simplement un mouvement de jeunes dont l’engagement se base uniquement sur les tatouages, la mode vestimentaire, et la sous-culture pop. Mais CasaPound est basé sur la lutte quotidienne, sur la défense, même physique, de notre liberté, d’un bâtiment occupé pendant dix ans 24 heures sur 24, 365 jours par an par des volontaires. Qui fait de l’ironie sur nous (et fait à son tour de la victimisation en inventant une prétendue menace de notre part…), insulte sciemment tout ce travail, ces prisonniers, ces blessés, ces sacrifices, et faire preuve d’une immense insolence surtout lorsque l’on a soi-même rien réalisé…"

Adriano Scianca
L’histoire est écrite par les vainqueurs, jusqu’au jour où…

Plus que les grandes victoires, les grandes défaites font les grandes épopées, l’Iliade pour la guerre de Troie, les Thermopyles pour les Spartiates, Numance pour les Ibères, Alésia pour Vercingétorix. Le procès et la mort de Jeanne d’Arc plus que sa victoire d’Orléans. Waterloo plus qu’Austerlitz, sans compter Camerone, Sidi Brahim, Dien Bien Phu… Charlemagne a remporté d’innombrables victoires, mais ce qui reste de lui, c’est la Chanson de Roland qui magnifie l’une de ses rares défaites.

Je pensais à ce paradoxe bien européen en regardant récemment le DVD de Braveheart de Mel Gibson. Accompagnant les images somptueuses des Highlands survolées par un aigle, des mots ouvrent le film en voix off. On les entend peu souvent : « L’histoire est écrite par ceux qui pendent les héros… » Ces mots sont une réponse à ceux qui m’interrogent sur la signification de certains de mes livres, l’histoire des Sudistes (Le blanc soleil des vaincus), celle du Baltikum, celle aussi de la sombre saga des gardes blancs pendant la guerre civile russe (Les Blancs et les Rouges). Ces livres avouent un attrait pour les vaincus courageux. Mais, courage ou pas, l’histoire des vaincus est toujours occultée, dénaturée, ou même criminalisée par les vainqueurs. Elle constitue l’enjeu posthume de conflits qui ne cesseront jamais. Après les guerres idéologiques et religieuses, les vainqueurs veulent vaincre jusqu’à la mémoire de leurs adversaires. Après dix-sept siècles, le jeune empereur Julien, très fidèle à sa propre religion, est toujours qualifié d’ « apostat », épithète infâmante imposée par l’Église devenue triomphante après son OPA réussie sur l’Empire romain à la fin du IVe siècle. Quand les vainqueurs sont habiles et puissants, les instruments de la parole publique, l’État, l’Université et l’Ecole participent à l’entreprise. Pour l’historien indépendant, tout est donc à découvrir à ses risques et périls derrière le discours officiel. Il n’y a rien de plus stimulant, mais rien de plus dangereux.

Les conflits idéologiques et quasi religieux du XXe siècle ont été annoncés par la guerre de Sécession américaine (1861-1865). Ils ont peu d’équivalent dans le passé, sinon lors du triomphe imprévu du christianisme sur le paganisme romain au IVe siècle. Les guerres de religion au XVIe et XVIIe siècle n’eurent pas le même caractère absolu puisqu’elles se terminèrent par un partage du monde entre protestants et catholiques. Il n’y eut donc pas de vrais vaincus, sauf en France avec les huguenots. Deux puissances hostiles campaient chacune sur leurs positions, affichant leur propre interprétation du passé. La nouveauté du XXe siècle tient au caractère écrasant de la défaite des uns et de la victoire des autres. Du jamais vu avec cette ampleur et cette brutalité, sinon pour les hérésies au sein des monothéismes, écrasées par les massacres, le feu et l’oubli.

Dans ma génération et les suivantes, celles qui n’étaient pas encore nées à l’époque du conflit mondial puis de la décolonisation, un certain nombre de jeunes Européens arrivant à l’âge adulte, éprouvèrent une conscience aiguë et douloureuse d’être les héritiers de défaites presque cosmiques. J’ai vécu cela au temps de la guerre d’Algérie. Pour les Français et les Européens, ce fut une défaite (politique et nullement militaire), ne pouvant que renforcer la conscience d’une catastrophe fatale. Si l’un de mes premiers livres a été consacré à l’histoire des Sudistes c’est parce que je ressentais intuitivement la défaite du « Vieux Sud » comme le premier acte de ce qui fut accompli chez nous dans la seconde moitié du XXe siècle. Jadis, j’ai lu l’Invaincu (The Unvanquished) de William Faulkner avec le sentiment exaltant et douloureux d’être immergé dans ma propre histoire. J’étais séduit par des vaincus courageux qui jamais ne se renient. Je le suis toujours.

Parfois, de façon imprévue, il arrive pourtant que les vaincus prennent leur revanche dans l’imaginaire des vivants.
Il en fut ainsi pour les Sudistes avec Autant en emporte le vent, le roman et le film. Il en a été de même lorsque le président Poutine décida la réhabilitation des armées blanches et de leur chef, le général Denikine, ainsi que leur réintégration dans la mémoire russe.

Dominique Venner
🔥 Il viaggio di trent'anni di una Comunità tra immagini, parole e musica. Si aprirà così, alle 17, la festa del trentennale di Raido.
I nostri compagni di viaggio saranno Mario Polia, Gianluca Marletta e Boni Castellane.
Ti aspettiamo SABATO 10 MAGGIO A ROMA.

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