“Est-ce une coïncidence historique ou un hasard du calendrier qui fit retentir les derniers fracas de la Première Guerre mondiale en cette morne fin de matinée du 11 novembre 1918 ? Les historiens s’échinent depuis à connaître l’identité du dernier homme emporté par ce conflit de quatre années. Un Canadien ? Un Français ? Un Allemand ? Nul ne le saura jamais vraiment. Au combat le chaos est maître et en ce 11 novembre 1918 on se battit jusqu’à la dernière minute. Certaines morts furent même antidatées. Impossible de périr le dernier jour…
Ce qui est certain, en ce matin d’automne 1918, c’est que plus de 15 millions d’individus, dont mon ancêtre Fernand, avaient disparu des courbes démographiques, essentiellement en Europe. Les potentiels enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants de ces morts ne purent jamais voir le jour, fautes de géniteurs.
Inutile de détailler les chiffres. Ils sont ahurissants. L’Europe d’août 1914 était au comble de sa puissance et de sa vitalité. Elle était la maîtresse incontestée du globe. En novembre 1918 c’est un immense champ de ruine truffé de croix et en proie à d’immenses mouvements révolutionnaires.
Les conséquences de cette guerre sont incalculables, et l’écho de cette faillite européenne se répercute de génération en génération jusqu’à nous.”
Extrait de Route de bataille -
Christophe Lavigne Pages 88-89
Ce qui est certain, en ce matin d’automne 1918, c’est que plus de 15 millions d’individus, dont mon ancêtre Fernand, avaient disparu des courbes démographiques, essentiellement en Europe. Les potentiels enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants de ces morts ne purent jamais voir le jour, fautes de géniteurs.
Inutile de détailler les chiffres. Ils sont ahurissants. L’Europe d’août 1914 était au comble de sa puissance et de sa vitalité. Elle était la maîtresse incontestée du globe. En novembre 1918 c’est un immense champ de ruine truffé de croix et en proie à d’immenses mouvements révolutionnaires.
Les conséquences de cette guerre sont incalculables, et l’écho de cette faillite européenne se répercute de génération en génération jusqu’à nous.”
Extrait de Route de bataille -
Christophe Lavigne Pages 88-89
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GRAND REMPLACEMENT : LA PAROLE AUX CITÉS !
Trappes, cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, à Saint-Denis et Barbès - Nov 2021
Trappes, cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, à Saint-Denis et Barbès - Nov 2021
Richard Millet - De l'antiracisme comme terreur littéraire
"Est donc raciste celui qui ne pense pas bien - et qui notamment refuse d'admettre que l'individu mondialisé, antiraciste, inculte, veule, abruti par la sous-culture américaine et par l'ignorance, bardé de droits et passant de la plainte au bêlement du "cool", soit encore un homme au sens où la tradition européenne nous avait appris à l'être."
"Est donc raciste celui qui ne pense pas bien - et qui notamment refuse d'admettre que l'individu mondialisé, antiraciste, inculte, veule, abruti par la sous-culture américaine et par l'ignorance, bardé de droits et passant de la plainte au bêlement du "cool", soit encore un homme au sens où la tradition européenne nous avait appris à l'être."
le 12 novembre 1942 : arrestation du général Weygand par les Allemands.
Le 19 mai 1940, Paul Reynaud le nomme généralissime à la place de Gamelin. Le nouveau commandant en chef voudrait aussitôt tenter d'enfermer les divisions blindées allemandes « dans le champ clos où elles se sont audacieusement lancées ». Mais l'organisation du commandement et la situation des réserves léguées par Gamelin ne lui permettent pas de réagir avec la rapidité que la capitulation soudaine de l'armée belge rendait plus nécessaire encore. Le 12 juin, Weygand déclare que le gouvernement doit demander l'armistice. Mais lui-même refuse de déshonorer l'armée en capitulant. Cette attitude, que lui dicte sa conception de l'honneur militaire et que lui inspirent aussi ses convictions antirépublicaines, a pour effet de faire tomber le régime qu'il abhorre, mais aussi de faire cesser théoriquement toute résistance aux Allemands, non seulement sur le théâtre d'opérations où elle est devenue impossible, mais dans l'empire français tout entier. Cette résistance de l'empire français, Weygand va pourtant essayer de l'organiser, en insufflant l'esprit de revanche à l'armée d'Afrique, sans aller toutefois jusqu'à se rallier à de Gaulle avec lequel il n'a jamais sympathisé (ministre de la Défense nationale dans le cabinet Pétain, il l'a, en juin 1940, fait condamner à mort par contumace). Lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, Weygand insiste vainement auprès de Pétain pour qu'il durcisse sa position à l'égard des Allemands. Arrêté quelques jours plus tard par les SS, il est interné à Itter avec Gamelin et d'autres. En 1945, il est libéré par les Américains, mais aussitôt inculpé par le nouveau gouvernement français pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État. Son procès aboutira à un non-lieu. Il se consacre alors à la réhabilitation posthume du maréchal Pétain.
Pierre Gobert
Le 19 mai 1940, Paul Reynaud le nomme généralissime à la place de Gamelin. Le nouveau commandant en chef voudrait aussitôt tenter d'enfermer les divisions blindées allemandes « dans le champ clos où elles se sont audacieusement lancées ». Mais l'organisation du commandement et la situation des réserves léguées par Gamelin ne lui permettent pas de réagir avec la rapidité que la capitulation soudaine de l'armée belge rendait plus nécessaire encore. Le 12 juin, Weygand déclare que le gouvernement doit demander l'armistice. Mais lui-même refuse de déshonorer l'armée en capitulant. Cette attitude, que lui dicte sa conception de l'honneur militaire et que lui inspirent aussi ses convictions antirépublicaines, a pour effet de faire tomber le régime qu'il abhorre, mais aussi de faire cesser théoriquement toute résistance aux Allemands, non seulement sur le théâtre d'opérations où elle est devenue impossible, mais dans l'empire français tout entier. Cette résistance de l'empire français, Weygand va pourtant essayer de l'organiser, en insufflant l'esprit de revanche à l'armée d'Afrique, sans aller toutefois jusqu'à se rallier à de Gaulle avec lequel il n'a jamais sympathisé (ministre de la Défense nationale dans le cabinet Pétain, il l'a, en juin 1940, fait condamner à mort par contumace). Lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, Weygand insiste vainement auprès de Pétain pour qu'il durcisse sa position à l'égard des Allemands. Arrêté quelques jours plus tard par les SS, il est interné à Itter avec Gamelin et d'autres. En 1945, il est libéré par les Américains, mais aussitôt inculpé par le nouveau gouvernement français pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État. Son procès aboutira à un non-lieu. Il se consacre alors à la réhabilitation posthume du maréchal Pétain.
Pierre Gobert
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La gauche en 1988. Mitterand
Une tradition qui se perd
Autrefois, dans toutes les fermes, la paille des céréales servait de litière aux animaux abrités à l’étable durant l’hiver. Recueillant leurs excréments, elle était régulièrement évacuée.
Une fois déposé en tas à l’extérieur, le mélange de ces deux matières fermentait sous l’action de micro-organismes qui se multi plient rapidement, provoquant un échauffement du tas pouvant aller jusqu’à 60 ou ?0 °C, ce qui suffit à détruire les graines d’adventices et les germes de maladies que peuvent contenir les excréments.
Dès l’automne, le fumier ainsi produit était assez décomposé pour être épandu dans les champs, ce qui permit durant très longtemps de renouveler le stock d’humus.
Aujourd’hui, avec la généralisation des grandes exploitations agricoles spécialisées, soit dans l’élevage, soit dans la cé- réaliculture, on ne sait plus que faire des déchets qui se décomposent beaucoup moins bien les uns sans les autres.
Autrefois, dans toutes les fermes, la paille des céréales servait de litière aux animaux abrités à l’étable durant l’hiver. Recueillant leurs excréments, elle était régulièrement évacuée.
Une fois déposé en tas à l’extérieur, le mélange de ces deux matières fermentait sous l’action de micro-organismes qui se multi plient rapidement, provoquant un échauffement du tas pouvant aller jusqu’à 60 ou ?0 °C, ce qui suffit à détruire les graines d’adventices et les germes de maladies que peuvent contenir les excréments.
Dès l’automne, le fumier ainsi produit était assez décomposé pour être épandu dans les champs, ce qui permit durant très longtemps de renouveler le stock d’humus.
Aujourd’hui, avec la généralisation des grandes exploitations agricoles spécialisées, soit dans l’élevage, soit dans la cé- réaliculture, on ne sait plus que faire des déchets qui se décomposent beaucoup moins bien les uns sans les autres.
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16 juin 1974 - RADIO TELEVISION SUISSE (RTS)
56 étés de dur labeur passés à l’alpage... Pourtant, Monsieur Nicolet et son épouse se décrivent comme des gens heureux.
56 étés de dur labeur passés à l’alpage... Pourtant, Monsieur Nicolet et son épouse se décrivent comme des gens heureux.
« Lui seul refusait de croire à ses titres, et il fallut faire violence à son humilité pour l’entraîner au saint sépulcre recevoir la consécration de sa dignité nouvelle ; mais il ne consentit pas à prendre le titre de roi : il se contenta de celui de baron et d’avoué (défenseur) du saint sépulcre, protestant qu’il ne ceindrait jamais une couronne d’or dans le lieu où le Sauveur en avait porté une d’épines. Telle avait été, dès le début, l’opinion de Godefroi sur la mission qui lui avait été confiée. Il avait nettement défini la nature et les limites du rôle qu’il entendait remplir, en s’intitulant lui-même avoué du saint sépulcre ; car l’avoué, en Europe, n’était que le défenseur séculier de la propriété ecclésiastique.
« Il fut preux et droiturier, sans nulle convoitise.»
Alphonse Vétault est un archiviste et historien français. Après de fortes études classiques, Alphonse Vétault devient élève de l’École impériale des chartes, où il obtient en 1868 le diplôme d’archiviste paléographe grâce à une thèse sur l’abbaye de Saint-Victor. Il est alors nommé archiviste départemental de la Marne. De 1878 à 1898, il est archiviste et bibliothécaire de la ville de Rennes. L’Académie française lui décerne en 1879 le grand prix Gobert pour son ouvrage sur Charlemagne. »
« Il fut preux et droiturier, sans nulle convoitise.»
Alphonse Vétault est un archiviste et historien français. Après de fortes études classiques, Alphonse Vétault devient élève de l’École impériale des chartes, où il obtient en 1868 le diplôme d’archiviste paléographe grâce à une thèse sur l’abbaye de Saint-Victor. Il est alors nommé archiviste départemental de la Marne. De 1878 à 1898, il est archiviste et bibliothécaire de la ville de Rennes. L’Académie française lui décerne en 1879 le grand prix Gobert pour son ouvrage sur Charlemagne. »
Récit d'une épopée unique dans l'histoire de l'humanité : celle des bâtisseurs qui, en à peine quatre générations et avec des moyens techniques limités, ont bâti des centaines de cathédrales sorties de terre aux quatre coins de l'Europe.
Voir cet univers des cathédrales avec les yeux d'un roi de France, d'un évêque, d'un moine, d'un architecte et d'un maître verrier et quelques autres nous fait revivre ces siècles fascinants.
Plonger dans le quotidien de ces bâtisseurs, ces êtres de chair et de sang dont la voix et le nom se sont égarés dans les siècles, partager leurs songes lorsqu'ils décidaient de si vastes projets dévoile un peu du mystère qui entoure ces merveilles impossibles à main d'homme.
Les cathédrales sont des ponts inspirés, reliant l'homme à Dieu. À notre façon, nous voudrions ici rendre hommage à leurs bâtisseurs qui, de leurs mains, ont façonné l'invisible.
Philippe Conrad
Des hommes pour l’éternité, Patrick Sbalchiero, éditions Artège, 320 pages, 16,90 euros
Voir cet univers des cathédrales avec les yeux d'un roi de France, d'un évêque, d'un moine, d'un architecte et d'un maître verrier et quelques autres nous fait revivre ces siècles fascinants.
Plonger dans le quotidien de ces bâtisseurs, ces êtres de chair et de sang dont la voix et le nom se sont égarés dans les siècles, partager leurs songes lorsqu'ils décidaient de si vastes projets dévoile un peu du mystère qui entoure ces merveilles impossibles à main d'homme.
Les cathédrales sont des ponts inspirés, reliant l'homme à Dieu. À notre façon, nous voudrions ici rendre hommage à leurs bâtisseurs qui, de leurs mains, ont façonné l'invisible.
Philippe Conrad
Des hommes pour l’éternité, Patrick Sbalchiero, éditions Artège, 320 pages, 16,90 euros
4 décembre 1370 : Victoire de du Guesclin, Clisson et Vienne à Pontvallain.
La bataille de Pontvallain fut par ses résultats beaucoup plus importante que considérable en elle-même. Cinq à six milles hommes se firent face. Par contre, cette victoire prise à la légère par les anglais permis aux français d’abord de les expulser du Maine, de l’Anjou et du Poitou mais surtout d’entamer la fin de la suprématie anglaise sur la France.
En 1370 Charles V charge Bertrand du Guesclin – élevé à la charge de Connétable de France – de reconquérir tout le centre-ouest du Royaume (Maine, Anjou, Poitou, Saintonge, Angoumois, Aunis).
Menant une armée beaucoup plus sûre formée de Bretons et de Gascons qui lui sont dévoués, du Guesclin se met en marche, épaulé dans son commandement par Clisson et l’Amiral Jehan de Vienne.
– L’armée du Roi de France (qui ne compte que près de 2 000) rencontre les troupes anglaises de Robert Knolles (que du Guesclin et Clisson connaissent bien depuis la bataille d’Auray en 1364*) et de Thomas Granson en un lieu dit Pontvallain (aujourd’hui situé dans sarthe ). Du Guesclin et de Vienne sont en première ligne tandis que Clisson forme la réserve avec 500 hommes.
– Évitant soigneusement de lancer inutilement ses cavaliers contre les archers anglais, du Guesclin lance une audacieuse charge à pied qui bouscule violemment Knolles et Granson. Mais les Anglais tiennent encore une partie du terrain et c’est Olivier de Clisson qui accoure pendant la soirée pour offrir une fin heureuse aux Français.
– Après la bataille, du Guesclin fait enterrer ses hommes tués au combat. Pontvallain va avoir deux conséquences principales. D’une part, Saumur est prise dans la foulée et l’Anjou est libéré très rapidement. D’autre part, Charles V peut justifier devant les États, le Parlement et les Villes, le maintien de la levée du Fouage destiné à entretenir une armée régulière de 6 000 hommes.
* A Auray, Clisson servait sous le commandement de Jehan IV de Bretagne aux côtés des Anglais de Knolles. Il y laissa un œil. Quant à du Guesclin, il secondait Charles de Blois, cousin de Charles V.
La bataille de Pontvallain fut par ses résultats beaucoup plus importante que considérable en elle-même. Cinq à six milles hommes se firent face. Par contre, cette victoire prise à la légère par les anglais permis aux français d’abord de les expulser du Maine, de l’Anjou et du Poitou mais surtout d’entamer la fin de la suprématie anglaise sur la France.
En 1370 Charles V charge Bertrand du Guesclin – élevé à la charge de Connétable de France – de reconquérir tout le centre-ouest du Royaume (Maine, Anjou, Poitou, Saintonge, Angoumois, Aunis).
Menant une armée beaucoup plus sûre formée de Bretons et de Gascons qui lui sont dévoués, du Guesclin se met en marche, épaulé dans son commandement par Clisson et l’Amiral Jehan de Vienne.
– L’armée du Roi de France (qui ne compte que près de 2 000) rencontre les troupes anglaises de Robert Knolles (que du Guesclin et Clisson connaissent bien depuis la bataille d’Auray en 1364*) et de Thomas Granson en un lieu dit Pontvallain (aujourd’hui situé dans sarthe ). Du Guesclin et de Vienne sont en première ligne tandis que Clisson forme la réserve avec 500 hommes.
– Évitant soigneusement de lancer inutilement ses cavaliers contre les archers anglais, du Guesclin lance une audacieuse charge à pied qui bouscule violemment Knolles et Granson. Mais les Anglais tiennent encore une partie du terrain et c’est Olivier de Clisson qui accoure pendant la soirée pour offrir une fin heureuse aux Français.
– Après la bataille, du Guesclin fait enterrer ses hommes tués au combat. Pontvallain va avoir deux conséquences principales. D’une part, Saumur est prise dans la foulée et l’Anjou est libéré très rapidement. D’autre part, Charles V peut justifier devant les États, le Parlement et les Villes, le maintien de la levée du Fouage destiné à entretenir une armée régulière de 6 000 hommes.
* A Auray, Clisson servait sous le commandement de Jehan IV de Bretagne aux côtés des Anglais de Knolles. Il y laissa un œil. Quant à du Guesclin, il secondait Charles de Blois, cousin de Charles V.
Régine Pernoud - Lumière du Moyen-âge
"La chevalerie est l'institution médiévale dont on a gardé plus volontiers le souvenir , et à juste titre, car jamais sans doute on n'eut conception plus noble du titre de guerrier."
"Du futur chevalier, on exige des qualités précises, que traduit le symbolisme des cérémonies au cours desquelles on lui décerne son titre. Il doit être pieux, dévoué à l’Église, respectueux de ses lois : son initiation débute par une nuit entière passée en prières, devant l'autel sur lequel est déposée l'épée qu'il ceindra. C'est la veillée d'armes, après laquelle, en signe de pureté, il prend un bain, puis entend la messe et communie. On lui remet alors solennellement l'épée et les éperons, en lui rappelant les devoirs de sa charge : aider le pauvre et le faible, respecter la femme, se montrer preux et généreux; sa devise doit être "Vaillance et largesse". Viennent ensuite l'adoubement et la rude "colée", le coup de plat d'épée donné sur l'épaule : au nom de saint Michel et de saint Georges, il est fait chevalier."
"La chevalerie est l'institution médiévale dont on a gardé plus volontiers le souvenir , et à juste titre, car jamais sans doute on n'eut conception plus noble du titre de guerrier."
"Du futur chevalier, on exige des qualités précises, que traduit le symbolisme des cérémonies au cours desquelles on lui décerne son titre. Il doit être pieux, dévoué à l’Église, respectueux de ses lois : son initiation débute par une nuit entière passée en prières, devant l'autel sur lequel est déposée l'épée qu'il ceindra. C'est la veillée d'armes, après laquelle, en signe de pureté, il prend un bain, puis entend la messe et communie. On lui remet alors solennellement l'épée et les éperons, en lui rappelant les devoirs de sa charge : aider le pauvre et le faible, respecter la femme, se montrer preux et généreux; sa devise doit être "Vaillance et largesse". Viennent ensuite l'adoubement et la rude "colée", le coup de plat d'épée donné sur l'épaule : au nom de saint Michel et de saint Georges, il est fait chevalier."