25 octobre 732 Charles Martel arrête une razzia arabe.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
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Les Terres Saintes (Paroles) - Chant de Tradition
CASSANDRE CONDAMNÉE, LA JUSTICE DÉSHONORÉE
Le dernier clou sur le cercueil d’une justice honnête, indépendante et légitime vient d’être planté par le tribunal correctionnel de Metz. Celui-ci a en effet condamné Cassandre Fristot, la jeune enseignante qui avait brandi une pancarte marquée d’un « Qui ? » et d’une liste de noms lors d’une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août, à six mois de prison avec sursis. Six mois avec sursis pour un bout de carton qui n’avait créé aucun trouble lors de la manifestation et qu’il faut toute la malhonnêteté intellectuelle des Torquemada de la bien-pensance, grands spécialistes de l’analyse des pensées secrètes et même des arrière-pensées, pour qualifier « d’antisémite ».
Comble de l’aberration, les juges sont même allés bien au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre la prévenue, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi à l’énoncé du jugement. Par cet acharnement, les magistrats messins – les mêmes qui se montrent si laxistes et compréhensifs envers les voyous et dealers des cités – démontrent qu’ils se sont plus que les hargneux matons de la citadelle idéologique « antiracisme-lutte contre l’antisémitisme », concepts fourre-tout et extensibles à l’infini, devenus des armes de destruction massive contre toute contestation et toute dissidence.
« Dénoncer les puissants »
C’est, rappelons-le, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait le premier sonné l’hallali en promettant que cette pancarte « abjecte » ne resterait pas « impunie » et en déployant, pour retrouver et embastiller la jeune femme, des moyens dignes de l’antiterrorisme. Son comparse du gang gouvernemental, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait pour sa part annoncé que l’enseignante serait suspendue, traitement hautement expéditif s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. Interpellée le 9 août à Hombourg-Haut en Moselle, Cassandre Fristot avait expliqué pour sa part aux policiers qu’elle voulait « dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse ». Des propos jugés intolérables et aujourd’hui criminalisés. Les choses sont désormais d’une très grande clarté : il est rigoureusement interdit de s’interroger sur les agissements des responsables politiques quant à leur gestion calamiteuse de la crise du Covid, ni même de simplement les nommer s’ils sont de confession juive. Cette décision ubuesque, nouvelle et énième restriction à la liberté d’expression, crée par ailleurs un inquiétant et dangereux précédent puisque ce ne sont ni des actes ni des faits qui sont condamnés mais des motivations supposées, prétendument mises au jour par de simples interprétations plus ou moins convaincantes. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un retour aux procès en sorcellerie.
Cassandre Fristot, privée de ressources et jeté en pâture à la vindicte générale, va bien évidemment faire appel de ce jugement inique. En espérant que les juges du second degré aient une laisse un peu moins courte que celle de leurs collègues du tribunal correctionnel. •
Xavier Eman in Journal Présent
Le dernier clou sur le cercueil d’une justice honnête, indépendante et légitime vient d’être planté par le tribunal correctionnel de Metz. Celui-ci a en effet condamné Cassandre Fristot, la jeune enseignante qui avait brandi une pancarte marquée d’un « Qui ? » et d’une liste de noms lors d’une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août, à six mois de prison avec sursis. Six mois avec sursis pour un bout de carton qui n’avait créé aucun trouble lors de la manifestation et qu’il faut toute la malhonnêteté intellectuelle des Torquemada de la bien-pensance, grands spécialistes de l’analyse des pensées secrètes et même des arrière-pensées, pour qualifier « d’antisémite ».
Comble de l’aberration, les juges sont même allés bien au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre la prévenue, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi à l’énoncé du jugement. Par cet acharnement, les magistrats messins – les mêmes qui se montrent si laxistes et compréhensifs envers les voyous et dealers des cités – démontrent qu’ils se sont plus que les hargneux matons de la citadelle idéologique « antiracisme-lutte contre l’antisémitisme », concepts fourre-tout et extensibles à l’infini, devenus des armes de destruction massive contre toute contestation et toute dissidence.
« Dénoncer les puissants »
C’est, rappelons-le, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait le premier sonné l’hallali en promettant que cette pancarte « abjecte » ne resterait pas « impunie » et en déployant, pour retrouver et embastiller la jeune femme, des moyens dignes de l’antiterrorisme. Son comparse du gang gouvernemental, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait pour sa part annoncé que l’enseignante serait suspendue, traitement hautement expéditif s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. Interpellée le 9 août à Hombourg-Haut en Moselle, Cassandre Fristot avait expliqué pour sa part aux policiers qu’elle voulait « dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse ». Des propos jugés intolérables et aujourd’hui criminalisés. Les choses sont désormais d’une très grande clarté : il est rigoureusement interdit de s’interroger sur les agissements des responsables politiques quant à leur gestion calamiteuse de la crise du Covid, ni même de simplement les nommer s’ils sont de confession juive. Cette décision ubuesque, nouvelle et énième restriction à la liberté d’expression, crée par ailleurs un inquiétant et dangereux précédent puisque ce ne sont ni des actes ni des faits qui sont condamnés mais des motivations supposées, prétendument mises au jour par de simples interprétations plus ou moins convaincantes. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un retour aux procès en sorcellerie.
Cassandre Fristot, privée de ressources et jeté en pâture à la vindicte générale, va bien évidemment faire appel de ce jugement inique. En espérant que les juges du second degré aient une laisse un peu moins courte que celle de leurs collègues du tribunal correctionnel. •
Xavier Eman in Journal Présent
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Incroyable prémonition - Le plus beau métier du monde - film 1996
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25 octobre 1836 : L'Obélisque de Louxor est érigé sur la place de la Concorde. Découvrez l'histoire du monument le plus ancien de la capitale 📆 https://bit.ly/2Jf17YX
Source : Histoires de Paris, ORTF 1966.
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L’affaire Dreyfus – Entre farces et grosses ficelles
Principalement sur la base des enquêtes et débats judiciaires, Adrien Abauzit désintègre le récit académique de l’affaire Dreyfus, en mettant au clair les crimes et rôles de Dreyfus, Picquart et Esterhazy. Les conséquences de l’affaire Dreyfus sont analysées jusqu’à leur fin extrême, sur les champs de bataille de 1914.
https://www.editions-altitude.fr/produit/adrien-abauzit-laffaire-dreyfus/
Principalement sur la base des enquêtes et débats judiciaires, Adrien Abauzit désintègre le récit académique de l’affaire Dreyfus, en mettant au clair les crimes et rôles de Dreyfus, Picquart et Esterhazy. Les conséquences de l’affaire Dreyfus sont analysées jusqu’à leur fin extrême, sur les champs de bataille de 1914.
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Calendrier révolutionnaire . Travaillez plus pour gagner moins !
Le 24 novembre 1793, le Calendrier révolutionnaire ou républicain rentra en vigueur partout en France.
La volonté des révolutionnaires fut de faire table rase du passé en instaurant un système universel s’appuyant sur le système décimal. Ce fut surtout un formidable recul des acquis sociaux des ouvriers que ceux-ci mettront plus de 100 ans à reconquérir et encore partiellement !
Un décret du 5 octobre 1793, promulgué le 24 novembre de la même année établit en France le calendrier révolutionnaire (ou républicain) basé sur le système décimal. Son point de départ fut rétroactivement fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République et date de l'équinoxe d'automne. L'année fut dès lors divisée en douze mois de trois décades de dix jours, en conformité avec les règles du système métrique. Elle se termine par cinq jours complémentaires pour les années communes et six jours pour les années bissextiles.
Le même décret du 5 octobre 1793 impose l'heure décimale. La journée de vingt-quatre heures est désormais divisée en dix heures de cent minutes chacune, elles-mêmes divisées en cent secondes. Jamais entrée dans les mœurs, l'heure décimale fut suspendue le 7 avril 1795, toutefois pour une durée indéterminée.
Après la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui mit bas le droit social savamment construit depuis le Moyen-âge et conduisit directement à la misère ouvrière du XIX siècle, le calendrier révolutionnaire supprima le jour de repos du dimanche pour le remplacer par un jour de repos tous les dix jours.
Le même décret supprima tous les jours chômés et demi-chômés. Les ouvriers perdirent entre 80 et 85 jours chômés. La seule journée chômée reconnue par les révolutionnaires fut la Fête de la Fédération (Les 14 juillet) ! Les jours demi-chômés furent aussi perdus. Dans la plupart des corporations, il s’agissait du samedi après-midi à partir de 14 heures.
Napoléon 1er mit fin au calendrier révolutionnaire le premier janvier 1806 pour revenir au calendrier grégorien avec ses semaines de sept jours. Toutefois, on ne revint jamais à la situation de l’Ancien régime trop favorable aux ouvriers d’usine ou agricole notamment à propos du repos dominical. Napoléon 1er n’y était pas favorable exprimant sa position en une phrase : "Le peuple mangeant le dimanche, il doit pouvoir travailler le dimanche". Il faudra attendre le 13 juillet 1906 pour que soit rendu obligatoire ce jour chômé… et après la Grande Guerre, la suppression des nombreuses dérogations.
La Révolution de 1789, soit disant voulue par le Peuple de France et pour le Peuple, fut en fait celle du Libéralisme le plus débridé au service d’une petite élite, concept qui fut théorisé par les Philosophes des Lumières (Une personne capable de penser sur 20 000 selon Voltaire) !
Cercle Légitimiste de Normandie : https://www.facebook.com/normandielegitime/photos/a.387922851578647/696167377420858/
Le 24 novembre 1793, le Calendrier révolutionnaire ou républicain rentra en vigueur partout en France.
La volonté des révolutionnaires fut de faire table rase du passé en instaurant un système universel s’appuyant sur le système décimal. Ce fut surtout un formidable recul des acquis sociaux des ouvriers que ceux-ci mettront plus de 100 ans à reconquérir et encore partiellement !
Un décret du 5 octobre 1793, promulgué le 24 novembre de la même année établit en France le calendrier révolutionnaire (ou républicain) basé sur le système décimal. Son point de départ fut rétroactivement fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République et date de l'équinoxe d'automne. L'année fut dès lors divisée en douze mois de trois décades de dix jours, en conformité avec les règles du système métrique. Elle se termine par cinq jours complémentaires pour les années communes et six jours pour les années bissextiles.
Le même décret du 5 octobre 1793 impose l'heure décimale. La journée de vingt-quatre heures est désormais divisée en dix heures de cent minutes chacune, elles-mêmes divisées en cent secondes. Jamais entrée dans les mœurs, l'heure décimale fut suspendue le 7 avril 1795, toutefois pour une durée indéterminée.
Après la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui mit bas le droit social savamment construit depuis le Moyen-âge et conduisit directement à la misère ouvrière du XIX siècle, le calendrier révolutionnaire supprima le jour de repos du dimanche pour le remplacer par un jour de repos tous les dix jours.
Le même décret supprima tous les jours chômés et demi-chômés. Les ouvriers perdirent entre 80 et 85 jours chômés. La seule journée chômée reconnue par les révolutionnaires fut la Fête de la Fédération (Les 14 juillet) ! Les jours demi-chômés furent aussi perdus. Dans la plupart des corporations, il s’agissait du samedi après-midi à partir de 14 heures.
Napoléon 1er mit fin au calendrier révolutionnaire le premier janvier 1806 pour revenir au calendrier grégorien avec ses semaines de sept jours. Toutefois, on ne revint jamais à la situation de l’Ancien régime trop favorable aux ouvriers d’usine ou agricole notamment à propos du repos dominical. Napoléon 1er n’y était pas favorable exprimant sa position en une phrase : "Le peuple mangeant le dimanche, il doit pouvoir travailler le dimanche". Il faudra attendre le 13 juillet 1906 pour que soit rendu obligatoire ce jour chômé… et après la Grande Guerre, la suppression des nombreuses dérogations.
La Révolution de 1789, soit disant voulue par le Peuple de France et pour le Peuple, fut en fait celle du Libéralisme le plus débridé au service d’une petite élite, concept qui fut théorisé par les Philosophes des Lumières (Une personne capable de penser sur 20 000 selon Voltaire) !
Cercle Légitimiste de Normandie : https://www.facebook.com/normandielegitime/photos/a.387922851578647/696167377420858/
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La rencontre musclée entre V. Poutine et N. Sarkozy
"Si tu continues sur ce ton, je t'écrase".
Découvrez ce que Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy se sont réellement dit lors de leur rencontre musclée en 2007.
"Si tu continues sur ce ton, je t'écrase".
Découvrez ce que Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy se sont réellement dit lors de leur rencontre musclée en 2007.
Balzac dans son chef d'oeuvre, les illusions perdues, développe l'idée que la famille représente le bien et l'individualisme le mal.
Je résume l'histoire, nous sommes aux alentours de 1820 en France :
David et Lucien habitent Angoulême, David est marié avec la sœur de Lucien Eve. David a racheté la papeterie de son père c'est un bon gars, il n'essaie pas de trahir les gens, il veut faire correctement son travail. Et Lucien l'excentrique veut faire carrière dans l'écriture de poésie. David reste en province avec sa femme et ses enfants et Lucien part sur Paris pour faire "carrière" ou il récoltera que des désillusions, des dettes, le mépris.
Patrick Berthier dit :
"Pour Balzac, Eve et David sont le bien, et donc ils sont le centre. Lorsqu'il écrit que la "mélancolie profonde" implicite en David (et que dit il, il a été tenté de mettre davantage en avant) et le "caractère simple et fier" d'Eve forment par leur association, au delà même de la défaite de David, "un plaidoyer pour la famille", c'est pour lui une évidence; et lorsqu'il ose ajouter : "C'est d'ailleurs le sens général des illusions" (d'être un plaidoyer pour la famille), ce n'est qu'à peine par provocation.
Qu'on lise attentivement l'ensemble du roman, et l'on verra la pédagogie (et l'imagerie stylistique) du bien et du mal, du salut et la damnation, y occuper sans le premier rang."
Je résume l'histoire, nous sommes aux alentours de 1820 en France :
David et Lucien habitent Angoulême, David est marié avec la sœur de Lucien Eve. David a racheté la papeterie de son père c'est un bon gars, il n'essaie pas de trahir les gens, il veut faire correctement son travail. Et Lucien l'excentrique veut faire carrière dans l'écriture de poésie. David reste en province avec sa femme et ses enfants et Lucien part sur Paris pour faire "carrière" ou il récoltera que des désillusions, des dettes, le mépris.
Patrick Berthier dit :
"Pour Balzac, Eve et David sont le bien, et donc ils sont le centre. Lorsqu'il écrit que la "mélancolie profonde" implicite en David (et que dit il, il a été tenté de mettre davantage en avant) et le "caractère simple et fier" d'Eve forment par leur association, au delà même de la défaite de David, "un plaidoyer pour la famille", c'est pour lui une évidence; et lorsqu'il ose ajouter : "C'est d'ailleurs le sens général des illusions" (d'être un plaidoyer pour la famille), ce n'est qu'à peine par provocation.
Qu'on lise attentivement l'ensemble du roman, et l'on verra la pédagogie (et l'imagerie stylistique) du bien et du mal, du salut et la damnation, y occuper sans le premier rang."
A une époque pas si lointaine, la télévision française produisait des séries de qualité.
Adaptation des illusions perdues de Balzac
Une série réalisée en 1966 par Maurice Cazeneuve, avec Yves Rénier (Lucien de Rubempré) , Anne Vernon (Naïs de Bargeton) , François Chaumette (Mr du Châtelet) , Louis Arbessier (Mr de Bargeton) , Claude Marcault (Eve Chardon) , Serge Maillat (David Séchard) , Janine Crispin (Mme Chardon) ;
Téléfilm en 4 parties, d'après le roman de Balzac publié en trois parties entre 1837 et 1843.
En 1819, à Angoulême, un jeune poète ambitieux, Lucien Chardon, qui prendra bientôt le nom de Rubempré, est introduit dans le salon de Mme de Bargeton où se réunit la haute société de la ville. Lucien rêve de monter à Paris pour y conquérir la gloire. Mais si Paris est la ville où il peut se faire un nom, c'est aussi celle des grandes désillusions.
https://www.youtube.com/watch?v=2eWbzRpU1pE
Adaptation des illusions perdues de Balzac
Une série réalisée en 1966 par Maurice Cazeneuve, avec Yves Rénier (Lucien de Rubempré) , Anne Vernon (Naïs de Bargeton) , François Chaumette (Mr du Châtelet) , Louis Arbessier (Mr de Bargeton) , Claude Marcault (Eve Chardon) , Serge Maillat (David Séchard) , Janine Crispin (Mme Chardon) ;
Téléfilm en 4 parties, d'après le roman de Balzac publié en trois parties entre 1837 et 1843.
En 1819, à Angoulême, un jeune poète ambitieux, Lucien Chardon, qui prendra bientôt le nom de Rubempré, est introduit dans le salon de Mme de Bargeton où se réunit la haute société de la ville. Lucien rêve de monter à Paris pour y conquérir la gloire. Mais si Paris est la ville où il peut se faire un nom, c'est aussi celle des grandes désillusions.
https://www.youtube.com/watch?v=2eWbzRpU1pE
Un crève-cœur.
Ce matin j'entre dans le cimetière brumeux d'une commune voisine et je découvre cette pierre tombale très ancienne, décrochée d'un caveau familial et déposée ici, contre un mur, à côté de la poubelle. C'est d'ailleurs ce que cette tombe ancestrale est devenue : un déchet que l'on dépose dans un coin en attendant de le faire évacuer par la camionnette qui s'en ira le jeter dans la benne à cailloux de la déchetterie la plus proche.
Ce n'est pourtant pas un caillou, cette pierre. On y trouve encore gravés les noms de plusieurs personnes d'une même famille. Le doyen Antoine Dubost est né en 1799 et il est mort en 1873. Ses parents ont connu la Révolution. Pendant des générations, cette famille est venu enterrer ses morts dans ce caveau et elle a prié pour eux à l'ombre de cette croix de pierre qui aujourd'hui attend l'heure imminente de sa destruction.
On sait pourquoi les vieilles tombes sont évacuées des cimetières : les concessions sont dépassées, il n'y a plus de famille pour s'en occuper, les pierres se dégradent, s'écroulent et deviennent dangereuses pour cette raison. Alors les municipalités les retirent, vident les caveaux de leurs occupants pour les déplacer dans la fosse commune. Ces opérations tragiques, ces attentats contre la mémoire des morts, ces profanations légales se produisent hélas tous les jours et nous sommes en partie responsables de ce drame. Parce que beaucoup trop de Français d'aujourd'hui se désintéressent de leur propre histoire alors qu'il suffit de quelques recherches généalogiques pour savoir où se reposent nos ancêtres.
Ce brave Antoine Dubost, vous imaginez bien qu'il a des descendants quelque part, en ligne directe ou des arrières-petits neveux. Aucun ne s'est intéressé au sort de cette vénérable pierre, aucun n'a cherché à savoir où était l'ancêtre. La mairie a donc effacé ce souvenir de la surface de la terre. Si un descendant s'était mobilisé à temps, il aurait pu empêcher ce drame, par exemple en prolongeant la concession pour quelques dizaines d'euros et, si nécessaire, en faisant procéder à une remise en état du monument s'il menaçait ruine.
En ce qui me concerne, je sais où se trouvent les tombes encore existantes de tous mes ancêtres et je veille à ce qu'aucune commune n'y touche. Je suis le gardien de la mémoire de mes anciens, c'est une charge que je supporte avec honneur car c'est mon devoir de fils, mon devoir de Français de m'assurer que le sol de mon pays garde autant que possible le souvenir du passage de ma lignée. Chaque Français devrait avoir ce raisonnement.
Je ferai bientôt des propositions dans ce sens pour ceux que cela intéresse. Des ateliers de généalogie par exemple pour que chacun de nous sache d'où il vient et qu'il devienne à son tour le Gardien de la mémoire de sa lignée.
Jonathan Sturel
Ce matin j'entre dans le cimetière brumeux d'une commune voisine et je découvre cette pierre tombale très ancienne, décrochée d'un caveau familial et déposée ici, contre un mur, à côté de la poubelle. C'est d'ailleurs ce que cette tombe ancestrale est devenue : un déchet que l'on dépose dans un coin en attendant de le faire évacuer par la camionnette qui s'en ira le jeter dans la benne à cailloux de la déchetterie la plus proche.
Ce n'est pourtant pas un caillou, cette pierre. On y trouve encore gravés les noms de plusieurs personnes d'une même famille. Le doyen Antoine Dubost est né en 1799 et il est mort en 1873. Ses parents ont connu la Révolution. Pendant des générations, cette famille est venu enterrer ses morts dans ce caveau et elle a prié pour eux à l'ombre de cette croix de pierre qui aujourd'hui attend l'heure imminente de sa destruction.
On sait pourquoi les vieilles tombes sont évacuées des cimetières : les concessions sont dépassées, il n'y a plus de famille pour s'en occuper, les pierres se dégradent, s'écroulent et deviennent dangereuses pour cette raison. Alors les municipalités les retirent, vident les caveaux de leurs occupants pour les déplacer dans la fosse commune. Ces opérations tragiques, ces attentats contre la mémoire des morts, ces profanations légales se produisent hélas tous les jours et nous sommes en partie responsables de ce drame. Parce que beaucoup trop de Français d'aujourd'hui se désintéressent de leur propre histoire alors qu'il suffit de quelques recherches généalogiques pour savoir où se reposent nos ancêtres.
Ce brave Antoine Dubost, vous imaginez bien qu'il a des descendants quelque part, en ligne directe ou des arrières-petits neveux. Aucun ne s'est intéressé au sort de cette vénérable pierre, aucun n'a cherché à savoir où était l'ancêtre. La mairie a donc effacé ce souvenir de la surface de la terre. Si un descendant s'était mobilisé à temps, il aurait pu empêcher ce drame, par exemple en prolongeant la concession pour quelques dizaines d'euros et, si nécessaire, en faisant procéder à une remise en état du monument s'il menaçait ruine.
En ce qui me concerne, je sais où se trouvent les tombes encore existantes de tous mes ancêtres et je veille à ce qu'aucune commune n'y touche. Je suis le gardien de la mémoire de mes anciens, c'est une charge que je supporte avec honneur car c'est mon devoir de fils, mon devoir de Français de m'assurer que le sol de mon pays garde autant que possible le souvenir du passage de ma lignée. Chaque Français devrait avoir ce raisonnement.
Je ferai bientôt des propositions dans ce sens pour ceux que cela intéresse. Des ateliers de généalogie par exemple pour que chacun de nous sache d'où il vient et qu'il devienne à son tour le Gardien de la mémoire de sa lignée.
Jonathan Sturel
L'histoire militaire de la France commence bien avant la France. Elle commence loin avant l'histoire écrite, quand se façonne le visage du pays et de son peuple. Appuyées sur des camps fortifiés (oppida), une soixantaine de cités gauloises se répartissent un vaste territoire entre le Rhin et les Pyrénées quand se produisent les premières incursions romaines le long des côtes méditerranéennes, en 122 av. J.-C. Nous le savons par les récits de César, mais aussi grâce à l'archéologie et à l'étude des littératures celtiques et gaéliques ; chez les Celtes, comme chez les autres indo-européens, la fonction guerrière est associée au pouvoir et à la liberté. Tout homme libre est d'abord un guerrier.
Née des ambitions de César, la menace romaine se fait conquête en 52 av. J.-C. Autour du jeune Vercingétorix, s'unissent une partie des Gaulois. Pourtant après sa victoire à Gergovie, Vercingétorix est assiégé et vaincu à Alésia. C'en est fini de la Gaule indépendante, mais le souvenir n'en disparaîtra jamais. De siècle en siècle, chaque fois que les Français craindront pour leur être et leur liberté, ils invoqueront le souvenir du jeune général et de « nos ancêtres les Gaulois >>.
Dans leurs mythes religieux et leurs récits d'épopée, les hommes d'Europe ont toujours spécialement honoré les héros malheureux. Achille, Vercingétorix, Siegfried, Roland ou Jeanne d'Arc, personnalisent le tragique de la destinée humaine. Le héros est d'autant plus grand et admiré qu'il est brisé en pleine gloire. Ce ne sont pas des victoires, mais de glorieuses défaites, Camerone, Sidi-Brahim, Reichshoffen ou Bazeilles, auxquelles s'identifient les corps d'élite quand ils édifient leur légende, sacralisant de la sorte la sublime inutilité de l'esprit de sacrifice. Toujours, les hommes de bonne trempe ont honoré le courage malheureux chez l'ami et chez l'ennemi. Ainsi que le suggèrent les mythes scandinaves, le sacrifice des guerriers morts et le martyre du chef sont les semences spirituelles des renaissances.
DOMINIQUE VENNER - Enquete sur l'Histoire n° 18 - La France et son armée
Née des ambitions de César, la menace romaine se fait conquête en 52 av. J.-C. Autour du jeune Vercingétorix, s'unissent une partie des Gaulois. Pourtant après sa victoire à Gergovie, Vercingétorix est assiégé et vaincu à Alésia. C'en est fini de la Gaule indépendante, mais le souvenir n'en disparaîtra jamais. De siècle en siècle, chaque fois que les Français craindront pour leur être et leur liberté, ils invoqueront le souvenir du jeune général et de « nos ancêtres les Gaulois >>.
Dans leurs mythes religieux et leurs récits d'épopée, les hommes d'Europe ont toujours spécialement honoré les héros malheureux. Achille, Vercingétorix, Siegfried, Roland ou Jeanne d'Arc, personnalisent le tragique de la destinée humaine. Le héros est d'autant plus grand et admiré qu'il est brisé en pleine gloire. Ce ne sont pas des victoires, mais de glorieuses défaites, Camerone, Sidi-Brahim, Reichshoffen ou Bazeilles, auxquelles s'identifient les corps d'élite quand ils édifient leur légende, sacralisant de la sorte la sublime inutilité de l'esprit de sacrifice. Toujours, les hommes de bonne trempe ont honoré le courage malheureux chez l'ami et chez l'ennemi. Ainsi que le suggèrent les mythes scandinaves, le sacrifice des guerriers morts et le martyre du chef sont les semences spirituelles des renaissances.
DOMINIQUE VENNER - Enquete sur l'Histoire n° 18 - La France et son armée