L'Avare - Molière
Pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie que de se parer à leurs yeux de leurs inclinations, que de donner dans leurs maximes, encenser leurs défauts et applaudir à ce qu'ils font. On n'a que faire d'avoir peur de trop charger la complaisance, et la manière dont on les joue a beau être visible, les plus fins toujours sont de grandes dupes du côté de la flatterie, et il n'y a rien de si impertinent et de si ridicule qu'on ne fasse avaler lorsqu'on l'assaisonne en louange. La sincérité souffre un peu au métier que je fais ; mais, quand on a besoin des hommes, il faut bien s'ajuster à eux, et, puisqu'on ne saurait les gagner que par là, ce n'est pas la faute de ceux qui flattent, mais de ceux qui veulent être flattés.
Pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie que de se parer à leurs yeux de leurs inclinations, que de donner dans leurs maximes, encenser leurs défauts et applaudir à ce qu'ils font. On n'a que faire d'avoir peur de trop charger la complaisance, et la manière dont on les joue a beau être visible, les plus fins toujours sont de grandes dupes du côté de la flatterie, et il n'y a rien de si impertinent et de si ridicule qu'on ne fasse avaler lorsqu'on l'assaisonne en louange. La sincérité souffre un peu au métier que je fais ; mais, quand on a besoin des hommes, il faut bien s'ajuster à eux, et, puisqu'on ne saurait les gagner que par là, ce n'est pas la faute de ceux qui flattent, mais de ceux qui veulent être flattés.
Le 18 juin 1429, Jeanne d'Arc, malgré l'avis contraire de ses capitaines, engage le combat, à un contre trois, contre les troupes anglaises, et elle emporte la victoire, pour le Roi de France !! Cette victoire change définitivement le cours de la guerre de Cent ans, cours qui, désormais, filera vers le triomphe complet, quelques années plus tard, de la Royauté française sur l'occupant anglais...
N'oublions pas cette page magistrale de notre histoire de France !
N'oublions pas cette page magistrale de notre histoire de France !
En effet, aujourd'hui, tout ce qui peut, de près ou de loin, être assimilé à de l'altruisme, de l'humilité, du don de soi, de l'abnégation discrète, de la reconnaissance silencieuse ou de l'admiration muette est considéré comme de la faiblesse, voir, horresco referens !, de la « soumission ». Et comme chacun sait, toute « soumission » est indigne et infâme, non pas seulement lorsqu'elle est imposée mais même quand elle est choisie… Abjecte par sa nature même qui veut que l'on reconnaisse n'être pas l'individu le plus exceptionnel de l'univers créé, demi-dieu formidable « se suffisant à lui-même », mais un simple héritier doublé d'un serviteur, redevable du passé et débiteur des formes, principes, valeurs, et pourquoi pas personnalités, supérieurs qui entourent ses jours.
′′ Buvez de l'eau de la source où les chevaux boivent. Le cheval ne boira jamais de mauvaise eau. Posez votre lit où le chat dort. Mangez le fruit qui a été touché par un ver. Cueillir audacieux le champignon sur lequel les insectes s'assoient Plantez l'arbre où la taupe creuse. Construisez votre maison où le serpent s'assoit pour se réchauffer. Creusez votre fontaine où les oiseaux se cachent de la chaleur. Allez dormir et réveillez-vous en même temps avec les oiseaux - vous récolterez tous les grains d'or de la journée. Mangez plus vert - vous aurez des jambes fortes et un cœur résistant, comme les êtres de la forêt. Nagez souvent et vous sentirez sur terre comme le poisson dans l'eau. Regardez le ciel le plus souvent possible et vos pensées deviendront légères et claires. Soyez silencieux beaucoup, parlez peu - et le silence viendra dans votre cœur, et votre esprit sera calme et plein de paix."
Saint Séraphin de Sarov
La nature te parle, tu écoutes ?
Saint Séraphin de Sarov
La nature te parle, tu écoutes ?
Walter poursuivait à voix basse : "Tu as raison de dire qu'aujourd'hui, plus rien n'est précieux, raisonnable ou seulement intelligible ; pourquoi ne veux-tu pas comprendre que la faute en est précisément à cette rationalité croissante qui empoisonne tout? Dans tous les cerveaux s'est installé le désir d'être de plus en plus raisonnable, de rationaliser et de spécialiser toujours davantage notre vie, en même que l'impuissance à imaginer ce qu'il adviendra de nous lorsque nous aurons tout expliqué, analysé, standardisé, normalisé, tout transformé en machines. Cela ne peut continuer."
L'Homme sans qualités - Robert Musil
L'Homme sans qualités - Robert Musil
Les chantiers de la jeunesse
Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le maréchal Pétain. Pour le Général, « la formation morale, est à rechercher essentiellement dans le culte de l’honneur et dans la pratique de la vie en commun ; la formation virile, qui crée d’ailleurs une prédisposition heureuse au développement moral, se rattache à l’entraînement physique ». L’incorporation des normes passe ainsi par l’exercice. « Savoir se tenir est un précepte de dignité morale, mais il y faut la maîtrise d’un corps. Le débraillé, l’indiscipline, la paresse de la France de 1940 étaient moraux, physiques aussi. On ne fait pas la guerre avec un peuple qui ne sait pas se tenir et qui n’a pas de muscles ». Scoutisme, hébertisme, sport et jeux ont ainsi pour vocation de s’intégrer dans un projet idéologique plus vaste dans lequel la formation à la discipline, l’autorité et l’obéissance participent au "relèvement" du pays.
Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le maréchal Pétain. Pour le Général, « la formation morale, est à rechercher essentiellement dans le culte de l’honneur et dans la pratique de la vie en commun ; la formation virile, qui crée d’ailleurs une prédisposition heureuse au développement moral, se rattache à l’entraînement physique ». L’incorporation des normes passe ainsi par l’exercice. « Savoir se tenir est un précepte de dignité morale, mais il y faut la maîtrise d’un corps. Le débraillé, l’indiscipline, la paresse de la France de 1940 étaient moraux, physiques aussi. On ne fait pas la guerre avec un peuple qui ne sait pas se tenir et qui n’a pas de muscles ». Scoutisme, hébertisme, sport et jeux ont ainsi pour vocation de s’intégrer dans un projet idéologique plus vaste dans lequel la formation à la discipline, l’autorité et l’obéissance participent au "relèvement" du pays.
Destinés initialement à regrouper et à encadrer les dizaines de milliers de jeunes soldats, appartenant aux classes 39/2 et 40/1, les Chantiers de la Jeunesse eurent pour but essentiel de former et éduquer les jeunes qui n'avaient pas - ou peu - connu l'expérience du combat.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
La droite française :
Dans le Nord, Xavier Bertrand déclare qu'il «vaut mieux être avec les communistes qu'avec les identitaires». Dans un pays normal avec une droite digne de ce nom, cette déclaration devrait le faire bannir de tous les cercles politiques et même le faire convoquer devant un juge pour apologie de crimes contre l'humanité. Bertrand prouve avec cette déclaration proprement sidérante que ces gens sont prêts à tout pour gagner une élection, en même temps qu'ils démontrent que les mots de nos jours n'ont plus aucun sens, que l'échelle des valeurs a disparu et qu'on peut donc dire tout et n'importe quoi.
Dans le sud, Eric Ciotti qui avait voulu, avant le premier tour, se donner une consistance de droite, déclarait qu'il s'abstiendrait, autrement dit qu'il ne voterait pas pour Muselier à cause de ses magouilles avec LREM. Finalement, le même Ciotti votera pour lui au second tour alors que le même Muselier, en plus de continuer ses magouilles électorales avec LREM, en formalise d'autres avec cette fois EELV, le Modem, le PS, le Parti Communiste, etc.
Que les gens s'abstiennent de voter pour un cirque pareil, c'est bien compréhensible. C'est qu'ils n'aillent pas renverser ce régime avec des fourches qui est incompréhensible.
Jonathan Sturel
Dans le Nord, Xavier Bertrand déclare qu'il «vaut mieux être avec les communistes qu'avec les identitaires». Dans un pays normal avec une droite digne de ce nom, cette déclaration devrait le faire bannir de tous les cercles politiques et même le faire convoquer devant un juge pour apologie de crimes contre l'humanité. Bertrand prouve avec cette déclaration proprement sidérante que ces gens sont prêts à tout pour gagner une élection, en même temps qu'ils démontrent que les mots de nos jours n'ont plus aucun sens, que l'échelle des valeurs a disparu et qu'on peut donc dire tout et n'importe quoi.
Dans le sud, Eric Ciotti qui avait voulu, avant le premier tour, se donner une consistance de droite, déclarait qu'il s'abstiendrait, autrement dit qu'il ne voterait pas pour Muselier à cause de ses magouilles avec LREM. Finalement, le même Ciotti votera pour lui au second tour alors que le même Muselier, en plus de continuer ses magouilles électorales avec LREM, en formalise d'autres avec cette fois EELV, le Modem, le PS, le Parti Communiste, etc.
Que les gens s'abstiennent de voter pour un cirque pareil, c'est bien compréhensible. C'est qu'ils n'aillent pas renverser ce régime avec des fourches qui est incompréhensible.
Jonathan Sturel
La France a longtemps éclairé le monde. Après avoir été, pendant quatre siècles, une puissance dominante, son influence n'a cessé de décroître depuis 1940. Pourtant, l'importance de la culture française reste aujourd'hui encore considérable. La communauté francophone représente 274 millions de personnes réparties sur les cinq continents, héritage d'un immense empire colonial.
La découverte et la colonisation de ces territoires sont une épopée bien plus complexe que ne nous l'explique la plupart des livres et des manuels scolaires : incontestable œuvre éducative et sanitaire a entrainé l'éradication des maladies équatoriales, des progrès démographiques sans précédent, la construction d'infrastructures gigantesques et, après 1848, un combat contre l'esclavage bien oublié aujourd'hui, mais elle a aussi donné lieu à une part d'exploitation commerciale, politique et philosophique...
Loin de tout esprit de repentance et d'autoflagellation, cet ouvrage souhaite réconcilier les Français avec leur histoire coloniale, reflet d'une France plurielle et ouverte, expliquant sereinement la diversité de notre société. Dans ce monde globalisé qui est le nôtre, la richesse de ce passé est une chance extraordinaire pour la France de demain, car cette histoire de France, c'est aussi l'histoire du monde à venir...
Philippe Conrad
La découverte et la colonisation de ces territoires sont une épopée bien plus complexe que ne nous l'explique la plupart des livres et des manuels scolaires : incontestable œuvre éducative et sanitaire a entrainé l'éradication des maladies équatoriales, des progrès démographiques sans précédent, la construction d'infrastructures gigantesques et, après 1848, un combat contre l'esclavage bien oublié aujourd'hui, mais elle a aussi donné lieu à une part d'exploitation commerciale, politique et philosophique...
Loin de tout esprit de repentance et d'autoflagellation, cet ouvrage souhaite réconcilier les Français avec leur histoire coloniale, reflet d'une France plurielle et ouverte, expliquant sereinement la diversité de notre société. Dans ce monde globalisé qui est le nôtre, la richesse de ce passé est une chance extraordinaire pour la France de demain, car cette histoire de France, c'est aussi l'histoire du monde à venir...
Philippe Conrad