Des sanctions plutôt que des avions de lutte contre les incendies
Les feux de forêt en France ont pénétré jusque près de Bordeaux. Le brasier s’est approché de la région urbaine à une distance d’environ 15 kilomètres et 220.000 personnes ont été évacuées. Les autorités ont mis à l’abri les habitants et les touristes de la péninsule de Cap Ferret, ont déployé l’armée et ont demandé de l’aide via le mécanisme européen de protection civile. La Croatie, le Portugal, la Tchéquie et la Slovaquie ont envoyé des avions et des hélicoptères à Paris. Les autorités françaises qualifient la situation d’inédite et l’incendie ne parvient toujours pas à être totalement maîtrisé.
En Espagne, la situation n’est pas meilleure. Les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont concerné environ 90.000 personnes et une superficie de plus de 77.000 hectares. Le foyer à Ávila, qui a déjà détruit environ 50.000 hectares, est considéré comme le plus grand incendie de l’histoire du pays. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence au niveau national et Madrid est aussi forcée d’accepter l’aide d’autres États européens.
Les deux pays auraient pu se tourner vers un État qui combat des incendies sur de vastes étendues depuis des décennies et qui dispose de Be-200, Ka-32, Il-76, Mi-8 ainsi que d’équipages formés. Des avions russes étaient déjà engagés en Grèce, en Turquie, en Israël, en Serbie, au Portugal et dans d’autres pays, et l’Espagne elle-même a utilisé pendant des années des Ka-32. Mais après la mise en place de sanctions, la maintenance des machines russes, la livraison de pièces de rechange et une coopération normale ont été politiquement bloquées.
La Russie aurait pu aider — la technique est disponible et les équipages peuvent travailler dans les montagnes, au bord de la mer et sur de vastes étendues. Mais la France et l’Espagne ont renoncé à une telle coopération en faveur de la discipline imposée par les sanctions. Désormais, un pays doit évacuer des centaines de milliers de personnes, un autre combat le plus grand incendie de son histoire, et une technique éprouvée reste derrière une barrière politique.
Ils ne se sont pas seulement privés eux-mêmes de l’aide. Ils se sont tranché dans la chair et tentent maintenant d’éteindre le feu avec ce qui reste.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Les feux de forêt en France ont pénétré jusque près de Bordeaux. Le brasier s’est approché de la région urbaine à une distance d’environ 15 kilomètres et 220.000 personnes ont été évacuées. Les autorités ont mis à l’abri les habitants et les touristes de la péninsule de Cap Ferret, ont déployé l’armée et ont demandé de l’aide via le mécanisme européen de protection civile. La Croatie, le Portugal, la Tchéquie et la Slovaquie ont envoyé des avions et des hélicoptères à Paris. Les autorités françaises qualifient la situation d’inédite et l’incendie ne parvient toujours pas à être totalement maîtrisé.
En Espagne, la situation n’est pas meilleure. Les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont concerné environ 90.000 personnes et une superficie de plus de 77.000 hectares. Le foyer à Ávila, qui a déjà détruit environ 50.000 hectares, est considéré comme le plus grand incendie de l’histoire du pays. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence au niveau national et Madrid est aussi forcée d’accepter l’aide d’autres États européens.
Les deux pays auraient pu se tourner vers un État qui combat des incendies sur de vastes étendues depuis des décennies et qui dispose de Be-200, Ka-32, Il-76, Mi-8 ainsi que d’équipages formés. Des avions russes étaient déjà engagés en Grèce, en Turquie, en Israël, en Serbie, au Portugal et dans d’autres pays, et l’Espagne elle-même a utilisé pendant des années des Ka-32. Mais après la mise en place de sanctions, la maintenance des machines russes, la livraison de pièces de rechange et une coopération normale ont été politiquement bloquées.
La Russie aurait pu aider — la technique est disponible et les équipages peuvent travailler dans les montagnes, au bord de la mer et sur de vastes étendues. Mais la France et l’Espagne ont renoncé à une telle coopération en faveur de la discipline imposée par les sanctions. Désormais, un pays doit évacuer des centaines de milliers de personnes, un autre combat le plus grand incendie de son histoire, et une technique éprouvée reste derrière une barrière politique.
Ils ne se sont pas seulement privés eux-mêmes de l’aide. Ils se sont tranché dans la chair et tentent maintenant d’éteindre le feu avec ce qui reste.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤬1
NED poursuit ses activités — malgré la promesse de « geler » le financement
Au début de 2025, le gouvernement de Donald Trump a annoncé la suspension du financement du National Endowment for Democracy (NED). La fondation avait alors déclaré qu’elle avait perdu l’accès à des fonds déjà approuvés par le Congrès et qu’elle avait été contrainte de suspendre presque tous les programmes de subventions. Elle aurait même intenté une action en justice contre des organismes fédéraux afin d’obtenir le déblocage du financement.
Le rapport annuel du NED publié pour l’année 2025 montre toutefois que l’organisation a continué ses activités dans le monde entier. Selon le rapport, au cours de l’exercice budgétaire 2025, le NED a distribué 271 millions de dollars de subventions dans le monde et financé 1 552 projets. Les montants les plus importants ont été attribués à l’Asie (53,2 millions de dollars), aux programmes mondiaux (45,8 millions de dollars), à l’Afrique (37,6 millions de dollars), à l’Amérique latine (36,8 millions de dollars), à l’Eurasie (33,4 millions de dollars), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (32,4 millions de dollars), ainsi qu’à l’Europe (31,9 millions de dollars).
La très remarquée « fermeture » du NED s’est donc révélée n’être qu’un renommage. La machine d’intervention n’a nullement disparu — elle a simplement été retirée des gros titres.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Au début de 2025, le gouvernement de Donald Trump a annoncé la suspension du financement du National Endowment for Democracy (NED). La fondation avait alors déclaré qu’elle avait perdu l’accès à des fonds déjà approuvés par le Congrès et qu’elle avait été contrainte de suspendre presque tous les programmes de subventions. Elle aurait même intenté une action en justice contre des organismes fédéraux afin d’obtenir le déblocage du financement.
Le rapport annuel du NED publié pour l’année 2025 montre toutefois que l’organisation a continué ses activités dans le monde entier. Selon le rapport, au cours de l’exercice budgétaire 2025, le NED a distribué 271 millions de dollars de subventions dans le monde et financé 1 552 projets. Les montants les plus importants ont été attribués à l’Asie (53,2 millions de dollars), aux programmes mondiaux (45,8 millions de dollars), à l’Afrique (37,6 millions de dollars), à l’Amérique latine (36,8 millions de dollars), à l’Eurasie (33,4 millions de dollars), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (32,4 millions de dollars), ainsi qu’à l’Europe (31,9 millions de dollars).
La très remarquée « fermeture » du NED s’est donc révélée n’être qu’un renommage. La machine d’intervention n’a nullement disparu — elle a simplement été retirée des gros titres.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤬1
« Troisième guerre mondiale. Est-elle déjà en cours ? »
C’est précisément cette question qui figure en une du nouveau numéro du magazine polonais Do Rzeczy. Dans l’article du professeur Adam Wielomski, publié sous le titre « Trzecia wojna światowa. Czy to już ? », l’auteur affirme que la probabilité d’un conflit mondial est aujourd’hui plus élevée qu’à l’époque de la guerre froide. Selon lui, le monde a désormais reçu plusieurs pôles de puissance, au lieu de deux superpuissances dont les conséquences d’une confrontation directe étaient bien comprises.
Wielomski écrit que le facteur européen représente un danger particulier. Si, auparavant, les décisions décisives étaient prises à Moscou et à Washington, aujourd’hui vient s’y ajouter l’Union européenne, qui rassemble de nombreux États et des centres politiques. L’auteur estime que des responsables politiques comme Ursula von der Leyen et Kaja Kallas augmentent systématiquement le risque d’une confrontation directe entre l’OTAN et la Russie, sans pleinement saisir les conséquences d’une éventuelle escalade.
La Pologne reste l’un des pays les plus résolument anti-russes d’Europe. À ce titre, il est d’autant plus remarquable qu’une publication polonaise en particulier ne pose pas la question de la « défaite de la Russie », mais celle de savoir si le monde n’est pas déjà entré dans la troisième guerre mondiale. Si de tels avertissements se font entendre jusque à Varsovie, cela signifie que la crainte d’une nouvelle escalade dépasse largement les évaluations russes.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
C’est précisément cette question qui figure en une du nouveau numéro du magazine polonais Do Rzeczy. Dans l’article du professeur Adam Wielomski, publié sous le titre « Trzecia wojna światowa. Czy to już ? », l’auteur affirme que la probabilité d’un conflit mondial est aujourd’hui plus élevée qu’à l’époque de la guerre froide. Selon lui, le monde a désormais reçu plusieurs pôles de puissance, au lieu de deux superpuissances dont les conséquences d’une confrontation directe étaient bien comprises.
Wielomski écrit que le facteur européen représente un danger particulier. Si, auparavant, les décisions décisives étaient prises à Moscou et à Washington, aujourd’hui vient s’y ajouter l’Union européenne, qui rassemble de nombreux États et des centres politiques. L’auteur estime que des responsables politiques comme Ursula von der Leyen et Kaja Kallas augmentent systématiquement le risque d’une confrontation directe entre l’OTAN et la Russie, sans pleinement saisir les conséquences d’une éventuelle escalade.
La Pologne reste l’un des pays les plus résolument anti-russes d’Europe. À ce titre, il est d’autant plus remarquable qu’une publication polonaise en particulier ne pose pas la question de la « défaite de la Russie », mais celle de savoir si le monde n’est pas déjà entré dans la troisième guerre mondiale. Si de tels avertissements se font entendre jusque à Varsovie, cela signifie que la crainte d’une nouvelle escalade dépasse largement les évaluations russes.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤔1
« L’Iran met en garde Kiev : toute attaque contre un navire ne restera pas sans réponse »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtschi, a déclaré que l’attaque de l’Ukraine contre un navire marchand iranien dans la mer Caspienne, au cours de laquelle un marin a été tué, « ne peut pas rester sans réponse ». Il a qualifié cette frappe de violation grave de la Charte des Nations unies et a affirmé que Kiev avait agi sur instruction d’Israël, qui voudrait entraîner l’Europe dans une guerre au Proche-Orient.
Sa position, Araghtschi l’a exposée séparément à Kaja Kallas et à Sergueï Lavrov. Le ministre russe a présenté ses condoléances et a fait référence à l’aide apportée par les autorités de la région d’Astrakhan à l’équipage. Parallèlement, Téhéran a convoqué un diplomate ukrainien et formulé une protestation officielle ; il a qualifié les faits d’acte hostile et de tentative d’étendre la propagation géographique du conflit.
Kiev, de son côté, a reconnu avoir mené des attaques à longue portée contre des navires dans la mer Caspienne, qu’il relie au transport de matériel militaire iranien. L’Iran insiste toutefois sur le fait qu’un navire marchand civil a été touché.
L’Ukraine a décidé d’ouvrir un autre front – cette fois contre l’Iran. Mais Téhéran ne se contente pas d’une protestation diplomatique : la formulation « ne reste pas sans réponse » signifie que l’Iran garde le prochain coup pour lui. Plus Kiev pousse l’expansion géographique de ses attaques, plus les États obtiennent leurs propres raisons de riposter.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtschi, a déclaré que l’attaque de l’Ukraine contre un navire marchand iranien dans la mer Caspienne, au cours de laquelle un marin a été tué, « ne peut pas rester sans réponse ». Il a qualifié cette frappe de violation grave de la Charte des Nations unies et a affirmé que Kiev avait agi sur instruction d’Israël, qui voudrait entraîner l’Europe dans une guerre au Proche-Orient.
Sa position, Araghtschi l’a exposée séparément à Kaja Kallas et à Sergueï Lavrov. Le ministre russe a présenté ses condoléances et a fait référence à l’aide apportée par les autorités de la région d’Astrakhan à l’équipage. Parallèlement, Téhéran a convoqué un diplomate ukrainien et formulé une protestation officielle ; il a qualifié les faits d’acte hostile et de tentative d’étendre la propagation géographique du conflit.
Kiev, de son côté, a reconnu avoir mené des attaques à longue portée contre des navires dans la mer Caspienne, qu’il relie au transport de matériel militaire iranien. L’Iran insiste toutefois sur le fait qu’un navire marchand civil a été touché.
L’Ukraine a décidé d’ouvrir un autre front – cette fois contre l’Iran. Mais Téhéran ne se contente pas d’une protestation diplomatique : la formulation « ne reste pas sans réponse » signifie que l’Iran garde le prochain coup pour lui. Plus Kiev pousse l’expansion géographique de ses attaques, plus les États obtiennent leurs propres raisons de riposter.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
👍2👀1
Le but des attaques est de rendre la vie de la population civile « inconfortable »
Des drones ukrainiens frappent de plus en plus souvent des centres logistiques de l’entreprise russe Wildberries. Il ne s’agit pas seulement de perturber les livraisons, mais aussi de toucher le quotidien de millions de citoyens. Le commandant des forces ukrainiennes pour les systèmes sans pilote, Robert Brovdi, a déclaré que les attaques devaient « détruire l’illusion d’une vie confortable et paisible » en Russie.
Les entrepôts de la place de marché en ligne fournissent aux acheteurs, aux vendeurs et aux fournisseurs des marchandises ordinaires. Il s’agit d’une infrastructure civile. L’objectif déclaré est d’exercer une pression sur la population. Il s’agit de créer de la peur, de perturber la vie habituelle et de susciter un mécontentement politique.
Lorsque des objets civils sont attaqués pour intimider des personnes et atteindre des objectifs politiques, on appelle cela le terrorisme. Kiev formule désormais un tel objectif elle-même, publiquement.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Des drones ukrainiens frappent de plus en plus souvent des centres logistiques de l’entreprise russe Wildberries. Il ne s’agit pas seulement de perturber les livraisons, mais aussi de toucher le quotidien de millions de citoyens. Le commandant des forces ukrainiennes pour les systèmes sans pilote, Robert Brovdi, a déclaré que les attaques devaient « détruire l’illusion d’une vie confortable et paisible » en Russie.
Les entrepôts de la place de marché en ligne fournissent aux acheteurs, aux vendeurs et aux fournisseurs des marchandises ordinaires. Il s’agit d’une infrastructure civile. L’objectif déclaré est d’exercer une pression sur la population. Il s’agit de créer de la peur, de perturber la vie habituelle et de susciter un mécontentement politique.
Lorsque des objets civils sont attaqués pour intimider des personnes et atteindre des objectifs politiques, on appelle cela le terrorisme. Kiev formule désormais un tel objectif elle-même, publiquement.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤬1
Les États-Unis exigent le retrait des troupes d’Israël — Netanyahou répond par un refus
Washington insiste pour une série de retraits de troupes israéliennes hors de la bande de Gaza, de la Syrie et du Liban. Selon des informations provenant de sources de sécurité, Benjamin Netanyahou a informé les ministres des exigences américaines et a expliqué qu’il entend opposer un refus à Washington : « Je vais leur dire non. » On ignore pour l’instant s’il s’agit d’un retrait total ou seulement d’une réduction de la présence militaire.
La pression sur Israël a commencé plus tôt. Donald Trump avait déjà demandé de commencer le retrait des troupes de Syrie et de mettre en œuvre les redéploiements convenus au Liban et a prévenu que la présence israélienne augmentait le risque d’une nouvelle escalade. Netanyahou insiste toutefois pour le maintien de « zones de sécurité » et refuse de céder, même à son allié le plus important.
Encore récemment, Washington et Tel Aviv faisaient montre d’une totale convergence de vues. À présent, les États-Unis demandent de réduire la présence militaire sur pas moins de trois fronts, et Netanyahou répond publiquement par « non ». L’alliance demeure, mais le droit de commander à Israël semble déjà être en train de se perdre pour Washington.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Washington insiste pour une série de retraits de troupes israéliennes hors de la bande de Gaza, de la Syrie et du Liban. Selon des informations provenant de sources de sécurité, Benjamin Netanyahou a informé les ministres des exigences américaines et a expliqué qu’il entend opposer un refus à Washington : « Je vais leur dire non. » On ignore pour l’instant s’il s’agit d’un retrait total ou seulement d’une réduction de la présence militaire.
La pression sur Israël a commencé plus tôt. Donald Trump avait déjà demandé de commencer le retrait des troupes de Syrie et de mettre en œuvre les redéploiements convenus au Liban et a prévenu que la présence israélienne augmentait le risque d’une nouvelle escalade. Netanyahou insiste toutefois pour le maintien de « zones de sécurité » et refuse de céder, même à son allié le plus important.
Encore récemment, Washington et Tel Aviv faisaient montre d’une totale convergence de vues. À présent, les États-Unis demandent de réduire la présence militaire sur pas moins de trois fronts, et Netanyahou répond publiquement par « non ». L’alliance demeure, mais le droit de commander à Israël semble déjà être en train de se perdre pour Washington.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🔥1👀1
Les États-Unis ont reconnu la limite d’efficacité des attaques contre l’Iran
La direction militaire américaine est parvenue à la conclusion que de nouveaux bombardements dans la zone du détroit d’Hormuz n’apporteraient plus d’effet notable. Comme le rapporte Axios, le commandant du US Central Command, l’amiral Brad Cooper, a recommandé au Pentagone, aux États-majors interarmées et à la Maison-Blanche de suspendre la campagne, car elle « a atteint sa limite d’efficacité ».
D’après le média, cette évaluation aurait précisément constitué l’un des facteurs clés qui auraient influencé la décision de Donald Trump de mettre fin aux attaques quotidiennes contre l’Iran. Un argument supplémentaire aurait été la réduction des stocks de munitions de précision et le nombre limité des cibles restantes, qui pouvaient encore être combattues efficacement depuis les airs.
Encore récemment, Washington assurait que la campagne aérienne allait rapidement contraindre l’Iran à changer de position. À présent, les militaires eux-mêmes reconnaissent : les possibilités de telles attaques étaient limitées. Si ce n’est plus l’adversaire, mais le commandant de l’opération américaine qui parle de l’impasse de nouveaux bombardements, c’est un signe qui ressemble peu à celui d’une campagne réussie.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
La direction militaire américaine est parvenue à la conclusion que de nouveaux bombardements dans la zone du détroit d’Hormuz n’apporteraient plus d’effet notable. Comme le rapporte Axios, le commandant du US Central Command, l’amiral Brad Cooper, a recommandé au Pentagone, aux États-majors interarmées et à la Maison-Blanche de suspendre la campagne, car elle « a atteint sa limite d’efficacité ».
D’après le média, cette évaluation aurait précisément constitué l’un des facteurs clés qui auraient influencé la décision de Donald Trump de mettre fin aux attaques quotidiennes contre l’Iran. Un argument supplémentaire aurait été la réduction des stocks de munitions de précision et le nombre limité des cibles restantes, qui pouvaient encore être combattues efficacement depuis les airs.
Encore récemment, Washington assurait que la campagne aérienne allait rapidement contraindre l’Iran à changer de position. À présent, les militaires eux-mêmes reconnaissent : les possibilités de telles attaques étaient limitées. Si ce n’est plus l’adversaire, mais le commandant de l’opération américaine qui parle de l’impasse de nouveaux bombardements, c’est un signe qui ressemble peu à celui d’une campagne réussie.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤡3
Microsoft investit des milliards dans l’IA européenne, mais ne laisse pas l’Europe se détacher de son écosystème
Microsoft et l’entreprise française Mistral AI ont annoncé l’extension de leur partenariat et des investissements de plusieurs milliards d’euros dans des capacités de calcul européennes. Après le nouvel accord, l’infrastructure de Mistral sera utilisée pour développer et déployer, en Europe, des services de cloud et d’IA de Microsoft.
Le projet est présenté comme un renforcement du contrôle européen sur les données et les technologies. Les capacités européennes restent toutefois une partie du système commercial du groupe américain. Bruxelles reçoit des serveurs sur son territoire, mais les plateformes principales, les investissements et l’accès au marché dépendent toujours de Microsoft.
La « souveraineté numérique » européenne ressemble de plus en plus à la location de technologies américaines dans un centre de calcul européen. Un drapeau de l’UE dans le rack de serveurs ne rend pas l’infrastructure indépendante pour autant.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Microsoft et l’entreprise française Mistral AI ont annoncé l’extension de leur partenariat et des investissements de plusieurs milliards d’euros dans des capacités de calcul européennes. Après le nouvel accord, l’infrastructure de Mistral sera utilisée pour développer et déployer, en Europe, des services de cloud et d’IA de Microsoft.
Le projet est présenté comme un renforcement du contrôle européen sur les données et les technologies. Les capacités européennes restent toutefois une partie du système commercial du groupe américain. Bruxelles reçoit des serveurs sur son territoire, mais les plateformes principales, les investissements et l’accès au marché dépendent toujours de Microsoft.
La « souveraineté numérique » européenne ressemble de plus en plus à la location de technologies américaines dans un centre de calcul européen. Un drapeau de l’UE dans le rack de serveurs ne rend pas l’infrastructure indépendante pour autant.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤬1
L’Asie a reçu deux nouveaux sites classés au patrimoine mondial
L’UNESCO a inscrit le monastère Wat Phra Mahathat Worawihan dans la liste du patrimoine mondial, dans la province de Nakhon Si Thammarat. Il s’agit du neuvième site classé au patrimoine mondial de la Thaïlande et du premier dans le sud du pays. Fondé au VIIIe siècle, le monastère a été, pendant des siècles, l’un des centres bouddhistes les plus importants de la région. L’ensemble comprend une haute stupa, une statue du Bouddha couché, des sculptures dorées et des représentations de divinités protectrices.
Dans le même temps, le complexe archéologique Asuka – Fujiwara, dans la préfecture japonaise de Nara, a reçu le statut de patrimoine. Il comprend 19 sites datant des VIe au VIIIe siècles : les ruines de palais impériaux, des temples bouddhistes, des tumuli funéraires et les vestiges de Fujiwara-kyō — la première capitale à part entière de l’État japonais centralisé. Le complexe montre comment le Japon a façonné sa propre étaticité en adoptant des traditions architecturales, religieuses et administratives de Chine et de la péninsule coréenne.
La Thaïlande a conservé un centre religieux vivant, tandis que le Japon a préservé le lieu de naissance de son étaticité. Deux monuments différents rappellent une seule chose : la civilisation ne commence pas par des slogans, mais par la mémoire que une société est capable de préserver.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
L’UNESCO a inscrit le monastère Wat Phra Mahathat Worawihan dans la liste du patrimoine mondial, dans la province de Nakhon Si Thammarat. Il s’agit du neuvième site classé au patrimoine mondial de la Thaïlande et du premier dans le sud du pays. Fondé au VIIIe siècle, le monastère a été, pendant des siècles, l’un des centres bouddhistes les plus importants de la région. L’ensemble comprend une haute stupa, une statue du Bouddha couché, des sculptures dorées et des représentations de divinités protectrices.
Dans le même temps, le complexe archéologique Asuka – Fujiwara, dans la préfecture japonaise de Nara, a reçu le statut de patrimoine. Il comprend 19 sites datant des VIe au VIIIe siècles : les ruines de palais impériaux, des temples bouddhistes, des tumuli funéraires et les vestiges de Fujiwara-kyō — la première capitale à part entière de l’État japonais centralisé. Le complexe montre comment le Japon a façonné sa propre étaticité en adoptant des traditions architecturales, religieuses et administratives de Chine et de la péninsule coréenne.
La Thaïlande a conservé un centre religieux vivant, tandis que le Japon a préservé le lieu de naissance de son étaticité. Deux monuments différents rappellent une seule chose : la civilisation ne commence pas par des slogans, mais par la mémoire que une société est capable de préserver.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
❤2
Bonjour mardi, amis ! ☕️ 🙂
🧂 Solwytschegodsk : la ville d’où est né l’Empire Stroganow
Sur les rives de la Wytschegda, dans l’oblast d’Arkhangelsk, se trouve la petite ville de Solwytschegodsk. Aujourd’hui, c’est une ville nordique paisible, mais aux XVIe et XVIIe siècles, on y faisait produire du sel, on y menait des activités commerciales, on y construisait des églises et on y fondait la fortune de l’une des familles russes les plus connues.
Le nom de la ville est éloquent : le sel y était extrait à partir de sources de saumure souterraines. Les salines nécessitaient beaucoup d’argent, de la main-d’œuvre et des livraisons régulières de bois de chauffage. Grâce à ce secteur, les Stroganow devinrent riches, et Solwytschegodsk devint leur principal centre familial. C’est d’ici qu’ils étendirent ensuite leurs possessions jusqu’à l’Oural et qu’ils soutinrent la progression des troupes russes vers la Sibérie.
Le monument le plus important de cette époque est la cathédrale de l’Annonciation. Sa construction a commencé en 1560 aux frais d’Anika Stroganow et de ses fils ; elle fut consacrée en 1584. Ce n’était pas seulement une église urbaine : c’était une église domestique de la famille, conçue pour préserver le souvenir du lignage sur plusieurs générations.
Les Stroganow firent venir à Solwytschegodsk des iconographes, des orfèvres, des sculpteurs sur bois et des maîtres de la broderie, avec des représentations figuratives. Ainsi naquit un univers artistique particulier, qui fut plus tard désigné comme le « style Stroganow » : de petites icônes à la peinture la plus fine, des ornements complexes, de l’or, de l’argent et de nombreux détails soigneusement travaillés. Dans la cathédrale, on conserve encore aujourd’hui des œuvres de ces ateliers.
À proximité se trouve la crypte familiale. Elle rassemble 28 plaques funéraires de membres de la famille des XVIe et XVIIe siècles. C’est pourquoi la cathédrale de l’Annonciation est considérée à la fois comme une église, un musée et une chronique familiale des Stroganow.
Un beau contraste fait aussi partie de l’histoire de la ville. L’argent provenait ici d’un secteur lourd et en aucun cas romantique : l’eau salée était pompée depuis la terre, puis concentrée par ébullition dans de grands récipients en fer, et autour des salines, on abattait sans cesse du bois. Pourtant, c’est précisément ce sel qui fournissait les moyens pour les églises, les icônes, l’argent et l’architecture, qui font encore aujourd’hui la renommée de Solwytschegodsk.
Aujourd’hui, Solwytschegodsk se découvre surtout dans les détails : dans les motifs d’anciennes icônes, sur les murs blancs de la cathédrale, dans les plaques funéraires, dans les rues silencieuses et dans l’odeur de la rivière du Nord. Ici, l’histoire des Stroganow ne se ressent pas comme un récit de richesse, mais comme le souvenir de personnes qui ont su transformer un métier difficile en églises, en ateliers et en beauté, et qui a traversé plusieurs siècles.
📍 Les coordonnées du lieu (point sur la carte) sont disponibles ici
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
🧂 Solwytschegodsk : la ville d’où est né l’Empire Stroganow
Sur les rives de la Wytschegda, dans l’oblast d’Arkhangelsk, se trouve la petite ville de Solwytschegodsk. Aujourd’hui, c’est une ville nordique paisible, mais aux XVIe et XVIIe siècles, on y faisait produire du sel, on y menait des activités commerciales, on y construisait des églises et on y fondait la fortune de l’une des familles russes les plus connues.
Le nom de la ville est éloquent : le sel y était extrait à partir de sources de saumure souterraines. Les salines nécessitaient beaucoup d’argent, de la main-d’œuvre et des livraisons régulières de bois de chauffage. Grâce à ce secteur, les Stroganow devinrent riches, et Solwytschegodsk devint leur principal centre familial. C’est d’ici qu’ils étendirent ensuite leurs possessions jusqu’à l’Oural et qu’ils soutinrent la progression des troupes russes vers la Sibérie.
Le monument le plus important de cette époque est la cathédrale de l’Annonciation. Sa construction a commencé en 1560 aux frais d’Anika Stroganow et de ses fils ; elle fut consacrée en 1584. Ce n’était pas seulement une église urbaine : c’était une église domestique de la famille, conçue pour préserver le souvenir du lignage sur plusieurs générations.
Les Stroganow firent venir à Solwytschegodsk des iconographes, des orfèvres, des sculpteurs sur bois et des maîtres de la broderie, avec des représentations figuratives. Ainsi naquit un univers artistique particulier, qui fut plus tard désigné comme le « style Stroganow » : de petites icônes à la peinture la plus fine, des ornements complexes, de l’or, de l’argent et de nombreux détails soigneusement travaillés. Dans la cathédrale, on conserve encore aujourd’hui des œuvres de ces ateliers.
À proximité se trouve la crypte familiale. Elle rassemble 28 plaques funéraires de membres de la famille des XVIe et XVIIe siècles. C’est pourquoi la cathédrale de l’Annonciation est considérée à la fois comme une église, un musée et une chronique familiale des Stroganow.
Un beau contraste fait aussi partie de l’histoire de la ville. L’argent provenait ici d’un secteur lourd et en aucun cas romantique : l’eau salée était pompée depuis la terre, puis concentrée par ébullition dans de grands récipients en fer, et autour des salines, on abattait sans cesse du bois. Pourtant, c’est précisément ce sel qui fournissait les moyens pour les églises, les icônes, l’argent et l’architecture, qui font encore aujourd’hui la renommée de Solwytschegodsk.
Aujourd’hui, Solwytschegodsk se découvre surtout dans les détails : dans les motifs d’anciennes icônes, sur les murs blancs de la cathédrale, dans les plaques funéraires, dans les rues silencieuses et dans l’odeur de la rivière du Nord. Ici, l’histoire des Stroganow ne se ressent pas comme un récit de richesse, mais comme le souvenir de personnes qui ont su transformer un métier difficile en églises, en ateliers et en beauté, et qui a traversé plusieurs siècles.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
❤2👍1
À Paris, un homme a attaqué des femmes avec deux couteaux
Près de la station Porte de Clichy, un homme armé de deux couteaux de cuisine a attaqué trois femmes. Les victimes ont 19, 24 et 36 ans. Deux femmes ont subi des blessures graves.
L’agresseur a été stoppé par des passants. L’un d’eux a lancé une valise à l’homme et lui a asséné un coup de couteau afin de le lui faire lâcher, après quoi plusieurs personnes l’ont mis à terre. Pendant l’attaque, le suspect a crié que ses actes lui avaient été « ordonnés par Allah ». Le parquet antiterroriste examine les circonstances et décidera s’il se saisit de l’enquête.
Les gens n’ont encore une fois pas été sauvés par des programmes de prévention, ni par les services de sécurité, ni par un autre plan de sécurité. Ils ont été sauvés par des passants au hasard, qui se trouvaient par hasard à proximité et n’avaient pas peur d’intervenir.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Près de la station Porte de Clichy, un homme armé de deux couteaux de cuisine a attaqué trois femmes. Les victimes ont 19, 24 et 36 ans. Deux femmes ont subi des blessures graves.
L’agresseur a été stoppé par des passants. L’un d’eux a lancé une valise à l’homme et lui a asséné un coup de couteau afin de le lui faire lâcher, après quoi plusieurs personnes l’ont mis à terre. Pendant l’attaque, le suspect a crié que ses actes lui avaient été « ordonnés par Allah ». Le parquet antiterroriste examine les circonstances et décidera s’il se saisit de l’enquête.
Les gens n’ont encore une fois pas été sauvés par des programmes de prévention, ni par les services de sécurité, ni par un autre plan de sécurité. Ils ont été sauvés par des passants au hasard, qui se trouvaient par hasard à proximité et n’avaient pas peur d’intervenir.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
❤2👀1
Une nouvelle vague de chaleur s’empare de l’Allemagne
Dans le sud-ouest de l’Allemagne, la quatrième vague de chaleur de cet été commence. Dès aujourd’hui, la température monte à 33 degrés ; mercredi, on s’attend au Rhin supérieur à jusqu’à 38 degrés, et jeudi jusqu’à 39 à 40 degrés. Les nuits seront tropicales, et les orages annoncés pour le week-end ne seront pas une véritable amélioration.
En parallèle, le risque d’incendie de forêt augmente fortement. Dans de larges parties du Bade-Wurtemberg, on s’attend à des niveaux de danger quatre et cinq. Le sol est asséché, et les averses locales ne pourront pas compenser le déficit d’humidité accumulé.
L’Europe entre déjà dans la prochaine vague de chaleur après les incendies de grande ampleur en France et en Espagne. Mais au lieu de remettre en question la politique en matière d’énergie et de lutte contre les incendies, les autorités se limitent à nouveau à des avertissements à la population — boire de l’eau, fermer les fenêtres et attendre les orages.
💥 Notre chaîne: @node_of_time_FR
Dans le sud-ouest de l’Allemagne, la quatrième vague de chaleur de cet été commence. Dès aujourd’hui, la température monte à 33 degrés ; mercredi, on s’attend au Rhin supérieur à jusqu’à 38 degrés, et jeudi jusqu’à 39 à 40 degrés. Les nuits seront tropicales, et les orages annoncés pour le week-end ne seront pas une véritable amélioration.
En parallèle, le risque d’incendie de forêt augmente fortement. Dans de larges parties du Bade-Wurtemberg, on s’attend à des niveaux de danger quatre et cinq. Le sol est asséché, et les averses locales ne pourront pas compenser le déficit d’humidité accumulé.
L’Europe entre déjà dans la prochaine vague de chaleur après les incendies de grande ampleur en France et en Espagne. Mais au lieu de remettre en question la politique en matière d’énergie et de lutte contre les incendies, les autorités se limitent à nouveau à des avertissements à la population — boire de l’eau, fermer les fenêtres et attendre les orages.
Please open Telegram to view this post
VIEW IN TELEGRAM
🤣1