Vincent reynouard
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5°) Qui, selon vous, a provoqué l’explosion du dépôt clandestin de munitions?

Sur ce point précis, nous en sommes réduits aux hypothèses étayées par des témoignages épars et par quelques constats matériels. J’y consacre le neuvième chapitre de mon ouvrage Oradour, le cri des victimes. A mon avis, des maquisards qui n’avaient pas pu fuir à l’arrivée des Waffen SS s’étaient réfugiés sous les combles de l’église, près de leur arsenal. Dénoncés par un habitant du village, ils auront voulu créer une panique générale qui leur permettrait de fuir par une porte latérale de l’église. Cette issue donnait sur les jardins du presbytère puis, de là, sur la campagne environnante, car l’église était aux abords du bourg. Aussi ont-ils mis à feu le dépôt constitué sous les combles. Ils pensaient que les explosions ne se communiqueraient pas au clocher, celui-ci étant séparé des combles par un mur épais muni d’une petite porte. En revanche, les détonations provoqueraient un bruit intense et souffleraient les toitures du bâtiment, ce qui provoquerait une panique générale.
Hélas, les explosions se communiquèrent au clocher. La voûte étant dotée d’un oculus, une partie des gaz enflammés put la traverser pour balayer la nef. D’où la tragédie.
S’y ajoute le fait que dans leur fuite précipitée hors de l’église, des maquisards s’étaient heurtés à la foule compacte des femmes et des enfants. Des cris avaient alors retenti, alertant les Waffen SS en faction près du lieu saint. Ayant ouvert la porte principale, ils se heurtèrent aux maquisards, ce qui provoqua des échanges de coups de feu*.

Note:

*Vincent Reynouard, Oradour, le cri des victimes (Londres: Sans concession, 2022), chapitre 9.
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6°) Pour appuyer votre thèse, vous soulignez plusieurs éléments matériels incompatibles avec la version officielle du massacre et de l’incendie de l’église. Quels sont les principaux éléments qui ne concordent pas?

Ils sont nombreux:
1°) Les photos prises peu après la tragédie ne montrent aucune trace de suie au niveau des ouvertures du clocher. Or, en cas d’incendie, une toiture avec poutres, solives et tuiles ne se consume jamais en quelques minutes. Par conséquent, pendant un délai plus ou moins long, les flammes et la fumée s’échappent par les ouvertures disponibles, déposant de la suie sur les surfaces.
2°) Les deux cloches de l’église ont fondu dans la tragédie, exceptée, pour chacune, une partie de la base (appelée "anneau de frappe"). Or:
a) une cloche ne fond pas dans une incendie; dans mon livre, je cite de nombreux exemples de cloches ayant survécu aux flammes;
b) la fusion partielle démontre que certaines parties des cloches furent portées à une température suffisante pour fondre pendant que d’autres restaient intactes, y compris les motifs qui les ornaient. On en déduit que le phénomène destructeur fut suffisamment violent et rapide pour ne pas que la chaleur diffuse au sein de l’alliage. C’est compatible avec une explosion, pas un incendie de longue durée.
3°) Le toit du clocher était surmonté d’une croix (la croix faîtière) avec, à la base, une fine sphère en laiton. Si la toiture avait brûlé pendant plusieurs dizaines de minutes, la sphère aurait fondu. Or, elle est intacte, bien que cabossée, et elle porte une marque nette, comme si elle avait été frappée par un objet parallélépipédique. Cette trace est apparue lorsque, violemment projetée vers le haut par le souffle de l’explosion, la sphère heurta la branche horizontale de la croix.
4°) Dans l’église se trouvaient deux objets en bois: un autel dans la chapelle latérale dédiée à saint Joseph et un confessionnal dans la chapelle de la Vierge. En cas d’incendie généralisé, le rayonnement thermique aurait porté le bois à sa température d’ignition, détruisant ces deux objets. Or, l’autel et le confessionnal en bois léger ont survécu et ne comportent aucune trace de brûlure. Ce fait invalide la thèse de l’incendie et confirme celle d’une explosion subite avec des gaz enflammés qui balayent la nef sans toutefois atteindre les chapelles latérales.
5°) Les cadavres des femmes et des enfants retirés de l’église puis photographiés ne sont pas carbonisés mais déchiquetés. Un corps carbonisé ressemble le plus souvent à une statue de bronze lisse: les habits, les extrémités des membres, la chevelure et les traits du visage ont disparu. A Oradour-sur-Glane, les hommes fusillés puis brûlés présentent cet aspect caractéristique. En revanche, les fragments de femmes et d’enfants portent encore leurs chaussures, leurs habits et même leurs bas (pour les femmes); les extrémités des membres sont intactes et les traits du visage subsistent avec les chevelures. Tout au plus sont-ils brûlés en surface. Ce ne sont pas des corps qui seraient restés des heures dans les flammes. Ce sont des corps pris dans des explosions avec onde de choc et projection de débris.
Les constats matériels amènent toujours à conclure que des explosions de forte puissance ont ravagé les lieux*. J’ajoute qu’un homme venu parmi les premiers dans l’église dévastée, Jean Pallier, a noté dans son rapport: "on a retrouvé des corps que la mort a surpris dans une attitude normale"**. S’y ajoute le rapport du docteur Bapt qui commandait les équipes de secours. On lit: "Ce sont les restes des femmes et des enfants surpris par la mort et brûlés sur place."*** Preuve que le phénomène destructeur fut subit.

Notes:

*Ces constats matériels sont exposés dans mon ouvrage, Oradour, le cri des victimes, p.259-307.

**Jean Pallier, "Compte rendu des événements d’Oradour-sur-Glane. Mission effectuée par un ingénieur français les 9, 10, 11, 12, 13 juin 44.

***Rapport reproduit dans Pierre Poitevin, Dans l’enfer d’Oradour (Clermont-Ferrand, s.d. [1944], p.200.
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7°) Certes, mais certains affirment que les Waffen SS ont tout d’abord tenté de faire exploser l’église pour tuer d’un seul coup les femmes et les enfants qui s’y trouvaient. N’est-ce pas l’origine réelle des explosions dont vous parlez?

Cette thèse est absurde: les murs de l’église étaient très épais, d’environ un mètre d’épaisseur, car il s’agissait d’un bâtiment fortifié. Un auteur, Frank Delage, a écrit: "L’édifice le plus solide était naturellement l’église, faite de blocs et de moellons de granit […] parfaitement appareillés et unis par un ciment presque indestructible."* Vouloir détruire un tel édifice pour y tuer ceux qui s’y trouvaient relève de la folie.
Mais il y a plus. Cette thèse n’est pas nouvelle. Dès 1945, elle a commencé à circuler. Le 7 juillet 1947, la femme présentée comme l’unique rescapée de l’église, Marguerite Rouffanche, fut donc interrogée sur l’explosion qu’elle aurait dû entendre pendant son attente dans le lieu saint. Or, voici sa réponse: "Pendant tout le temps que je suis restée dans l’église, je n’ai vu ni entendu aucune explosion." Cet interrogatoire, j’ai été le premier à le publier, car il achève d’anéantir cette thèse absurde des Waffen SS qui auraient tenté de faire s’écrouler l’église avec des explosifs.

Note:

*Franck Delage, Oradour, ville martyre (Paris: Mellottée, 1945), p.46.
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8°) Pourtant, Marguerite Rouffanche a témoigné sur le massacre de l’église. Son témoignage n’infirme-t-il pas vos théories? (1/2)

Bien au contraire et voici pourquoi: le grand public croit qu’il n’existe qu’un seul témoignage de Marguerite Rouffanche, daté du 30 novembre 1944. En vérité, rien que pour l’année 1944, cette femme présentée comme l’unique rescapé de l’église a témoigné au moins quatre fois: une première fois en fin juin, puis en octobre 1944, et enfin les 16 et 30 novembre 1944. L’étude de ses différentes déclarations dévoile comment la thèse officielle a été forgée. Dans son témoignage recueilli en juin par Pierre Poitevin, Mme Rouffanche prétendit que la "caisse" apportée par les Waffen SS n’avait pas explosé; elle aurait juste dégagé une fumée noire et suffocante: "C’était une caisse du volume et de la hauteur de ma table de nuit, déclara-t-elle. Personne ne voulut s’en approcher, mais elle n’explosa pas."* Pourquoi ce récit? Parce que dans les semaines qui suivirent le drame, les propagandistes voulurent cacher les explosions survenues à l’église. En effet, tout le monde aurait compris qu’elles ne pouvaient provenir que d’un stock de munitions entreposé là, car appartenant à une division blindée, les Waffen SS venus à Oradour ne disposaient pas d’explosifs susceptibles de ravager une église.
Mais fin octobre 1944, les voûtes de la nef s’effondrèrent, démontrant que le jour du drame, l’édifice avait été sévèrement ébranlé. Voilà pourquoi le 16 novembre 1944, Mme Rouffanche opéra un virage à 180 degrés: dans son nouveau témoignage, elle raconta que la "caisse" avait été le siège d’une "petite détonation". Toutefois, une "petite détonation" ne pouvait expliquer un tel ébranlement de l’édifice. Deux semaines plus tard, donc, Mme Rouffanche fut invitée à changer sa version: elle affirma que l’engin avait été le siège d’une "forte explosion". En moins de six mois, donc, on était passé d’une "caisse" qui n’explosait pas à un engin qui explosait fortement. La contradiction est aveuglante.
J’ajoute que si Mme Rouffanche parla d’une "forte explosion", elle ne mentionna aucune onde de choc. Dans sa déposition du 30 novembre 1944, on lit: "le feu fut communiqué à l’engin dans lequel une forte explosion soudain se produisit, et d’où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants, à demi asphyxiés et hurlant de frayeur, affluèrent vers les parties de l’église où l’air était encore respirable." On le voit: Mme Rouffanche ajouta une "forte explosion" à son récit initial qui parlait d’une simple caisse asphyxiante, mais elle ne modifia pas la suite en conséquence, omettant de mentionner une onde de choc qui aurait dû frapper la foule.

Note:

*Pierre Poitevin, Dans l’enfer d’Oradour , p.92.
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8°) Pourtant, Marguerite Rouffanche a témoigné sur le massacre de l’église. Son témoignage n’infirme-t-il pas vos théories? (2/2)

Plus grave: d’après la thèse officielle, les hommes auraient été mitraillés alors que les femmes et les enfants attendaient anxieusement dans l’église. Ces derniers auraient donc dû entendre le crépitement des mitrailleuses. Or, Mme Rouffanche n’a jamais mentionné le moindre bruit d’une arme a feu qui aurait été entendu avant que les Waffen SS n’apportent la "caisse". Dans son témoignage du 30 novembre 1944, elle raconta: "Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes de plus en plus inquiets la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 heures, des soldats […] placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse". Nulle mention d’une quelconque rafale. C’est totalement contradictoire avec l’histoire officielle.
J’en termine en soulignant que d’après cette histoire, Mme Rouffanche aurait fui l’église en sautant par le vitrail central de la façade Est. Elle aurait effectué un saut de près de 4 m, avant de tomber sur un plan fortement incliné qui s’achevait par une étroite corniche sans parapet, une corniche qui donnait sur une rue située trois mètres en contrebas. Et Mme Rouffanche aurait pu effectuer ce saut de 4 m sans se blesser ni rouler le long de la pente incliné, donc sans tomber sur la route en contrebas! Dès 1952, un auteur nullement révisionniste écrivit: "Comment tombant de la fenêtre sur l’étroite corniche sans parapet […] n’était-elle pas encore tombée de cette corniche jusqu’à la route? […] La pauvre Marguerite ne le sais pas"*. Et pour cause: pour une femme non entraînée et âgée de 46 ans au moment des faits, c’est impossible. Depuis 1997, je réclame une reconstitution du saut de Mme Rouffanche. Mes contradicteurs n’ont jamais accepté.
Loin, donc, de mettre à mal mes théories, les témoignages de la femme présentée comme l’unique rescapée de l’église confirment la fausseté de la version officielle, une version bâtie maladroitement dans l’urgence et au gré des événements postérieurs (effondrement des voûtes par exemple).

Note:

*Camille Mayran, Larmes et lumière à Oradour (Paris: Plon, 1952), p.223-224.
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9°) Vous mentionnez l'ancien président Vincent Auriol dans votre livre. Celui-ci aurait-il émis des doutes sur le narratif officiel?

On le sait par les confidences de Georges Albertini. Lorsque, en 1947, Vincent Auriol nouvellement élu fit un déplacement à Oradour, il nota l’absence de suie dans l’église ainsi que la préservation de boiseries. Cinq ans plus tard, à l’heure où le procès des anciens Waffen SS se préparait, il consulta le dossier et s’aperçut que des pièces en avaient été retirées, comme par exemple le rapport d’un juge militaire SS, le juge Detlev Okrent qui, à l’époque, avait enquêté sur les faits et dont les conclusions contredisaient la thèse officielle*.
C’est l’origine de l’amnistie dont bénéficièrent les anciens Waffen SS au terme de leur procès en janvier-février 1953. Bien que condamnés à de la réclusion, les Alsaciens furent immédiatement libérés. Les Allemands, eux, durent attendre un peu plus longtemps. Quant au condamné à mort, l’Alsacien Georges Boos, il fut libéré en 1959 et partit se faire oublier en Allemagne. Voilà quelques années, répondant aux questions d’un journaliste de Paris match, il confirma que les Waffen SS venus à Oradour-sur-Glane n’avaient pas d’explosifs, donc qu’ils n’avaient pas pu faire sauter l’église, et qu’au procès de 1953, des questions avaient été laissées dans l’ombre**.

Notes:

* Morvan Duhamel, Entretiens confidentiels de Georges Albertini (Nantes: Amalthée, 2012), p.775-776: "Pourquoi le Président de la République avait-il demandé, juste après le verdict du Tribunal militaire jugeant l’affaire d’Oradour, le vote d’une loi amnistiant les condamnés? […] C’est évidemment à cause des Alsaciens figurant parmi les accusés et dont la condamnation révoltait l’Alsace, y attisait les sentiments anti-français. On devait savoir, là-bas, parce que ces jeunes avaient dû raconter à leurs familles, que les événements ne s’étaient pas déroulés tout à fait selon la version présentée à Bordeaux." (p . 775). La note 237 est la suivante: "Notamment les femmes et les enfants censés avoir péri dans un incendie de l’église, alors qu’aucune trace de suie n’en maculait les murs et que des boiseries intérieures étaient intactes, comme Vincent Auriol l’avait constaté lors de sa visite sur place, peu après son élection à la présidence de la République." "Méticuleux comme il est, Vincent Auriol avait d’ailleurs étudié le dossier de près, et il s’était étonné, m’a-t-il dit, que certaines pièces en avaient été retirées au dernier moment, tel le témoignage du juge d’instruction allemand désigné à l’époque." (p.775-776) Dans la note 238, on lit que peu après le drame, les autorités allemandes "désignèrent un juge d’instruction, un certain Detlev Okrent, qui interrogea les membres de l’unité incriminée de la division Das Reich. Un an avant le procès de Bordeaux, une commission rogatoire [française] vint le questionner en Allemagne, mais sa déposition, non conforme à la version qu’on avait donnée du drame, ne fut pas évoquée devant le tribunal".

**Voir la vidéo sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=pN-wz7LBYiU.
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10°) Vous invoquez plusieurs fois les gardiens de la mémoire... qui sont-ils et qu'ont-ils à gagner à perpétuer une version qui serait fausse?

Parmi les gardiens de la mémoire figurent des descendants des victimes, les autorités locales et, à plus haut niveau, les gouvernements successifs. Leurs mobiles sont divers. L’histoire officielle permet à Oradour-sur-Glane d’attirer des visiteurs, donc de favoriser le commerce. Mais je crois que ce mobile demeure très marginal. Il ne concerne que les acteurs du tourisme local et quelques commerçants. Plus importante est la réputation du village: il est très difficile d’avouer que l’on a menti. Mais le mobile principal reste politique: la version officielle du drame d’Oradour-sur-Glane sert d’arme idéologique contre "l’extrême droite". Ce n’est pas nouveau. Dès juillet 1944, les tracts diffusés exploitaient la version du drame d’Oradour colportée par la Résistance afin de susciter (ou de renforcer) l’antinazisme. Au grand procès de Nuremberg (procès politique s’il en fut), Oradour-sur-Glane figura parmi les accusations portées contre le vaincu. En 1953, alors que s’ouvrait le procès des anciens Waffen SS venus à Oradour, le président du tribunal lança: "Le véritable procès que nous jugeons ici est et demeure celui de l’hitlérisme."*
Depuis, rien n’a changé. L’ancien président du Centre de la Mémoire d’Oradour, Richard Jezierski, qualifiait ce musée de "lieux antifasciste". En 2017, opposé à Marine Le Pen lors au deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron se rendit à Oradour afin de mettre en garde contre le nationalisme et l’extrémisme. Et lorsque des écoliers, des collégiens ou des lycéens viennent en pèlerinage à Oradour, on leur inculque une "mémoire engagée", afin qu’ils prennent conscience des danger du fascisme et des bienfaits de la démocratie. L’enjeu principal des gardiens de la mémoire est donc politique, c’est évident.
Voilà pourquoi lorsque mes contradicteurs me lancent: "Vos thèses ont pour objectif de réhabiliter le nazisme, car vous êtes un néonazi", je leur rétorque: "Vos thèses ont pour objectif de salir le nazisme, car vous êtes des antinazis". Chaque camp ayant des objectifs politiques, ce qui doit nous départager, ce sont les faits. La discussion doit donc porter sur les faits, pas sur les motivations, vraies ou supposées, des uns et des autres.

Note:

*Le Monde, 12-13 janvier 1953, p.1.
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11°) Vous avez été incarcéré en France puis en Écosse. Vos écrits sur Oradour-sur-Glane sont-ils la source de vos démêlées avec la Justice?

Ce sont surtout mes écrits et mes vidéos sur l’Holocauste qui m’ont valu des tracas judiciaires. Il faut savoir qu’en France, la loi antirévisionniste date de juillet 1990. Dans sa version initiale, elle punissait la contestation de crimes contre l’humanité, car elle visait avant tout les travaux du professeur Faurisson sur les "chambres à gaz". Or, le drame d’Oradour-sur-Glane est qualifié de crime de guerre, car aucun motif racial n’existe: les Waffen SS aurait massacré un village français innocent non pas en raison de l’origine raciale des habitants, mais afin d’intimider la Résistance qui les harcelait. Voilà pourquoi en France, la contestation de l’histoire officielle d’Oradour-sur-Glane restait autorisée.
Tout changea en janvier 2017: la loi antirévisionniste fut étendue aux crimes de guerre qui ont donné lieu à des condamnations par un instance française ou internationale*. C’est le cas d’Oradour. Il va de soi que cette extension me visait personnellement. La "lex faurisonnia" est devenu aussi la "lex reynouardia". Toutefois, cette loi nouvelle n’a pas encore été beaucoup utilisée pour Oradour. Elle le deviendra sans aucun doute.
J’en termine avec une remarque d’importance: lorsque, en 1990, la loi antirévisionniste fut promulguée, ses artisans jurèrent que l’objectif n’était pas de protéger une "histoire officielle", mais de combattre des thèses qui véhiculaient l’antisémitisme. Seulement voilà: à Oradour-sur-Glane, il n’y avait qu’une famille juive (la famille Pinède, dont les trois enfants ont survécu d’ailleurs!). Ce qui est arrivé dans ce village reste une tragédie franco-allemande. Les gens que les révisionnistes accusent de mentir sont des Français. Par conséquent, la révision du drame ne véhicule ni racisme, ni antisémitisme. En étendant la loi antirévisionniste au cas d’Oradour-sur-Glane, le législateur a jeté le masque: il a avoué que cette loi mémorielle protège des versions de l’Histoire déclarées incontestables. Or, la vérité n’a pas besoin de loi pour se défendre. Quand une loi est jugée nécessaire, cela signifie que la version protégée est fausse.

Note:

*Pour lire la version actuelle de la loi: https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000043982451.
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12°) En 1997 vous avez publié Le Massacre d'Oradour, un demi-siècle de mise en scène. Vingt-cinq ans plus tard, vous avez publié un nouveau livre sur la question: Oradour, le cri des victimes. Quels sont les principaux éléments ajoutés. Quelles sont les grandes découvertes que vous avez faites durant ce quart de siècle de recherche?

Nous avons surtout bénéficié de travaux effectués par d’autres, dont certains n’étaient nullement des révisionnistes. En 2001 par exemple, des défenseurs de la mémoire de la Résistance ont révélé l’emplacement des camps de la Résistance dans la région d’Oradour-sur-Glane. Ainsi a-t-on pu enfin savoir que le village était entouré de maquis, dont l’un se situait à quelques kilomètres seulement. Or, l’histoire officielle avait toujours prétendu qu’Oradour-sur-Glane était situé au sein d’une large région sans aucune activité maquisarde*.
Les confidences de Georges Albertini concernant Vincent Auriol nous ont été communiquées par un ami qui avait eu connaissance de l’ouvrage en question.
Nous avons également profité de la publication du témoignage écrit d’un survivant de drame, Mathieu Borie. Ce témoignage existait depuis 1944, mais seuls des fragments avaient été publiés. Michel Baury a pu se le procurer et le publier intégralement**. Le récit anéantit le mythe du village sans aucune activité maquisarde. On comprend pourquoi depuis 1944, ses parties les plus importantes avaient été gardées secrètes. Dans mon nouveau livre, je m’appuie à de nombreuses reprises sur ce texte capital.
De plus, un homme qui travailla toute sa vie comme restaurateur de bâtiments nous a apporté beaucoup. Dans les ruines d’Oradour, son regard exercé relevé des éléments qui nous avaient échappé. C’est lui, notamment, qui nous a expliqué l’origine de la trace du coup sur la sphère de la croix faîtière. Il a également porté notre attention sur les maisons du village dont les crochets des volets étaient arrachés ou tordus. Ce fait attestait que des explosions violentes avaient secoué les habitations. Provoquées par des dépôts de munitions, le souffle avait violemment arraché les volets Ainsi a-t-on confirmé le rapport du juge Okrent qui parlait d’explosions dans pratiquement toutes les maisons.
Enfin, un correspondant nous a procuré au moins une partie des archives de l’instruction du procès des anciens Waffen SS d’Oradour. Je n’ai pas encore pu tout dépouiller, mais ce que j’ai consulté m’a apporté beaucoup. En particulier, j’ai pu lire les originaux des témoignages de Mme Rouffanche recueillis les 16 et 30 novembre 1944. Ainsi ai-je pu constater que celui du 30 novembre avait été raturé et modifié pour tenter de rendre davantage crédible le saut impossible de la femme présentée comme l’unique rescapée de l’église.

J’ai confiance: la vérité est en marche. Plus rien ne l’arrêtera.

Notes:

*Voir le Bulletin des Amis du Musée de la Résistance du département de la Haute-Vienne, n° 55, troisième trimestre 2001.

**Michel Baury, Oradour-sur-Glane: le récit d’un survivant (Toulouse: Privat, 2021).
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13°) Les gardiens de la mémoire s'en sont pris à vous, mais aussi, plus récemment, à un téléfilm de TF1 où le massacre sert de trame de fond. Quel est le grief soulevé contre ce film de fiction?

Initialement, le scénario racontait l’histoire d’un homme envoyé à Oradour-sur-Glane dans le cadre d’une mission planifiée par la Résistance. Or, l’histoire officielle persiste à affirmer que le bourg était exempt de toute activité maquisarde. D’où le dépit et l’inquiétude des gardiens de la Mémoire*. J’ai appris que le film avait été réalisé après discussions avec les autorités locales. Il devrait être diffusé dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Le scénario a-t-il été modifié et, si oui, comment? Je l’ignore. On verra…
Je reste attentif à tout ce qui se passe autour d’Oradour. Je guette avant tout la réouverture, en 2026, du Centre de la Mémoire d’Oradour. La scénographie aura été modifiée pour garantir, dit-on, une "mémoire infaillible". C’est avouer que jusqu’à maintenant, la mémoire comportait des failles**. J’ai hâte de découvrir le résultat…

Notes:

* Voir mon article intitulé : "Le film de TF1 qui inquiète les gardiens de la Mémoire", consultable à l’adresse suivante: https://blogue.sansconcession.net/2025/07/oradour-le-film-de-tf1-qui-inquiete-les-gardiens-de-la-memoire.

**Voir mon article intitulé: "Oradour: 13 millions d’euros pour tenter de contrer le révisionnisme", consultable à l’adresse suivante: https://blogue.sansconcession.net/2023/12/oradour-13-millions-deuros-pour-tenter-de-contrer-le-revisionnisme.
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Voilà chers Amis. J'ai été heureux de vous offrir cet entretien. Je n'ai jamais fait cela pour l'argent, mais par pur idéal. Je vis très simplement de cours particuliers, et cela me suffit. Je vous souhaite un bon dimanche. Vincent
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Poutine ou Zelensky?

Sous mon dernier message se développe une dispute véhémente entre partisans de la Russie de Vladimir Pountine et partisans de l’Ukraine de Volodymyr Zelensky.
Défenseur du droit de s’exprimer sans entrave, je ne bloquerai personne. Je me permettrai juste quelques réflexions.

Je ne prends parti ni pour la Russie ni pour l’Ukraine. Tout simplement parce que je n’ai pas pris le temps d’étudier le dossier. Mes recherches en Histoire m’ont démontré qu’une étude superficielle conduit souvent à des conclusions erronées. Dans l’affaire d’Oradour par exemple, tout semble évident: le matin, Oradour était, dit-on, un village animé, tranquille et riant; après les passage des Waffen SS, le bourg n’était plus que ruines truffées de cadavres. Conclusion: les Waffen SS étaient venus détruire le village et massacrer ses habitants. Mais l’étude du dossier dévoile une réalité différente.

Quelles sont les causes profondes du conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine? Quels sont les enjeux véritables? Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont-ils commis? Chaque camp produira ses études pour charger l’autre. Seulement voilà: lisez le document URSS-54 produit à Nuremberg et vous serez convaincu que Katyn fut un crime allemand. Lisez les journaux français des 30 août-5 septembre 1939, et vous en serez convaincu que Hitler a voulu la guerre. Seule une étude minutieuse permet de faire la lumière.

De plus, que je prenne parti pour la Russie ou pour l’Ukraine ne changerait rien à l’affaire, car je n’ai le pouvoir ni d’influencer les décideurs internationaux ni de convaincre des millions d’hommes à s’enrôler. Mon opinion n’aurait donc aucune conséquence.
On m’objectera: « Certes, mais il y a précisément des ressemblances avec ce qui s’est passé hier pour l’Allemagne. » Peut-être. Toutefois, je juge les gens aptes, s’ils ont une intelligence même moyenne, à établir eux-mêmes ces liens. Ma mission consiste à dévoiler ce qui s’est passé hier.
Mais il y a plus: si des ressemblances existent, alors qui, dans ce conflit moderne, est la victime des forces hostiles, hier, à Hitler: Pountine ou Zelensky? A l’inverse: de l’Ukraine et de la Russie, lequel des deux pays est l’allié (ou le pion) de ces forces obscures? Question capitale. Or, je note que dans la querelle qui se développe sous mon dernier message, chaque camp accuse l’autre d’être manipulé par les Juifs. S’appuyant sur les déclarations d’un général, KS écrit: « Les sionistes de la secte Chabad-Loubavitch et les loges maçonniques sont responsables de cette ‘orgie noire’ en Ukraine […] C'est aussi [le juif Igor Kolomoïsky] qui -avec l'aide de George Soros- a fait émerger Zelensky ». A cela, un contradicteur pro-ukrainien répond: « Tous les révisos devraient lire le discours de Putin […] C'est édifiant : Vova a été de facto élevé par des Loubavitch. »
Faut-il en déduire que les Loubavitch manipuleraient tout? Des antijuifs l’affirment. Plus généralement, ils expliquent que depuis des siècles, les Juifs sont derrière tout ce qui nuit à nos sociétés: guerres, révolutions, bolchevisme, endettement général, crises, anti-christianisme, occultisme, féminisme, matérialisme, divertissements avilissants, pornographie…
Pour ma part, je crois que les forces de dissolution (qu’elles soient juives ou autres) tirent leur puissance de nos faiblesses. Tel est leur rôle dans la création. Je m’en suis expliqué dans les deuxième et troisième épisodes de ma conférence « Itinéraire d’un enfant gâté par la Providence ».
Voilà pourquoi je commence par chercher à me bonifier afin d’échapper le plus possible à ces forces qui profitent de mes failles. J’ai également l’audace de croire qu’au-delà du révisionnisme historique, ma mission consiste aussi à montrer l’exemple aux autres. Par conséquent, je m’adresse avant tout aux miens, sans chercher à les distraire avec des combats lointains (Trump, Poutine, Soros, Epstein…) qui nous éloignent de l’essentiel. Bonifions-nous et donnons l’exemple, c’est ça qui nous sauvera.
Je vous souhaite une agréable journée. V.
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Permettez-moi de faire appel à votre sens des convenances. Veuillez ne pas utiliser mon canal Telegram pour des disputes sur des sujets qui ne sont pas les miens. On peut venir ici librement commenter, critiquer et discuter mes positions sur des sujets que j'aborde régulièrement depuis des années: les "chambres à gaz", Oradour, le IIIe Reich, l'origine de la décadence de nos sociétés, le matérialisme, l'hédonisme, la question juive, l'évolution, le Big Bang... Mon canal Telegram, c'est chez moi: j'ouvre ma porte à celles et à ceux qui souhaitent me lire ou m'écouter sur des sujets que j'aborde. Ils peuvent ensuite intervenir courtoisement. N'en profitez pas, je vous en prie, pour entrer et vous quereller -véhémentement de surcroît- sur d'autres sujets. Je juge cette conduite impolie. Merci de votre compréhension. Je vous souhaite une agréable journée. Vincent
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Chers Amis,

Je vous souhaite une bonne année 2026.
Je n'ai pas réveillonné, pour une raison simple: hier 31 décembre, j'ai parcouru 55 km à vélo, avec 1°C de température, pour rejoindre la gare la plus proche de la maison familiale des Faurisson. Trois heures de train ont suivi, durant lesquelles j'ai lu deux revues scientifiques. Revenu à Paris, je me suis donc couché. De plus, je repartirai ce matin à 7h pour la Vendée.

J'en reviens aux revues scientifiques. Bien qu'ayant une vision spiritualiste de la Vie, je m'intéresse toujours beaucoup aux sciences afin de me tenir informé des avancées. Ce que j'ai lu cet après-midi donnera d’ailleurs lieu à une vidéo qui complétera la conférence "Itinéraire d’un enfant gâté par la Providence". Je parlerai entre autres de "Luca" (Last Universal Common Ancestor), le dernier ancêtre commun universel, c’est-à-dire celui qui a donné tous les êtres vivants jusqu’à notre époque. Ce qu’en disent aujourd’hui certains scientifiques peut s’accorder avec l’idée d’un Créateur intelligent.
Je continuerai en outre ma série sur le maréchal Pétain, en abordant cette fois le thème Vichy et la question juive.

Avec six procès et d’autres plaintes à venir, l’année 2026 s’annonce difficile. Mes adversaires ont juré de me faire taire avec la prison. Qu’importe; je continuerai jusqu'au bout. Au moment de partir hier matin, la sœur du professeur Faurisson m’a demandé: "Cela ne vous inquiète-t-il pas de parcourir tous ces kilomètres à vélo pour prendre un train?" -"Oui, lui ai-je honnêtement répondu. Mais cela m’excite… J’aime les défis." L’année 2026 sera pleine de défis. J’en suis tout excité… Fort heureusement, car si j’en étais inquiet, je ne pourrais pas tenir. Dans un article que l’hebdomadaire "Rivarol" devrait publier début janvier, j’ai écrit : "Certes, un petit grain de folie est nécessaire pour soutenir le combat révisionniste en première ligne. Mais comment pourrait-il en être autrement? Comment un être ‘raisonnable’ pourrait-il attaquer de front l’un des tabous les plus solides de nos sociétés modernes? Des adversaires puissants et implacables nous pourchassent et peuvent nous faire perdre notre réputation, notre travail, nos relations (voire notre famille), notre argent et même notre liberté. Pour tenir face à eux, la Providence devait susciter un kamikaze […] Je résiste parce que habité par l’ardent désir de remplir ma mission sans me préoccuper du lendemain. Folie? Aux yeux de l’homme raisonnable, c’est certain. Mais Isabelle Rivière soulignait*: "il n’est pas une action féconde qui n’ait commencé par le sacrifice — c’est-à-dire par le contraire même de la prévoyance." Et plus loin: "La véritable obéissance ne connaît point de lois, de précautions ne de mesure. Obéir, c’est se mettre tout entière au service de celui qui ordonne; c’est se donner sans réserve et sans peur, soit et tout ce que l’on possède; c’est oublier son plaisir, sa commodité, son intérêt — du moins ce que l’on croît tel — c’est s’oublier soi-même, corps et âme, c’est à la lettre devenir la chose du Maître"». Elle avait raison.
Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2026,
Vincent

Note :
*Isabelle Rivière, "Sur le devoir d’imprévoyance" (éd. du Cerf, 1941), p.147 et 159.
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Sur les événements du Venezuela (1/2)

Hier, lors de l’enregistrement de l’émission de Démocratie Participative, nous avons longuement évoqué la capture de Nicolas Maduro sur ordre de Donald Trump. Je renvoie les lecteurs à l’émission qui paraîtra ce mardi ou dans les jours qui suivront.

Pour l’heure, j’ajouterai ce qui suit.

Je ne nourris ni sympathie ni antipathie envers Nicolas Maduro. Pour la simple raison que je ne connais ni l’homme ni son action dans le pays ni le contexte géopolitique de l’Amérique latine. Car pour juger équitablement l’action d’une personne, une remise dans le contexte est toujours nécessaire.
Certains respectaient en lui un homme fort, successeur du bolivarien Hugo Chavez. D’autres lui reprochaient d’avoir été réélu fin juillet 2024 grâce à des pressions sur l’opposition et à une fraude électorale massive [1]. On lui imputait également l’orchestration d’une corruption à grande échelle par l’intermédiaire du très nébuleux "Cartel de los Soles". Donald Trump l’accusait enfin d’organiser un narco-trafic important.
Cette dernière accusation me semble sinon fausse, du moins très exagérée. Mon opinion se fonde sur deux rapports très importants, datés de 2025, concernant le trafic mondial de la drogue : le rapport de l’ONU et celui de l’Administration américaine de l’application des lois sur les stupéfiants ("Drug Enforcement Administration) [2]. Le Venezuela y apparaît de façon très marginale, loin, très loin derrière le Mexique et (pour la cocaïne) la Bolivie, le Pérou ou la Colombie.

Nicolas Maduro méritait-il le traitement que lui réserve l’administration Trump ? Sachant que le 24 novembre dernier, le Département d’État américain avait désigné le Cartel de los Soles comme une "organisation terroriste étrangère" (Foreign Terrorist Organization) [3], Donald Trump pouvait légalement agir pour démanteler ce cartel, y compris en ordonnant la capture à l’étranger de son chef présumé.
Naturellement, tout cela pose problème: en désignant le Cartel de los Soles comme une "organisation terroriste étrangère", l’administration américaine agit de façon unilatérale, sans accorder le droit au cartel de présenter sa défense. S’y ajoute le problème de souveraineté telle que la définit le Droit international: envoyer ses soldats à l’étranger pour y enlever une personne -un chef d’État de surcroît- viole la loi. Hier 4 janvier, après d’autres, les gouvernements du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, de l’Uruguay et de l’Espagne ont publié une déclaration conjointe pour dénoncer l’action américaine [4]. En France également, des voix se sont élevées pour protester contre ce qu’ils qualifient de viol du droit international et de la Charte des Nations Unies.
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Sur les événements du Venezuela (2/2)

Pour ma part, je suis stupéfié par toutes ces réactions de personnalités semblant découvrir que le monde est gouverné in fine par la loi du plus fort. Du Venezuela au Tibet en passant par le Moyen-Orient, c’est le plus fort qui impose sa loi au mépris du Droit international.

Faut-il s’en étonner ? Non. Le Droit international moderne est né de la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe. Les vainqueurs ont alors quitté leurs uniformes de soldats pour revêtir le costume de législateur puis la robe du juge afin de juger les vaincus et eux seuls. L’agression soviétique de la Pologne en septembre 1939 ? Absoute. Katyn ? Mis de facto sur le compte des Allemands vaincus. Les bombardement de terreur sur le Reich ? Absous. L’atomisation d’Hiroshima et de Nagasaki ? Absoute.
S’y ajoutaient toutes les fausses accusations forgées à l’aide de rapports d’enquête mensongers: abat-jours en peau humaine, "chambres à gaz" à Dachau, à Majdanek et à Auschwitz, gazés par millions, enfants découpés avec des scies rouillées, essai de bombe atomique sur vingt mille juifs…
Mentionnons enfin ces accusés condamnés à mort par un "tribunal militaire international" qui jugeait sans possibilité d’appel ni de révision (art.26 du Statut).

Tel fut le Droit international instauré en 1945. Un droit qui masquait mal celui du plus fort déguisé en défenseur de la civilisation. La suite était donc toute tracée.
L’agression de l’Irak de feu Saddam Hussein voilà un quart de siècle reste dans ma mémoire. Les USA et leurs alliés agirent sans mandat de l’ONU, au motif qu’il fallait protéger le monde (comprenez: Israël) des armes de destruction massive irakiennes. Une fois le pays envahi et le régime renversé, les croisés autoproclamés de la civilisation l’admirent: Saddam Hussein ne disposait pas d’armes de destruction massive. Il fut tout de même jugé par un tribunal irakien aux ordres du vainqueur. Condamné à mort, il finit pendu. Quant aux agresseurs, ils ne furent jamais inquiétés. Quelques mois plus tard, l’affaire était oubliée. Le monde continuait.

Il en sera de même avec Nicolas Maduro. Une fois les larmes de crocodiles essuyées, les défenseurs du Droit international passeront à autre chose. L’ancien président vénézuélien sera condamné et, s’il n’est pas exécuté, finira dans l’indifférence générale. Pourquoi? Parce que la démocratie aura été rétablie dans le pays, peut-être avec le retour d’Edmundo Gonzales.
Le Droit international né en 1945 est hypocrite, car il est l’œuvre de criminels.

[1] Voir le rapport de la Commission américaine sur les droits humains (Informe-Venezuela-graves-violacionesDDHH-contexto-electoral )

[2] Le rapport américain est consultable à l’adresse suivante : 2025 National Drug Threat Assessment. Celui de l’ONU : https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR_2025/WDR25_B1_Key_findings.pdf.

[3] https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2025/11/terrorist-designations-of-cartel-de-los-soles

[4] Cancillería Colombia sur X : "Comunicado conjunto de Brasil, Chile, Colombia, México, Uruguay y España frente a los hechos ocurridos en Venezuela: https://t.co/P9xbHI1lpG https://t.co/AXq50WAMEK" / X
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Matérialisme vs spiritualisme : la question de l’origine de la vie (voir la vidéo dans le message suivant)

Lors de ma conférence "Itinéraire d’un enfant gâté", j’ai expliqué les raisons pour lesquelles je ne croyais pas en la thèse d’une évolution guidée par le seul hasard. Cela ne m’empêche pas de me tenir informé des découvertes, car si l’on veut juger une thèse, alors il faut la connaître en lisant calmement ceux qui la soutiennent. Le dernier numéro spécial de "Sciences et Avenir" traite des "origines". Un article est consacré à Luca, "l’ancêtre de tous les êtres vivants". Dans cette vidéo, je considère sans parti pris ce qui y est affirmé. Puis je souligne les conséquences mortelles, pour les sociétés, du dogme matérialiste triomphant.

Plan de l’exposé :

L’incroyable complexité génétique de Luca
L’expérience de Miller-Urey n’a pas expliqué comment la vie est apparue
Luca m’apparaît comme le fruit d’un plan
Les conséquences sociologiques mortelles du dogme matérialiste
- Une image terriblement amoindrie de l’Homme qui conduit à l’individualisme
- La baisse alarmante de la natalité, conséquence lointaine du dogme matérialiste...
- … d’où découle une submersion migratoire
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Matérialisme vs spiritualisme : la question de l’origine de la vie

Lors de ma conférence "Itinéraire d’un enfant gâté", j’ai expliqué les raisons pour lesquelles je ne croyais pas en la thèse d’une évolution guidée par le seul hasard. Cela ne m’empêche pas de me tenir informé des découvertes, car si l’on veut juger une thèse, alors il faut la connaître en lisant calmement ceux qui la soutiennent. Le dernier numéro spécial de "Sciences et Avenir" traite des "origines". Un article est consacré à Luca, "l’ancêtre de tous les êtres vivants". Dans cette vidéo, je considère sans parti pris ce qui y est affirmé. Puis je souligne les conséquences mortelles, pour les sociétés, du dogme matérialiste triomphant. (Musique : Celtic Night)
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