La volonté de soumission
L’une des raisons de ce maintien de la servitude est que les tyrans usent de plusieurs stratagèmes pour affaiblir le peuple. D'abord, le peuple est engourdi par le théâtre et les passe-temps ludiques. La Boétie condamne ainsi ces « drogueries » : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. » Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Il accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c’est avec l’argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés. Ils font parfois, avant de commettre leurs crimes, de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l’ordre public. D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition. La Boétie, dans un siècle pourtant marqué par les guerres de religion, distingue Dieu du pouvoir. Le pouvoir n’est pas d’origine divine, mais vient bien de la servitude des hommes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire
L’une des raisons de ce maintien de la servitude est que les tyrans usent de plusieurs stratagèmes pour affaiblir le peuple. D'abord, le peuple est engourdi par le théâtre et les passe-temps ludiques. La Boétie condamne ainsi ces « drogueries » : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. » Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Il accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c’est avec l’argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés. Ils font parfois, avant de commettre leurs crimes, de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l’ordre public. D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition. La Boétie, dans un siècle pourtant marqué par les guerres de religion, distingue Dieu du pouvoir. Le pouvoir n’est pas d’origine divine, mais vient bien de la servitude des hommes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire
Via Adrien Abauzit sur l'affaire du Vel d'hiv, Juillet 2017
Il semblerait que de quinquennat en quinquennat, ce sera à celui qui ment le plus et qui diffame le plus la France.
Cette accumulation de mensonges doit être insupportable à toute âme française.
Les négociations du gouvernement français de l'époque (Jupiter a raison, le gouvernement Pétain incarnait la France) visaient à empêcher la rafle des juifs français, et de fait, la rafle a concerné presque exclusivement des étrangers et des apatrides.
Je rappelle qu'à la fin de la guerre, 95 % des juifs français avaient été sauvés.
J'ajoute 4 points importants :
1) L'immense majorité des juifs étrangers qui avait été mise dans des camps l'a été par la IIIème République en qualité d'étrangers. Il serait bon de le rappeler de temps en temps.
2) Le gouvernement français avait proposé aux Etats-Unis d’accueillir les juifs étrangers présents en France. Le gouvernement américain a refusé. S'il avait accepté, il n'y aurait pas eu de rafle du Vel d'Hiv.
3) Selon la convention de la Haye, l'administration française en territoire occupé devait obéir à l'armée occupante, ce qu'elle fit. La rafle du Vel d'hiv a été diligentée par l'armée d'occupation et non par le gouvernement français. Le gouvernement français est intervenu pour que les juifs français ne soient pas déportés, car au mois d'août précédent, des juifs français avaient été raflés et ce sans que le gouvernement français en soit averti.
4) Xavier Vallat a prévenu le Docteur Nora de l'imminence d'une rafle en Ile-de-France, ce qui a permis de diviser par 2 le nombre de victimes raflées par rapport à ce qui était prévu par les Allemands.
Les historiens les plus honnêtes sur la question sont Raoul Hilberg, Raymon Aron et surtout Alain Michel.
Je renvoie à leur lecture ceux qui n'acceptent pas que l'on crache systématiquement sur la France.
Il semblerait que de quinquennat en quinquennat, ce sera à celui qui ment le plus et qui diffame le plus la France.
Cette accumulation de mensonges doit être insupportable à toute âme française.
Les négociations du gouvernement français de l'époque (Jupiter a raison, le gouvernement Pétain incarnait la France) visaient à empêcher la rafle des juifs français, et de fait, la rafle a concerné presque exclusivement des étrangers et des apatrides.
Je rappelle qu'à la fin de la guerre, 95 % des juifs français avaient été sauvés.
J'ajoute 4 points importants :
1) L'immense majorité des juifs étrangers qui avait été mise dans des camps l'a été par la IIIème République en qualité d'étrangers. Il serait bon de le rappeler de temps en temps.
2) Le gouvernement français avait proposé aux Etats-Unis d’accueillir les juifs étrangers présents en France. Le gouvernement américain a refusé. S'il avait accepté, il n'y aurait pas eu de rafle du Vel d'Hiv.
3) Selon la convention de la Haye, l'administration française en territoire occupé devait obéir à l'armée occupante, ce qu'elle fit. La rafle du Vel d'hiv a été diligentée par l'armée d'occupation et non par le gouvernement français. Le gouvernement français est intervenu pour que les juifs français ne soient pas déportés, car au mois d'août précédent, des juifs français avaient été raflés et ce sans que le gouvernement français en soit averti.
4) Xavier Vallat a prévenu le Docteur Nora de l'imminence d'une rafle en Ile-de-France, ce qui a permis de diviser par 2 le nombre de victimes raflées par rapport à ce qui était prévu par les Allemands.
Les historiens les plus honnêtes sur la question sont Raoul Hilberg, Raymon Aron et surtout Alain Michel.
Je renvoie à leur lecture ceux qui n'acceptent pas que l'on crache systématiquement sur la France.
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Emmanuel Macron: "Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire" contre le Covid-19 - 24 nov. 2020
Si Versailles m'était conté... est un film français écrit et réalisé par Sacha Guitry, sorti en 1954.
Si Versailles m'était conté relate l'histoire du château de Versailles vue par Sacha Guitry, au travers de quelques épisodes et portraits des personnages historiques qui y ont vécu. Ces personnages sont interprétés par les plus grands acteurs des années 1950.
La citation que lit Guitry à l'ouverture du film est tirée de son propre film Remontons les Champs-Élysées (1937), où déjà l'auteur disait en voix-off :
On nous dit que nos rois dépensaient sans compter,
Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils.
Mais quand ils construisaient de semblables merveilles,
Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ?
https://ok.ru/video/2170237618828
Si Versailles m'était conté relate l'histoire du château de Versailles vue par Sacha Guitry, au travers de quelques épisodes et portraits des personnages historiques qui y ont vécu. Ces personnages sont interprétés par les plus grands acteurs des années 1950.
La citation que lit Guitry à l'ouverture du film est tirée de son propre film Remontons les Champs-Élysées (1937), où déjà l'auteur disait en voix-off :
On nous dit que nos rois dépensaient sans compter,
Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils.
Mais quand ils construisaient de semblables merveilles,
Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ?
https://ok.ru/video/2170237618828
OK.RU
Si Versailles m'était conté.DVD1
Jacques Attali - 4 MARS 1997
Que serait aujourd’hui la France, que sera- t-elle demain sans l’immigration ? C’est à ces questions qu’il faut d’abord répondre, si on ne veut pas se laisser entraîner dans le jeu nauséabond de l’extrême droite. Et on ne peut le faire qu’en replaçant l’immigration dans le contexte des prochaines mutations géopolitiques où se joueront la paix et la guerre au XXIe siècle.
Que serait la France sans l’immigration ? Un pays vieillissant de quarante millions d’habitants, dont le niveau de vie serait beaucoup plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui. Les immigrés, pour la plupart issus des choix géopolitiques antérieurs de la France, lui ont en effet apporté leur travail, leurs revenus et leurs impôts. Leurs enfants, nouveaux Français, ont créé des emplois en consommant et des entreprises. Et qu’on ne parle pas légèrement des clandestins : il y a bien plus de Français travaillant au noir que d’immigrés en situation illégale. De plus, en étant accueillante, la France a conduit les autres pays à l’être aussi avec les Français, qui sont plusieurs millions à vivre à l’étranger et à y promouvoir les exportations françaises.
Au total, le statut géopolitique actuel de la France, quatrième puissance de la planète, est le résultat de sa politique d’immigration, elle-même conséquence de ses choix géopolitiques antérieurs.
Que deviendrait demain la France sans l’immigration ? Dans l’avenir, on assistera à une formidable accélération des mouvements de population à la surface de la planète, retour du nomadisme. Des dizaines de millions de personnes changeront de pays chaque année. C’est là une des conséquences majeures de la victoire sans appel de la démocratie et de l’économie de marché, qui font toutes deux l’apologie de la liberté de circulation. Sauf à remettre en cause l’une et l’autre, aucun pays ne pourra plus empêcher ses ressortissants de partir et d’autres de venir.
Tout à fait à l’inverse des idées reçues, beaucoup de nations développées devront rajeunir leur population, afin de pouvoir payer les retraites et d’éviter une hausse trop rapide de leurs coûts de main-d’oeuvre. Elles se livreront pour cela à une concurrence sauvage en vue d’attirer des travailleurs étrangers.
L’Europe, qui a aujourd’hui le plus faible taux de croissance de la planète, parce que sa population est la plus vieille, cherchera à attirer des jeunes venus d’ailleurs en particulier des diplômés ou des enfants en âge scolaire et à garder sa propre jeunesse, attirée ailleurs par de meilleures conditions sociales et fiscales ou par un meilleur environnement culturel. Cette concurrence sera particulièrement aiguisée par la création de la monnaie unique, qui accélérera massivement les mouvements d’entreprises et d’emplois à l’intérieur du continent.
Par ailleurs, les nouvelles tech- nologies de l’information bouleverseront totalement la logique actuelle du travail. Avec le développement d’Internet et des nouvelles formes de télécommunication, on assistera à un développement massif du « nomadisme virtuel », dans lequel des « immigrés virtuels » travailleront de chez eux, sur écran, comme s’ils étaient en France, à des travaux de manipulation de l’information (saisie de données, comptabilité, gestion de trésorerie, etc.) pour le compte d’entreprises françaises.
Avant de décider d’une politique de l’immigration pour le XXIe siècle, il faudra donc répondre aux cinq questions suivantes :
Que serait aujourd’hui la France, que sera- t-elle demain sans l’immigration ? C’est à ces questions qu’il faut d’abord répondre, si on ne veut pas se laisser entraîner dans le jeu nauséabond de l’extrême droite. Et on ne peut le faire qu’en replaçant l’immigration dans le contexte des prochaines mutations géopolitiques où se joueront la paix et la guerre au XXIe siècle.
Que serait la France sans l’immigration ? Un pays vieillissant de quarante millions d’habitants, dont le niveau de vie serait beaucoup plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui. Les immigrés, pour la plupart issus des choix géopolitiques antérieurs de la France, lui ont en effet apporté leur travail, leurs revenus et leurs impôts. Leurs enfants, nouveaux Français, ont créé des emplois en consommant et des entreprises. Et qu’on ne parle pas légèrement des clandestins : il y a bien plus de Français travaillant au noir que d’immigrés en situation illégale. De plus, en étant accueillante, la France a conduit les autres pays à l’être aussi avec les Français, qui sont plusieurs millions à vivre à l’étranger et à y promouvoir les exportations françaises.
Au total, le statut géopolitique actuel de la France, quatrième puissance de la planète, est le résultat de sa politique d’immigration, elle-même conséquence de ses choix géopolitiques antérieurs.
Que deviendrait demain la France sans l’immigration ? Dans l’avenir, on assistera à une formidable accélération des mouvements de population à la surface de la planète, retour du nomadisme. Des dizaines de millions de personnes changeront de pays chaque année. C’est là une des conséquences majeures de la victoire sans appel de la démocratie et de l’économie de marché, qui font toutes deux l’apologie de la liberté de circulation. Sauf à remettre en cause l’une et l’autre, aucun pays ne pourra plus empêcher ses ressortissants de partir et d’autres de venir.
Tout à fait à l’inverse des idées reçues, beaucoup de nations développées devront rajeunir leur population, afin de pouvoir payer les retraites et d’éviter une hausse trop rapide de leurs coûts de main-d’oeuvre. Elles se livreront pour cela à une concurrence sauvage en vue d’attirer des travailleurs étrangers.
L’Europe, qui a aujourd’hui le plus faible taux de croissance de la planète, parce que sa population est la plus vieille, cherchera à attirer des jeunes venus d’ailleurs en particulier des diplômés ou des enfants en âge scolaire et à garder sa propre jeunesse, attirée ailleurs par de meilleures conditions sociales et fiscales ou par un meilleur environnement culturel. Cette concurrence sera particulièrement aiguisée par la création de la monnaie unique, qui accélérera massivement les mouvements d’entreprises et d’emplois à l’intérieur du continent.
Par ailleurs, les nouvelles tech- nologies de l’information bouleverseront totalement la logique actuelle du travail. Avec le développement d’Internet et des nouvelles formes de télécommunication, on assistera à un développement massif du « nomadisme virtuel », dans lequel des « immigrés virtuels » travailleront de chez eux, sur écran, comme s’ils étaient en France, à des travaux de manipulation de l’information (saisie de données, comptabilité, gestion de trésorerie, etc.) pour le compte d’entreprises françaises.
Avant de décider d’une politique de l’immigration pour le XXIe siècle, il faudra donc répondre aux cinq questions suivantes :
Peut-on espérer continuer à avoir de nombreux Français défendant les intérêts économiques de la France à l’étranger si les étrangers ne sont pas bienvenus en France ? Evidemment, non. Nous entrons dans un siècle nomade, et la première vertu du nomade est d’être accueillant aux étrangers, car il sait que lui aussi, un jour, sera un étranger quelque part et que l’accueil qu’il recevra dépendra largement de sa propre hospitalité. Refuser les travailleurs étrangers, présents et futurs, c’est prendre le risque de représailles. La France y perdrait beaucoup plus d’emplois qu’elle ne pourrait en gagner.
Faut-il craindre pour le bien-être des Français si les étrangers affluent en France ? Bien au contraire, on peut craindre à l’inverse que le départ d’étrangers et de jeunes Français vers des lieux plus accueillants ne conduise à alourdir les cotisations de retraite, à diminuer les pensions de retraite, à éloigner massivement l’âge de la retraite. Plus la population d’un pays sera jeune, plus ce pays aura un fort marché intérieur et les moyens de financer son avenir.
Vaut-il mieux avoir chez soi des immigrés virtuels ou des immigrés réels ? Vaut-il mieux que la comptabilité des entreprises françaises soit tenue au Bangladesh par des immigrés virtuels ou en France par ces mêmes immigrés ? Avec les immigrés virtuels, un pays perd en même temps que l’emploi les recettes fiscales du travailleur et les recettes économiques du consommateur. Ce n’est pas la meilleure solution. On verra donc bientôt, à l’inverse des débats actuels, s’installer une concurrence des pays riches contre les pays à bas salaires pour attirer leurs travailleurs réels et lutter contre leur immigration virtuelle.
La France doit-elle se contenter d’accepter sur son sol les travailleurs européens ou assumer sa dimension musulmane ? Là est sans doute la principale question masquée par ce débat, le vrai choix géopolitique. Si la France et l’Europe décidaient de s’affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l’affrontement avec un milliard d’hommes, à une véritable « guerre de civilisations ». Avec, en prime, en France, une guerre civile. Car la France, en raison de ses choix géopolitiques antérieurs, est une nation musulmane : l’islam est la religion de plus de deux millions de citoyens français et du tiers des immigrés sur son sol. Il serait donc sage de faire le choix inverse et d’assumer fièrement notre dimension musulmane, dans le strict respect de la laïcité républicaine. La France en tirerait profit dans les grandes manoeuvres géo-stratégiques qui s’annoncent ; elle a en effet la chance d’avoir, sur son sol et parmi ses citoyens, des gens capables de servir de pont avec une civilisation majeure en pleine expansion. Il lui faudrait en particulier, en ce sens, se faire le premier avocat de l’admission de la Turquie dans l’Union européenne.
Vaut-il mieux accepter des étrangers avec leur différence ou les intégrer dans la société jusqu’à en faire des citoyens ? La France se nourrit des différences qu’elle assimile et qui, en même temps, la transforment. Elle est une langue, une civilisation et un sol, pas une race. Si l’intégration culturelle pouvait se faire correctement, le nombre d’étrangers admissibles en France serait donc presque illimité. Si celle-ci était bâclée, le danger serait de voir la société française perdre son identité et devenir un lieu d’hébergement de peuples en transit. Mais à l’inverse, comme la France est heureuse de voir ses expatriés conserver leurs liens avec la mère patrie, elle devra reconnaître les mêmes droits aux étrangers qu’elle accueille. L’intégration ne saurait donc être mutilation. L’avenir sera en fait à la multi-appartenance, facteur de tolérance, et même à la multi-allégeance, facteur de démocratie. Le traité de Maastricht l’a bien compris, qui organise le vote des Européens aux élections municipales dans leurs pays de résidence.
Périssent les civilisations qui font de l’étranger un ennemi. Reste alors à savoir si la France basculera hors de l’Histoire ou si, au contraire, fidèle à son génie, elle saura
Faut-il craindre pour le bien-être des Français si les étrangers affluent en France ? Bien au contraire, on peut craindre à l’inverse que le départ d’étrangers et de jeunes Français vers des lieux plus accueillants ne conduise à alourdir les cotisations de retraite, à diminuer les pensions de retraite, à éloigner massivement l’âge de la retraite. Plus la population d’un pays sera jeune, plus ce pays aura un fort marché intérieur et les moyens de financer son avenir.
Vaut-il mieux avoir chez soi des immigrés virtuels ou des immigrés réels ? Vaut-il mieux que la comptabilité des entreprises françaises soit tenue au Bangladesh par des immigrés virtuels ou en France par ces mêmes immigrés ? Avec les immigrés virtuels, un pays perd en même temps que l’emploi les recettes fiscales du travailleur et les recettes économiques du consommateur. Ce n’est pas la meilleure solution. On verra donc bientôt, à l’inverse des débats actuels, s’installer une concurrence des pays riches contre les pays à bas salaires pour attirer leurs travailleurs réels et lutter contre leur immigration virtuelle.
La France doit-elle se contenter d’accepter sur son sol les travailleurs européens ou assumer sa dimension musulmane ? Là est sans doute la principale question masquée par ce débat, le vrai choix géopolitique. Si la France et l’Europe décidaient de s’affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l’affrontement avec un milliard d’hommes, à une véritable « guerre de civilisations ». Avec, en prime, en France, une guerre civile. Car la France, en raison de ses choix géopolitiques antérieurs, est une nation musulmane : l’islam est la religion de plus de deux millions de citoyens français et du tiers des immigrés sur son sol. Il serait donc sage de faire le choix inverse et d’assumer fièrement notre dimension musulmane, dans le strict respect de la laïcité républicaine. La France en tirerait profit dans les grandes manoeuvres géo-stratégiques qui s’annoncent ; elle a en effet la chance d’avoir, sur son sol et parmi ses citoyens, des gens capables de servir de pont avec une civilisation majeure en pleine expansion. Il lui faudrait en particulier, en ce sens, se faire le premier avocat de l’admission de la Turquie dans l’Union européenne.
Vaut-il mieux accepter des étrangers avec leur différence ou les intégrer dans la société jusqu’à en faire des citoyens ? La France se nourrit des différences qu’elle assimile et qui, en même temps, la transforment. Elle est une langue, une civilisation et un sol, pas une race. Si l’intégration culturelle pouvait se faire correctement, le nombre d’étrangers admissibles en France serait donc presque illimité. Si celle-ci était bâclée, le danger serait de voir la société française perdre son identité et devenir un lieu d’hébergement de peuples en transit. Mais à l’inverse, comme la France est heureuse de voir ses expatriés conserver leurs liens avec la mère patrie, elle devra reconnaître les mêmes droits aux étrangers qu’elle accueille. L’intégration ne saurait donc être mutilation. L’avenir sera en fait à la multi-appartenance, facteur de tolérance, et même à la multi-allégeance, facteur de démocratie. Le traité de Maastricht l’a bien compris, qui organise le vote des Européens aux élections municipales dans leurs pays de résidence.
Périssent les civilisations qui font de l’étranger un ennemi. Reste alors à savoir si la France basculera hors de l’Histoire ou si, au contraire, fidèle à son génie, elle saura
se placer à l’avant-garde de la future démocratie sans frontières, sans laquelle le XXIe siècle ne serait que barbarie.
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« La télé est dangereuse pour les hommes. L'alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d'ajouter encore quelque chose ?Le mal est fait... Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine. Adieu travail ! Demain, on pensera sans effort, puis on ne pensera plus et on crèvera enfin de la plus triste vie. »
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
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Ce que vous voyez au fight club, c’est une génération de fils de femmes, d’hommes élevés par des femmes.
Fight Club
Fight Club
Le mouvement de dérépublicanisation de la France est profondément le même mouvement que le mouvement de sa déchristianisation. C’est ensemble un seul mouvement profond de démystication. C’est du même mouvement profond, que ce peuple ne croit plus à la République et qu’il ne croit plus à Dieu.
Charles Péguy
Charles Péguy
Le révérend Jesse Jackson, célèbre raciste curieusement qualifié d’antiraciste, recevra aujourd’hui les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, des mains du président Macron en personne.
Valeurs Actuelles nous rappelle à point nommé – entre autres infamies – que lorsqu’il était serveur, Jackson prenait un malin plaisir à cracher dans la nourriture de ses clients blancs lui refusant un pourboire, avant d’apporter leur soupe ou leur salade, « parce que cela m’apportait une satisfaction psychologique ». Il « regardait avec plaisir les blancs manger sa salive comme si c’était, disons, de l’huile et du vinaigre », décrit le New York Times, en 1972.
L’Élysée souligne aujourd’hui que « les valeurs promues par le révérend Jackson sont universelles et sont celles de la République ».
Laurent Obertone - 19 juillet 2021
Valeurs Actuelles nous rappelle à point nommé – entre autres infamies – que lorsqu’il était serveur, Jackson prenait un malin plaisir à cracher dans la nourriture de ses clients blancs lui refusant un pourboire, avant d’apporter leur soupe ou leur salade, « parce que cela m’apportait une satisfaction psychologique ». Il « regardait avec plaisir les blancs manger sa salive comme si c’était, disons, de l’huile et du vinaigre », décrit le New York Times, en 1972.
L’Élysée souligne aujourd’hui que « les valeurs promues par le révérend Jackson sont universelles et sont celles de la République ».
Laurent Obertone - 19 juillet 2021