Rapport_De_La_Commission_Pour_La_Liberation_De_La_Croissance_Francaise.pdf
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Rapport Attali -2008
Accueillir plus de travailleurs étrangers.
Les pays membres de l’UE, ayant exprimé leur crainte d’une arrivée de travailleurs en provenance des nouveaux États membres lors de leur adhésion en mai 2004, ont mis en place des mesures transitoires avant l’ouverture complète : les États membres doivent indiquer, en mai 2006, mai 2009 et mai 2011 (date à laquelle les restrictions concernant les nouveaux pays membres seront totalement levées), s’ils ouvrent leur marché du travail ou s’ils maintiennent certaines restrictions à la libre circulation des travailleurs. Seuls trois pays de l’UE (le Royaume-Uni, la Suède et l’Irlande) ont ouvert immédiatement et sans restrictions leur marché du travail. Ce fut bénéfique pour la croissance.
Le nombre de réponses positives aux demandes de permis de travail au Royaume-Uni a triplé entre 1997 et 2003. Tony Blair, lors de son arrivée au pouvoir, a lancé un grand programme dont le slogan était « l’immigration profite au Royaume-Uni ».
Accueillir plus de travailleurs étrangers.
Les pays membres de l’UE, ayant exprimé leur crainte d’une arrivée de travailleurs en provenance des nouveaux États membres lors de leur adhésion en mai 2004, ont mis en place des mesures transitoires avant l’ouverture complète : les États membres doivent indiquer, en mai 2006, mai 2009 et mai 2011 (date à laquelle les restrictions concernant les nouveaux pays membres seront totalement levées), s’ils ouvrent leur marché du travail ou s’ils maintiennent certaines restrictions à la libre circulation des travailleurs. Seuls trois pays de l’UE (le Royaume-Uni, la Suède et l’Irlande) ont ouvert immédiatement et sans restrictions leur marché du travail. Ce fut bénéfique pour la croissance.
Le nombre de réponses positives aux demandes de permis de travail au Royaume-Uni a triplé entre 1997 et 2003. Tony Blair, lors de son arrivée au pouvoir, a lancé un grand programme dont le slogan était « l’immigration profite au Royaume-Uni ».
“ Le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l’abstraction marchande. Comme elle, il annule toutes les différences et est à peu près toujours le même. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, il a étendu son emprise au monde entier en assassinant les architectures traditionnelles et en homogénéisant par sa présence tous les lieux. Monotonie du matériau, monotonie de constructions que l’on bâtit en série selon quelques modèles de base, à la durée de vie fortement limitée, conformément au règne de l’obsolescence programmée. En transformant définitivement le bâtiment en marchandise, ce matériau contribue à créer un monde où nous ne nous retrouvons plus nous-mêmes. Raison pour laquelle il fallait en retracer l’histoire ; rappeler les desseins de ses nombreux zélateurs – de toutes tendances idéologiques – et les réserves de ses quelques détracteurs ; dénoncer les catastrophes qu’il engendre sur bien des plans ; révéler le rôle qu’il a joué dans la perte des savoir-faire et dans le déclin de l’artisanat ; enfin démontrer comment ce matériau s’inscrit dans la logique de la valeur et du travail abstrait. Cette critique implacable du béton (…) est aussi celle de l’architecture moderne et de l’urbanisme contemporain.”
Anselme Jappe ~ Béton : Arme de construction massive du capitalisme
Anselme Jappe ~ Béton : Arme de construction massive du capitalisme
Dans un pays normal, ce sont ces évènements importants qui ont marqué l’histoire qui devraient être jour de fête nationale. Le 27 août 1816 marque le ras-le-bol de l’Europe face aux attaques des États Barbaresques (pays d’Afrique du Nord), tant en mer, où tous les vaisseaux européens étaient attaqués, pillés, leurs équipages mis en esclavage, que sur terre, avec les razzias sur les côtes sud de l’Europe, la mise en esclavage des populations (les slaves laisseront leur nom à l’esclavage, en anglais), les pillages etc…
Occupée par ses guerres napoléoniennes, l’Europe avait jusqu’ici plus ou moins toléré ces agissements. Le 27 août 1816 marque le début de la mise au pli de ces populations.
Occupée par ses guerres napoléoniennes, l’Europe avait jusqu’ici plus ou moins toléré ces agissements. Le 27 août 1816 marque le début de la mise au pli de ces populations.
“ Je me suis rendu plusieurs fois en Afghanistan, il y a trente ans, quand les Taliban (pluriel de Taleb) sortaient tout juste, sous le regard bienveillant de la CIA, des madrassas pakistanaises. Je m’intéresse toujours de près à cette région, contrairement aux pseudo-spécialistes et pétitionnaires hors-sol qui pérorent et pleurnichent dans les médias.
Première remarque :
Les Afghans n’existent pas, au contraire des Tadjiks, des Ouzbeks, des Baloutches, des Hazaras, des Nuristani, des Pachtounes - les plus nombreux, chez qui recrutent les Taliban, notamment la tribu Durrani ; la réalité afghane est ethnique et tribale, les réfugiés que nous accueillons ne fuient pas l’obscurantisme mais des représailles pour faits de collaboration…
L’Occident, l’Europe, la France, n’ont jamais été si sourds et aveugles qu’aujourd’hui à la marche du monde. (…)
Deuxième remarque :
L’Afghanistan n’a jamais été une démocratie, et le mot “inclusif” n’existe ni en farsi ni en pachto ; les femmes n’y sont pas mieux ni moins bien traitées qu’au Pakistan ou en Arabie Saoudite ; c’est une terre d’islam rigoriste et les mollahs n’ont pas attendu les Taliban, ni leur départ ni leur retour, pour en faire respecter les principes ; les réfugiés que nous accueillons ne changeront pas d’espace mental…
Nos pays fragiles, qui traquent sous d’aberrants prétextes sanitaires leurs propres citoyens et ouvrent leurs frontières à des étrangers dont ils n’imaginent pas la dureté, finiront bien, à force de tentatives, par réussir leur suicide. “
“ Et d’étranges formes, empaquetées de toile brune ou grise jusqu’aux chevilles et coiffées de cagoules qui dérobaient complètement leurs traits, la bouche et les yeux même, voilés d’une triple gaze, passaient comme des fantômes silencieux : c’étaient les femmes…” (Joseph Kessel - Le jeu du Roi : Afghanistan - 1956)
Erik L’Homme - 24 août 2021
Première remarque :
Les Afghans n’existent pas, au contraire des Tadjiks, des Ouzbeks, des Baloutches, des Hazaras, des Nuristani, des Pachtounes - les plus nombreux, chez qui recrutent les Taliban, notamment la tribu Durrani ; la réalité afghane est ethnique et tribale, les réfugiés que nous accueillons ne fuient pas l’obscurantisme mais des représailles pour faits de collaboration…
L’Occident, l’Europe, la France, n’ont jamais été si sourds et aveugles qu’aujourd’hui à la marche du monde. (…)
Deuxième remarque :
L’Afghanistan n’a jamais été une démocratie, et le mot “inclusif” n’existe ni en farsi ni en pachto ; les femmes n’y sont pas mieux ni moins bien traitées qu’au Pakistan ou en Arabie Saoudite ; c’est une terre d’islam rigoriste et les mollahs n’ont pas attendu les Taliban, ni leur départ ni leur retour, pour en faire respecter les principes ; les réfugiés que nous accueillons ne changeront pas d’espace mental…
Nos pays fragiles, qui traquent sous d’aberrants prétextes sanitaires leurs propres citoyens et ouvrent leurs frontières à des étrangers dont ils n’imaginent pas la dureté, finiront bien, à force de tentatives, par réussir leur suicide. “
“ Et d’étranges formes, empaquetées de toile brune ou grise jusqu’aux chevilles et coiffées de cagoules qui dérobaient complètement leurs traits, la bouche et les yeux même, voilés d’une triple gaze, passaient comme des fantômes silencieux : c’étaient les femmes…” (Joseph Kessel - Le jeu du Roi : Afghanistan - 1956)
Erik L’Homme - 24 août 2021
“ […] Produit de l’hyper-narcissisme mondialisé, [le corps] est proposé par l’industrie du loisir au consommateur, devant qui s’ouvre la gamme des nouveaux culs, des cuisses inédites, autant artificiels qu’humains, fabriqués avec du fitness, des anabolisants et des bistouris. Les filles, par une sorte d’obligation morale et professionnelle, ne cachent pas qu’elles ont toutes été ‘améliorées’ par la chirurgie plastique - de cette plastique globalisée qui a fait du corps un cliché.
“ A part les seins, le nez, la bouche, j’ai rien refait, a pu dire naïvement Jessica (…) Le principal, a t-elle ajouté drôlement, c’est que je sois authentique à moi-même.” L’authenticité à soi-même, c’est, par une sorte d’auto-réification, la possibilité de choisir ses yeux, son nez, sa poitrine et ses jambes sur catalogue. Jessica a obtenu un corps fondé sur les critères de l’économie marchande, puisque le seul produit que peut fabriquer et vendre cette jeune femme, c’est son corps.
Les garçons ne sont pas en reste, avec leurs bustes sculptés, leurs bras veinés, leurs abdos dessinés à l’équerre et au compas. Les sportifs d’autrefois, les Spanghero, Bouttier et Tabarly, même rompus aux efforts physiques les plus soutenus, n’avaient pas la morphologie des candidats de ces émissions - c’est leur anatomie toute entière que l’effort physique développait avec naturel. C’est que leur corps n’était pas à vendre.
Greg, déjà évoqué, pris dans un ambigu lyrisme amoureux, a pu dire un jour :
- “ Maeva, tu fais du M, tu mets du S, on dirait un rôti. Et comme t’es toute refaite, on dirait t’es une escalope en plastique ! T’as un menton on dirait un coude ! ”
Greg a raison. Le devenir-rôti, c’est la possibilité d’un corps en plastique, en kit, où l’on se choisit un menton, où l’on se fait injecter du Botox dans les pommettes et de la graisse dans les fesses - puisque c’est la tendance, à la Kim Kardashian, peut-être par tropisme africain et nécessité twerkeuse.
Le candidat de télé-réalité, ce stade terminal de l’insatisfaction narcissique, cet haltère-ego, se cherche une identité. Déconstruit, il se reconstruit : né à Marseille, il s’installe à Dubaï ; imparfait, il se fait liposucer ; inculte, il est envahi de stéréotypes. Il n’est rien, sinon un corps - un corps-machine, l’avant-garde de l’homme-marchandise. Sur son tapis de course, il court dans le vide, comme un canard sans tête : le vieux corps est derrière lui.”
Bruno Lafourcade (Nos figures, éléments n°190)
“ A part les seins, le nez, la bouche, j’ai rien refait, a pu dire naïvement Jessica (…) Le principal, a t-elle ajouté drôlement, c’est que je sois authentique à moi-même.” L’authenticité à soi-même, c’est, par une sorte d’auto-réification, la possibilité de choisir ses yeux, son nez, sa poitrine et ses jambes sur catalogue. Jessica a obtenu un corps fondé sur les critères de l’économie marchande, puisque le seul produit que peut fabriquer et vendre cette jeune femme, c’est son corps.
Les garçons ne sont pas en reste, avec leurs bustes sculptés, leurs bras veinés, leurs abdos dessinés à l’équerre et au compas. Les sportifs d’autrefois, les Spanghero, Bouttier et Tabarly, même rompus aux efforts physiques les plus soutenus, n’avaient pas la morphologie des candidats de ces émissions - c’est leur anatomie toute entière que l’effort physique développait avec naturel. C’est que leur corps n’était pas à vendre.
Greg, déjà évoqué, pris dans un ambigu lyrisme amoureux, a pu dire un jour :
- “ Maeva, tu fais du M, tu mets du S, on dirait un rôti. Et comme t’es toute refaite, on dirait t’es une escalope en plastique ! T’as un menton on dirait un coude ! ”
Greg a raison. Le devenir-rôti, c’est la possibilité d’un corps en plastique, en kit, où l’on se choisit un menton, où l’on se fait injecter du Botox dans les pommettes et de la graisse dans les fesses - puisque c’est la tendance, à la Kim Kardashian, peut-être par tropisme africain et nécessité twerkeuse.
Le candidat de télé-réalité, ce stade terminal de l’insatisfaction narcissique, cet haltère-ego, se cherche une identité. Déconstruit, il se reconstruit : né à Marseille, il s’installe à Dubaï ; imparfait, il se fait liposucer ; inculte, il est envahi de stéréotypes. Il n’est rien, sinon un corps - un corps-machine, l’avant-garde de l’homme-marchandise. Sur son tapis de course, il court dans le vide, comme un canard sans tête : le vieux corps est derrière lui.”
Bruno Lafourcade (Nos figures, éléments n°190)
“ Je tiens la civilisation pour le grand fossoyeur de l’humanité, déclara t-il avec emphase. Le civilisé vit certes plus longtemps qu’auparavant, mais dans quel état ! Coupé de la nature et de ses instincts, il a perdu son énergie vitale et végète dans les villes pestilentielles et bruyantes, névrosé, faible, débile, aveuglé de lumière électrique, décérébré d’informatique, abruti de viande, de vin, de chimie, de travail absurde et de loisirs infantilisants, bercé par le rythme infernal de l’accumulation sans fin, baignant dans une orgie de science dont il se délecte sans même savoir pourquoi, et tout cela pour le plus grand profit des exploiteurs et des vandales gouvernementaux ! L’État est une prison, camarades ! La société, un asile de fous où la police monte la garde au profit des capitalistes ! La civilisation est consubstantielle à la terreur ! Il reprit son petit panier et se remit à tresser ses lianes de chèvrefeuille.”
Olivier Maulin ~ Le bocage à la nage
Olivier Maulin ~ Le bocage à la nage
“ Nous appelons “ décadence ” le syndrome qui, sauf crise et guérison, doit conduire à la désintégration des sociétés dites civilisées. Elle s’exprime par un nombre croissant de problèmes non résolus et, de ce fait, en voie d’aggravation. Caractéristique la plus frappante : le malade ne veut pas guérir, à en juger par l’attitude des dirigeants. C’est que la décadence est un moyen de gouverner. Pour tenir les forces saines en échec, les “ responsables ” s’appuient systématiquement sur les éléments morbides.”
Gaston-Armand Amaudruz ~ Comment surmonter la décadence
Gaston-Armand Amaudruz ~ Comment surmonter la décadence