QUELQUES ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION SUR L’INGÉRENCE AMÉRICAINE EN UKRAINE :
N.B: Je ne suis ni pro-Poutine, ni pro-Otan, mais pro-européen, et donc aussi pour l'intérêt de l'Ukraine et des Russes bien compris, qui est la grande Europe. Je suis autant opposé à l’impérialisme eurasien, traditionaliste et anti-occidental, qu'à l’impérialisme américain, moderniste et anti-russe. Et par dessus tout, je suis contre l'affrontement de ces deux empires sur le sol européen, contre la 3e guerre mondiale, contre le surenchérissement militaire. Je suis contre les violences en Ukraine, mais aussi contre l'instrumentalisation des ukrainiens et des européens par les américains pour leurs propres intérêts géopolitiques. Une troisième voie est possible en tout. Voici maintenant quelques informations qui, je pense, peuvent nous amener à nous faire un jugement plus libre entre deux propagandes.
1/ Régis Le Sommier, reporter de guerre, ancien directeur adjoint de Paris Match: « Les américains sont à la manoeuvre en Ukraine »: https://youtu.be/SpdATCNx734
2/ « Joe Biden se vante d’avoir forcé l’Ukraine à destituer un de ses hauts fonctionnaires pour de l’argent : https://arretsurinfo.ch/et-le-fils-de-puteil-a-ete-saque-joe-biden-se-vante-davoir-force-lukraine-a-destituer-un-de-ses-hauts-fonctionnaires-pour-de-largent/
-> Extrait: « Biden avait déjà révélé, dans ses mémoires personnels, qu’il « avait eu Porochenko ou Yatseniouk, ou les deux, au téléphone presque toutes les semaines » pendant des mois, à essayer d’imposer presque chaque décision importante de l’administration Porochenko, après le renversement de Viktor Yanoukovitch par le coup d’État de 2014 qui a inauguré la crise ukrainienne. »
3/ « Fuck the EU! » : Conversation fuitée de Victoria Nulland et Geoffrey Pyatt parlant de la composition du nouveau gouvernement ukrainien après le coup d’état de 2014 financé par les américains: https://www.bbc.com/news/world-europe-26079957
4/ Les États-Unis arment et assistent les néo-nazis en Ukraine : https://thegrayzone.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/
5/ Les pays occidentaux forment des radicaux d’extrême droite en Ukraine
https://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/les-pays-occidentaux-forment-des-236889
6/ Quand les Forces canadiennes forment des néo-nazis en Ukraine : https://www.pressegauche.org/Quand-les-Forces-canadiennes-forment-des-neo-nazis-en-Ukraine
7/ L’armée américaine entraine les paramilitaires néonazis en Ukraine: https://www.wsws.org/fr/articles/2015/04/ukra-a02.html
8/ Anne-Laure Bonnel: « Les américains entrainent le bataillon Azov. » https://fb.watch/cp3py6UR3y/
9/ Les paramilitaires ukrainiens formés par la CIA pourraient jouer un rôle central si la Russie envahit: https://news.yahoo.com/cia-trained-ukrainian-paramilitaries-may-take-central-role-if-russia-invades-185258008.html
10/ Joe Biden: « si la Russie envahit l’Ukraine, nous mettrons fin au projet Nord Stream 2 ». https://youtu.be/k93WTecbbks
11/ Guerre en Ukraine : les Américains ont enfin eu la peau de Nord Stream 2 : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/guerre-en-ukraine-les-americains-ont-enfin-eu-la-peau-de-nord-stream-2-905736.html
12/ Jacques Baud, ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est, explique la stratégie américaine d’isolement de la Russie et la mise en échec de Nord Stream 2: https://vm.tiktok.com/ZMLV2BbR5/
13/ Discours de George Friedman, géopoliticien américain fondateur de l'agence de renseignement Stratfor, en 2015 au Chicago Council :
« La préoccupation primordiale des États-Unis, pour laquelle nous avons livré des guerres depuis un siècle – la Première, la Seconde, la guerre froide – a été la relation entre l’Allemagne et la Russie, car, unies, elles sont la seule force qui pourrait nous menacer, et de nous assurer que cela n’arrive pas.
N.B: Je ne suis ni pro-Poutine, ni pro-Otan, mais pro-européen, et donc aussi pour l'intérêt de l'Ukraine et des Russes bien compris, qui est la grande Europe. Je suis autant opposé à l’impérialisme eurasien, traditionaliste et anti-occidental, qu'à l’impérialisme américain, moderniste et anti-russe. Et par dessus tout, je suis contre l'affrontement de ces deux empires sur le sol européen, contre la 3e guerre mondiale, contre le surenchérissement militaire. Je suis contre les violences en Ukraine, mais aussi contre l'instrumentalisation des ukrainiens et des européens par les américains pour leurs propres intérêts géopolitiques. Une troisième voie est possible en tout. Voici maintenant quelques informations qui, je pense, peuvent nous amener à nous faire un jugement plus libre entre deux propagandes.
1/ Régis Le Sommier, reporter de guerre, ancien directeur adjoint de Paris Match: « Les américains sont à la manoeuvre en Ukraine »: https://youtu.be/SpdATCNx734
2/ « Joe Biden se vante d’avoir forcé l’Ukraine à destituer un de ses hauts fonctionnaires pour de l’argent : https://arretsurinfo.ch/et-le-fils-de-puteil-a-ete-saque-joe-biden-se-vante-davoir-force-lukraine-a-destituer-un-de-ses-hauts-fonctionnaires-pour-de-largent/
-> Extrait: « Biden avait déjà révélé, dans ses mémoires personnels, qu’il « avait eu Porochenko ou Yatseniouk, ou les deux, au téléphone presque toutes les semaines » pendant des mois, à essayer d’imposer presque chaque décision importante de l’administration Porochenko, après le renversement de Viktor Yanoukovitch par le coup d’État de 2014 qui a inauguré la crise ukrainienne. »
3/ « Fuck the EU! » : Conversation fuitée de Victoria Nulland et Geoffrey Pyatt parlant de la composition du nouveau gouvernement ukrainien après le coup d’état de 2014 financé par les américains: https://www.bbc.com/news/world-europe-26079957
4/ Les États-Unis arment et assistent les néo-nazis en Ukraine : https://thegrayzone.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/
5/ Les pays occidentaux forment des radicaux d’extrême droite en Ukraine
https://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/les-pays-occidentaux-forment-des-236889
6/ Quand les Forces canadiennes forment des néo-nazis en Ukraine : https://www.pressegauche.org/Quand-les-Forces-canadiennes-forment-des-neo-nazis-en-Ukraine
7/ L’armée américaine entraine les paramilitaires néonazis en Ukraine: https://www.wsws.org/fr/articles/2015/04/ukra-a02.html
8/ Anne-Laure Bonnel: « Les américains entrainent le bataillon Azov. » https://fb.watch/cp3py6UR3y/
9/ Les paramilitaires ukrainiens formés par la CIA pourraient jouer un rôle central si la Russie envahit: https://news.yahoo.com/cia-trained-ukrainian-paramilitaries-may-take-central-role-if-russia-invades-185258008.html
10/ Joe Biden: « si la Russie envahit l’Ukraine, nous mettrons fin au projet Nord Stream 2 ». https://youtu.be/k93WTecbbks
11/ Guerre en Ukraine : les Américains ont enfin eu la peau de Nord Stream 2 : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/guerre-en-ukraine-les-americains-ont-enfin-eu-la-peau-de-nord-stream-2-905736.html
12/ Jacques Baud, ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est, explique la stratégie américaine d’isolement de la Russie et la mise en échec de Nord Stream 2: https://vm.tiktok.com/ZMLV2BbR5/
13/ Discours de George Friedman, géopoliticien américain fondateur de l'agence de renseignement Stratfor, en 2015 au Chicago Council :
« La préoccupation primordiale des États-Unis, pour laquelle nous avons livré des guerres depuis un siècle – la Première, la Seconde, la guerre froide – a été la relation entre l’Allemagne et la Russie, car, unies, elles sont la seule force qui pourrait nous menacer, et de nous assurer que cela n’arrive pas.
La semaine dernière, il y a une dizaine de jours, le général Ben Hodges, commandant de l’armée américaine en Europe, s’est rendu en Ukraine pour y annoncer que les formateurs américains viendraient désormais officiellement, et non plus officieusement. Il a remis des médailles aux combattants ukrainiens, ce qui est contraire au règlement de l’armée qui ne l’autorise pas à décorer des étrangers, mais il l’a fait.
Ce faisant, il a montré que c’était son armée. Ensuite, il est parti pour aller annoncer aux Pays Baltes que les États-Unis allaient envoyer des blindés, de l’artillerie et d’autres équipements militaires, en Pologne, en Roumanie et en Bulgarie. C’est un point très intéressant. Donc les États-Unis ont annoncé hier qu’ils allaient envoyer des armes. Ce soir, bien sûr, les Etats-Unis ont démenti l’information, mais les armes partiront bien. (...) Faisant tout cela, les États-Unis ont agi hors du cadre de l’OTAN. Parce que dans le cadre de l’OTAN il faut un accord à l’unanimité et n’importe quel pays peut opposer son veto sur n’importe quoi. Et les Turcs opposeront leur veto « rien que pour rire ».
Le fait est que les États-Unis sont prêts à créer un cordon sanitaire autour de la Russie. La Russie le sait. Elle croit que l’intention des États-Unis est de faire éclater la Fédération de Russie. Je pense que, comme l’avait dit Peter Lorre, « nous ne voulons pas vous tuer, nous voulons juste vous faire un peu mal ». Source: https://youtu.be/emCEfEYom4A
14/ Une américaine ministre des finances en Ukraine : https://www.leparisien.fr/international/ukraine-une-americaine-ministre-des-finances-un-lituanien-a-l-economie-02-12-2014-4341441.php
15/ Sur Hunter Biden, fils de Joe Biden, nommé au conseil d’administration d’une des principales compagnies gazières d’Ukraine, Burisma : https://www.lematin.ch/story/affaire-ukrainienne-laveu-du-fils-de-joe-biden-865409054252
16/ Extraits du Grand Echiquier de Brzezinsky, la Bible de la géopolitique américaine, paru en 1997:
« A cet égard, l’effort américain porte vers trois régions clefs : l’Ukraine, essentielle avec ses cinquante-deux millions d'habitants et dont le renforcement de l’indépendance rejette la Russie à l’extrême est de l’Europe et la condamne à n'être plus, dans l'avenir, qu’une puissance régionale.
[...] L’indépendance de l’Ukraine modifie la nature même de l’État russe. De ce seul fait, cette nouvelle case importante sur l’échiquier eurasien devient un pivot géopolitique. Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire en Eurasie. Et quand bien même elle s’efforcerait de recouvrer un tel statut, le centre de gravité en serait alors déplacé, et cet empire pour l’essentiel asiatique serait voué à la faiblesse, entraîné dans des conflits permanents avec ses vassaux agités d’Asie centrale.
[...] Pour Moscou, en revanche, rétablir le contrôle sur l’Ukraine - un pays de cinquante-deux millions d’habitants doté de ressources nombreuses et d’un accès à la mer Noire-, c’est s’assurer les moyens de redevenir un Etat impérial puissant, s’étendant sur l’Europe et l’Asie. »
17/ Sur l'impérialisme de la vertu, ou comment les américains financent les révolutions colorées dans les pays de l'ex-Union Soviétique pour créer une ceinture autour de la Russie, faisant ainsi coïncider leurs intérêts stratégiques avec le soutien aux transitions démocratiques. https://youtu.be/JuzsakV2W0A
18/ Alexandre Del Valle, géopoliticien, explique comment les américains ont poussé la Russie à l'erreur : https://www.youtube.com/watch?v=_3AQ0DuxMLg&t=911s
19/ Mercenaires américains en Ukraine en 2014 : "C'est la guerre moderne, les états ne s'engagent plus", assure un spécialiste : https://dai.ly/x1u8mc8
20/ Qu'en pensent les géopoliticiens américains? La réponse, dans cet extrait de l'article d'Alexandre Del Valle: La stratégie irresponsable de l’Empire anglo-américain en Ukraine, chronique d’une guerre globale annoncée…
Ce faisant, il a montré que c’était son armée. Ensuite, il est parti pour aller annoncer aux Pays Baltes que les États-Unis allaient envoyer des blindés, de l’artillerie et d’autres équipements militaires, en Pologne, en Roumanie et en Bulgarie. C’est un point très intéressant. Donc les États-Unis ont annoncé hier qu’ils allaient envoyer des armes. Ce soir, bien sûr, les Etats-Unis ont démenti l’information, mais les armes partiront bien. (...) Faisant tout cela, les États-Unis ont agi hors du cadre de l’OTAN. Parce que dans le cadre de l’OTAN il faut un accord à l’unanimité et n’importe quel pays peut opposer son veto sur n’importe quoi. Et les Turcs opposeront leur veto « rien que pour rire ».
Le fait est que les États-Unis sont prêts à créer un cordon sanitaire autour de la Russie. La Russie le sait. Elle croit que l’intention des États-Unis est de faire éclater la Fédération de Russie. Je pense que, comme l’avait dit Peter Lorre, « nous ne voulons pas vous tuer, nous voulons juste vous faire un peu mal ». Source: https://youtu.be/emCEfEYom4A
14/ Une américaine ministre des finances en Ukraine : https://www.leparisien.fr/international/ukraine-une-americaine-ministre-des-finances-un-lituanien-a-l-economie-02-12-2014-4341441.php
15/ Sur Hunter Biden, fils de Joe Biden, nommé au conseil d’administration d’une des principales compagnies gazières d’Ukraine, Burisma : https://www.lematin.ch/story/affaire-ukrainienne-laveu-du-fils-de-joe-biden-865409054252
16/ Extraits du Grand Echiquier de Brzezinsky, la Bible de la géopolitique américaine, paru en 1997:
« A cet égard, l’effort américain porte vers trois régions clefs : l’Ukraine, essentielle avec ses cinquante-deux millions d'habitants et dont le renforcement de l’indépendance rejette la Russie à l’extrême est de l’Europe et la condamne à n'être plus, dans l'avenir, qu’une puissance régionale.
[...] L’indépendance de l’Ukraine modifie la nature même de l’État russe. De ce seul fait, cette nouvelle case importante sur l’échiquier eurasien devient un pivot géopolitique. Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire en Eurasie. Et quand bien même elle s’efforcerait de recouvrer un tel statut, le centre de gravité en serait alors déplacé, et cet empire pour l’essentiel asiatique serait voué à la faiblesse, entraîné dans des conflits permanents avec ses vassaux agités d’Asie centrale.
[...] Pour Moscou, en revanche, rétablir le contrôle sur l’Ukraine - un pays de cinquante-deux millions d’habitants doté de ressources nombreuses et d’un accès à la mer Noire-, c’est s’assurer les moyens de redevenir un Etat impérial puissant, s’étendant sur l’Europe et l’Asie. »
17/ Sur l'impérialisme de la vertu, ou comment les américains financent les révolutions colorées dans les pays de l'ex-Union Soviétique pour créer une ceinture autour de la Russie, faisant ainsi coïncider leurs intérêts stratégiques avec le soutien aux transitions démocratiques. https://youtu.be/JuzsakV2W0A
18/ Alexandre Del Valle, géopoliticien, explique comment les américains ont poussé la Russie à l'erreur : https://www.youtube.com/watch?v=_3AQ0DuxMLg&t=911s
19/ Mercenaires américains en Ukraine en 2014 : "C'est la guerre moderne, les états ne s'engagent plus", assure un spécialiste : https://dai.ly/x1u8mc8
20/ Qu'en pensent les géopoliticiens américains? La réponse, dans cet extrait de l'article d'Alexandre Del Valle: La stratégie irresponsable de l’Empire anglo-américain en Ukraine, chronique d’une guerre globale annoncée…
"À la fin de sa vie, le grand stratège Zbigniew Brzeziński, pourtant américano-polonais russophobe artisan de l’aide aux moudjahidines afghans contre l’Armée rouge, a considéré comme dangereux le rejet de la Russie et l’extension de l’OTAN à l’Ukraine. Henri Kissinger a expliqué avec lui que « la paix sur le continent dépend de “l’engagement à ne pas faire rentrer l’Ukraine dans l’OTAN” ».
Le concepteur même de la doctrine de l’endiguement de l’URSS, George Kennan, a affirmé quant à lui qu’« étendre l’OTAN vers l’est
serait la pire erreur de la politique américaine de l’ère post-guerre froide... Les Russes vont réagir progressivement de manière
particulièrement hostile et cela changera leur politique. »
En septembre 2014, John Mearsheimer, grand connaisseur des conflits entre grandes puissances, non suspecté de pro-poutinisme,
écrivait dans la revue Foreign Affairs un article remarqué : Why the Ukraine Crisis Is the West’s Fault. The Liberal Delusions That
Provoked Putin. Il y affirmait que son pays serait le premier responsable de la radicalisation de Vladimir Poutine et de la guerre en Ukraine. Loin d’être un gauchiste anti-américain, ce grand universitaire de l’école américaine réaliste des relations internationales, y soutient que l’intervention russe en Crimée et en Ukraine a été motivée par des « objectifs stratégiques irresponsables de l’OTAN en Europe de l’Est » et que l’extension de l’OTAN et des missiles et anti-missiles occidentaux à l’Est est ressentie par les Russes comme une « menace existentielle ». Pour lui, c’est exactement « comme si les Russes ou les Chinois concluaient une alliance militaire dans le nord de l’Amérique avec le Canada et le Mexique. »
Les Occidentaux ne pouvaient ignorer qu’ils jouaient avec le feu en rendant hystérique l’ours russe acculé et blessé
Tout en déplorant le drame des Ukrainiens pris en otage par les deux grands de la guerre froide, il soutient que « l’annexion de la
Crimée par la Russie en 2014 a été alimentée par cette préoccupation majeure du Kremlin de perdre l’accès à la mer Noire en cas d’intégration de l’Ukraine (dont la Crimée, et la flotte russe qui y stationnait dans le cadre d’un accord russo-ukrainien allant expirer en 2017), et donc « par la crainte de perdre définitivement la base navale russe de Sébastopol ». Mearsheimer suggère ainsi aux décideurs américains de « reconnaître un statut neutre et d’État tampon à l’Ukraine entre la Russie et le monde de l’OTAN au lieu de
tenter follement d’absorber ce pays ».
Hélas, les dirigeants des pays occidentaux préfèrent souvent écouter les conseillers en “public relations” plutôt que les stratèges
avisés ou les militaires, bien moins va-t-en-guerre. Dans sa conférence du 25 septembre 2015, Why the Ukraine is the West’s Fault, notre professeur accusait tous les gouvernements américains d’avoir encouragé l’Ukraine à faire partie de l’Occident et d’utiliser ce pays comme zone de « projection d’une politique hostile tournée contre la Russie », déplorant que « la fin et le résultat de cette stratégie est que l’Ukraine sera détruite »… Prémonitoire.
Ceci montre que les Occidentaux ne pouvaient ignorer qu’ils jouaient avec le feu et méprisent les vies des Ukrainiens envoyés au charbon en rendant hystérique l’ours russe acculé et blessé.
Après l’invasion du 26 février 2022, Mearsheimer a réitéré que l’invasion de l’Ukraine a résulté d’une « provocation américaine visant à faire de l’Ukraine un avant-poste de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN », expliquant au The New Yorker que « tous les troubles
dans ce contexte ont été initiés en avril 2008, durant le sommet de l’OTAN de Bucarest, lorsque les responsables et membres de
l’OTAN ont déclaré que l’Ukraine et la Georgie feraient partie de l’OTAN ». Certes, l’OTAN ne donna pas de dates, et la France puis
l’Allemagne s’opposèrent à cette perspective, mais ceci a achevé de convaincre le Kremlin qu’il « fallait tracer une ligne dans le sable
». Il rappelle que l’expansion de l’OTAN, « cœur de la stratégie, qui va de pair avec l’expansion de l’UE et le fait de retourner
Le concepteur même de la doctrine de l’endiguement de l’URSS, George Kennan, a affirmé quant à lui qu’« étendre l’OTAN vers l’est
serait la pire erreur de la politique américaine de l’ère post-guerre froide... Les Russes vont réagir progressivement de manière
particulièrement hostile et cela changera leur politique. »
En septembre 2014, John Mearsheimer, grand connaisseur des conflits entre grandes puissances, non suspecté de pro-poutinisme,
écrivait dans la revue Foreign Affairs un article remarqué : Why the Ukraine Crisis Is the West’s Fault. The Liberal Delusions That
Provoked Putin. Il y affirmait que son pays serait le premier responsable de la radicalisation de Vladimir Poutine et de la guerre en Ukraine. Loin d’être un gauchiste anti-américain, ce grand universitaire de l’école américaine réaliste des relations internationales, y soutient que l’intervention russe en Crimée et en Ukraine a été motivée par des « objectifs stratégiques irresponsables de l’OTAN en Europe de l’Est » et que l’extension de l’OTAN et des missiles et anti-missiles occidentaux à l’Est est ressentie par les Russes comme une « menace existentielle ». Pour lui, c’est exactement « comme si les Russes ou les Chinois concluaient une alliance militaire dans le nord de l’Amérique avec le Canada et le Mexique. »
Les Occidentaux ne pouvaient ignorer qu’ils jouaient avec le feu en rendant hystérique l’ours russe acculé et blessé
Tout en déplorant le drame des Ukrainiens pris en otage par les deux grands de la guerre froide, il soutient que « l’annexion de la
Crimée par la Russie en 2014 a été alimentée par cette préoccupation majeure du Kremlin de perdre l’accès à la mer Noire en cas d’intégration de l’Ukraine (dont la Crimée, et la flotte russe qui y stationnait dans le cadre d’un accord russo-ukrainien allant expirer en 2017), et donc « par la crainte de perdre définitivement la base navale russe de Sébastopol ». Mearsheimer suggère ainsi aux décideurs américains de « reconnaître un statut neutre et d’État tampon à l’Ukraine entre la Russie et le monde de l’OTAN au lieu de
tenter follement d’absorber ce pays ».
Hélas, les dirigeants des pays occidentaux préfèrent souvent écouter les conseillers en “public relations” plutôt que les stratèges
avisés ou les militaires, bien moins va-t-en-guerre. Dans sa conférence du 25 septembre 2015, Why the Ukraine is the West’s Fault, notre professeur accusait tous les gouvernements américains d’avoir encouragé l’Ukraine à faire partie de l’Occident et d’utiliser ce pays comme zone de « projection d’une politique hostile tournée contre la Russie », déplorant que « la fin et le résultat de cette stratégie est que l’Ukraine sera détruite »… Prémonitoire.
Ceci montre que les Occidentaux ne pouvaient ignorer qu’ils jouaient avec le feu et méprisent les vies des Ukrainiens envoyés au charbon en rendant hystérique l’ours russe acculé et blessé.
Après l’invasion du 26 février 2022, Mearsheimer a réitéré que l’invasion de l’Ukraine a résulté d’une « provocation américaine visant à faire de l’Ukraine un avant-poste de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN », expliquant au The New Yorker que « tous les troubles
dans ce contexte ont été initiés en avril 2008, durant le sommet de l’OTAN de Bucarest, lorsque les responsables et membres de
l’OTAN ont déclaré que l’Ukraine et la Georgie feraient partie de l’OTAN ». Certes, l’OTAN ne donna pas de dates, et la France puis
l’Allemagne s’opposèrent à cette perspective, mais ceci a achevé de convaincre le Kremlin qu’il « fallait tracer une ligne dans le sable
». Il rappelle que l’expansion de l’OTAN, « cœur de la stratégie, qui va de pair avec l’expansion de l’UE et le fait de retourner
l’Ukraine naguère pro-russe en une démocratie libérale pro-américaine, est pour les Russes une menace existentielle », rappelant qu’en novembre 2021, un destroyer britannique a violé les eaux territoriales russes en mer Noire, et que depuis 2017, l’armée ukrainienne a été intensément financée et entraînée par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN (Canada, Grande-Bretagne,
Pologne, Turquie, etc.), via l’envoi d’instructeurs, d’armes, de drones, de missiles javelin anti-chars, sol-air, de radars, d’équipements technologiques, etc. Bref, pour Moscou, l’Ukraine était déjà devenu de facto un pays de l’OTAN.
À l’opposé de Mearsheimer, un autre grand stratège américain, George Friedman, fondateur de l’agence privée de renseignement STRATFOR, exposait sans complexe devant le Chicago Council on Global Affairs (CCGA), la stratégie de domination globale de l’Empire anglo-américain, dans la droite ligne des théories de Mackinder et Spykman visant à ceinturer le Heartland russe
et dominer l’Eurasie en divisant l’Europe et la Russie puis en contrôlant les accès aux mers chaudes par le Rimland. Friedman
affirme que le maintien du leadership américano-anglo-saxon sur le monde passe par une perpétuelle alimentation de conflits entre
puissances anti-hégémoniques ou rivales. Chaud partisan de l’extension de l’OTAN à l’Ukraine, Friedman reconnaît que le fait de
pousser la Russie à la faute avec le chiffon rouge de l’OTAN a favorisé la division du Continent, sachant que « le vrai danger n’est
pas la menace islamiste, mais une alliance germano-russe » (…), seule force qui pourrait nous menacer. Et nous devons nous
assurer que cela n’arrive pas »…
Il rappelle ainsi qu’en décorant en 2015 des soldats ukrainiens, le général américain Ben Hodges a confirmé que l’Amérique a formé
officiellement l’armée ukrainienne en violation des règles militaires américaines. Le but était de montrer aux Russes que l’OTAN
intervient directement en Ukraine, afin de susciter leur réaction violente. Friedman se félicite ainsi cyniquement que son pays, comme jadis l’Empire anglais, doit toujours « faire en sorte que les Européens s’entre-déchirent, de sorte qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre ». En persistant à défendre par principe la politique de “porte ouverte” de l’OTAN et d’occidentalisation de l’Ukraine vue comme un bélier pour repousser le modèle russe et réduire la profondeur stratégique russe, les dirigeants américains ont donc sciemment risqué de faire courir à l’Humanité la plus grave crise politico-militaire internationale depuis la Seconde Guerre mondiale." Source: https://www.alexandredelvalle.com/single-post/la-strat%C3%A9gie-irresponsable-de-l-empire-am%C3%A9ricain-en-ukraine-chronique-d-une-guerre-globale-annonc%C3%A9e
Pologne, Turquie, etc.), via l’envoi d’instructeurs, d’armes, de drones, de missiles javelin anti-chars, sol-air, de radars, d’équipements technologiques, etc. Bref, pour Moscou, l’Ukraine était déjà devenu de facto un pays de l’OTAN.
À l’opposé de Mearsheimer, un autre grand stratège américain, George Friedman, fondateur de l’agence privée de renseignement STRATFOR, exposait sans complexe devant le Chicago Council on Global Affairs (CCGA), la stratégie de domination globale de l’Empire anglo-américain, dans la droite ligne des théories de Mackinder et Spykman visant à ceinturer le Heartland russe
et dominer l’Eurasie en divisant l’Europe et la Russie puis en contrôlant les accès aux mers chaudes par le Rimland. Friedman
affirme que le maintien du leadership américano-anglo-saxon sur le monde passe par une perpétuelle alimentation de conflits entre
puissances anti-hégémoniques ou rivales. Chaud partisan de l’extension de l’OTAN à l’Ukraine, Friedman reconnaît que le fait de
pousser la Russie à la faute avec le chiffon rouge de l’OTAN a favorisé la division du Continent, sachant que « le vrai danger n’est
pas la menace islamiste, mais une alliance germano-russe » (…), seule force qui pourrait nous menacer. Et nous devons nous
assurer que cela n’arrive pas »…
Il rappelle ainsi qu’en décorant en 2015 des soldats ukrainiens, le général américain Ben Hodges a confirmé que l’Amérique a formé
officiellement l’armée ukrainienne en violation des règles militaires américaines. Le but était de montrer aux Russes que l’OTAN
intervient directement en Ukraine, afin de susciter leur réaction violente. Friedman se félicite ainsi cyniquement que son pays, comme jadis l’Empire anglais, doit toujours « faire en sorte que les Européens s’entre-déchirent, de sorte qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre ». En persistant à défendre par principe la politique de “porte ouverte” de l’OTAN et d’occidentalisation de l’Ukraine vue comme un bélier pour repousser le modèle russe et réduire la profondeur stratégique russe, les dirigeants américains ont donc sciemment risqué de faire courir à l’Humanité la plus grave crise politico-militaire internationale depuis la Seconde Guerre mondiale." Source: https://www.alexandredelvalle.com/single-post/la-strat%C3%A9gie-irresponsable-de-l-empire-am%C3%A9ricain-en-ukraine-chronique-d-une-guerre-globale-annonc%C3%A9e
Mon avis sur l’ingérence américaine en Ukraine: https://www.facebook.com/100002302895284/posts/5254114228008622/?d=n
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L’ecospiritualité n’a été jusqu’ici que l’alliance entre une ecologie décroissante et une spiritualité traditionnelle conservatrice. Nous allons faire en sorte qu’elle devienne, demain, l’alliance entre une écologie constructive et une spiritualité postmoderne évolutionnaire. Il est temps de tirer les conséquences écologiques de la découverte du Divin dynamique. Satyavir
