Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Enquete sur l'Histoire n° 6 - L'Age d'or de la droite (1870-1940) - P70

Dès la signature de I'armistice de juin 1940, le colonel Georges Groussard, replié à Vichy, songe à la revanche. Quoi de plus normal pour un officier ? Sans doute, mais tous ses camarades sont loin de réagir comme lui. II faut dire que le colonel Groussard n'en est pas à son coup d'essai. Avant de préparer la résistance aux occupants, il a organisé dans l'année, à partir de 1936, avec quelques autres , la résistance au sabotage et à la subversion communiste qui à l'époque ne relevait pas du fantasme. Lié à la « Cagoule militaire », il a noué de solides relations avec nombre de dirigeants et de militants des ligues nationalistes.
Durant l'été 1940, Groussard s'interroge :
quelle catégorie d'hommes recruter pour la future résistance ? La réponse lui paraît évidente : « Trois qualités essentielles devaient être recherchées : cran, aptitude physique et, bien entendu, patriotisme. Où pouvais-je le mieux trouver ces qualités réunies que chez les personnes qui avaient milité dans les partis nationaux d'avant-guerre ? » (1) On aurait pu ajouter deux autres qualités : le goût de la contestation et une certaine habitude de la clandestinité. C'est en tout cas parmi les militants d'extrême droite que se recruteront les tout premiers résistants à l'époque où le parti communiste, aligné sur le pacte germano-soviétique, pratique encore la collaboration avec l'occupant.
(1) Georges A. Groussard, Service secret / 1940- 1945, La Table Ronde, Paris, 1964, p. 76
Colonel Groussard
Extrait des pépites de l'extrême gauche.
Revue d'histoire européenne n16
1940-1945, La gauche collabo - une histoire gênante.

La droite française, elle, qui est d'essence monarchiste et catholique a, depuis la guerre de 1870, considéré l'Allemagne comme son ennemi mortel. Politiquement rien ne pouvait la rapprocher du fascisme ou du national-socialisme si ce n'est son anticommunisme; raison pour laquelle certains nationalistes français s'engagèrent également aux côtés de l'Allemagne. Tandis que d'autres hommes venus de la droite, nationalistes maurrassiens ou anciens cagoulards ont choisi eux la voie de la Résistance, et ceci dès 1940, pour lutter contre l'envahisseur allemand.■

Laurent Berrafato
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Le vivre ensemble est une réussite.
La France et sa richesse qui aime la France "Nique ta mère la France".
Les communistes : de la trahison au pouvoir par le Général Jacques Le Groignec dans le Crapouillot Juillet-Aout 1984

En marge des combats courageux, et souvent héroïques, de ceux qui sont engagés dans la guerre intérieure ou étrangère, s'ouvre alors une lutte d'influence au cours de laquelle gaullistes et communistes vont tenter, chacun à son avantage, de noyauter la Résistance.
Pour de Gaulle, cet objectif prend une importance capitale du fait des événements de 1942 : le débarquement allié en Afrique du Nord ; l'entente cordiale entre Américains et autorités françaises en poste dans les pays du Maghreb et de l'Afrique occidentale ; le début de la bataille de Tunisie où les forces françaises, dites " de Vichy " ont ouvert le feu contre l'armée von Arnim ; les 350 000 hommes que l'armée d'Afrique (8) peut mobiliser ; la présence de Darlan, de Giraud, de Juin et autres Monsabert dont la pensée intime reste fidèle au Maréchal... composent, en effet, un ensemble de facteurs qui affaiblissent la position politique du chef de la France libre. D'autant que le président Roosevelt ne cache pas les sentiments réservés qu'il lui porte.
L'adresse politique de Charles de Gaulle va lui permettre de retourner la situation à son avantage. Adresse, voire génie, si tant est que le génie n'est pas toujours celui du bien.
De Gaulle flirte avec Moscou
Le 4 décembre 1942, il rend visite à Ivan Maïsky, ambassadeur de l'URSS à Londres. Le procès-verbal de l'entretien est adressé à René Pleven, commissaire national aux Affaires étrangères de la France libre, sous un bordereau signé Palewski, directeur de cabinet du général de Gaulle (9). Ses termes sont clairs :
" Le général de Gaulle (. ..) constate que la politique américaine en Afrique du Nord ne se réclame plus seulement de la nécessité militaire ; elle reflète aujourd'hui plus clairement les vues d'un certain groupe qui, au Département d'Etat, a inspiré et continue à inspirer une politique fondée, en ce qui concerne la France, sur la collaboration avec le gouvernement de Vichy.
" Au cours de l'entretien que le président Roosevelt a eu avec M. André Philip, le président des Etats-Unis a indiqué que le choix des moyens importait peu ; de même qu'il s'était servi de l'amiral Darlan pour s'installer aux moindres frais en Afrique du Nord, il était prêt à répéter cette tactique en Europe et n'hésiterait pas à s'entendre même avec Laval si cette collaboration était favorable aux Alliés (...). Le général de Gaulle observe qu'il a vu quatre fois M. Churchill depuis le déclenchement de l'opération d'Afrique du Nord ; que, dans la première entrevue, le Premier ministre britannique a été extrêmement formel dans sa condamnation de Darlan, mais qu'à chaque entretien postérieur, il avait eu l'impression d'une accoutumance de plus en plus grande à l'état des choses créé en Afrique du Nord. Lors de la dernière entrevue, qui a eu lieu à Chequers, le Premier ministre a même déclaré que l'on se trouvait en face d'une situation de fait dont on était bien obligé de tenir compte (...). M. Maïsky déclare qu'il rendra compte à son gouvernement des indications que lui a données le général de Gaulle.
" M. Maïsky accompagne le général de Gaulle jusqu'au seuil de l'ambassade. En prenant congé, le général lui dit : ''J'espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains."
Deux semaines plus tard, le 18 novembre 1942, de Gaulle communique à Larminat et à Koenig une déclaration du géné- ral François d'Astier de la Vigerie : " ... Darlan est un traître qui doit etre liquidé. Giraud a le devoir de se rallier à la France combattante. " (10)
(8) Préparée par Weygand et Juin, conformément à la stratégie arrêtée par le Maréchal.
(9) Bordereau d'envoi n° 2856 / CAB du 7 décembre 1942, classé aux archives des Affaires étrangères (MAE-CNF- Londres-dossier 130, p. 226).
(10) De Gaulle, Lettres, notes et carnets, Pion, p. 438.
Henri Navarre

Après l'Armistice de 1940, Navarre poursuit ses activités dans l'Armée d'armistice et est nommé chef du 2e bureau du général Weygand à Alger chargé à la fois du renseignement et du contre-espionnage. Rappelé en 1942 pour ses actions antiallemandes, il entre alors dans la clandestinité et devient chef du SR de l'ORA. Il participe ensuite à la libération de la France et à la campagne d'Allemagne à la tête d'un régiment blindé, le 3e régiment de spahis marocains (3e RSM) (en 1945), de la 1re Armée. Il est promu général de brigade en 1945.

En 1939, avant l'entrée en guerre, il élabore le projet « Desperado » d'élimination d'Adolf Hitler par un attentat suicide perpétré par un ancien des Brigades internationales. Peu soutenu par son supérieur, le colonel Rivet, ce projet sera refusé par le président du conseil Édouard Daladier.
le camp du bien , "les antifas", partage cette image pour mieux comprendre le fascisme.
Les groupes pharmaceutiques investissent dans :
14 % dans la recherche.
31 % pour la com et le marketing.
16 000 dollars/ mois pour un traitement contre le cancer.
Soigner coute cher (un pactole pour l'industrie pharma).
Les groupes agro alimentaires utilisent des pesticides, des ogm dans les cultures sans contrôle.
Il est noté une croissance impressionnante de cancer, de maladie de parkinson, d'alzheimer du a ce que nous mangeons.
.........
Vu dans le documentaire - Le cycle Idiot
Quand on sait que les huit plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde sont liées aux fabricants de pesticides, de produits chimiques et d'OGM ou bien en fabriquent elles-mêmes, il y a de quoi se demander si elles ne font pas coup double, ajoutant aux profits générés par les produits agro-alimentaires et ménagers ceux des médicaments dont l'usage des premiers crée le besoin. Le marché des produits pharmaceutiques croît et rapporte à proportion des conséquences sanitaires de la commercialisation des produits toxiques. On comprend alors pourquoi les entreprises ont intérêt à ce que l'évaluation demeure approximative.
Gilles-Eric Séralini - Tous cobayes !
Patrick Le Lay, ancien patron de TF1 :
" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).
Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).
Le_Figaro_Histoire_N024_fevrier_mars_2016_Verdun_le_chemin_des_hommes.pdf
12.6 MB
Le Figaro Histoire - Numéro 24 - fevrier mars 2016 -
Verdun le chemin des hommes

Un article de l'historien juif Alain Michel sur VIchy et Pétain. Dans le secret des archives de Vichy.
Je cite Alain Michel - P13 :
"Les représentants de Vichy cherchent par tous les moyens à défendre les intérêts de la France et à limiter l’ingérence allemande."
Le Figaro Histoire Numéro 7- avril-mai 2013 - Quand l'Afrique était française

Les soldats africains ont-ils servi de chair à canon ?

Le 16 avril 1917, à 6 heures du matin, le général Nivelle, qui a remplacé Joffre à la tête des armées françaises, lance la grande offensive qui doit percer les lignes allemandes et offrir une victoire décisive aux Alliés. Un million d'hommes sont massés sur un front de 40 kilomètres qui s'étend de Soissons à Reims

Au cœur du dispositif de la Vle armée, des bataillons de tirailleurs sénégalais, placés sous les ordres du général Mangin, sont chargés de s'emparer du Chemin des Dames, un plateau aux pentes escarpées, qui s'élève jusqu'à 150 et 200 mètres. Des conditions atmosphériques épouvantables rendent la progression particulièrement éprouvante et les mitrailleuses allemandes, camouflées dans les «creutes», font des ravages parmi les assaillants. L'échec, cuisant, tourne au désastre : Mangin lui-même doit reconnaître que sur les 16000 à 16500 «Sénégalais engagés», 7415 ont été mis hors de combat (dont la moitié de tués ou disparus), soit entre 45 et 46% des effectifs. Mangin devient le «broyeur de Noirs», qui aurait engagé ces soldats «un peu comme du bétail», selon l'expression du député du Sénégal, Blaise Diagne

Sans doute trouve-t-on là l'origine du mythe de la « chair à canon qui s'alimente, par ailleurs, à certaines déclarations. Ainsi, celle de Nivelle lui-même, dans la lettre qu'il adresse, le 14 février 1917, à Lyautey, alors ministre de la Guerre, dans laquelle il demande que « le nombre des unités noires mises à [sa] disposition soit aussi élevé que possible (tant) pour donner de la puissance à notre effectif (que pour permettre d'épargner dans la mesure du possible du sang français) ». Ce fragment entre parenthèses, qui apparaît dans le brouillon, a été rayé dans la version finale. Il est néanmoins révélateur des intentions d'un certain nombre d'officiers supérieurs.

Cependant, si l'on étend à l'ensemble de la guerre cette macabre comptabilité, les pertes des Sénégalais ne sont pas, proportionnellement, plus élevées que celles des fantassins métropolitains : entre 21,6 % et 22,4 % contre 22,9 %.

Ce constat vaut-il pour la Seconde Guerre mondiale ? 90 000 soldats coloniaux, de toutes origines, se trouvent en métropole lors de l'offensive allemande de mai 1940. Les unités de tirailleurs sénégalais, engagées dans les combats, subissent des pertes considérables, de l'ordre de 38 % des effectifs. Ce bilan effroyable témoigne de la vaillance de ces soldats qui ne furent pas sacrifiés dans des combats de retraitement. Il résulte aussi de la barbarie des troupes allemandes qui assassinèrent, par milliers, les prisonniers de guerre noirs, comme à Chasselay-Montluzin, le 17 juin 1940

En 1943, la reconstitution d'une armée française rentrant en guerre aux côtés des Alliés doit beaucoup à la mobilisation des populations d'outre-mer: 233 000 soldats maghrébins, dont 134 000 Algériens et 100 000 tirailleurs africains viennent grossir les rangs des 700 000 soldats issus de métropolitaine et des 170000 Français d'Afrique du Nord (ceux qu'on a appelés ultérieurement les «pieds-noirs») mobilisés.

Les statistiques démentent, une nouvelle fois, que les troupes africaines, et plus généralement coloniales, aient servi de chair à canon. De 1943 à mai 1945, les pertes pour les soldats métropolitains ont été de 6%, de 6% également pour les soldats maghrébins, de 5% pour les tirailleurs et de 8% parmi les combattants «pieds-noirs».

Bien entendu, dire que les soldats coloniaux n'ont pas été utilisés comme « chair à canon pour épargner le sang des Français ne retire rien au courage de ces soldats et aux sacrifices que beaucoup ont consentis.

Reste évidemment une question, de nature morale, mais qui ne concerne pas l'historien, celle de la légitimité d'engager des hommes dans des guerres qui ne les concernaient pas directement.

Marc Michel, Les Africains et la Grande Guerre, Karthala, 2003, 302 pages, 26 €. Julien Fargettas, Les Tirailleurs sénégalais, Tallandier, 2012, 382 pages, 22,21 €
Illustration :
CÉRÉMONIE Le drapeau des tirailleurs sénégalais. Dans les médaillons, de gauche à droite et de haut en bas : Louis Faidherbe, organisateur, en 1857, des tirailleurs sénégalais ; Blaise Diagne, député du Sénégal, commissaire général des effectifs coloniaux qui recruta un grand nombre de volontaires pour la guerre ; les généraux Charles Mangin (1866-1925) et Jean-Baptiste Marchand (1863-1934). Couverture du Petit Journal du 1er juin 1919.
Si au moins ils étaient intélligents.