Charles Vanel (Croix de guerre), Raymond Aimos, Jean Galland et Pierre Blanchar ont réellement combattu durant la « Grande Guerre », tout comme la majorité des acteurs et figurants. Pour les figurants, l'Armée française avait fourni quelques bataillons de jeunes recrues qui faisaient leur service militaire. N'étant pas satisfait de leur attitude, ni de leurs façons de se tenir dans la tranchée, Raymond Bernard décida d'employer des anciens de 14-18, à l'attitude plus « vraie ». Il en va de même pour le lieu du tournage qui est un vrai champ de bataille, l'armée ayant autorisé l'accès a des zones militaires. Le tournage fut d'ailleurs interrompu à plusieurs reprises car des corps de soldats ou des obus non éclatés remontaient à la surface. « Une grande partie du film a été réalisée en Champagne. Les traces des tranchées n'étant pas encore effacées, il nous suffisait de les remettre en état. Nous avons travaillé avec une ardeur et une conviction solide, une foi indéracinable, la certitude que nous collaborions à quelque chose d'utile, à une œuvre qui resterait dans la mémoire des hommes »
1) L’armistice. Contrairement à l’axiome gaulliste, il a été une victoire majeure de Pétain sur Hitler qui l’a reconnu avec Churchill .
2) Pleins pouvoirs donnés au maréchal Pétain. Ce sont les élus du Front Populaire qui, prenant acte d’avoir malmené le travail, le famille, la patrie, avec à la clé la défaite que l’ont sait, ont battu leur coulpe et demandé au Maréchal de rédiger un projet de constitution reposant sur ces fondements de toute société, inscrits déjà dans le préambule de la Constitution de 1848 .
3) Les juifs. « Vichy » a défendu les juifs mieux qu’aucun autre pays. .
4) La Révolution nationale. Elle a été le contrecoup de la violence de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
5) La résistance. Pétain a été le premier résistant .
6) La rentrée en guerre. En signant l’armistice, le Maréchal a voulu permettre à la France de rétablir ses forces avant de la faire rentrer en guerre au côté des Alliés quand les conditions seraient réunies. Tel est l’ordre qu’il a donné à Darlan en novembre 1942, avec une efficacité louée par les Américains et même les Anglais. L’assassinat de l’amiral a entraîné la fin de l’unité française.
7) « Un procès inique », de l’aveu même même d’un des juré, Pétrus Faure. Le capitaine Dreyfus, sans états de service, a eu droit à une révision de son procès, faculté refusée à répétition au Maréchal, sauveur de millions de Français, comme l’a reconnu Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne à Paris . « Plus c’est gros et mieux ça passe », disait Jacques Chirac.
Voilà à grands traits des faits vérifiables. Jean-Paul II disait que pour respirer l’Europe avait besoin de ses deux poumons, le Catholicisme à l’Ouest et l’Orthodoxie à l’Est ? De même, la France ne recouvrera la santé morale qu’en remettant sur son socle la statue du Maréchal face à celle du Général, à l’exemple du Colonel Rémy concluant qu’un jour « le nom du Maréchal figurerait en lettres d’or dans l’Histoire de France. » Il n’est donc pas interdit d’espérer, d’autant que, ce 27 janvier 2020, l’ONU a reconnu officiellement que Pie XII, longtemps vilipendé, avait contribué à sauver 947 000 vies juives. Sous Pétain 90% des juifs ont été sauvés en incluant ceux d’Afrique du Nord, et 77% en métropole seule.
A la Libération, l’épuration généralisée a muselé les opinions contraires. Une historiographie officielle s’est installée. Il est grand temps d’en faire l’inventaire au bénéfice de la vérité et de l’intérêt général de notre pays dont l’image demeure à tort défigurée aux yeux de ses ressortissants et du monde entier.
Jacques Boncompain
2) Pleins pouvoirs donnés au maréchal Pétain. Ce sont les élus du Front Populaire qui, prenant acte d’avoir malmené le travail, le famille, la patrie, avec à la clé la défaite que l’ont sait, ont battu leur coulpe et demandé au Maréchal de rédiger un projet de constitution reposant sur ces fondements de toute société, inscrits déjà dans le préambule de la Constitution de 1848 .
3) Les juifs. « Vichy » a défendu les juifs mieux qu’aucun autre pays. .
4) La Révolution nationale. Elle a été le contrecoup de la violence de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
5) La résistance. Pétain a été le premier résistant .
6) La rentrée en guerre. En signant l’armistice, le Maréchal a voulu permettre à la France de rétablir ses forces avant de la faire rentrer en guerre au côté des Alliés quand les conditions seraient réunies. Tel est l’ordre qu’il a donné à Darlan en novembre 1942, avec une efficacité louée par les Américains et même les Anglais. L’assassinat de l’amiral a entraîné la fin de l’unité française.
7) « Un procès inique », de l’aveu même même d’un des juré, Pétrus Faure. Le capitaine Dreyfus, sans états de service, a eu droit à une révision de son procès, faculté refusée à répétition au Maréchal, sauveur de millions de Français, comme l’a reconnu Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne à Paris . « Plus c’est gros et mieux ça passe », disait Jacques Chirac.
Voilà à grands traits des faits vérifiables. Jean-Paul II disait que pour respirer l’Europe avait besoin de ses deux poumons, le Catholicisme à l’Ouest et l’Orthodoxie à l’Est ? De même, la France ne recouvrera la santé morale qu’en remettant sur son socle la statue du Maréchal face à celle du Général, à l’exemple du Colonel Rémy concluant qu’un jour « le nom du Maréchal figurerait en lettres d’or dans l’Histoire de France. » Il n’est donc pas interdit d’espérer, d’autant que, ce 27 janvier 2020, l’ONU a reconnu officiellement que Pie XII, longtemps vilipendé, avait contribué à sauver 947 000 vies juives. Sous Pétain 90% des juifs ont été sauvés en incluant ceux d’Afrique du Nord, et 77% en métropole seule.
A la Libération, l’épuration généralisée a muselé les opinions contraires. Une historiographie officielle s’est installée. Il est grand temps d’en faire l’inventaire au bénéfice de la vérité et de l’intérêt général de notre pays dont l’image demeure à tort défigurée aux yeux de ses ressortissants et du monde entier.
Jacques Boncompain
Michel De Jaeghere - Les derniers jours - La fin de l'Empire romain d'Occident
Devant les vagues d'invasion suscitées, tout au long du limes, par la poussée des Huns, l'erreur de l'Occident fut de conjuguer les risques en confiant sa défense à des troupes barbares laissées à la conduite de leurs propres chefs. C'était constituer, sur son sol, une féodalité étrangère, et couvrir du prétexte d'une mission officielle la présence d'armées rebelles à l'idée même d'unité romaine. Programmer, par là même, le fatal engrenage de sa dislocation.
L'empire d'Occident n'a pas été envahi de vive force au terme d'une irrésistible invasion. Il a péri d'avoir placé son sort entre les mains de ceux-là mêmes qui avaient forcé ses frontières. De s'en être remis à d'anciens adversaires qu'on n'avait pas été capable de vaincre, et dont on n'avait pas pris le temps de faire des citoyens romains.
p. 583
Une "immigration salutaire", "promesse d'un monde nouveau" (citations de la directrice générale de l'exposition "Rome et les Barbares, 2008, Venise) ; ainsi redéfinies, les invasions germaniques finiraient, à vrai dire, par cesser d'être un sujet d'étude pour devenir le support d'une relecture idéologique destinée à rassurer ceux qui pourraient trouver, dans le spectacle des derniers siècles de la vie de l'empire romain, matière à réflexion sur la situation de l'Europe contemporaine. Y pointer des raisons de s'alarmer de la crise de civilisation qui pourrait un jour s'y produire. Les Barbares avaient provoqué la mutation la plus féconde, ils avaient accouché l'avenir.
Tout rapprochement, toute analogie entre notre situation et celle de l'empire romain finissant a longtemps été interdit, suspect d'arrière-pensées xénophobes. L'exposition du Palazzo Grassi en 2008 a marqué à cet égard un tournant. Son commissaire, très politique, assumait en effet pleinement le parallèle entre la vague d'immigration dont l'Europe est le réceptacle et la chute de l'empire romain.
... Or (...) ce que font apparaître les sources est pourtant que l'effondrement de l'empire romain s'est traduit, pour les peuples européens, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
p. 33
Devant les vagues d'invasion suscitées, tout au long du limes, par la poussée des Huns, l'erreur de l'Occident fut de conjuguer les risques en confiant sa défense à des troupes barbares laissées à la conduite de leurs propres chefs. C'était constituer, sur son sol, une féodalité étrangère, et couvrir du prétexte d'une mission officielle la présence d'armées rebelles à l'idée même d'unité romaine. Programmer, par là même, le fatal engrenage de sa dislocation.
L'empire d'Occident n'a pas été envahi de vive force au terme d'une irrésistible invasion. Il a péri d'avoir placé son sort entre les mains de ceux-là mêmes qui avaient forcé ses frontières. De s'en être remis à d'anciens adversaires qu'on n'avait pas été capable de vaincre, et dont on n'avait pas pris le temps de faire des citoyens romains.
p. 583
Une "immigration salutaire", "promesse d'un monde nouveau" (citations de la directrice générale de l'exposition "Rome et les Barbares, 2008, Venise) ; ainsi redéfinies, les invasions germaniques finiraient, à vrai dire, par cesser d'être un sujet d'étude pour devenir le support d'une relecture idéologique destinée à rassurer ceux qui pourraient trouver, dans le spectacle des derniers siècles de la vie de l'empire romain, matière à réflexion sur la situation de l'Europe contemporaine. Y pointer des raisons de s'alarmer de la crise de civilisation qui pourrait un jour s'y produire. Les Barbares avaient provoqué la mutation la plus féconde, ils avaient accouché l'avenir.
Tout rapprochement, toute analogie entre notre situation et celle de l'empire romain finissant a longtemps été interdit, suspect d'arrière-pensées xénophobes. L'exposition du Palazzo Grassi en 2008 a marqué à cet égard un tournant. Son commissaire, très politique, assumait en effet pleinement le parallèle entre la vague d'immigration dont l'Europe est le réceptacle et la chute de l'empire romain.
... Or (...) ce que font apparaître les sources est pourtant que l'effondrement de l'empire romain s'est traduit, pour les peuples européens, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
p. 33
BERNARD LUGAN
AFRIQUE: L'HISTOIRE À L'ENDROIT
Depuis quelques années, l'histoire de l'Afrique s'est transformée en acte d'accusation. La mainmise du tiers-mondisme sur les études africaines explique en grande partie l'essor de ce qui est devenu une contre-histoire. La contester entraîne la mise au ban immédiate de la communauté scientifique puisque ses propagandistes, en France et dans une moindre mesure ailleurs, contrôlent largement les revues africanistes, les instituts et les départements universitaires qui se consacrent à l'étude de ce continent.
Ce livre est le résultat de bientôt vingt années de fréquentation de l'Afrique, des Africains et des africanistes. Il a longuement mûri. Ce n'est pas sur une impulsion que l'on s'attaque à la désinformation historique à l'échelle d'un continent. Les thèmes qui ont été choisis - parmi de nombreux autres - permettent de mesurer la largeur du fossé séparant la connaissance objective des a priori idéologiques.
AFRIQUE: L'HISTOIRE À L'ENDROIT
Depuis quelques années, l'histoire de l'Afrique s'est transformée en acte d'accusation. La mainmise du tiers-mondisme sur les études africaines explique en grande partie l'essor de ce qui est devenu une contre-histoire. La contester entraîne la mise au ban immédiate de la communauté scientifique puisque ses propagandistes, en France et dans une moindre mesure ailleurs, contrôlent largement les revues africanistes, les instituts et les départements universitaires qui se consacrent à l'étude de ce continent.
Ce livre est le résultat de bientôt vingt années de fréquentation de l'Afrique, des Africains et des africanistes. Il a longuement mûri. Ce n'est pas sur une impulsion que l'on s'attaque à la désinformation historique à l'échelle d'un continent. Les thèmes qui ont été choisis - parmi de nombreux autres - permettent de mesurer la largeur du fossé séparant la connaissance objective des a priori idéologiques.
“ La justice est capable, en connaissance de cause, de condamner un innocent, elle est aussi capable d’innocenter un coupable (…). Contrairement à ce que l’on dit, le but du procès n’est pas de découvrir la vérité, il est de maintenir l’ordre public du moment, tel que le définissent en filigrane les circulaires du garde des Sceaux.”
Jacques Vergès
Jacques Vergès
Le choc de l'Histoire de Dominique Venner
Afin de "zombifier" les Européens, jadis si rebelles, on a découvert entre autres les avantages de l'immigration de masse. Celle-ci a permis d'importer de la main d'oeuvre bon marché, tout en déstructurant les identités nationales. L'installation à demeure d'allogènes accélère aussi la prolétarisation des travailleurs européens. Privés de la protection d'une nation cohérente, ils deviennent des prolétaires "tout nus", des zombis en puissance, d'autant qu'ils sont culpabilisés par le rappel nauséeux de forfaits imaginaires, comme la colonisation, imputée à leurs aïeux.
Afin de "zombifier" les Européens, jadis si rebelles, on a découvert entre autres les avantages de l'immigration de masse. Celle-ci a permis d'importer de la main d'oeuvre bon marché, tout en déstructurant les identités nationales. L'installation à demeure d'allogènes accélère aussi la prolétarisation des travailleurs européens. Privés de la protection d'une nation cohérente, ils deviennent des prolétaires "tout nus", des zombis en puissance, d'autant qu'ils sont culpabilisés par le rappel nauséeux de forfaits imaginaires, comme la colonisation, imputée à leurs aïeux.
Jacques Mesrine, L'instinct de mort
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."
Jacques Camatte, Beaubourg: le cancer du futur, 1977
« Le futur du capital, c’est le déracinement complet des hommes de telle sorte qu’ils seront pleinement libérés et pourront être mus dans n’importe quelle direction, effectuer n’importe quel possible qui leur sera imposé.
On aura la vie humaine sans êtres humains, comme le cancer – maximum d’aliénation – est la vie excluant la vie propre de l’être où il s’est développé.
[...] Il n’est qu’à cause de l’errance des hommes et est la maladie caractéristique de la vie humaine sous la domination du capital qui, lui aussi, est un produit de la vaste errance. »
« Le futur du capital, c’est le déracinement complet des hommes de telle sorte qu’ils seront pleinement libérés et pourront être mus dans n’importe quelle direction, effectuer n’importe quel possible qui leur sera imposé.
On aura la vie humaine sans êtres humains, comme le cancer – maximum d’aliénation – est la vie excluant la vie propre de l’être où il s’est développé.
[...] Il n’est qu’à cause de l’errance des hommes et est la maladie caractéristique de la vie humaine sous la domination du capital qui, lui aussi, est un produit de la vaste errance. »
Racine_Paul_Benedetti_Arnaud_J'ai_servi_Pétain_Le_dernier_témoin.pdf
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Racine Paul - Benedetti Arnaud - J'ai servi Pétain Le dernier témoin
Ballades en prose
En ouvrant ma porte ce matin, il y avait autour de mon moulin un grand tapis de gelée blanche. L’herbe luisait et craquait comme du verre ; toute la colline grelottait... Pour un jour ma chère Provence s’était déguisée en pays du Nord ; et c’est parmi les pins frangés de givre, les touffes de lavandes épanouies en bouquets de cristal, que j’ai écrit ces deux ballades d’une fantaisies un peu germanique, pendant que la gelée m’envoyait ses étincelles blanches et que là-haut, dans le ciel clair, de grands triangles de cigognes venues du pays d’Henri Heine, descendaient vers la Camargue en criant : « Il fait froid... froid... froid. »
Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet
En ouvrant ma porte ce matin, il y avait autour de mon moulin un grand tapis de gelée blanche. L’herbe luisait et craquait comme du verre ; toute la colline grelottait... Pour un jour ma chère Provence s’était déguisée en pays du Nord ; et c’est parmi les pins frangés de givre, les touffes de lavandes épanouies en bouquets de cristal, que j’ai écrit ces deux ballades d’une fantaisies un peu germanique, pendant que la gelée m’envoyait ses étincelles blanches et que là-haut, dans le ciel clair, de grands triangles de cigognes venues du pays d’Henri Heine, descendaient vers la Camargue en criant : « Il fait froid... froid... froid. »
Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet
Le 25 octobre 1415, dans la plaine d’Azincourt (Pas-de-Calais), la fine fleur des chevaliers français était fauchée par les archers anglais et achevée à coups de lance, d’épée, de hache ou à la dague. Quant aux prisonniers, beaucoup furent froidement exécutés sur ordre de Henry V, roi d’Angleterre. Seuls 1 500 d’entre eux qui présentaient une valeur marchande furent épargnés, tel le duc poète Charles d’Orléans qui devait rester otage en Angleterre pendant 25 ans. La noblesse française perdit à Azincourt 6 000 hommes, une saignée dont la chevalerie ne devait pas se relever
Henry V commandait ses troupes en personne alors qu’il n’en était pas question pour le roi de France, Charles VI, frappé de folie depuis déjà treize ans. Débarqué sur la côte normande au mois d’août, l’Anglais remontait vers le nord, en piteux état après avoir pris difficilement, après deux mois de siège, Harfleur, près du Havre. Alors qu’il se hâtait de rejoindre Calais avec sa troupe de 9 000 hommes, il fut bloqué dans la plaine du hameau d’Azincourt par l’armée féodale fidèle au trône de France. Celle-ci alignait
12 000 hommes, selon l’historienne britannique Anne Curry, spécialiste d’Azincourt, qui estime très exagérée la disproportion des forces traditionnellement évoquée : 50 000 Français contre 10 000 Anglais !
Braves mais aussi bravaches, trop sûrs d’eux et recherchant l’exploit, les Français foncèrent sus à l’ennemi, sans aucune discipline, engoncés dans leurs lourdes armures, un équipement d’une autre époque. La pluie du matin avait transformé la plaine en champ de boue, entravant la charge des chevaux, tandis que le soleil qui lui avait succédé aveuglait les Français. Face à eux, bien placés en surplomb, 7 000 « snipers » : les terribles archers gallois capables de tirer chacun, grâce à leur arc long ou « long bow », une douzaine de flèches à la minute. Ils déclenchèrent un véritable tir de barrage. Ce fut un carnage. Les armes de poing achevèrent la boucherie. Le désastre d’Azincourt sonnait le glas de la guerre féodale .
Conséquence de la guerre intestine entre Armagnacs et Bourguignons qui déchirait le royaume depuis 1407, leur victoire à Azincourt permit aux Anglais de s’emparer de la Normandie. Cinq ans plus tard, le traité de Troyes (1420) désignait Henri V comme héritier du royaume de France après la mort de Charles VI. Ainsi allait se réaliser le vieux rêve des Plantagenêt d’unir sous une même couronne la France et l’Angleterre.
Mais neuf ans plus tard, une jeune Lorraine venait ranimer l’espérance du « gentil dauphin », fils de Charles VI, nommé par dérision « le roi de Bourges ». Après la longue série de défaites de Crécy (1346), Poitiers (1356) et Azincourt, « la Pucelle » ranimait l’espérance. La délivrance d’Orléans (8 mai 1429) et la victoire de Patay (18 juin 1429) furent suivies sans délai par la fulgurante chevauchée qui ouvrit la voie au sacre de Charles VII à Reims (17 juillet 1429). Une résurrection qui annonçait la libération de la France et la fin de la guerre de Cent Ans.
Philippe Oswald
Henry V commandait ses troupes en personne alors qu’il n’en était pas question pour le roi de France, Charles VI, frappé de folie depuis déjà treize ans. Débarqué sur la côte normande au mois d’août, l’Anglais remontait vers le nord, en piteux état après avoir pris difficilement, après deux mois de siège, Harfleur, près du Havre. Alors qu’il se hâtait de rejoindre Calais avec sa troupe de 9 000 hommes, il fut bloqué dans la plaine du hameau d’Azincourt par l’armée féodale fidèle au trône de France. Celle-ci alignait
12 000 hommes, selon l’historienne britannique Anne Curry, spécialiste d’Azincourt, qui estime très exagérée la disproportion des forces traditionnellement évoquée : 50 000 Français contre 10 000 Anglais !
Braves mais aussi bravaches, trop sûrs d’eux et recherchant l’exploit, les Français foncèrent sus à l’ennemi, sans aucune discipline, engoncés dans leurs lourdes armures, un équipement d’une autre époque. La pluie du matin avait transformé la plaine en champ de boue, entravant la charge des chevaux, tandis que le soleil qui lui avait succédé aveuglait les Français. Face à eux, bien placés en surplomb, 7 000 « snipers » : les terribles archers gallois capables de tirer chacun, grâce à leur arc long ou « long bow », une douzaine de flèches à la minute. Ils déclenchèrent un véritable tir de barrage. Ce fut un carnage. Les armes de poing achevèrent la boucherie. Le désastre d’Azincourt sonnait le glas de la guerre féodale .
Conséquence de la guerre intestine entre Armagnacs et Bourguignons qui déchirait le royaume depuis 1407, leur victoire à Azincourt permit aux Anglais de s’emparer de la Normandie. Cinq ans plus tard, le traité de Troyes (1420) désignait Henri V comme héritier du royaume de France après la mort de Charles VI. Ainsi allait se réaliser le vieux rêve des Plantagenêt d’unir sous une même couronne la France et l’Angleterre.
Mais neuf ans plus tard, une jeune Lorraine venait ranimer l’espérance du « gentil dauphin », fils de Charles VI, nommé par dérision « le roi de Bourges ». Après la longue série de défaites de Crécy (1346), Poitiers (1356) et Azincourt, « la Pucelle » ranimait l’espérance. La délivrance d’Orléans (8 mai 1429) et la victoire de Patay (18 juin 1429) furent suivies sans délai par la fulgurante chevauchée qui ouvrit la voie au sacre de Charles VII à Reims (17 juillet 1429). Une résurrection qui annonçait la libération de la France et la fin de la guerre de Cent Ans.
Philippe Oswald
25 octobre 732 Charles Martel arrête une razzia arabe.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Cette bataille sans grande importance va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
Menace sur l'Aquitaine.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
Les Francs au secours des Aquitains.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il n'a aucune intention de conquête mais veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de Saint-Martin, essentiellement de belles étoffes et des pièces d'orfèvrerie offertes par les pèlerins.
Le duc d'Aquitaine, pendant ce temps, est occupé à contenir les Francs. Ces guerriers, qu'il regarde comme des « barbares », viennent de franchir la Loire et menacent ses possessions.
Leur chef Charles est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou « majordome ») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Dans l'urgence, Eudes appelle Charles à son secours. L'autre accepte sans se faire prier, après que le duc lui eut juré fidélité. L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Bataille indécise.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman, qui vient de piller l'abbaye de Saint-Hilaire, près de Poitiers, doit interrompre sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Simple coup d'arrêt à une razzia, l'affrontement n'est pas moins évoqué par les chroniqueurs de l'époque, tant chrétiens que musulmans. Il sera plus tard magnifié par les premiers, désireux de plaire au vainqueur et à ses descendants, les rois et empereurs carolingiens.
Triomphe des Francs.
Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage consciencieusement les villes de Septimanie. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
Il appartiendra à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.