Forwarded from Maréchal Pétain
La 3ème république tardivement comprend qu'elle va perdre la guerre avec l'Allemagne et fin des années 30, la république mise sur une politique familiale de grande ampleur afin de combler les lacunes démographiques face à l'Allemagne. Voici un extrait des décrets que la république met en place.
Vichy et la famille - Christophe Capuano P33-34
Elle est soutenue par le gouvernement avec notamment la loi du 30 mars 1939 – punissant de prison « toute contribution à la diffusion de matériel pornographique » –, les dispositions répressives du Code de la famille et de la natalité françaises (décret-loi du 29 juillet 1939), ainsi que par la circulaire Daladier du 21 décembre 1939 aux préfets leur enjoignant d’appliquer le Code et de s’opposer aux « crimes et délits contre la race et la natalité ».
https://books.openedition.org/pur/121296
Vichy et la famille - Christophe Capuano P33-34
Elle est soutenue par le gouvernement avec notamment la loi du 30 mars 1939 – punissant de prison « toute contribution à la diffusion de matériel pornographique » –, les dispositions répressives du Code de la famille et de la natalité françaises (décret-loi du 29 juillet 1939), ainsi que par la circulaire Daladier du 21 décembre 1939 aux préfets leur enjoignant d’appliquer le Code et de s’opposer aux « crimes et délits contre la race et la natalité ».
https://books.openedition.org/pur/121296
Forwarded from Maréchal Pétain
Paul SCHMIDT - Ma figuration auprès de Hitler, p. 268.
La poignée de main de Montoire fait l'objet d'une abondante littérature engagée qui prétend y voir la preuve de l'accord de Pétain avec le démiurge de la Shoah. Imposture! Car, en 1940, la solution finale n'était pas décidée. Elle le sera en janvier 1942, à Wansee, et le monde l'ignorera. Malgré les camps de concentration ouverts dès 1933 où sont jetés les opposants au régime, et singulièrement les communistes parmi lesquels figurent de nombreux juifs, tous les ambassadeurs ainsi que des hommes d'Etat, tels Chamberlain et Daladier à Munich, ont serré la main d'Hitler dont ils connaissaient parfaitement l'idéologie. Et l'on ne peut oublier l'éloge du Führer par Lloyd George qui, à l'issue d'une longue et amicale visite à l'Obersalzberg, déclare en 1936: « Heil Hitler ! Je le dis moi aussi, car c'est vraiment un grand homme » (Paul SCHMIDT - Sur la scène internationale, p. 96).
La poignée de main de Montoire fait l'objet d'une abondante littérature engagée qui prétend y voir la preuve de l'accord de Pétain avec le démiurge de la Shoah. Imposture! Car, en 1940, la solution finale n'était pas décidée. Elle le sera en janvier 1942, à Wansee, et le monde l'ignorera. Malgré les camps de concentration ouverts dès 1933 où sont jetés les opposants au régime, et singulièrement les communistes parmi lesquels figurent de nombreux juifs, tous les ambassadeurs ainsi que des hommes d'Etat, tels Chamberlain et Daladier à Munich, ont serré la main d'Hitler dont ils connaissaient parfaitement l'idéologie. Et l'on ne peut oublier l'éloge du Führer par Lloyd George qui, à l'issue d'une longue et amicale visite à l'Obersalzberg, déclare en 1936: « Heil Hitler ! Je le dis moi aussi, car c'est vraiment un grand homme » (Paul SCHMIDT - Sur la scène internationale, p. 96).
Forwarded from Arnaud Robert 🇨🇵
🤢 Au fond de la benne à ordures bolchevik...
https://www.lejdd.fr/politique/mort-de-quentin-le-tweet-dun-ancien-porte-parole-de-la-jeune-garde-souleve-un-tolle-166922
https://www.lejdd.fr/politique/mort-de-quentin-le-tweet-dun-ancien-porte-parole-de-la-jeune-garde-souleve-un-tolle-166922
Le JDD
Mort de Quentin : le tweet d'un ancien porte-parole de la Jeune Garde soulève un tollé
Alors que l'Assemblée nationale a observé une minute de silence ce mardi en hommage à Quentin Deranque, mortellement lynché la semaine dernière, Cem Yoldas a feint de se demander si « les députés devront tendre le bras pour rendre pleinement hommage ».
Forwarded from La Nouvelle France 🇫🇷
Qui est Cem Yoldas, ex-cadre de la Jeune Garde antifasciste et candidat à la mairie de Strasbourg ?
L’ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste souhaite s’imposer aux élections municipales de Strasbourg. Mais son passé militant et des soupçons de violences pourraient jeter une ombre sur sa candidature face à la maire écologiste Jeanne Barseghian.
L'affiche en français est une traduction de l'officiel en arabe ...
https://www.lejdd.fr/politique/qui-est-cem-yoldas-ex-cadre-de-la-jeune-garde-antifasciste-et-candidat-a-la-mairie-de-strasbourg-164031
@la_nouvelle_france
L’ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste souhaite s’imposer aux élections municipales de Strasbourg. Mais son passé militant et des soupçons de violences pourraient jeter une ombre sur sa candidature face à la maire écologiste Jeanne Barseghian.
L'affiche en français est une traduction de l'officiel en arabe ...
https://www.lejdd.fr/politique/qui-est-cem-yoldas-ex-cadre-de-la-jeune-garde-antifasciste-et-candidat-a-la-mairie-de-strasbourg-164031
@la_nouvelle_france
L'extrême gauche valorise la patriotisme palestinien pour combattre l'ennemi Israël dit elle. En France cette gauche fustige tout élan patriotique français comme un retour du nazisme, allez comprendre. L'hypocrisie politique est totale dans cette république de droite comme de gauche. Peut on rappeler que l'enracinement d'un peuple se forge sur l'amour de son pays. Le grand bourgeois est quand à lui mondialiste par intérêt du profit et pour son propre intérêt de classe. La mondialisation heureuse n'est qu'une fumisterie. La révolution française est une révolution bourgeoise et non du peuple.
Forwarded from Maréchal Pétain
De Gaulle et les communistes - Henri-Christian GIRAUD P524
Profitant de l’absence de Giraud, parti le 2 juillet 1942 pour Washington, de Gaulle intensifie le limogeage des chefs civils et militaires qui ont servi sous Vichy. « Par ces mesures, écrit Robert Aron, il contredit l’attitude d’indulgence manifestée par Giraud au temps où celui-ci était seul ; il réfute sa conviction hautement exprimée qu’il faut travailler avec tout Français quelle qu’ait été son appartenance antérieure, à condition qu’il combatte l’Allemagne. »
De Gaulle lance également une série d’ordonnances et de décrets marquant la rupture complète avec Vichy et portant réparations des préjudices subis par les victimes des mesures d’exception promulguées par l’État français.
La première de ces ordonnances (4 juillet) concerne la réintégration de tout magistrat, fonctionnaire, agent civil ou militaire révoqué par Vichy ; la seconde (6 juillet) concerne la légitimité des actes accomplis pour la cause de la libération de la France. En même temps, sont publiées deux autres ordonnances (6 juillet) : la première porte dissolution du PPF de Doriot et de ses diverses filiales ; la seconde déclare « indignes d’occuper des emplois supérieurs les membres d’un certain nombre de groupements politiques » (phalanges africaines, milice antibolchevique, légion tricolore, parti franciste, etc.).
...
Sensible à ces divers gestes, L’Humanité du 15 juillet publie cette déclaration du PCF : « Le peuple français sait qu’il peut faire confiance au général de Gaulle qui, dès 1940, tandis que Pétain capitulait honteusement, appela le peuple français à la résistance et fit preuve d’un patriotisme lucide et clairvoyant. »
Mais, comme les communistes soviétiques, les communistes français pratiquent eux aussi l’éloge « directif ». Et dans ce même numéro, L’Humanité enjoint de Gaulle à faire encore plus : « L’heure est venue pour le CFLN de dire nettement aux Français qu’ils doivent créer, en combattant, les conditions de l’insurrection inséparable de la libération nationale. »
...
Le 23 juillet, un décret signé par de Gaulle et contresigné par Tixier, Pleven et Abadie institue un tribunal militaire d’armée qu’une ordonnance du 20 octobre 1943 transformera en tribunal militaire d’armée de compétence particulière et dont la compétence, précisément, s’étendra à « tous les crimes et délits contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, commis par les membres ou anciens membres de l’organisme de fait se disant gouvernement de l’État français ainsi qu’à ceux commis par tous ses hauts fonctionnaires, ses généraux ou par les membres des groupements antinationaux ».
Ce tribunal va devenir le principal organisme d’épuration à l’encontre des personnalités de Vichy.
Le CNR est « un instrument du pouvoir gaulliste destiné à fonder sa légitimité »
Période décidément faste pour les communistes.
Profitant de l’absence de Giraud, parti le 2 juillet 1942 pour Washington, de Gaulle intensifie le limogeage des chefs civils et militaires qui ont servi sous Vichy. « Par ces mesures, écrit Robert Aron, il contredit l’attitude d’indulgence manifestée par Giraud au temps où celui-ci était seul ; il réfute sa conviction hautement exprimée qu’il faut travailler avec tout Français quelle qu’ait été son appartenance antérieure, à condition qu’il combatte l’Allemagne. »
De Gaulle lance également une série d’ordonnances et de décrets marquant la rupture complète avec Vichy et portant réparations des préjudices subis par les victimes des mesures d’exception promulguées par l’État français.
La première de ces ordonnances (4 juillet) concerne la réintégration de tout magistrat, fonctionnaire, agent civil ou militaire révoqué par Vichy ; la seconde (6 juillet) concerne la légitimité des actes accomplis pour la cause de la libération de la France. En même temps, sont publiées deux autres ordonnances (6 juillet) : la première porte dissolution du PPF de Doriot et de ses diverses filiales ; la seconde déclare « indignes d’occuper des emplois supérieurs les membres d’un certain nombre de groupements politiques » (phalanges africaines, milice antibolchevique, légion tricolore, parti franciste, etc.).
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Sensible à ces divers gestes, L’Humanité du 15 juillet publie cette déclaration du PCF : « Le peuple français sait qu’il peut faire confiance au général de Gaulle qui, dès 1940, tandis que Pétain capitulait honteusement, appela le peuple français à la résistance et fit preuve d’un patriotisme lucide et clairvoyant. »
Mais, comme les communistes soviétiques, les communistes français pratiquent eux aussi l’éloge « directif ». Et dans ce même numéro, L’Humanité enjoint de Gaulle à faire encore plus : « L’heure est venue pour le CFLN de dire nettement aux Français qu’ils doivent créer, en combattant, les conditions de l’insurrection inséparable de la libération nationale. »
...
Le 23 juillet, un décret signé par de Gaulle et contresigné par Tixier, Pleven et Abadie institue un tribunal militaire d’armée qu’une ordonnance du 20 octobre 1943 transformera en tribunal militaire d’armée de compétence particulière et dont la compétence, précisément, s’étendra à « tous les crimes et délits contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, commis par les membres ou anciens membres de l’organisme de fait se disant gouvernement de l’État français ainsi qu’à ceux commis par tous ses hauts fonctionnaires, ses généraux ou par les membres des groupements antinationaux ».
Ce tribunal va devenir le principal organisme d’épuration à l’encontre des personnalités de Vichy.
Le CNR est « un instrument du pouvoir gaulliste destiné à fonder sa légitimité »
Période décidément faste pour les communistes.
Forwarded from Maréchal Pétain
Jacques Boncompain rencontre Serge Klarsfeld à Paris. Il demande un entretien avec lui au sujet de Petain et la question juive. Il raconte cette anecdote dans son livre, "Petain, bourreau ou bouclier des juifs" p217-218.
Enquete sur l'Histoire n° 6 - L'Age d'or de la droite (1870-1940) - P70
Dès la signature de I'armistice de juin 1940, le colonel Georges Groussard, replié à Vichy, songe à la revanche. Quoi de plus normal pour un officier ? Sans doute, mais tous ses camarades sont loin de réagir comme lui. II faut dire que le colonel Groussard n'en est pas à son coup d'essai. Avant de préparer la résistance aux occupants, il a organisé dans l'année, à partir de 1936, avec quelques autres , la résistance au sabotage et à la subversion communiste qui à l'époque ne relevait pas du fantasme. Lié à la « Cagoule militaire », il a noué de solides relations avec nombre de dirigeants et de militants des ligues nationalistes.
Durant l'été 1940, Groussard s'interroge :
quelle catégorie d'hommes recruter pour la future résistance ? La réponse lui paraît évidente : « Trois qualités essentielles devaient être recherchées : cran, aptitude physique et, bien entendu, patriotisme. Où pouvais-je le mieux trouver ces qualités réunies que chez les personnes qui avaient milité dans les partis nationaux d'avant-guerre ? » (1) On aurait pu ajouter deux autres qualités : le goût de la contestation et une certaine habitude de la clandestinité. C'est en tout cas parmi les militants d'extrême droite que se recruteront les tout premiers résistants à l'époque où le parti communiste, aligné sur le pacte germano-soviétique, pratique encore la collaboration avec l'occupant.
(1) Georges A. Groussard, Service secret / 1940- 1945, La Table Ronde, Paris, 1964, p. 76
Dès la signature de I'armistice de juin 1940, le colonel Georges Groussard, replié à Vichy, songe à la revanche. Quoi de plus normal pour un officier ? Sans doute, mais tous ses camarades sont loin de réagir comme lui. II faut dire que le colonel Groussard n'en est pas à son coup d'essai. Avant de préparer la résistance aux occupants, il a organisé dans l'année, à partir de 1936, avec quelques autres , la résistance au sabotage et à la subversion communiste qui à l'époque ne relevait pas du fantasme. Lié à la « Cagoule militaire », il a noué de solides relations avec nombre de dirigeants et de militants des ligues nationalistes.
Durant l'été 1940, Groussard s'interroge :
quelle catégorie d'hommes recruter pour la future résistance ? La réponse lui paraît évidente : « Trois qualités essentielles devaient être recherchées : cran, aptitude physique et, bien entendu, patriotisme. Où pouvais-je le mieux trouver ces qualités réunies que chez les personnes qui avaient milité dans les partis nationaux d'avant-guerre ? » (1) On aurait pu ajouter deux autres qualités : le goût de la contestation et une certaine habitude de la clandestinité. C'est en tout cas parmi les militants d'extrême droite que se recruteront les tout premiers résistants à l'époque où le parti communiste, aligné sur le pacte germano-soviétique, pratique encore la collaboration avec l'occupant.
(1) Georges A. Groussard, Service secret / 1940- 1945, La Table Ronde, Paris, 1964, p. 76
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Le bruit des bottes pour ce jeune militant.
Revue d'histoire européenne n16
1940-1945, La gauche collabo - une histoire gênante.
La droite française, elle, qui est d'essence monarchiste et catholique a, depuis la guerre de 1870, considéré l'Allemagne comme son ennemi mortel. Politiquement rien ne pouvait la rapprocher du fascisme ou du national-socialisme si ce n'est son anticommunisme; raison pour laquelle certains nationalistes français s'engagèrent également aux côtés de l'Allemagne. Tandis que d'autres hommes venus de la droite, nationalistes maurrassiens ou anciens cagoulards ont choisi eux la voie de la Résistance, et ceci dès 1940, pour lutter contre l'envahisseur allemand.■
Laurent Berrafato
1940-1945, La gauche collabo - une histoire gênante.
La droite française, elle, qui est d'essence monarchiste et catholique a, depuis la guerre de 1870, considéré l'Allemagne comme son ennemi mortel. Politiquement rien ne pouvait la rapprocher du fascisme ou du national-socialisme si ce n'est son anticommunisme; raison pour laquelle certains nationalistes français s'engagèrent également aux côtés de l'Allemagne. Tandis que d'autres hommes venus de la droite, nationalistes maurrassiens ou anciens cagoulards ont choisi eux la voie de la Résistance, et ceci dès 1940, pour lutter contre l'envahisseur allemand.■
Laurent Berrafato
Forwarded from Maréchal Pétain
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Le vivre ensemble est une réussite.
La France et sa richesse qui aime la France "Nique ta mère la France".
La France et sa richesse qui aime la France "Nique ta mère la France".
Les communistes : de la trahison au pouvoir par le Général Jacques Le Groignec dans le Crapouillot Juillet-Aout 1984
En marge des combats courageux, et souvent héroïques, de ceux qui sont engagés dans la guerre intérieure ou étrangère, s'ouvre alors une lutte d'influence au cours de laquelle gaullistes et communistes vont tenter, chacun à son avantage, de noyauter la Résistance.
Pour de Gaulle, cet objectif prend une importance capitale du fait des événements de 1942 : le débarquement allié en Afrique du Nord ; l'entente cordiale entre Américains et autorités françaises en poste dans les pays du Maghreb et de l'Afrique occidentale ; le début de la bataille de Tunisie où les forces françaises, dites " de Vichy " ont ouvert le feu contre l'armée von Arnim ; les 350 000 hommes que l'armée d'Afrique (8) peut mobiliser ; la présence de Darlan, de Giraud, de Juin et autres Monsabert dont la pensée intime reste fidèle au Maréchal... composent, en effet, un ensemble de facteurs qui affaiblissent la position politique du chef de la France libre. D'autant que le président Roosevelt ne cache pas les sentiments réservés qu'il lui porte.
L'adresse politique de Charles de Gaulle va lui permettre de retourner la situation à son avantage. Adresse, voire génie, si tant est que le génie n'est pas toujours celui du bien.
De Gaulle flirte avec Moscou
Le 4 décembre 1942, il rend visite à Ivan Maïsky, ambassadeur de l'URSS à Londres. Le procès-verbal de l'entretien est adressé à René Pleven, commissaire national aux Affaires étrangères de la France libre, sous un bordereau signé Palewski, directeur de cabinet du général de Gaulle (9). Ses termes sont clairs :
" Le général de Gaulle (. ..) constate que la politique américaine en Afrique du Nord ne se réclame plus seulement de la nécessité militaire ; elle reflète aujourd'hui plus clairement les vues d'un certain groupe qui, au Département d'Etat, a inspiré et continue à inspirer une politique fondée, en ce qui concerne la France, sur la collaboration avec le gouvernement de Vichy.
" Au cours de l'entretien que le président Roosevelt a eu avec M. André Philip, le président des Etats-Unis a indiqué que le choix des moyens importait peu ; de même qu'il s'était servi de l'amiral Darlan pour s'installer aux moindres frais en Afrique du Nord, il était prêt à répéter cette tactique en Europe et n'hésiterait pas à s'entendre même avec Laval si cette collaboration était favorable aux Alliés (...). Le général de Gaulle observe qu'il a vu quatre fois M. Churchill depuis le déclenchement de l'opération d'Afrique du Nord ; que, dans la première entrevue, le Premier ministre britannique a été extrêmement formel dans sa condamnation de Darlan, mais qu'à chaque entretien postérieur, il avait eu l'impression d'une accoutumance de plus en plus grande à l'état des choses créé en Afrique du Nord. Lors de la dernière entrevue, qui a eu lieu à Chequers, le Premier ministre a même déclaré que l'on se trouvait en face d'une situation de fait dont on était bien obligé de tenir compte (...). M. Maïsky déclare qu'il rendra compte à son gouvernement des indications que lui a données le général de Gaulle.
" M. Maïsky accompagne le général de Gaulle jusqu'au seuil de l'ambassade. En prenant congé, le général lui dit : ''J'espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains."
Deux semaines plus tard, le 18 novembre 1942, de Gaulle communique à Larminat et à Koenig une déclaration du géné- ral François d'Astier de la Vigerie : " ... Darlan est un traître qui doit etre liquidé. Giraud a le devoir de se rallier à la France combattante. " (10)
(8) Préparée par Weygand et Juin, conformément à la stratégie arrêtée par le Maréchal.
(9) Bordereau d'envoi n° 2856 / CAB du 7 décembre 1942, classé aux archives des Affaires étrangères (MAE-CNF- Londres-dossier 130, p. 226).
(10) De Gaulle, Lettres, notes et carnets, Pion, p. 438.
En marge des combats courageux, et souvent héroïques, de ceux qui sont engagés dans la guerre intérieure ou étrangère, s'ouvre alors une lutte d'influence au cours de laquelle gaullistes et communistes vont tenter, chacun à son avantage, de noyauter la Résistance.
Pour de Gaulle, cet objectif prend une importance capitale du fait des événements de 1942 : le débarquement allié en Afrique du Nord ; l'entente cordiale entre Américains et autorités françaises en poste dans les pays du Maghreb et de l'Afrique occidentale ; le début de la bataille de Tunisie où les forces françaises, dites " de Vichy " ont ouvert le feu contre l'armée von Arnim ; les 350 000 hommes que l'armée d'Afrique (8) peut mobiliser ; la présence de Darlan, de Giraud, de Juin et autres Monsabert dont la pensée intime reste fidèle au Maréchal... composent, en effet, un ensemble de facteurs qui affaiblissent la position politique du chef de la France libre. D'autant que le président Roosevelt ne cache pas les sentiments réservés qu'il lui porte.
L'adresse politique de Charles de Gaulle va lui permettre de retourner la situation à son avantage. Adresse, voire génie, si tant est que le génie n'est pas toujours celui du bien.
De Gaulle flirte avec Moscou
Le 4 décembre 1942, il rend visite à Ivan Maïsky, ambassadeur de l'URSS à Londres. Le procès-verbal de l'entretien est adressé à René Pleven, commissaire national aux Affaires étrangères de la France libre, sous un bordereau signé Palewski, directeur de cabinet du général de Gaulle (9). Ses termes sont clairs :
" Le général de Gaulle (. ..) constate que la politique américaine en Afrique du Nord ne se réclame plus seulement de la nécessité militaire ; elle reflète aujourd'hui plus clairement les vues d'un certain groupe qui, au Département d'Etat, a inspiré et continue à inspirer une politique fondée, en ce qui concerne la France, sur la collaboration avec le gouvernement de Vichy.
" Au cours de l'entretien que le président Roosevelt a eu avec M. André Philip, le président des Etats-Unis a indiqué que le choix des moyens importait peu ; de même qu'il s'était servi de l'amiral Darlan pour s'installer aux moindres frais en Afrique du Nord, il était prêt à répéter cette tactique en Europe et n'hésiterait pas à s'entendre même avec Laval si cette collaboration était favorable aux Alliés (...). Le général de Gaulle observe qu'il a vu quatre fois M. Churchill depuis le déclenchement de l'opération d'Afrique du Nord ; que, dans la première entrevue, le Premier ministre britannique a été extrêmement formel dans sa condamnation de Darlan, mais qu'à chaque entretien postérieur, il avait eu l'impression d'une accoutumance de plus en plus grande à l'état des choses créé en Afrique du Nord. Lors de la dernière entrevue, qui a eu lieu à Chequers, le Premier ministre a même déclaré que l'on se trouvait en face d'une situation de fait dont on était bien obligé de tenir compte (...). M. Maïsky déclare qu'il rendra compte à son gouvernement des indications que lui a données le général de Gaulle.
" M. Maïsky accompagne le général de Gaulle jusqu'au seuil de l'ambassade. En prenant congé, le général lui dit : ''J'espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains."
Deux semaines plus tard, le 18 novembre 1942, de Gaulle communique à Larminat et à Koenig une déclaration du géné- ral François d'Astier de la Vigerie : " ... Darlan est un traître qui doit etre liquidé. Giraud a le devoir de se rallier à la France combattante. " (10)
(8) Préparée par Weygand et Juin, conformément à la stratégie arrêtée par le Maréchal.
(9) Bordereau d'envoi n° 2856 / CAB du 7 décembre 1942, classé aux archives des Affaires étrangères (MAE-CNF- Londres-dossier 130, p. 226).
(10) De Gaulle, Lettres, notes et carnets, Pion, p. 438.