Jacques Mesrine, L'instinct de mort
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."
Jacques Camatte, Beaubourg: le cancer du futur, 1977
« Le futur du capital, c’est le déracinement complet des hommes de telle sorte qu’ils seront pleinement libérés et pourront être mus dans n’importe quelle direction, effectuer n’importe quel possible qui leur sera imposé.
On aura la vie humaine sans êtres humains, comme le cancer – maximum d’aliénation – est la vie excluant la vie propre de l’être où il s’est développé.
[...] Il n’est qu’à cause de l’errance des hommes et est la maladie caractéristique de la vie humaine sous la domination du capital qui, lui aussi, est un produit de la vaste errance. »
« Le futur du capital, c’est le déracinement complet des hommes de telle sorte qu’ils seront pleinement libérés et pourront être mus dans n’importe quelle direction, effectuer n’importe quel possible qui leur sera imposé.
On aura la vie humaine sans êtres humains, comme le cancer – maximum d’aliénation – est la vie excluant la vie propre de l’être où il s’est développé.
[...] Il n’est qu’à cause de l’errance des hommes et est la maladie caractéristique de la vie humaine sous la domination du capital qui, lui aussi, est un produit de la vaste errance. »
Racine_Paul_Benedetti_Arnaud_J'ai_servi_Pétain_Le_dernier_témoin.pdf
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Racine Paul - Benedetti Arnaud - J'ai servi Pétain Le dernier témoin
Ballades en prose
En ouvrant ma porte ce matin, il y avait autour de mon moulin un grand tapis de gelée blanche. L’herbe luisait et craquait comme du verre ; toute la colline grelottait... Pour un jour ma chère Provence s’était déguisée en pays du Nord ; et c’est parmi les pins frangés de givre, les touffes de lavandes épanouies en bouquets de cristal, que j’ai écrit ces deux ballades d’une fantaisies un peu germanique, pendant que la gelée m’envoyait ses étincelles blanches et que là-haut, dans le ciel clair, de grands triangles de cigognes venues du pays d’Henri Heine, descendaient vers la Camargue en criant : « Il fait froid... froid... froid. »
Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet
En ouvrant ma porte ce matin, il y avait autour de mon moulin un grand tapis de gelée blanche. L’herbe luisait et craquait comme du verre ; toute la colline grelottait... Pour un jour ma chère Provence s’était déguisée en pays du Nord ; et c’est parmi les pins frangés de givre, les touffes de lavandes épanouies en bouquets de cristal, que j’ai écrit ces deux ballades d’une fantaisies un peu germanique, pendant que la gelée m’envoyait ses étincelles blanches et que là-haut, dans le ciel clair, de grands triangles de cigognes venues du pays d’Henri Heine, descendaient vers la Camargue en criant : « Il fait froid... froid... froid. »
Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet
Le 25 octobre 1415, dans la plaine d’Azincourt (Pas-de-Calais), la fine fleur des chevaliers français était fauchée par les archers anglais et achevée à coups de lance, d’épée, de hache ou à la dague. Quant aux prisonniers, beaucoup furent froidement exécutés sur ordre de Henry V, roi d’Angleterre. Seuls 1 500 d’entre eux qui présentaient une valeur marchande furent épargnés, tel le duc poète Charles d’Orléans qui devait rester otage en Angleterre pendant 25 ans. La noblesse française perdit à Azincourt 6 000 hommes, une saignée dont la chevalerie ne devait pas se relever
Henry V commandait ses troupes en personne alors qu’il n’en était pas question pour le roi de France, Charles VI, frappé de folie depuis déjà treize ans. Débarqué sur la côte normande au mois d’août, l’Anglais remontait vers le nord, en piteux état après avoir pris difficilement, après deux mois de siège, Harfleur, près du Havre. Alors qu’il se hâtait de rejoindre Calais avec sa troupe de 9 000 hommes, il fut bloqué dans la plaine du hameau d’Azincourt par l’armée féodale fidèle au trône de France. Celle-ci alignait
12 000 hommes, selon l’historienne britannique Anne Curry, spécialiste d’Azincourt, qui estime très exagérée la disproportion des forces traditionnellement évoquée : 50 000 Français contre 10 000 Anglais !
Braves mais aussi bravaches, trop sûrs d’eux et recherchant l’exploit, les Français foncèrent sus à l’ennemi, sans aucune discipline, engoncés dans leurs lourdes armures, un équipement d’une autre époque. La pluie du matin avait transformé la plaine en champ de boue, entravant la charge des chevaux, tandis que le soleil qui lui avait succédé aveuglait les Français. Face à eux, bien placés en surplomb, 7 000 « snipers » : les terribles archers gallois capables de tirer chacun, grâce à leur arc long ou « long bow », une douzaine de flèches à la minute. Ils déclenchèrent un véritable tir de barrage. Ce fut un carnage. Les armes de poing achevèrent la boucherie. Le désastre d’Azincourt sonnait le glas de la guerre féodale .
Conséquence de la guerre intestine entre Armagnacs et Bourguignons qui déchirait le royaume depuis 1407, leur victoire à Azincourt permit aux Anglais de s’emparer de la Normandie. Cinq ans plus tard, le traité de Troyes (1420) désignait Henri V comme héritier du royaume de France après la mort de Charles VI. Ainsi allait se réaliser le vieux rêve des Plantagenêt d’unir sous une même couronne la France et l’Angleterre.
Mais neuf ans plus tard, une jeune Lorraine venait ranimer l’espérance du « gentil dauphin », fils de Charles VI, nommé par dérision « le roi de Bourges ». Après la longue série de défaites de Crécy (1346), Poitiers (1356) et Azincourt, « la Pucelle » ranimait l’espérance. La délivrance d’Orléans (8 mai 1429) et la victoire de Patay (18 juin 1429) furent suivies sans délai par la fulgurante chevauchée qui ouvrit la voie au sacre de Charles VII à Reims (17 juillet 1429). Une résurrection qui annonçait la libération de la France et la fin de la guerre de Cent Ans.
Philippe Oswald
Henry V commandait ses troupes en personne alors qu’il n’en était pas question pour le roi de France, Charles VI, frappé de folie depuis déjà treize ans. Débarqué sur la côte normande au mois d’août, l’Anglais remontait vers le nord, en piteux état après avoir pris difficilement, après deux mois de siège, Harfleur, près du Havre. Alors qu’il se hâtait de rejoindre Calais avec sa troupe de 9 000 hommes, il fut bloqué dans la plaine du hameau d’Azincourt par l’armée féodale fidèle au trône de France. Celle-ci alignait
12 000 hommes, selon l’historienne britannique Anne Curry, spécialiste d’Azincourt, qui estime très exagérée la disproportion des forces traditionnellement évoquée : 50 000 Français contre 10 000 Anglais !
Braves mais aussi bravaches, trop sûrs d’eux et recherchant l’exploit, les Français foncèrent sus à l’ennemi, sans aucune discipline, engoncés dans leurs lourdes armures, un équipement d’une autre époque. La pluie du matin avait transformé la plaine en champ de boue, entravant la charge des chevaux, tandis que le soleil qui lui avait succédé aveuglait les Français. Face à eux, bien placés en surplomb, 7 000 « snipers » : les terribles archers gallois capables de tirer chacun, grâce à leur arc long ou « long bow », une douzaine de flèches à la minute. Ils déclenchèrent un véritable tir de barrage. Ce fut un carnage. Les armes de poing achevèrent la boucherie. Le désastre d’Azincourt sonnait le glas de la guerre féodale .
Conséquence de la guerre intestine entre Armagnacs et Bourguignons qui déchirait le royaume depuis 1407, leur victoire à Azincourt permit aux Anglais de s’emparer de la Normandie. Cinq ans plus tard, le traité de Troyes (1420) désignait Henri V comme héritier du royaume de France après la mort de Charles VI. Ainsi allait se réaliser le vieux rêve des Plantagenêt d’unir sous une même couronne la France et l’Angleterre.
Mais neuf ans plus tard, une jeune Lorraine venait ranimer l’espérance du « gentil dauphin », fils de Charles VI, nommé par dérision « le roi de Bourges ». Après la longue série de défaites de Crécy (1346), Poitiers (1356) et Azincourt, « la Pucelle » ranimait l’espérance. La délivrance d’Orléans (8 mai 1429) et la victoire de Patay (18 juin 1429) furent suivies sans délai par la fulgurante chevauchée qui ouvrit la voie au sacre de Charles VII à Reims (17 juillet 1429). Une résurrection qui annonçait la libération de la France et la fin de la guerre de Cent Ans.
Philippe Oswald
25 octobre 732 Charles Martel arrête une razzia arabe.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
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Les Terres Saintes (Paroles) - Chant de Tradition
CASSANDRE CONDAMNÉE, LA JUSTICE DÉSHONORÉE
Le dernier clou sur le cercueil d’une justice honnête, indépendante et légitime vient d’être planté par le tribunal correctionnel de Metz. Celui-ci a en effet condamné Cassandre Fristot, la jeune enseignante qui avait brandi une pancarte marquée d’un « Qui ? » et d’une liste de noms lors d’une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août, à six mois de prison avec sursis. Six mois avec sursis pour un bout de carton qui n’avait créé aucun trouble lors de la manifestation et qu’il faut toute la malhonnêteté intellectuelle des Torquemada de la bien-pensance, grands spécialistes de l’analyse des pensées secrètes et même des arrière-pensées, pour qualifier « d’antisémite ».
Comble de l’aberration, les juges sont même allés bien au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre la prévenue, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi à l’énoncé du jugement. Par cet acharnement, les magistrats messins – les mêmes qui se montrent si laxistes et compréhensifs envers les voyous et dealers des cités – démontrent qu’ils se sont plus que les hargneux matons de la citadelle idéologique « antiracisme-lutte contre l’antisémitisme », concepts fourre-tout et extensibles à l’infini, devenus des armes de destruction massive contre toute contestation et toute dissidence.
« Dénoncer les puissants »
C’est, rappelons-le, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait le premier sonné l’hallali en promettant que cette pancarte « abjecte » ne resterait pas « impunie » et en déployant, pour retrouver et embastiller la jeune femme, des moyens dignes de l’antiterrorisme. Son comparse du gang gouvernemental, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait pour sa part annoncé que l’enseignante serait suspendue, traitement hautement expéditif s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. Interpellée le 9 août à Hombourg-Haut en Moselle, Cassandre Fristot avait expliqué pour sa part aux policiers qu’elle voulait « dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse ». Des propos jugés intolérables et aujourd’hui criminalisés. Les choses sont désormais d’une très grande clarté : il est rigoureusement interdit de s’interroger sur les agissements des responsables politiques quant à leur gestion calamiteuse de la crise du Covid, ni même de simplement les nommer s’ils sont de confession juive. Cette décision ubuesque, nouvelle et énième restriction à la liberté d’expression, crée par ailleurs un inquiétant et dangereux précédent puisque ce ne sont ni des actes ni des faits qui sont condamnés mais des motivations supposées, prétendument mises au jour par de simples interprétations plus ou moins convaincantes. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un retour aux procès en sorcellerie.
Cassandre Fristot, privée de ressources et jeté en pâture à la vindicte générale, va bien évidemment faire appel de ce jugement inique. En espérant que les juges du second degré aient une laisse un peu moins courte que celle de leurs collègues du tribunal correctionnel. •
Xavier Eman in Journal Présent
Le dernier clou sur le cercueil d’une justice honnête, indépendante et légitime vient d’être planté par le tribunal correctionnel de Metz. Celui-ci a en effet condamné Cassandre Fristot, la jeune enseignante qui avait brandi une pancarte marquée d’un « Qui ? » et d’une liste de noms lors d’une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août, à six mois de prison avec sursis. Six mois avec sursis pour un bout de carton qui n’avait créé aucun trouble lors de la manifestation et qu’il faut toute la malhonnêteté intellectuelle des Torquemada de la bien-pensance, grands spécialistes de l’analyse des pensées secrètes et même des arrière-pensées, pour qualifier « d’antisémite ».
Comble de l’aberration, les juges sont même allés bien au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre la prévenue, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi à l’énoncé du jugement. Par cet acharnement, les magistrats messins – les mêmes qui se montrent si laxistes et compréhensifs envers les voyous et dealers des cités – démontrent qu’ils se sont plus que les hargneux matons de la citadelle idéologique « antiracisme-lutte contre l’antisémitisme », concepts fourre-tout et extensibles à l’infini, devenus des armes de destruction massive contre toute contestation et toute dissidence.
« Dénoncer les puissants »
C’est, rappelons-le, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait le premier sonné l’hallali en promettant que cette pancarte « abjecte » ne resterait pas « impunie » et en déployant, pour retrouver et embastiller la jeune femme, des moyens dignes de l’antiterrorisme. Son comparse du gang gouvernemental, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait pour sa part annoncé que l’enseignante serait suspendue, traitement hautement expéditif s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. Interpellée le 9 août à Hombourg-Haut en Moselle, Cassandre Fristot avait expliqué pour sa part aux policiers qu’elle voulait « dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse ». Des propos jugés intolérables et aujourd’hui criminalisés. Les choses sont désormais d’une très grande clarté : il est rigoureusement interdit de s’interroger sur les agissements des responsables politiques quant à leur gestion calamiteuse de la crise du Covid, ni même de simplement les nommer s’ils sont de confession juive. Cette décision ubuesque, nouvelle et énième restriction à la liberté d’expression, crée par ailleurs un inquiétant et dangereux précédent puisque ce ne sont ni des actes ni des faits qui sont condamnés mais des motivations supposées, prétendument mises au jour par de simples interprétations plus ou moins convaincantes. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un retour aux procès en sorcellerie.
Cassandre Fristot, privée de ressources et jeté en pâture à la vindicte générale, va bien évidemment faire appel de ce jugement inique. En espérant que les juges du second degré aient une laisse un peu moins courte que celle de leurs collègues du tribunal correctionnel. •
Xavier Eman in Journal Présent
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Incroyable prémonition - Le plus beau métier du monde - film 1996
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25 octobre 1836 : L'Obélisque de Louxor est érigé sur la place de la Concorde. Découvrez l'histoire du monument le plus ancien de la capitale 📆 https://bit.ly/2Jf17YX
Source : Histoires de Paris, ORTF 1966.
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L’affaire Dreyfus – Entre farces et grosses ficelles
Principalement sur la base des enquêtes et débats judiciaires, Adrien Abauzit désintègre le récit académique de l’affaire Dreyfus, en mettant au clair les crimes et rôles de Dreyfus, Picquart et Esterhazy. Les conséquences de l’affaire Dreyfus sont analysées jusqu’à leur fin extrême, sur les champs de bataille de 1914.
https://www.editions-altitude.fr/produit/adrien-abauzit-laffaire-dreyfus/
Principalement sur la base des enquêtes et débats judiciaires, Adrien Abauzit désintègre le récit académique de l’affaire Dreyfus, en mettant au clair les crimes et rôles de Dreyfus, Picquart et Esterhazy. Les conséquences de l’affaire Dreyfus sont analysées jusqu’à leur fin extrême, sur les champs de bataille de 1914.
https://www.editions-altitude.fr/produit/adrien-abauzit-laffaire-dreyfus/
Calendrier révolutionnaire . Travaillez plus pour gagner moins !
Le 24 novembre 1793, le Calendrier révolutionnaire ou républicain rentra en vigueur partout en France.
La volonté des révolutionnaires fut de faire table rase du passé en instaurant un système universel s’appuyant sur le système décimal. Ce fut surtout un formidable recul des acquis sociaux des ouvriers que ceux-ci mettront plus de 100 ans à reconquérir et encore partiellement !
Un décret du 5 octobre 1793, promulgué le 24 novembre de la même année établit en France le calendrier révolutionnaire (ou républicain) basé sur le système décimal. Son point de départ fut rétroactivement fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République et date de l'équinoxe d'automne. L'année fut dès lors divisée en douze mois de trois décades de dix jours, en conformité avec les règles du système métrique. Elle se termine par cinq jours complémentaires pour les années communes et six jours pour les années bissextiles.
Le même décret du 5 octobre 1793 impose l'heure décimale. La journée de vingt-quatre heures est désormais divisée en dix heures de cent minutes chacune, elles-mêmes divisées en cent secondes. Jamais entrée dans les mœurs, l'heure décimale fut suspendue le 7 avril 1795, toutefois pour une durée indéterminée.
Après la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui mit bas le droit social savamment construit depuis le Moyen-âge et conduisit directement à la misère ouvrière du XIX siècle, le calendrier révolutionnaire supprima le jour de repos du dimanche pour le remplacer par un jour de repos tous les dix jours.
Le même décret supprima tous les jours chômés et demi-chômés. Les ouvriers perdirent entre 80 et 85 jours chômés. La seule journée chômée reconnue par les révolutionnaires fut la Fête de la Fédération (Les 14 juillet) ! Les jours demi-chômés furent aussi perdus. Dans la plupart des corporations, il s’agissait du samedi après-midi à partir de 14 heures.
Napoléon 1er mit fin au calendrier révolutionnaire le premier janvier 1806 pour revenir au calendrier grégorien avec ses semaines de sept jours. Toutefois, on ne revint jamais à la situation de l’Ancien régime trop favorable aux ouvriers d’usine ou agricole notamment à propos du repos dominical. Napoléon 1er n’y était pas favorable exprimant sa position en une phrase : "Le peuple mangeant le dimanche, il doit pouvoir travailler le dimanche". Il faudra attendre le 13 juillet 1906 pour que soit rendu obligatoire ce jour chômé… et après la Grande Guerre, la suppression des nombreuses dérogations.
La Révolution de 1789, soit disant voulue par le Peuple de France et pour le Peuple, fut en fait celle du Libéralisme le plus débridé au service d’une petite élite, concept qui fut théorisé par les Philosophes des Lumières (Une personne capable de penser sur 20 000 selon Voltaire) !
Cercle Légitimiste de Normandie : https://www.facebook.com/normandielegitime/photos/a.387922851578647/696167377420858/
Le 24 novembre 1793, le Calendrier révolutionnaire ou républicain rentra en vigueur partout en France.
La volonté des révolutionnaires fut de faire table rase du passé en instaurant un système universel s’appuyant sur le système décimal. Ce fut surtout un formidable recul des acquis sociaux des ouvriers que ceux-ci mettront plus de 100 ans à reconquérir et encore partiellement !
Un décret du 5 octobre 1793, promulgué le 24 novembre de la même année établit en France le calendrier révolutionnaire (ou républicain) basé sur le système décimal. Son point de départ fut rétroactivement fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République et date de l'équinoxe d'automne. L'année fut dès lors divisée en douze mois de trois décades de dix jours, en conformité avec les règles du système métrique. Elle se termine par cinq jours complémentaires pour les années communes et six jours pour les années bissextiles.
Le même décret du 5 octobre 1793 impose l'heure décimale. La journée de vingt-quatre heures est désormais divisée en dix heures de cent minutes chacune, elles-mêmes divisées en cent secondes. Jamais entrée dans les mœurs, l'heure décimale fut suspendue le 7 avril 1795, toutefois pour une durée indéterminée.
Après la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791 qui mit bas le droit social savamment construit depuis le Moyen-âge et conduisit directement à la misère ouvrière du XIX siècle, le calendrier révolutionnaire supprima le jour de repos du dimanche pour le remplacer par un jour de repos tous les dix jours.
Le même décret supprima tous les jours chômés et demi-chômés. Les ouvriers perdirent entre 80 et 85 jours chômés. La seule journée chômée reconnue par les révolutionnaires fut la Fête de la Fédération (Les 14 juillet) ! Les jours demi-chômés furent aussi perdus. Dans la plupart des corporations, il s’agissait du samedi après-midi à partir de 14 heures.
Napoléon 1er mit fin au calendrier révolutionnaire le premier janvier 1806 pour revenir au calendrier grégorien avec ses semaines de sept jours. Toutefois, on ne revint jamais à la situation de l’Ancien régime trop favorable aux ouvriers d’usine ou agricole notamment à propos du repos dominical. Napoléon 1er n’y était pas favorable exprimant sa position en une phrase : "Le peuple mangeant le dimanche, il doit pouvoir travailler le dimanche". Il faudra attendre le 13 juillet 1906 pour que soit rendu obligatoire ce jour chômé… et après la Grande Guerre, la suppression des nombreuses dérogations.
La Révolution de 1789, soit disant voulue par le Peuple de France et pour le Peuple, fut en fait celle du Libéralisme le plus débridé au service d’une petite élite, concept qui fut théorisé par les Philosophes des Lumières (Une personne capable de penser sur 20 000 selon Voltaire) !
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La rencontre musclée entre V. Poutine et N. Sarkozy
"Si tu continues sur ce ton, je t'écrase".
Découvrez ce que Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy se sont réellement dit lors de leur rencontre musclée en 2007.
"Si tu continues sur ce ton, je t'écrase".
Découvrez ce que Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy se sont réellement dit lors de leur rencontre musclée en 2007.
Balzac dans son chef d'oeuvre, les illusions perdues, développe l'idée que la famille représente le bien et l'individualisme le mal.
Je résume l'histoire, nous sommes aux alentours de 1820 en France :
David et Lucien habitent Angoulême, David est marié avec la sœur de Lucien Eve. David a racheté la papeterie de son père c'est un bon gars, il n'essaie pas de trahir les gens, il veut faire correctement son travail. Et Lucien l'excentrique veut faire carrière dans l'écriture de poésie. David reste en province avec sa femme et ses enfants et Lucien part sur Paris pour faire "carrière" ou il récoltera que des désillusions, des dettes, le mépris.
Patrick Berthier dit :
"Pour Balzac, Eve et David sont le bien, et donc ils sont le centre. Lorsqu'il écrit que la "mélancolie profonde" implicite en David (et que dit il, il a été tenté de mettre davantage en avant) et le "caractère simple et fier" d'Eve forment par leur association, au delà même de la défaite de David, "un plaidoyer pour la famille", c'est pour lui une évidence; et lorsqu'il ose ajouter : "C'est d'ailleurs le sens général des illusions" (d'être un plaidoyer pour la famille), ce n'est qu'à peine par provocation.
Qu'on lise attentivement l'ensemble du roman, et l'on verra la pédagogie (et l'imagerie stylistique) du bien et du mal, du salut et la damnation, y occuper sans le premier rang."
Je résume l'histoire, nous sommes aux alentours de 1820 en France :
David et Lucien habitent Angoulême, David est marié avec la sœur de Lucien Eve. David a racheté la papeterie de son père c'est un bon gars, il n'essaie pas de trahir les gens, il veut faire correctement son travail. Et Lucien l'excentrique veut faire carrière dans l'écriture de poésie. David reste en province avec sa femme et ses enfants et Lucien part sur Paris pour faire "carrière" ou il récoltera que des désillusions, des dettes, le mépris.
Patrick Berthier dit :
"Pour Balzac, Eve et David sont le bien, et donc ils sont le centre. Lorsqu'il écrit que la "mélancolie profonde" implicite en David (et que dit il, il a été tenté de mettre davantage en avant) et le "caractère simple et fier" d'Eve forment par leur association, au delà même de la défaite de David, "un plaidoyer pour la famille", c'est pour lui une évidence; et lorsqu'il ose ajouter : "C'est d'ailleurs le sens général des illusions" (d'être un plaidoyer pour la famille), ce n'est qu'à peine par provocation.
Qu'on lise attentivement l'ensemble du roman, et l'on verra la pédagogie (et l'imagerie stylistique) du bien et du mal, du salut et la damnation, y occuper sans le premier rang."