De Gaulle :
* au colonel Rémy, il confia en 1947 : "Voyez-vous Rémy, il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain aussi bien que la corde de Gaulle." (Jean Rémy, Dix ans avec De Gaulle. 1940-1950, Editions France-Empire, 1971, puis repris par Pierre Chandelier, "Celui qui a dit non", article de Présent, 20 juin 2001, et rapporté dans la revue Le Maréchal, n°205, 1er trimestre 2002, p. 27).
* au colonel Rémy, il confia en 1947 : "Voyez-vous Rémy, il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain aussi bien que la corde de Gaulle." (Jean Rémy, Dix ans avec De Gaulle. 1940-1950, Editions France-Empire, 1971, puis repris par Pierre Chandelier, "Celui qui a dit non", article de Présent, 20 juin 2001, et rapporté dans la revue Le Maréchal, n°205, 1er trimestre 2002, p. 27).
Quand on sait que les huit plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde sont liées aux fabricants de pesticides, de produits chimiques et d'OGM ou bien en fabriquent elles-mêmes, il y a de quoi se demander si elles ne font pas coup double, ajoutant aux profits générés par les produits agro-alimentaires et ménagers ceux des médicaments dont l'usage des premiers crée le besoin. Le marché des produits pharmaceutiques croît et rapporte à proportion des conséquences sanitaires de la commercialisation des produits toxiques. On comprend alors pourquoi les entreprises ont intérêt à ce que l'évaluation demeure approximative.
Gilles-Eric Séralini - Tous cobayes !
Gilles-Eric Séralini - Tous cobayes !
Un monde imprégné de polluants
La nature de mes recherches m'a conduit à m'intéresser essentiellement aux polluants chimiques. Ils ne sont pas les seuls,
les technologies modernes nous entourent aussi d'une pollution dont les causes sont physiques :
le bruit omniprésent dans le monde urbain et industriel, les rayonnements ionisants ou non ionisants, les ondes mécaniques (ultrasons et infrasons), les ondes électromagnétiques, les nanoparticules non biodégradables ...
Une fois encore, les effets de ces phénomènes n'ont pas fait l'objet de tests à long terme.
Quant à la cohorte des polluants chimiques, on n'en finit pas de les dénombrer dans l'environnement (air, eau, aliments), donc, dans les organismes :
la tribu des solvants et des vapeurs (les hydrocarbures polycycliques aromatiques répandus dans l'atmosphère par la combustion des énergies fossiles, mais aussi par les goudrons du tabac) ;
la horde des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, raticides ...), sur laquelle nous avons insisté ;
la famille des métaux (plomb, mercure, nickel, cadmium ...) ;
enfin le vaste clan des polluants alimentaires (additifs et conservateurs dans les aliments transformés, hormones de croissance résiduelles dans les viandes et poissons, traces d'engrais dans les végétaux, plastifiants entourant les aliments ...)
Gilles-Eric Séralini - Tous cobayes !
La nature de mes recherches m'a conduit à m'intéresser essentiellement aux polluants chimiques. Ils ne sont pas les seuls,
les technologies modernes nous entourent aussi d'une pollution dont les causes sont physiques :
le bruit omniprésent dans le monde urbain et industriel, les rayonnements ionisants ou non ionisants, les ondes mécaniques (ultrasons et infrasons), les ondes électromagnétiques, les nanoparticules non biodégradables ...
Une fois encore, les effets de ces phénomènes n'ont pas fait l'objet de tests à long terme.
Quant à la cohorte des polluants chimiques, on n'en finit pas de les dénombrer dans l'environnement (air, eau, aliments), donc, dans les organismes :
la tribu des solvants et des vapeurs (les hydrocarbures polycycliques aromatiques répandus dans l'atmosphère par la combustion des énergies fossiles, mais aussi par les goudrons du tabac) ;
la horde des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, raticides ...), sur laquelle nous avons insisté ;
la famille des métaux (plomb, mercure, nickel, cadmium ...) ;
enfin le vaste clan des polluants alimentaires (additifs et conservateurs dans les aliments transformés, hormones de croissance résiduelles dans les viandes et poissons, traces d'engrais dans les végétaux, plastifiants entourant les aliments ...)
Gilles-Eric Séralini - Tous cobayes !
Le Canada-français et le Maréchal Pétain
1940-1942
UNE PROVINCE CATHOLIQUE, DONC MARÉCHALISTE
Le 17 juin 40, la nouvelle de l’armistice entre la France et l’Allemagne est accueillie avec soulagement et compassion dans la Belle Province. Les journaux de l’époque sont unanimes dans leur soutien au maréchal Pétain qui sauve encore une fois la France, mais maintenant en « sacrifiant son honneur d’invincible soldat ». En juin-juillet 1940, selon l’historien Robert Arcand, il n’est pas rare de trouver même parmi les quotidiens libéraux « une réelle sympathie à l’endroit de Pétain qu’ils considèrent comme le chef légitime de la France. Ils affirment que Pétain se devait de capituler (sic) en juin 1940 et jugent positive son influence au moment de l’armistice. Bon catholique et bien appuyé par le général Weygand, le Maréchal gouverne bien la France et agit dans le sens de l’intérêt de sa patrie, se préoccupant surtout d’éviter le maximum de souffrances aux français. Les éditorialistes croient même qu’il reste l’ami de l’Angleterre, malgré Mers El Kébir, et surtout soutiennent qu’il jouit d’une réelle autonomie à l’égard des Allemands ou de Laval. » Cette bienveillance des libéraux n’aura évidemment qu’un temps, mais même lorsque les critiques pleuvront dru sur le régime de Vichy, leurs éditorialistes respecteront, longtemps encore, « le vénérable M. Pétain » et affirmeront que « le héros de Verdun n’en reste pas moins digne de respect ».
Les organes de la presse nationaliste, quant à eux, analysent avec plus de profondeur doctrinale l’évènement de la défaite française. Doris Lussier, dans la revue mensuelle La Droite, en résumera bien le principal argument :
« La France vraie, celle de saint Louis et de Jeanne d’Arc, celle des corporations et des croisades, a jeté au linge sale sa défroque républicaine, anticléricale et laïque pour retrouver sous l’égide du glorieux Maréchal la figure traditionnelle et chrétienne qu’elle exhibait, rayonnante au monde, avant que les philosophes de l’obscurantisme révolutionnaire de 1789 ne l’aient voilée, salie et défigurée. »
https://crc-canada.net/etudes-speciales/canada-guerre/canada-francais-petain.html
1940-1942
UNE PROVINCE CATHOLIQUE, DONC MARÉCHALISTE
Le 17 juin 40, la nouvelle de l’armistice entre la France et l’Allemagne est accueillie avec soulagement et compassion dans la Belle Province. Les journaux de l’époque sont unanimes dans leur soutien au maréchal Pétain qui sauve encore une fois la France, mais maintenant en « sacrifiant son honneur d’invincible soldat ». En juin-juillet 1940, selon l’historien Robert Arcand, il n’est pas rare de trouver même parmi les quotidiens libéraux « une réelle sympathie à l’endroit de Pétain qu’ils considèrent comme le chef légitime de la France. Ils affirment que Pétain se devait de capituler (sic) en juin 1940 et jugent positive son influence au moment de l’armistice. Bon catholique et bien appuyé par le général Weygand, le Maréchal gouverne bien la France et agit dans le sens de l’intérêt de sa patrie, se préoccupant surtout d’éviter le maximum de souffrances aux français. Les éditorialistes croient même qu’il reste l’ami de l’Angleterre, malgré Mers El Kébir, et surtout soutiennent qu’il jouit d’une réelle autonomie à l’égard des Allemands ou de Laval. » Cette bienveillance des libéraux n’aura évidemment qu’un temps, mais même lorsque les critiques pleuvront dru sur le régime de Vichy, leurs éditorialistes respecteront, longtemps encore, « le vénérable M. Pétain » et affirmeront que « le héros de Verdun n’en reste pas moins digne de respect ».
Les organes de la presse nationaliste, quant à eux, analysent avec plus de profondeur doctrinale l’évènement de la défaite française. Doris Lussier, dans la revue mensuelle La Droite, en résumera bien le principal argument :
« La France vraie, celle de saint Louis et de Jeanne d’Arc, celle des corporations et des croisades, a jeté au linge sale sa défroque républicaine, anticléricale et laïque pour retrouver sous l’égide du glorieux Maréchal la figure traditionnelle et chrétienne qu’elle exhibait, rayonnante au monde, avant que les philosophes de l’obscurantisme révolutionnaire de 1789 ne l’aient voilée, salie et défigurée. »
https://crc-canada.net/etudes-speciales/canada-guerre/canada-francais-petain.html
crc-canada.net
Le Canada-français et le Maréchal Pétain
Site officiel de la Contre-Réforme catholique au XXIe siècle.
Albert Fernand Séverin Roche (Réauville, 5 mars 1895 – Avignon, 14 avril 1939), est le soldat français le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Il a été blessé neuf fois et a capturé un total de 1 180 soldats allemands. Il est surnommé « le premier soldat de France » par le maréchal Ferdinand Foch.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_S%C3%A9verin_Roche
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_S%C3%A9verin_Roche
Toute histoire de l'idée de patrie est vaine, si les deux sens du mot ne sont pas distingués.
Le premier est le sens traditionnel conforme à l'étymologie. Le mot « patria » dans le latin médiéval, et le mot « patrie » adopté par la langue française au seizième siècle, désignaient la terre des pères, le pays de la naissance et de l'éducation. L'amour de la patrie - le mot patriotisme n'existait pas encore- rendait à la France les devoirs de la piété avec les honneurs du respect et de la fidélité. La patrie était la France. La France était un être moral doté de vertus. Les Français évoquaient souvent ces vertus de la France et voulaient s'en montrer dignes. En cas de guerre certains d'entre eux acceptaient de donner leurs vies. Mais aucune obligation n'était faite au commun des citoyens de mourir pour la patrie sur simple réquisition du prince.
Le deuxième sens peut être qualifié de révolutionnaire. Il se précise peu à peu au cours des dix -septième et dix-huitième siècles. La nouvelle patrie est d'abord celle des libertins : tout pays où l'on est bien. Elle devient ensuite celle des philosophes des Lumières : tout pays où l'on est bien par la vertu des « droits du genre humain ». Enfin elle se réalise pleinement dans la patrie de la Révolution, c'est-à-dire dans les droits de l'homme. Cette patrie n'est pas la France, et la France ne représente pour elle qu'un support et un instrument. Le patriotisme qui lui correspond, la divinise, l'adore, la place au-dessus de tout, déclare à ses ennemis une haine mortelle et réquisitionne à son service les vies de tous les citoyens. On voit que ce deuxième sens n'a rien à voir avec le premier.
Pourtant les Français, tout en conservant le premier, ont aussi adopté le second. Ils ont même fini par les confondre.
Au point de voir la France dans la patrie révolutionnaire, et de vouer à leur pays natalia passion exclusive et frénétique
exigée par la patrie jacobine. Ils se sont mis à aimer la France comme la patrie révolutionnaire veut l'être, c'est-à-dire à l'égal de Dieu. Les richesses et les énergies du patriotisme naturel ont été détournées de leur objet et mobilisées au service d'une patrie qui n'était pas la France, qui n'était qu'une utopie. En somme la patrie révolutionnaire a été substituée à la France, mais à l'insu des Français.
Les deux Patries de Jean de Viguerie
Le premier est le sens traditionnel conforme à l'étymologie. Le mot « patria » dans le latin médiéval, et le mot « patrie » adopté par la langue française au seizième siècle, désignaient la terre des pères, le pays de la naissance et de l'éducation. L'amour de la patrie - le mot patriotisme n'existait pas encore- rendait à la France les devoirs de la piété avec les honneurs du respect et de la fidélité. La patrie était la France. La France était un être moral doté de vertus. Les Français évoquaient souvent ces vertus de la France et voulaient s'en montrer dignes. En cas de guerre certains d'entre eux acceptaient de donner leurs vies. Mais aucune obligation n'était faite au commun des citoyens de mourir pour la patrie sur simple réquisition du prince.
Le deuxième sens peut être qualifié de révolutionnaire. Il se précise peu à peu au cours des dix -septième et dix-huitième siècles. La nouvelle patrie est d'abord celle des libertins : tout pays où l'on est bien. Elle devient ensuite celle des philosophes des Lumières : tout pays où l'on est bien par la vertu des « droits du genre humain ». Enfin elle se réalise pleinement dans la patrie de la Révolution, c'est-à-dire dans les droits de l'homme. Cette patrie n'est pas la France, et la France ne représente pour elle qu'un support et un instrument. Le patriotisme qui lui correspond, la divinise, l'adore, la place au-dessus de tout, déclare à ses ennemis une haine mortelle et réquisitionne à son service les vies de tous les citoyens. On voit que ce deuxième sens n'a rien à voir avec le premier.
Pourtant les Français, tout en conservant le premier, ont aussi adopté le second. Ils ont même fini par les confondre.
Au point de voir la France dans la patrie révolutionnaire, et de vouer à leur pays natalia passion exclusive et frénétique
exigée par la patrie jacobine. Ils se sont mis à aimer la France comme la patrie révolutionnaire veut l'être, c'est-à-dire à l'égal de Dieu. Les richesses et les énergies du patriotisme naturel ont été détournées de leur objet et mobilisées au service d'une patrie qui n'était pas la France, qui n'était qu'une utopie. En somme la patrie révolutionnaire a été substituée à la France, mais à l'insu des Français.
Les deux Patries de Jean de Viguerie
"Tomber malade", vieille notion qui ne tient plus devant les données de la science actuelle. La santé n'est qu'un mot, qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide."
Knock est un film français réalisé par Guy Lefranc, sorti en 1951
https://www.youtube.com/watch?v=kN59h1Pv9DI
Knock est un film français réalisé par Guy Lefranc, sorti en 1951
https://www.youtube.com/watch?v=kN59h1Pv9DI
YouTube
Knock et la « médecine moderne »
Un texte visionnaire servi par un acteur hors du commun. Le Dr Knock (Louis Jouvet), récemment installé, explique au pharmacien comment il va exploser son chiffre d'affaire et décrit la « médecine moderne ». Et à la fin, le pharmacien se frotte les mains……
Pour comprendre l’élection du plus jeune président de notre histoire, il fallait revenir un demi-siècle en arrière au moment où, selon le schéma d’Hirschman, l’histoire avait changé de cycle. Tout s’était passé en l’espace de quinze ans, ces quinze années qui couraient entre 1960 et 1975 jusqu’à épuisement des « Trente Glorieuses ». Là était la matrice à partir de laquelle il devenait possible d’identifier les césures, d’inventorier les grandes fractures et de nommer enfin les origines de la crise que nous vivions. À savoir : le krach de la foi, la destruction programmée du catholicisme rituel et festif, l’effondrement du monothéisme et, avec lui, la fin du monde des hommes, l’offensive libertaire contre la verticalité et le « nom du père » comme principe d’autorité, la destitution biologique, juridique et sociale de la paternité, le changement d’attitude devant la vie, l’érosion irrésistible des fondements de la domination masculine, la promotion du droit au bonheur individuel contre la stabilité et la pérennité des familles, le sexe comme ersatz de l’amour, la prévalence du désir sur le devoir, l’invention du corps comme projet narcissique, la mode en tant que « liberté de l’uniforme » et tenue de sortie des nouveaux conformismes, l’exhibition comme défi à la pudeur ancestrale, la licence pour liberté, l’imposition par l’industrie naissante du divertissement d’une culture de masse étrangère aux traditions populaires, la rage improductive des jeunes « rebelles » convertie en décibels et en source de profits, l’ethnocide bienveillant des campagnes, la terre livrée à une intensive exploitation chimique, l’économique comme réenchantement du monde et l’homo oeconomicus en tant que modèle achevé de l’aventure humaine, la préférence pour l’immédiat aux dépens du long terme, l’éthique pour morale, la marchandise et le discours publicitaire en guise d’eschatologie, le marché et la consommation pour fins dernières.
Au terme du formidable développement économique qui caractérise la période, la société française est devenue méconnaissable. Les Français, toutes catégories confondues, se sont considérablement enrichis, mais toute une culture de la dette, du devoir et du sacrifice à plus haut ou plus grand que soi est en passe de s’éteindre. Certes, il y a encore des mères pour se dévouer entièrement à leur famille et à leurs enfants, des pères qui poussent l’abnégation jusqu’à l’héroïsme, des fils et des filles pour prendre en charge leurs vieux parents, des chefs pour exiger davantage d’eux-mêmes que de leurs subordonnés ; autant de chromos placés sous le signe des vertus chrétiennes ou des anciennes normes sociales. Mais il y a aussi plus de familles désunies et plus d’unions rompues, plus de crèches et d’hospices pour accueillir les deux bouts de la vie, plus de contestataires dans les facultés et d’insoumis à la conscription, plus de réfractaires à l’autorité, d’où qu’elle vienne.
Patrick Buisson « La fin d’un monde. »
Au terme du formidable développement économique qui caractérise la période, la société française est devenue méconnaissable. Les Français, toutes catégories confondues, se sont considérablement enrichis, mais toute une culture de la dette, du devoir et du sacrifice à plus haut ou plus grand que soi est en passe de s’éteindre. Certes, il y a encore des mères pour se dévouer entièrement à leur famille et à leurs enfants, des pères qui poussent l’abnégation jusqu’à l’héroïsme, des fils et des filles pour prendre en charge leurs vieux parents, des chefs pour exiger davantage d’eux-mêmes que de leurs subordonnés ; autant de chromos placés sous le signe des vertus chrétiennes ou des anciennes normes sociales. Mais il y a aussi plus de familles désunies et plus d’unions rompues, plus de crèches et d’hospices pour accueillir les deux bouts de la vie, plus de contestataires dans les facultés et d’insoumis à la conscription, plus de réfractaires à l’autorité, d’où qu’elle vienne.
Patrick Buisson « La fin d’un monde. »
En décembre 2017, Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, a résumé l’orientation du courant politique dominant dans un article intitulé « Les migrants d’Europe sont là pour rester ». « Il est temps de faire face à la vérité, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais arrêter les migrations. » Il s’est félicité du fait que « L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier », ce qui, selon lui, n’était pas seulement « un impératif moral », mais aussi « un impératif économique et social pour notre continent vieillissant ». « En fin de compte, at‑il écrit, nous devons tous être prêts à accepter la migration, la mobilité et la diversité comme nouvelle norme et adapter nos politiques en conséquence. La seule façon de rendre notre politique d’asile et de migration durable est de changer collectivement notre façon de penser. » Avramopoulos reconnaissait toutefois certaines défaillances : « Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire dans l’Union européenne. Nous devons tenir nos promesses d’évacuer des milliers de migrants de Libye par le biais de la réinstallation ou du retour volontaire assisté dans les mois à venir. »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
Extrait de: Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe. »
« La télé est dangereuse pour les hommes. L'alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d'ajouter encore quelque chose ?Le mal est fait... Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine. Adieu travail ! Demain, on pensera sans effort, puis on ne pensera plus et on crèvera enfin de la plus triste vie. »
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
(Louis-Ferdinand Céline, Cahiers 1957-1961 )
« Gagner sa vie ou gagner de l’argent ?
En toile de fond, c’est bien l’opposition de deux systèmes de valeurs antinomiques, le conflit dialectique entre les mœurs traditionnelles et les normes importées de la ville, qui se trouvent ici comme ailleurs activés. On en connaît avec précision le contenu psychosociologique, grâce notamment aux travaux du Centre de recherches et d’études agricoles. Une ligne de démarcation sépare deux attitudes spécifiques. Pour les paysans de tradition, le travail de la terre reste une raison de vivre, la meilleure et la première. On y attache une valeur affective, mystique même. On aime la terre comme une femme pour laquelle on est prêt à tous les héroïsmes, à tous les sacrifices. Dans cette société de transmission-assignation, on naît, on travaille, on meurt en paysan, on a ça dans le sang, légué de père en fils avec le domaine depuis la nuit des temps. Pour les autres – agriculteurs-producteurs obéissant aux règles du marché et de la technique –, la terre n’est plus qu’un moyen de produire, un outil de travail, un métier, une valeur d’usage. Elle est au service de l’homme et son exploitation ne relève plus du faire-valoir mais du calcul rationnel et de la capacité de chacun à supputer, mesurer, calculer, organiser, tenir un livre comptable. Un agriculteur moderne, dit-on, doit autant travailler avec ses méninges qu’avec ses mains. »
Patrick Buisson. « La fin d’un monde. »
En toile de fond, c’est bien l’opposition de deux systèmes de valeurs antinomiques, le conflit dialectique entre les mœurs traditionnelles et les normes importées de la ville, qui se trouvent ici comme ailleurs activés. On en connaît avec précision le contenu psychosociologique, grâce notamment aux travaux du Centre de recherches et d’études agricoles. Une ligne de démarcation sépare deux attitudes spécifiques. Pour les paysans de tradition, le travail de la terre reste une raison de vivre, la meilleure et la première. On y attache une valeur affective, mystique même. On aime la terre comme une femme pour laquelle on est prêt à tous les héroïsmes, à tous les sacrifices. Dans cette société de transmission-assignation, on naît, on travaille, on meurt en paysan, on a ça dans le sang, légué de père en fils avec le domaine depuis la nuit des temps. Pour les autres – agriculteurs-producteurs obéissant aux règles du marché et de la technique –, la terre n’est plus qu’un moyen de produire, un outil de travail, un métier, une valeur d’usage. Elle est au service de l’homme et son exploitation ne relève plus du faire-valoir mais du calcul rationnel et de la capacité de chacun à supputer, mesurer, calculer, organiser, tenir un livre comptable. Un agriculteur moderne, dit-on, doit autant travailler avec ses méninges qu’avec ses mains. »
Patrick Buisson. « La fin d’un monde. »