3 juillet 1315 : Louis X ou Louis Ier le Hutin interdit le servage en France.
Le roi de France Louis X le Hutin publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ».
Officiellement, depuis cette date.
« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
L'esclavage a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu'aux alentours de l'An Mil, l'Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu'à justifier l'édit ci-dessus.
Il réapparaîtra insidieusement au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l'esclavage et la traite à grande échelle et sans état d'âme.
Le roi de France Louis X le Hutin publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ».
Officiellement, depuis cette date.
« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
L'esclavage a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu'aux alentours de l'An Mil, l'Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu'à justifier l'édit ci-dessus.
Il réapparaîtra insidieusement au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l'esclavage et la traite à grande échelle et sans état d'âme.
Bernard Lugan: Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges
Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre raisons principales :
1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.
2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.
3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles les profits furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place. Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.
4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.
Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.
Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre raisons principales :
1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.
2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.
3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles les profits furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place. Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.
4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.
Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.
« Qu'est-ce que le localisme ? Eh bien c'est le contraire du mondialisme. Un journaliste français de gauche (pléonasme ?) déclarait il y a peu, sur un ton de mépris, que le localisme, c'était "le populisme appliqué à l'économie". Eh bien c'est un peu ça, c'est en effet un modèle économique au service du peuple et de la nation et non des intérêts financiers des actionnaires et des multinationales. Le localisme consiste donc à privilégier ce qui est local, afin de favoriser la démocratie participative, la cohésion sociale et l'économie de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement du fait d'une moindre empreinte écologique liée au transport de personnes et de marchandises. [...] Le localisme est donc une révolution économique, mais également morale, éthique et politique. Tous nos achats sont des actes politiques, à nous de les mettre en adéquation avec nos idéaux et nos espérances. »
(Xavier Eman, "Après la crise : le localisme, un impératif vital", in. Le Petit Daudet n°107, mai 2020)
(Xavier Eman, "Après la crise : le localisme, un impératif vital", in. Le Petit Daudet n°107, mai 2020)
LA CULPABILISATION DE LA FRANCE
Peut-on applaudir [le président de la République) qui accuse la France de complicité avec le crime nazi, ce qui sous· entend qu'en juillet 1942. Les Français savaient l'horreur du génocide ? Comment affirmer que les policiers qui arrêtent et les cheminots qui transportent « secondent ", selon le mot terrible de Jacques Chirac, « la folie criminelle de l'occupant » ? que l'État français « seconde » la solution finale perpétrée par la demence nazie ?
L'histoire politisée et médiatisée occulte ainsi la vérité que l'on doit au peuple français. Car « seconder» une entreprise suppose que l'on est informé de son objet, de son dessein. Or, s'il est certain que des policiers, des cheminots et des responsables de l'État français furent contraints, sous la menace allemande, de participer à la déportation des Juifs qui, selon Oberg, partaient en Pologne où l'on créerait un« État juif», il est non moins avéré que les uns et les autres ignoraient que le dessein allemand se résumait en un acte de barbarie que l'histoire a rarement égalé.[...]
Les contempteurs de la France blessée évoquent son irréparable manquement à sa vocation de terre d'accueil et d'asile. Mais que peut être le droit d'asile dans un pays sous la botte, quand la protection de ses propres citoyens est suspendue aux volontés d'un occupant inhumain ? Qu'était, en ces temps d'ombre misérable, le droit d'asile, quand Américains, Britanniques et Suisses émettaient les plus grandes réserves sur l'accueil des réfugiés juifs? Que devint, en 1945, le droit d'asile, lorsque les Alliés, vainqueurs et maîtres de leurs actes, estimèrent devoir rendre à Staline le général Vlassov et ses soldats dont le crime avait été de lutter contre la dictature sanguinaire de celui qui sera leur bourreau ? Et qu'était donc, en 1962, pour Charles de Gaulle, le droit d'asile, lorsque la France, libre de toute domination étrangère et militairement victorieuse, décidait de livrer au FLN nos fidèles harkis, sachant qu'ils étaient voués à une mort atroce ?
GÉNÉRAL JACQUES LE CROIGNEC
Pétain et les Américains, pp. 417-418. Nouvelles Éditions Latines, 1995.
Peut-on applaudir [le président de la République) qui accuse la France de complicité avec le crime nazi, ce qui sous· entend qu'en juillet 1942. Les Français savaient l'horreur du génocide ? Comment affirmer que les policiers qui arrêtent et les cheminots qui transportent « secondent ", selon le mot terrible de Jacques Chirac, « la folie criminelle de l'occupant » ? que l'État français « seconde » la solution finale perpétrée par la demence nazie ?
L'histoire politisée et médiatisée occulte ainsi la vérité que l'on doit au peuple français. Car « seconder» une entreprise suppose que l'on est informé de son objet, de son dessein. Or, s'il est certain que des policiers, des cheminots et des responsables de l'État français furent contraints, sous la menace allemande, de participer à la déportation des Juifs qui, selon Oberg, partaient en Pologne où l'on créerait un« État juif», il est non moins avéré que les uns et les autres ignoraient que le dessein allemand se résumait en un acte de barbarie que l'histoire a rarement égalé.[...]
Les contempteurs de la France blessée évoquent son irréparable manquement à sa vocation de terre d'accueil et d'asile. Mais que peut être le droit d'asile dans un pays sous la botte, quand la protection de ses propres citoyens est suspendue aux volontés d'un occupant inhumain ? Qu'était, en ces temps d'ombre misérable, le droit d'asile, quand Américains, Britanniques et Suisses émettaient les plus grandes réserves sur l'accueil des réfugiés juifs? Que devint, en 1945, le droit d'asile, lorsque les Alliés, vainqueurs et maîtres de leurs actes, estimèrent devoir rendre à Staline le général Vlassov et ses soldats dont le crime avait été de lutter contre la dictature sanguinaire de celui qui sera leur bourreau ? Et qu'était donc, en 1962, pour Charles de Gaulle, le droit d'asile, lorsque la France, libre de toute domination étrangère et militairement victorieuse, décidait de livrer au FLN nos fidèles harkis, sachant qu'ils étaient voués à une mort atroce ?
GÉNÉRAL JACQUES LE CROIGNEC
Pétain et les Américains, pp. 417-418. Nouvelles Éditions Latines, 1995.
la publicite comme production sociale
"En substituant la notion de "masse" à celle de "classe", les hommes d'affaires cherchaient à forger un "individu" qui pourrait projeter ses besoins et ses frustrations sur la consommation des choses plutot que sur la qualité et le contenu de son existence et de son travail."
"En substituant la notion de "masse" à celle de "classe", les hommes d'affaires cherchaient à forger un "individu" qui pourrait projeter ses besoins et ses frustrations sur la consommation des choses plutot que sur la qualité et le contenu de son existence et de son travail."
« Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite. Non seulement nous ne l’avons pas pillée mais c’est nous qui avons libéré les Africains de la traite. Et nous sommes donc autorisés à dire “non”. Il faut savoir dire “non”. Mais pour dire “non”, il faut avoir du courage et puisque j’ai commencé en citant la catastrophe que fut la période chiraquienne avec la loi mémorielle Taubira, je vais terminer par une autre phrase de Jacques Chirac qui va permettre de rétablir l’équilibre.
Pour dire non, il faut avoir du courage. Et pour avoir du courage, il faut connaître cette phrase de Jacques Chirac : “Il y a une chose qu’il est impossible de greffer, et cela par manque de donneurs : les couilles !” »
Bernard Lugan
Refuser la repentance coloniale, allocution au cinquième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 7 avril 2018
Pour dire non, il faut avoir du courage. Et pour avoir du courage, il faut connaître cette phrase de Jacques Chirac : “Il y a une chose qu’il est impossible de greffer, et cela par manque de donneurs : les couilles !” »
Bernard Lugan
Refuser la repentance coloniale, allocution au cinquième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 7 avril 2018
Pétain : une vie
- 24 avril 1856. Naissance de Philippe Pétain à Cauchy-la-Tour, Pas-de-Calais. Famille de paysans. Etudes au collège de Saint-Omer.
- 1878. Sort de Saint-Cyr.
- 1914. Esprit trop indépendant, il n'est que colonel.
- 1915. Enfin promu général, commande avec succès le 33eme CA, puis la 2eme armée, économisant la vie de ses hommes.
- Février-avril 1916. Dirige victorieusement la bataille de Verdun.
- 1917. Après l'échec de la sanglante offensive Nivelle, nommé commandant en chef. Réduit les mutineries et améliore la vie du soldat. Réorganise l'armée française et forge l'instrument des offensives victorieuses de 1918.
- 1918. Veut écraser l'ennemi avant de lui accorder un armistice. Le 8 décembre, il est fait maréchal de France. Héros populaire.
- 1920·1934. Fonctions importantes dans une armée que le pays veut purement défensive. Favorise la carrière du capitaine de Gaulle.
- 1939. Envoyé à Madrid comme ambassadeur.
- 18 mai 1940. Alors que le front français est percé à Sedan, Paul Reynaud l'appelle au gouvernement.
- 13 juin 1940. Devant la défaite inéluctable, souhaite un armistice pour limiter la catastrophe : " En ce qui me concerne, hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain. Je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères. "
- 17 juin 1940. La résistance de l'armée française est partout effondrée, Paris occupé. Reynaud démissionne. Pétain est chargé de constituer un nouveau gouvernement. Il a 84 ans.
- 22 juin 1940. Signature de l'armistice. La popularité du Maréchal est immense.
- 3 juillet 1940. Attaque anglaise sur Mers el-Kebir.
- 10 juillet 1940. L'Assemblée nationale (569 voix contre 80) lui accorde les pleins pouvoirs.
- 24 octobre 1940. Rencontre avec Hitler à Montoire. Le mot " collaboration " est prononcé sans contenu défini. Le même jour, un émissaire de Pétain (Louis Rougier) rencontre Churchill.
- 13 décembre 1940. Renvoi de Laval qui reviendra en avril 1942.
- 8 novembre 1942. Débarquement allié en Afrique du Nord. Le Maréchal décide de rester parmi le peuple français. Sa présence et son prestige personnel limitent les conséquences d'une occupation toujours plus dure.
- 20 août 1944. Pétain est enlevé à Vichy par les Allemands. Se considère comme prisonnier.
- 25 avril 1945. Se présente librement aux autorités françaises.
- 23 juillet-15 août 1945. Procès en Haute Cour. Condamnation à mort aussitôt commuée en détention à perpétuité. Il a 89 ans.
- 23 juillet 1951. Le plus vieux prisonnier de France meurt à l'île d'Yeu après 2 168 jours d'une détention rigoureuse.
Source : Enquete sur l'Histoire n° 4 - Petain devant l'histoire
- 24 avril 1856. Naissance de Philippe Pétain à Cauchy-la-Tour, Pas-de-Calais. Famille de paysans. Etudes au collège de Saint-Omer.
- 1878. Sort de Saint-Cyr.
- 1914. Esprit trop indépendant, il n'est que colonel.
- 1915. Enfin promu général, commande avec succès le 33eme CA, puis la 2eme armée, économisant la vie de ses hommes.
- Février-avril 1916. Dirige victorieusement la bataille de Verdun.
- 1917. Après l'échec de la sanglante offensive Nivelle, nommé commandant en chef. Réduit les mutineries et améliore la vie du soldat. Réorganise l'armée française et forge l'instrument des offensives victorieuses de 1918.
- 1918. Veut écraser l'ennemi avant de lui accorder un armistice. Le 8 décembre, il est fait maréchal de France. Héros populaire.
- 1920·1934. Fonctions importantes dans une armée que le pays veut purement défensive. Favorise la carrière du capitaine de Gaulle.
- 1939. Envoyé à Madrid comme ambassadeur.
- 18 mai 1940. Alors que le front français est percé à Sedan, Paul Reynaud l'appelle au gouvernement.
- 13 juin 1940. Devant la défaite inéluctable, souhaite un armistice pour limiter la catastrophe : " En ce qui me concerne, hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain. Je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères. "
- 17 juin 1940. La résistance de l'armée française est partout effondrée, Paris occupé. Reynaud démissionne. Pétain est chargé de constituer un nouveau gouvernement. Il a 84 ans.
- 22 juin 1940. Signature de l'armistice. La popularité du Maréchal est immense.
- 3 juillet 1940. Attaque anglaise sur Mers el-Kebir.
- 10 juillet 1940. L'Assemblée nationale (569 voix contre 80) lui accorde les pleins pouvoirs.
- 24 octobre 1940. Rencontre avec Hitler à Montoire. Le mot " collaboration " est prononcé sans contenu défini. Le même jour, un émissaire de Pétain (Louis Rougier) rencontre Churchill.
- 13 décembre 1940. Renvoi de Laval qui reviendra en avril 1942.
- 8 novembre 1942. Débarquement allié en Afrique du Nord. Le Maréchal décide de rester parmi le peuple français. Sa présence et son prestige personnel limitent les conséquences d'une occupation toujours plus dure.
- 20 août 1944. Pétain est enlevé à Vichy par les Allemands. Se considère comme prisonnier.
- 25 avril 1945. Se présente librement aux autorités françaises.
- 23 juillet-15 août 1945. Procès en Haute Cour. Condamnation à mort aussitôt commuée en détention à perpétuité. Il a 89 ans.
- 23 juillet 1951. Le plus vieux prisonnier de France meurt à l'île d'Yeu après 2 168 jours d'une détention rigoureuse.
Source : Enquete sur l'Histoire n° 4 - Petain devant l'histoire
« Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».Saint-Just ( 1767-1794)
« Le plan mitterrandien fonctionna si bien en 1986 et en 1988 qu’il resta au cœur de la stratégie de la gauche pour les années qui suivirent. À chaque élection, les bons scores du Front national permettaient de maintenir la droite hors du pouvoir et de s’assurer que, sauf à devenir infréquentable, elle ne puisse pas faire grand-chose de plus que de hocher la tête dès qu’émergeaient des inquiétudes sur les questions d’immigration et d’identité. Pendant ce temps, Mitterrand et ceux qui lui succédèrent à gauche mirent en avant leur fermeté en matière d’immigration. Pourtant, les communautés d’immigrés présentes en France augmentaient. Finalement, les politiciens de la droite républicaine voulurent eux aussi montrer leurs muscles. En 1993, alors qu’il était le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua avait annoncé que la France fermerait ses frontières et deviendrait un pays d’« immigration zéro ». En 1993, il pérorait sur la répression imminente des clandestins : « Lorsque nous aurons envoyé chez eux des avions charters, voire même des trains ou des bateaux bondés, le monde comprendra le message. » Mais même à l’époque, il est douteux qu’il y ait cru lui-même. « Les problèmes de l’immigration sont devant et non pas derrière nous », dit le même Charles Pasqua peu de temps après, reconnaissant que dans un futur pas trop lointain, des dizaines de millions de jeunes gens qui n’avaient « aucun avenir » en Afrique viendraient probablement tenter leur chance plus au nord »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
Julius Evola, Révolte contre le monde moderne
"Dans une société qui ne sait plus rien de l'Ascète, ni du Guerrier; dans une société où les mains des derniers aristocrates semblent faites davantage pour des raquettes de tennis ou des shakers de cocktails que pour des épées ou des sceptres; dans une société où le type de l'homme viril – quand il ne s'identifie pas à la larve blafarde appelée "intellectuel" ou "professeur", au fantoche narcissique dénommé "artiste", ou à cette petite machine affairée qu'est le banquier ou le politicien – est représenté par le boxeur ou l'acteur de cinéma; dans une telle société, il était naturel que la femme se révoltât [...]
Alors que l'éthique traditionnelle demandait à l'homme et à la femme d'être toujours plus eux-mêmes, d'exprimer par des traits de plus en plus nets ce qui fait de l'un un homme, de l'autre une femme – nous voyons la civilisation moderne se tourner vers le nivellement, vers l'informe, vers un stade qui, en réalité, n'est pas au-delà, mais en-deçà de l'individuation et de la différence entre sexes. [...]
De même que la plèbe n'aurait jamais pu se répandre dans tous les domaines de la vie sociale et de la civilisation s'il y avait eu de vrais rois et de vrais aristocrates, ainsi dans une société gouvernée par des hommes vraiment virils, jamais la femme n'aurait voulu ni pu emprunter la voie sur laquelle elle chemine de nos jours. |...]
Aussi la vraie réaction contre le féminisme et contre toute autre déviation féminine ne devrait-elle pas s'en prendre à la femme, mais à l'homme."
"Dans une société qui ne sait plus rien de l'Ascète, ni du Guerrier; dans une société où les mains des derniers aristocrates semblent faites davantage pour des raquettes de tennis ou des shakers de cocktails que pour des épées ou des sceptres; dans une société où le type de l'homme viril – quand il ne s'identifie pas à la larve blafarde appelée "intellectuel" ou "professeur", au fantoche narcissique dénommé "artiste", ou à cette petite machine affairée qu'est le banquier ou le politicien – est représenté par le boxeur ou l'acteur de cinéma; dans une telle société, il était naturel que la femme se révoltât [...]
Alors que l'éthique traditionnelle demandait à l'homme et à la femme d'être toujours plus eux-mêmes, d'exprimer par des traits de plus en plus nets ce qui fait de l'un un homme, de l'autre une femme – nous voyons la civilisation moderne se tourner vers le nivellement, vers l'informe, vers un stade qui, en réalité, n'est pas au-delà, mais en-deçà de l'individuation et de la différence entre sexes. [...]
De même que la plèbe n'aurait jamais pu se répandre dans tous les domaines de la vie sociale et de la civilisation s'il y avait eu de vrais rois et de vrais aristocrates, ainsi dans une société gouvernée par des hommes vraiment virils, jamais la femme n'aurait voulu ni pu emprunter la voie sur laquelle elle chemine de nos jours. |...]
Aussi la vraie réaction contre le féminisme et contre toute autre déviation féminine ne devrait-elle pas s'en prendre à la femme, mais à l'homme."