En décembre 2017, Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, a résumé l’orientation du courant politique dominant dans un article intitulé « Les migrants d’Europe sont là pour rester ». « Il est temps de faire face à la vérité, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais arrêter les migrations. » Il s’est félicité du fait que « L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier », ce qui, selon lui, n’était pas seulement « un impératif moral », mais aussi « un impératif économique et social pour notre continent vieillissant ». « En fin de compte, at‑il écrit, nous devons tous être prêts à accepter la migration, la mobilité et la diversité comme nouvelle norme et adapter nos politiques en conséquence. La seule façon de rendre notre politique d’asile et de migration durable est de changer collectivement notre façon de penser. » Avramopoulos reconnaissait toutefois certaines défaillances : « Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire dans l’Union européenne. Nous devons tenir nos promesses d’évacuer des milliers de migrants de Libye par le biais de la réinstallation ou du retour volontaire assisté dans les mois à venir. »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
« La télé est dangereuse pour les hommes. L'alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d'ajouter encore quelque chose ?Le mal est fait... Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine. Adieu travail ! Demain, on pensera sans effort, puis on ne pensera plus et on crèvera enfin de la plus triste vie. »
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
« Gagner sa vie ou gagner de l’argent ?
En toile de fond, c’est bien l’opposition de deux systèmes de valeurs antinomiques, le conflit dialectique entre les mœurs traditionnelles et les normes importées de la ville, qui se trouvent ici comme ailleurs activés. On en connaît avec précision le contenu psychosociologique, grâce notamment aux travaux du Centre de recherches et d’études agricoles. Une ligne de démarcation sépare deux attitudes spécifiques. Pour les paysans de tradition, le travail de la terre reste une raison de vivre, la meilleure et la première. On y attache une valeur affective, mystique même. On aime la terre comme une femme pour laquelle on est prêt à tous les héroïsmes, à tous les sacrifices. Dans cette société de transmission-assignation, on naît, on travaille, on meurt en paysan, on a ça dans le sang, légué de père en fils avec le domaine depuis la nuit des temps. Pour les autres – agriculteurs-producteurs obéissant aux règles du marché et de la technique –, la terre n’est plus qu’un moyen de produire, un outil de travail, un métier, une valeur d’usage. Elle est au service de l’homme et son exploitation ne relève plus du faire-valoir mais du calcul rationnel et de la capacité de chacun à supputer, mesurer, calculer, organiser, tenir un livre comptable. Un agriculteur moderne, dit-on, doit autant travailler avec ses méninges qu’avec ses mains. »
Patrick Buisson. « La fin d’un monde. »
En toile de fond, c’est bien l’opposition de deux systèmes de valeurs antinomiques, le conflit dialectique entre les mœurs traditionnelles et les normes importées de la ville, qui se trouvent ici comme ailleurs activés. On en connaît avec précision le contenu psychosociologique, grâce notamment aux travaux du Centre de recherches et d’études agricoles. Une ligne de démarcation sépare deux attitudes spécifiques. Pour les paysans de tradition, le travail de la terre reste une raison de vivre, la meilleure et la première. On y attache une valeur affective, mystique même. On aime la terre comme une femme pour laquelle on est prêt à tous les héroïsmes, à tous les sacrifices. Dans cette société de transmission-assignation, on naît, on travaille, on meurt en paysan, on a ça dans le sang, légué de père en fils avec le domaine depuis la nuit des temps. Pour les autres – agriculteurs-producteurs obéissant aux règles du marché et de la technique –, la terre n’est plus qu’un moyen de produire, un outil de travail, un métier, une valeur d’usage. Elle est au service de l’homme et son exploitation ne relève plus du faire-valoir mais du calcul rationnel et de la capacité de chacun à supputer, mesurer, calculer, organiser, tenir un livre comptable. Un agriculteur moderne, dit-on, doit autant travailler avec ses méninges qu’avec ses mains. »
Patrick Buisson. « La fin d’un monde. »
Trop d'années de confort, d'abondance, de facilité ont peu à peu rongé l'énergie française, transformant les occupants de l'hexagone en petits boutiquiers de l'acquis, en fonctionnaires de l'existence tout juste capables de comptabiliser leurs sacro-saints points de retraite et de réclamer « plus de moyens » comme solution unique et miraculeuse à tous les problèmes rencontrés.Les français traînent désormais leur ennui trop nourri d'une plainte à une réclamation, d'une exigence à un maugréant et d'une revendication à une supplique.
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Histoire et traditions des Européens : 30 000 ans d'identité de Dominique Venner
Adoptant le métissage comme horizon, la plupart des pays d'Europe occidentale ont favorisé les flots migratoires en provenance de l'Orient ou de l'Afrique. Au regard de nouvelles lois, par un complet renversement de la morale vitale, le coupable cessa d'être celui qui détruisait son peuple, pour devenir celui qui, au contraire, oeuvrait pour sa préservation.
Adoptant le métissage comme horizon, la plupart des pays d'Europe occidentale ont favorisé les flots migratoires en provenance de l'Orient ou de l'Afrique. Au regard de nouvelles lois, par un complet renversement de la morale vitale, le coupable cessa d'être celui qui détruisait son peuple, pour devenir celui qui, au contraire, oeuvrait pour sa préservation.
« Où manque la force, le droit disparaît ; où apparait la force, le droit commence à rayonner. »
Maurice Barrès, La grande pitié des églises de France
Maurice Barrès, La grande pitié des églises de France
3 juillet 1315 : Louis X ou Louis Ier le Hutin interdit le servage en France.
Le roi de France Louis X le Hutin publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ».
Officiellement, depuis cette date.
« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
L'esclavage a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu'aux alentours de l'An Mil, l'Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu'à justifier l'édit ci-dessus.
Il réapparaîtra insidieusement au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l'esclavage et la traite à grande échelle et sans état d'âme.
Le roi de France Louis X le Hutin publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ».
Officiellement, depuis cette date.
« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
L'esclavage a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu'aux alentours de l'An Mil, l'Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu'à justifier l'édit ci-dessus.
Il réapparaîtra insidieusement au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l'esclavage et la traite à grande échelle et sans état d'âme.
Bernard Lugan: Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges
Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre raisons principales :
1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.
2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.
3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles les profits furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place. Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.
4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.
Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.
Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre raisons principales :
1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.
2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.
3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles les profits furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place. Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.
4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.
Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.
« Qu'est-ce que le localisme ? Eh bien c'est le contraire du mondialisme. Un journaliste français de gauche (pléonasme ?) déclarait il y a peu, sur un ton de mépris, que le localisme, c'était "le populisme appliqué à l'économie". Eh bien c'est un peu ça, c'est en effet un modèle économique au service du peuple et de la nation et non des intérêts financiers des actionnaires et des multinationales. Le localisme consiste donc à privilégier ce qui est local, afin de favoriser la démocratie participative, la cohésion sociale et l'économie de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement du fait d'une moindre empreinte écologique liée au transport de personnes et de marchandises. [...] Le localisme est donc une révolution économique, mais également morale, éthique et politique. Tous nos achats sont des actes politiques, à nous de les mettre en adéquation avec nos idéaux et nos espérances. »
(Xavier Eman, "Après la crise : le localisme, un impératif vital", in. Le Petit Daudet n°107, mai 2020)
(Xavier Eman, "Après la crise : le localisme, un impératif vital", in. Le Petit Daudet n°107, mai 2020)