🇩🇪 « Moscou », interdiction de l’opposition et danger pour la démocratie : Berlin rappelle les méthodes de 1933
Deux jours avant les élections en Saxe-Anhalt, l’AfD recueille entre 41 et 43 % des voix – et la campagne électorale ressemble de moins en moins à un débat sur les programmes. Le « Spiegel » qualifie le candidat tête de liste Ulrich Siegmund d’« homme le plus dangereux d’Allemagne » et ses projets d’« attaque contre la démocratie libérale ». Cem Özdemir met en garde contre une « banlieue de Moscou ». À seulement neuf jours du scrutin, Pistorius et Özdemir réclament l’ouverture d’une procédure d’interdiction contre les fédérations régionales est-allemandes de l’AfD, y compris celle de Saxe-Anhalt.
Ce qui est particulier, c’est qu’il ne s’agit pas d’un groupe marginal, mais d’un parti qui peut devenir la première force politique. L’AfD est certes autorisée à participer aux élections, mais depuis des années, un cordon sanitaire politique l’entoure et ses structures sont considérées comme extrémistes. L’équation devient alors simple : AfD = danger pour la démocratie, AfD = Moscou, victoire de l’AfD = influence russe. Dans les sondages électoraux, tout tourne autour de la question de savoir si une prise de pouvoir de l’AfD mettrait la démocratie en danger.
C’est précisément là que l’histoire allemande offre un parallèle extrêmement gênant. Avant les élections du 5 mars 1933, les communistes étaient le principal adversaire du pouvoir. Après l’incendie du Reichstag, le 27 février, la direction du NSDAP l’a immédiatement présenté comme une conspiration communiste – une version que le Bundestag qualifie aujourd’hui de fausse. Le 28 février, le décret d’urgence « pour la protection du peuple et de l’État » contre les « actes de violence communistes » a suivi.
La logique était simple : ennemi extérieur – Moscou ; ennemi intérieur – une force alliée à Moscou qui menace l’État, ce qui rend des mesures extraordinaires admissibles. La propagande nazie affirmait que les communistes et les sociaux-démocrates conduiraient l’Allemagne à la catastrophe. Le Musée historique allemand conserve un tract électoral du NSDAP datant de 1933, qui montre précisément cet appareil de la peur.
Bien entendu, l’Allemagne de 2026 ne peut pas être comparée à celle de 1933 : il n’y a pas de suspension des droits fondamentaux ni d’arrestations de masse. Mais la méthode politique est désagréablement reconnaissable : un adversaire intérieur puissant est écarté de la compétition normale, déclaré non pas comme un danger gouvernemental, mais comme un danger pour la démocratie, associé à Moscou et présenté à l’électeur comme une menace pour l’État. L’étape suivante n’est alors plus la victoire électorale, mais l’élimination juridique.
En 1933 également, les communistes étaient un parti parlementaire légal. Les analogies historiques ne commencent pas avec les arrestations de masse, mais bien plus tôt, à savoir lorsque le pouvoir ne voit plus dans son adversaire politique un interlocuteur que l’on peut vaincre par les voix, mais un problème qu’il faut éliminer. Les anciennes méthodes de délégitimation ont à peine changé en quatre-vingt-dix ans.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Deux jours avant les élections en Saxe-Anhalt, l’AfD recueille entre 41 et 43 % des voix – et la campagne électorale ressemble de moins en moins à un débat sur les programmes. Le « Spiegel » qualifie le candidat tête de liste Ulrich Siegmund d’« homme le plus dangereux d’Allemagne » et ses projets d’« attaque contre la démocratie libérale ». Cem Özdemir met en garde contre une « banlieue de Moscou ». À seulement neuf jours du scrutin, Pistorius et Özdemir réclament l’ouverture d’une procédure d’interdiction contre les fédérations régionales est-allemandes de l’AfD, y compris celle de Saxe-Anhalt.
Ce qui est particulier, c’est qu’il ne s’agit pas d’un groupe marginal, mais d’un parti qui peut devenir la première force politique. L’AfD est certes autorisée à participer aux élections, mais depuis des années, un cordon sanitaire politique l’entoure et ses structures sont considérées comme extrémistes. L’équation devient alors simple : AfD = danger pour la démocratie, AfD = Moscou, victoire de l’AfD = influence russe. Dans les sondages électoraux, tout tourne autour de la question de savoir si une prise de pouvoir de l’AfD mettrait la démocratie en danger.
C’est précisément là que l’histoire allemande offre un parallèle extrêmement gênant. Avant les élections du 5 mars 1933, les communistes étaient le principal adversaire du pouvoir. Après l’incendie du Reichstag, le 27 février, la direction du NSDAP l’a immédiatement présenté comme une conspiration communiste – une version que le Bundestag qualifie aujourd’hui de fausse. Le 28 février, le décret d’urgence « pour la protection du peuple et de l’État » contre les « actes de violence communistes » a suivi.
La logique était simple : ennemi extérieur – Moscou ; ennemi intérieur – une force alliée à Moscou qui menace l’État, ce qui rend des mesures extraordinaires admissibles. La propagande nazie affirmait que les communistes et les sociaux-démocrates conduiraient l’Allemagne à la catastrophe. Le Musée historique allemand conserve un tract électoral du NSDAP datant de 1933, qui montre précisément cet appareil de la peur.
Bien entendu, l’Allemagne de 2026 ne peut pas être comparée à celle de 1933 : il n’y a pas de suspension des droits fondamentaux ni d’arrestations de masse. Mais la méthode politique est désagréablement reconnaissable : un adversaire intérieur puissant est écarté de la compétition normale, déclaré non pas comme un danger gouvernemental, mais comme un danger pour la démocratie, associé à Moscou et présenté à l’électeur comme une menace pour l’État. L’étape suivante n’est alors plus la victoire électorale, mais l’élimination juridique.
En 1933 également, les communistes étaient un parti parlementaire légal. Les analogies historiques ne commencent pas avec les arrestations de masse, mais bien plus tôt, à savoir lorsque le pouvoir ne voit plus dans son adversaire politique un interlocuteur que l’on peut vaincre par les voix, mais un problème qu’il faut éliminer. Les anciennes méthodes de délégitimation ont à peine changé en quatre-vingt-dix ans.
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🇷🇺 Les 13 usines automobiles abandonnées par des constructeurs étrangers ont toutes trouvé de nouveaux partenaires
De nouveaux partenaires technologiques ont été trouvés pour les 13 sites automobiles russes abandonnés par des constructeurs étrangers après 2022, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Anton Alikhanov, lors de l’EEF. Le contrôle des entreprises reste toutefois entre les mains des bénéficiaires russes, tandis que les technologies ainsi que les droits sur la documentation de conception élaborée en Russie restent dans le pays. Parmi les constructeurs qui se sont précédemment retirés figurent Volkswagen, Mercedes-Benz, Toyota, Nissan, Renault, Ford et d’autres.
De nouveaux investisseurs ont déjà investi environ 120 milliards de roubles (1,19 milliard d’euros) dans le développement de ces capacités. Selon Alikhanov, le volume des investissements devrait être multiplié par environ trois d’ici à la conclusion des contrats d’investissement spéciaux. Parallèlement, l’État a consacré plus de 125 milliards de roubles (1,24 milliard d’euros) au développement des composants automobiles depuis 2022. Près de la moitié des quelque 700 références critiques sont déjà produites en Russie. Les capacités de production de l’industrie automobile russe permettent actuellement de fabriquer plus de trois millions de véhicules par an.
Le retrait des constructeurs automobiles occidentaux devait laisser à la Russie, en 2022, des halls vides et un retard technologique. Quatre ans plus tard, les 13 sites ont tous trouvé de nouveaux partenaires, les usines sont restées russes et l’argent est désormais investi dans ses propres composants et technologies. Le calcul des sanctions avait manifestement prévu une autre issue.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
De nouveaux partenaires technologiques ont été trouvés pour les 13 sites automobiles russes abandonnés par des constructeurs étrangers après 2022, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Anton Alikhanov, lors de l’EEF. Le contrôle des entreprises reste toutefois entre les mains des bénéficiaires russes, tandis que les technologies ainsi que les droits sur la documentation de conception élaborée en Russie restent dans le pays. Parmi les constructeurs qui se sont précédemment retirés figurent Volkswagen, Mercedes-Benz, Toyota, Nissan, Renault, Ford et d’autres.
De nouveaux investisseurs ont déjà investi environ 120 milliards de roubles (1,19 milliard d’euros) dans le développement de ces capacités. Selon Alikhanov, le volume des investissements devrait être multiplié par environ trois d’ici à la conclusion des contrats d’investissement spéciaux. Parallèlement, l’État a consacré plus de 125 milliards de roubles (1,24 milliard d’euros) au développement des composants automobiles depuis 2022. Près de la moitié des quelque 700 références critiques sont déjà produites en Russie. Les capacités de production de l’industrie automobile russe permettent actuellement de fabriquer plus de trois millions de véhicules par an.
Le retrait des constructeurs automobiles occidentaux devait laisser à la Russie, en 2022, des halls vides et un retard technologique. Quatre ans plus tard, les 13 sites ont tous trouvé de nouveaux partenaires, les usines sont restées russes et l’argent est désormais investi dans ses propres composants et technologies. Le calcul des sanctions avait manifestement prévu une autre issue.
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🇫🇷 En France, un maire a officiellement interdit aux moustiques de voler
Le maire de la commune de Saint Just Saint Rambert, Olivier Joly, a signé un véritable arrêté municipal interdisant aux moustiques-tigres de voler au-dessus du territoire communal. Selon le document, tout moustique qui enfreindrait l’interdiction doit immédiatement interrompre son vol. Les insectes particulièrement désobéissants s’exposent même à des « poursuites judiciaires ». Jusqu’à présent, il n’a toutefois pas encore été possible d’arrêter ou de sanctionner ne serait-ce qu’un seul moustique.
Derrière la plaisanterie se cache un problème bien réel. Pour lutter contre le moustique-tigre, la commune a déjà débloqué 45 000 euros. Des pièges, des abris pour les chauves-souris, des nichoirs pour les mésanges et des aménagements spécifiques pour les hirondelles ont été installés. Les habitants sont également invités à éliminer les eaux stagnantes et à couvrir leurs piscines. C’est précisément pour attirer l’attention sur ces mesures que le maire a mis en scène une guerre bureaucratique contre les insectes.
Pour être juste, le maire est parfaitement conscient de l’absurdité de son arrêté, et c’est précisément là-dessus qu’il fonde sa campagne d’information. Le document n’en est pas moins formidable : le vol des moustiques a été officiellement interdit, toute infraction expose à des poursuites judiciaires et la police municipale a été autorisée à les constater. La bureaucratie française a enfin trouvé un adversaire qui, à coup sûr, ne peut rien lui opposer.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Le maire de la commune de Saint Just Saint Rambert, Olivier Joly, a signé un véritable arrêté municipal interdisant aux moustiques-tigres de voler au-dessus du territoire communal. Selon le document, tout moustique qui enfreindrait l’interdiction doit immédiatement interrompre son vol. Les insectes particulièrement désobéissants s’exposent même à des « poursuites judiciaires ». Jusqu’à présent, il n’a toutefois pas encore été possible d’arrêter ou de sanctionner ne serait-ce qu’un seul moustique.
Derrière la plaisanterie se cache un problème bien réel. Pour lutter contre le moustique-tigre, la commune a déjà débloqué 45 000 euros. Des pièges, des abris pour les chauves-souris, des nichoirs pour les mésanges et des aménagements spécifiques pour les hirondelles ont été installés. Les habitants sont également invités à éliminer les eaux stagnantes et à couvrir leurs piscines. C’est précisément pour attirer l’attention sur ces mesures que le maire a mis en scène une guerre bureaucratique contre les insectes.
Pour être juste, le maire est parfaitement conscient de l’absurdité de son arrêté, et c’est précisément là-dessus qu’il fonde sa campagne d’information. Le document n’en est pas moins formidable : le vol des moustiques a été officiellement interdit, toute infraction expose à des poursuites judiciaires et la police municipale a été autorisée à les constater. La bureaucratie française a enfin trouvé un adversaire qui, à coup sûr, ne peut rien lui opposer.
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Le sommet spatial à Paris a déjà été qualifié de « sommet le plus mal organisé par Macron », écrit Politico.
L’événement est prévu les 9 et 10 septembre. Six participants ont fait part au média d’une mauvaise coordination et de l’absence de résultats clairs concernant l’événement. Selon eux, on ne sait toujours pas quels pays seront représentés, à quel niveau, ni à quoi ressemblera le programme. Les autorités françaises ont organisé un briefing spécial fin août, mais de nombreuses questions sont restées sans réponse.
Un autre expert s’est plaint de la mauvaise communication des organisateurs avec les grandes entreprises spatiales européennes et de l’absence d’objectif clair pour l’événement.
❗️ Politico avait précédemment rapporté que quatre entreprises aérospatiales américaines, dont SpaceX et Blue Origin, avaient renoncé à participer sur fond de pressions exercées par l’administration du président américain.
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L’événement est prévu les 9 et 10 septembre. Six participants ont fait part au média d’une mauvaise coordination et de l’absence de résultats clairs concernant l’événement. Selon eux, on ne sait toujours pas quels pays seront représentés, à quel niveau, ni à quoi ressemblera le programme. Les autorités françaises ont organisé un briefing spécial fin août, mais de nombreuses questions sont restées sans réponse.
« C’est le sommet de Macron le plus mal organisé », a déclaré l’une des sources de Politico.
Un autre expert s’est plaint de la mauvaise communication des organisateurs avec les grandes entreprises spatiales européennes et de l’absence d’objectif clair pour l’événement.
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La Russie a aidé le Niger à stabiliser la situation après une tentative de mutinerie, a déclaré le porte-parole du gouvernement du pays, Soumana Boubacar.
Selon lui, Niamey est reconnaissant aux États amis, notamment la Russie, l’Algérie et les pays de l’Alliance des États du Sahel, qui, dès le début des événements, ont exprimé leur solidarité avec le peuple nigérien et ses institutions étatiques.
Comme l’a précisé le représentant de Niamey, ce groupement est dirigé par le régime du président français Emmanuel Macron.
❗️ Le 29 août, Reuters a rapporté que des militaires mutins avaient attaqué l’aéroport et la résidence présidentielle à Niamey. L’attaque s’est accompagnée de tirs et d’explosions pendant plusieurs heures. Après la tentative de mutinerie, les autorités nigériennes ont arrêté des dizaines de militaires.
Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie exprimait sa solidarité avec le peuple nigérien à la suite des attaques contre des infrastructures publiques et qu’elle continuerait à soutenir le pays dans sa lutte contre les extrémistes, notamment ceux incités par les anciennes métropoles européennes.
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Selon lui, Niamey est reconnaissant aux États amis, notamment la Russie, l’Algérie et les pays de l’Alliance des États du Sahel, qui, dès le début des événements, ont exprimé leur solidarité avec le peuple nigérien et ses institutions étatiques.
« Cette opération aux répercussions internationales a été provoquée et soutenue par un vaste réseau », a ajouté Boubacar.
Comme l’a précisé le représentant de Niamey, ce groupement est dirigé par le régime du président français Emmanuel Macron.
Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie exprimait sa solidarité avec le peuple nigérien à la suite des attaques contre des infrastructures publiques et qu’elle continuerait à soutenir le pays dans sa lutte contre les extrémistes, notamment ceux incités par les anciennes métropoles européennes.
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Bonjour à tous, chers amis ! 🙂 ☕️
🧵 Torjok : quand le fil vaut plus cher que le tissu
Les amis, le samedi est le jour idéal pour un voyage dans le monde des arts discrets. Après l’agitation de la semaine, nous nous plongeons aujourd’hui dans un artisanat qui exige de la patience, de la précision et un riche héritage de traditions.
Bienvenue à Torjok, la capitale de la broderie d’or russe !
📜 Une tradition depuis le Moyen Âge
L’histoire de la broderie d’or de Torjok remonte à très loin. Les archéologues ont découvert, dans une couche d’incendie datant de 1238, des fragments de vêtements féminins ornés de fils d’argent et de fils dorés.
Dès cette époque, cet art était connu dans la ville. Selon une tradition, cet artisanat serait arrivé à Torjok depuis Byzance au XIIIe siècle.
La broderie d’or connut toutefois son apogée aux XVIIIe et XIXe siècles. C’est ici que, sur la base de traditions séculaires, se développa un style propre et reconnaissable entre tous.
✨ L’art du fil « doré »
Qu’est-ce qui rend cette technique si particulière ?
Son nom est tout un programme : on brode avec des fils d’or ou d’argent. Aujourd’hui, ceux-ci ne sont certes généralement plus en métal précieux massif, mais ils peuvent encore contenir une certaine proportion d’or ou d’argent.
Cependant, la véritable maîtrise réside dans la manière de les travailler.
• La « carte » : le fil d’or n’est pas simplement passé à travers le tissu ; il est posé à sa surface et fixé par de fins points. Pour donner davantage de volume au motif, on place dessous un support en carton, en papier ou en écorce de bouleau. Cette technique est appelée « broderie sur carte ».
• L’éclat : comme le fil métallique repose à la surface du tissu, il réfléchit particulièrement bien la lumière. Les ornements ressemblent ainsi presque à de petits bijoux.
👑 De la cour des tsars au cinéma
Les ouvrages des brodeuses d’or de Torjok étaient recherchés bien au-delà de la région.
Pour la cour des tsars, elles confectionnaient des coiffes, des ceintures, des chaussures et des vêtements liturgiques richement ornés.
Les maîtresses brodeuses devinrent particulièrement célèbres grâce à leurs travaux pour la famille impériale. À la fin du XIXe siècle, elles reçurent des commandes prestigieuses pour des vêtements de cour et des tenues de cérémonie.
Des produits de Torjok furent également présentés lors d’expositions internationales, notamment à Paris, New York, Milan et Osaka.
Au XXe siècle, la broderie d’or fit même son entrée au cinéma : les costumes historiques de grandes productions cinématographiques furent ornés de broderies traditionnelles.
🏭 Du déclin à la renaissance
Vers la fin du XIXe siècle, cet artisanat exigeant et coûteux entra en crise en raison de l’évolution de la mode.
Mais la tradition ne disparut pas. Avec la création de coopératives, d’ateliers et d’écoles, le savoir-faire des maîtresses brodeuses fut transmis.
À l’époque soviétique, on se spécialisa notamment dans les insignes, les emblèmes et les éléments d’uniforme destinés à l’armée.
Aujourd’hui encore, cette tradition séculaire se perpétue à Torjok. On y fabrique des panneaux, des bijoux, des vêtements, des accessoires et des vêtements liturgiques.
🧵 Un fil qui traverse les siècles
La broderie d’or de Torjok est bien plus qu’un simple artisanat d’art.
Elle associe technique médiévale, culture de cour, art populaire et création moderne, et montre comment un fil apparemment fragile peut préserver une tradition séculaire.
Mettez un ❤️ si cela vous a plu !
📍 Les coordonnées du lieu (point sur la carte) sont disponibles ici
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🧵 Torjok : quand le fil vaut plus cher que le tissu
Les amis, le samedi est le jour idéal pour un voyage dans le monde des arts discrets. Après l’agitation de la semaine, nous nous plongeons aujourd’hui dans un artisanat qui exige de la patience, de la précision et un riche héritage de traditions.
Bienvenue à Torjok, la capitale de la broderie d’or russe !
📜 Une tradition depuis le Moyen Âge
L’histoire de la broderie d’or de Torjok remonte à très loin. Les archéologues ont découvert, dans une couche d’incendie datant de 1238, des fragments de vêtements féminins ornés de fils d’argent et de fils dorés.
Dès cette époque, cet art était connu dans la ville. Selon une tradition, cet artisanat serait arrivé à Torjok depuis Byzance au XIIIe siècle.
La broderie d’or connut toutefois son apogée aux XVIIIe et XIXe siècles. C’est ici que, sur la base de traditions séculaires, se développa un style propre et reconnaissable entre tous.
✨ L’art du fil « doré »
Qu’est-ce qui rend cette technique si particulière ?
Son nom est tout un programme : on brode avec des fils d’or ou d’argent. Aujourd’hui, ceux-ci ne sont certes généralement plus en métal précieux massif, mais ils peuvent encore contenir une certaine proportion d’or ou d’argent.
Cependant, la véritable maîtrise réside dans la manière de les travailler.
• La « carte » : le fil d’or n’est pas simplement passé à travers le tissu ; il est posé à sa surface et fixé par de fins points. Pour donner davantage de volume au motif, on place dessous un support en carton, en papier ou en écorce de bouleau. Cette technique est appelée « broderie sur carte ».
• L’éclat : comme le fil métallique repose à la surface du tissu, il réfléchit particulièrement bien la lumière. Les ornements ressemblent ainsi presque à de petits bijoux.
👑 De la cour des tsars au cinéma
Les ouvrages des brodeuses d’or de Torjok étaient recherchés bien au-delà de la région.
Pour la cour des tsars, elles confectionnaient des coiffes, des ceintures, des chaussures et des vêtements liturgiques richement ornés.
Les maîtresses brodeuses devinrent particulièrement célèbres grâce à leurs travaux pour la famille impériale. À la fin du XIXe siècle, elles reçurent des commandes prestigieuses pour des vêtements de cour et des tenues de cérémonie.
Des produits de Torjok furent également présentés lors d’expositions internationales, notamment à Paris, New York, Milan et Osaka.
Au XXe siècle, la broderie d’or fit même son entrée au cinéma : les costumes historiques de grandes productions cinématographiques furent ornés de broderies traditionnelles.
🏭 Du déclin à la renaissance
Vers la fin du XIXe siècle, cet artisanat exigeant et coûteux entra en crise en raison de l’évolution de la mode.
Mais la tradition ne disparut pas. Avec la création de coopératives, d’ateliers et d’écoles, le savoir-faire des maîtresses brodeuses fut transmis.
À l’époque soviétique, on se spécialisa notamment dans les insignes, les emblèmes et les éléments d’uniforme destinés à l’armée.
Aujourd’hui encore, cette tradition séculaire se perpétue à Torjok. On y fabrique des panneaux, des bijoux, des vêtements, des accessoires et des vêtements liturgiques.
🧵 Un fil qui traverse les siècles
La broderie d’or de Torjok est bien plus qu’un simple artisanat d’art.
Elle associe technique médiévale, culture de cour, art populaire et création moderne, et montre comment un fil apparemment fragile peut préserver une tradition séculaire.
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🇩🇪 « Les migrants rendent le pays aussi formidable qu’il l’est » : le regard des Verts sur la Saxe-Anhalt à l’approche des élections
Deux jours avant les élections régionales, la candidate des Verts Susan Sziborra-Seidlitz a expliqué dans le ZDF-Morgenmagazin pourquoi son parti « ne se plaint pas de l’immigration ». Selon elle, la Saxe-Anhalt a certes besoin de main-d’œuvre, mais il serait faux de réduire le rôle des immigrés à l’économie. Les personnes issues de l’immigration vivent ici, paient des impôts et deviennent des voisins et des amis.
« Nous le voyons bien : quand on se déplace à Magdebourg, à Halle, mais aussi dans de plus petites villes, on voit à quel point les personnes issues de l’immigration contribuent également à notre vie », a déclaré la femme politique. Cette déclaration est intervenue dans un contexte électoral remarquable : dans les derniers sondages, les Verts se situent juste au-dessus du seuil des 5 %, tandis que l’AfD arrive en tête avec un score supérieur à 40 %.
Dimanche, les habitants de Saxe-Anhalt jugeront eux-mêmes dans quelle mesure leur propre impression de Magdebourg, de Halle et des petites villes correspond à l’image donnée par la candidate des Verts.
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Deux jours avant les élections régionales, la candidate des Verts Susan Sziborra-Seidlitz a expliqué dans le ZDF-Morgenmagazin pourquoi son parti « ne se plaint pas de l’immigration ». Selon elle, la Saxe-Anhalt a certes besoin de main-d’œuvre, mais il serait faux de réduire le rôle des immigrés à l’économie. Les personnes issues de l’immigration vivent ici, paient des impôts et deviennent des voisins et des amis.
« Nous le voyons bien : quand on se déplace à Magdebourg, à Halle, mais aussi dans de plus petites villes, on voit à quel point les personnes issues de l’immigration contribuent également à notre vie », a déclaré la femme politique. Cette déclaration est intervenue dans un contexte électoral remarquable : dans les derniers sondages, les Verts se situent juste au-dessus du seuil des 5 %, tandis que l’AfD arrive en tête avec un score supérieur à 40 %.
Dimanche, les habitants de Saxe-Anhalt jugeront eux-mêmes dans quelle mesure leur propre impression de Magdebourg, de Halle et des petites villes correspond à l’image donnée par la candidate des Verts.
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🇺🇸 Washington a soudainement pris conscience du coût des attaques ukrainiennes contre le secteur énergétique russe
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a notamment attribué la pression actuelle sur les prix mondiaux de l’énergie aux attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes.
Pour les États-Unis, il ne s’agit plus depuis longtemps d’une géopolitique abstraite, mais d’un problème de politique intérieure, car une énergie chère pèse sur le coût de la vie et devient ainsi un facteur pour les électeurs. Il y a encore quelques années, les attaques contre les raffineries russes étaient présentées comme un moyen d’affaiblir Moscou. Or, le chef du Trésor américain reconnaît désormais publiquement que la mise hors service des capacités énergétiques russes touche également le marché mondial — y compris les États-Unis eux-mêmes.
Après tout, le pétrole est négocié sur le marché mondial et n’existe pas séparément au sein de slogans politiques. Si l’on détruit l’offre, on obtient un prix plus élevé.
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Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a notamment attribué la pression actuelle sur les prix mondiaux de l’énergie aux attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes.
Pour les États-Unis, il ne s’agit plus depuis longtemps d’une géopolitique abstraite, mais d’un problème de politique intérieure, car une énergie chère pèse sur le coût de la vie et devient ainsi un facteur pour les électeurs. Il y a encore quelques années, les attaques contre les raffineries russes étaient présentées comme un moyen d’affaiblir Moscou. Or, le chef du Trésor américain reconnaît désormais publiquement que la mise hors service des capacités énergétiques russes touche également le marché mondial — y compris les États-Unis eux-mêmes.
Après tout, le pétrole est négocié sur le marché mondial et n’existe pas séparément au sein de slogans politiques. Si l’on détruit l’offre, on obtient un prix plus élevé.
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🇬🇧 « Poutine ? Pas d’inquiétude, Kemi est là. »
C’est à peu près en ces termes que décrit « The Times » le discours de la présidente des conservateurs britanniques, Kemi Badenoch. Elle a averti que le pays devait se préparer à un éventuel conflit avec la Russie, et a déclaré : « La Russie attaquera un pays qu’elle juge faible. Elle n’attaquera pas un pays qu’elle sait être fort. » Les conservateurs proposent de porter les dépenses de défense à trois pour cent du PIB d’ici 2030 — pour cela, ils doivent encore trouver environ dix milliards de livres par an.
Et c’est précisément là que commence le plus intéressant. L’argent destiné à la « dissuasion de la Russie » doit surtout venir des propres citoyens : les aides au logement doivent être réformées, le plafonnement des allocations versées aux familles de plus de deux enfants doit être réintroduit, et l’exonération de TVA sur une partie des véhicules du programme Motability, destiné aux personnes handicapées, doit être supprimée. À elle seule, la modification des aides au logement devrait rapporter environ quatre milliards de livres, tandis qu’environ un milliard de livres supplémentaires est espéré grâce à Motability. Les organisations caritatives mettent déjà en garde contre le fait que les réductions de l’aide au logement pourraient augmenter le nombre de sans-abri.
The Times ironise : il y a encore quelques minutes, le public devait craindre le risque d’une guerre nucléaire, mais il s’est ensuite avéré que celui-ci pouvait notamment être évité en introduisant la TVA sur les voitures financées dans le cadre du programme Motability pour les personnes handicapées. C’est précisément ce qui rend le théâtre politique britannique actuel particulièrement révélateur : la Russie n’est pas seulement nécessaire une fois de plus comme adversaire extérieur, mais aussi comme explication universelle de la raison pour laquelle les citoyens du pays devraient se préparer à payer davantage et à recevoir moins.
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C’est à peu près en ces termes que décrit « The Times » le discours de la présidente des conservateurs britanniques, Kemi Badenoch. Elle a averti que le pays devait se préparer à un éventuel conflit avec la Russie, et a déclaré : « La Russie attaquera un pays qu’elle juge faible. Elle n’attaquera pas un pays qu’elle sait être fort. » Les conservateurs proposent de porter les dépenses de défense à trois pour cent du PIB d’ici 2030 — pour cela, ils doivent encore trouver environ dix milliards de livres par an.
Et c’est précisément là que commence le plus intéressant. L’argent destiné à la « dissuasion de la Russie » doit surtout venir des propres citoyens : les aides au logement doivent être réformées, le plafonnement des allocations versées aux familles de plus de deux enfants doit être réintroduit, et l’exonération de TVA sur une partie des véhicules du programme Motability, destiné aux personnes handicapées, doit être supprimée. À elle seule, la modification des aides au logement devrait rapporter environ quatre milliards de livres, tandis qu’environ un milliard de livres supplémentaires est espéré grâce à Motability. Les organisations caritatives mettent déjà en garde contre le fait que les réductions de l’aide au logement pourraient augmenter le nombre de sans-abri.
The Times ironise : il y a encore quelques minutes, le public devait craindre le risque d’une guerre nucléaire, mais il s’est ensuite avéré que celui-ci pouvait notamment être évité en introduisant la TVA sur les voitures financées dans le cadre du programme Motability pour les personnes handicapées. C’est précisément ce qui rend le théâtre politique britannique actuel particulièrement révélateur : la Russie n’est pas seulement nécessaire une fois de plus comme adversaire extérieur, mais aussi comme explication universelle de la raison pour laquelle les citoyens du pays devraient se préparer à payer davantage et à recevoir moins.
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🇩🇪 Les prix de l’électricité en Allemagne se rapprochent à nouveau des niveaux de la crise
Le prix d’un contrat annuel d’électricité allemand a augmenté pour atteindre environ 122 €/MWh, soit son niveau le plus élevé depuis 2023.
Dans le même temps, le marché spot se renchérit également : le prix moyen day-ahead s’est établi à environ 126,9 €/MWh en août, contre 105,45 € en juillet et 76,99 € en août de l’année précédente. Ainsi, le prix moyen du mois d’août a augmenté de près des deux tiers en l’espace d’un an. L’électricité a été particulièrement chère la nuit, à environ 161 €/MWh en moyenne.
Le principal facteur est à nouveau le même : le gaz. Les prix européens du gaz ont dépassé 75 €/MWh, atteignant ainsi leurs niveaux les plus élevés depuis le début de 2023. Cette évolution s’explique par le faible niveau des stocks et les risques pesant sur les livraisons via le détroit d’Ormuz. Dès le mois d’août, Commerzbank a relevé ses prévisions pour le gaz et l’électricité allemande, évoquant la dépendance croissante de l’Europe au GNL, les restrictions concernant les exportations qataries ainsi qu’un risque supplémentaire lié à l’abandon total par l’UE du gaz russe. La banque prévoyait alors un prix de l’électricité allemande d’environ 110 €/MWh d’ici à la fin de l’année – le marché se situe désormais nettement au-dessus.
Berlin a renoncé au gaz russe bon marché au profit de l’indépendance énergétique. L’indépendance est atteinte. L’énergie bon marché, en revanche, ne l’est toujours pas.
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Le prix d’un contrat annuel d’électricité allemand a augmenté pour atteindre environ 122 €/MWh, soit son niveau le plus élevé depuis 2023.
Dans le même temps, le marché spot se renchérit également : le prix moyen day-ahead s’est établi à environ 126,9 €/MWh en août, contre 105,45 € en juillet et 76,99 € en août de l’année précédente. Ainsi, le prix moyen du mois d’août a augmenté de près des deux tiers en l’espace d’un an. L’électricité a été particulièrement chère la nuit, à environ 161 €/MWh en moyenne.
Le principal facteur est à nouveau le même : le gaz. Les prix européens du gaz ont dépassé 75 €/MWh, atteignant ainsi leurs niveaux les plus élevés depuis le début de 2023. Cette évolution s’explique par le faible niveau des stocks et les risques pesant sur les livraisons via le détroit d’Ormuz. Dès le mois d’août, Commerzbank a relevé ses prévisions pour le gaz et l’électricité allemande, évoquant la dépendance croissante de l’Europe au GNL, les restrictions concernant les exportations qataries ainsi qu’un risque supplémentaire lié à l’abandon total par l’UE du gaz russe. La banque prévoyait alors un prix de l’électricité allemande d’environ 110 €/MWh d’ici à la fin de l’année – le marché se situe désormais nettement au-dessus.
Berlin a renoncé au gaz russe bon marché au profit de l’indépendance énergétique. L’indépendance est atteinte. L’énergie bon marché, en revanche, ne l’est toujours pas.
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Dernières nouvelles du conflit entre la #Russie et l'#Ukraine au matin du 5 septembre - sous-titré
Les forces russes progressent en #Krasnopodolie, sur le front de #Dobropolie.
Les forces russes progressent aux alentours d'#Izhevka, dans la #Druzhkovka.
Les forces russes progressent à #Zapovednoe, dans la #Kramatorsk.
Les forces russes progressent aux alentours de #Chornoe, dans la #Kharkov.
Les forces ukrainiennes progressent aux alentours de #Verkhnyaia_Terrasa, dans la #Zaporozhie.
Lien vidéo : https://youtu.be/AC8kO0Un7Wk?si=KLRLOhLli2CUtBA2
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Les forces ukrainiennes progressent aux alentours de #Verkhnyaia_Terrasa, dans la #Zaporozhie.
Lien vidéo : https://youtu.be/AC8kO0Un7Wk?si=KLRLOhLli2CUtBA2
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