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Une répétition unique du Faust de Berlioz dans la Grande Vadrouille - Louis de Funès
Mauriac sous de Gaulle - Jacques Laurent - P51
"LA NATIONALITÉ DES VAINCUS
Si le général de Gaulle n'a pas changé l'Histoire, c'est qu'il a toujours limité son action à combattre ses collègues et ses cousins. Certes, aucun général au monde n'a vaincu, fait emprisonner ou fait périr autant de grands chefs militaires que lui. Sur ce point, Mauriac a raison de trouver que de Gaulle surpasse Napoléon. Mais il omet un détail : la nationalité des vaincus. Certes, c'est par ordre de de Gaulle ou selon l'esprit du gaullisme que l'amiral Gensoul fut vaincu à Mers el-Kébir, le gouverneur général Boisson assiégé à Dakar, le général Dentz écrasé en Syrie et réduit à périr sous les chaînes, que tomba l'amiral Darlan, que fut capturé l'amiral Decoux, que tant d'autres amiraux, Marquis, Laborde, Robert s'abîmèrent dans les bagnes, et tant d'autres généraux que leur énumération commence de m'ennuyer et jusqu'au maréchal que le Kronprinz n'avait pu vaincre à Verdun, ni Ludendorff dans l'Oise. C'est évidemment joli, et la seconde fournée des chefs d'armée défaits par de Gaulle est assez brillante aussi puisqu'elle va de Challe à Salan. Le maréchal Juin y coupa de justesse, de Lattre et Leclerc n'échappèrent au désastre que par une mort prématurée limitant la victoire de de Gaulle à quelques offensives heureuses contre leurs veuves. Parfait. Je consens bien volontiers à Mauriac que les généraux anglais vaincus par Jeanne d'Arc furent moins nombreux, mais j'appelle son attention sur la nationalité de ceux que terrassa de Gaulle. Cette nationalité explique peut-être pourquoi personne ne met en doute la stratégie du général de Gaulle dans la guerre civile et pourquoi personne ne saurait en découvrir les effets dans l'Histoire de l'Europe.
Mauriac me dispensera certainement de poursuivre ma démonstration en examinant la liste des hommes d'Etat fusillés, emprisonnés ou exilés par le général de Gaulle. Elle est copieuse.
"
"LA NATIONALITÉ DES VAINCUS
Si le général de Gaulle n'a pas changé l'Histoire, c'est qu'il a toujours limité son action à combattre ses collègues et ses cousins. Certes, aucun général au monde n'a vaincu, fait emprisonner ou fait périr autant de grands chefs militaires que lui. Sur ce point, Mauriac a raison de trouver que de Gaulle surpasse Napoléon. Mais il omet un détail : la nationalité des vaincus. Certes, c'est par ordre de de Gaulle ou selon l'esprit du gaullisme que l'amiral Gensoul fut vaincu à Mers el-Kébir, le gouverneur général Boisson assiégé à Dakar, le général Dentz écrasé en Syrie et réduit à périr sous les chaînes, que tomba l'amiral Darlan, que fut capturé l'amiral Decoux, que tant d'autres amiraux, Marquis, Laborde, Robert s'abîmèrent dans les bagnes, et tant d'autres généraux que leur énumération commence de m'ennuyer et jusqu'au maréchal que le Kronprinz n'avait pu vaincre à Verdun, ni Ludendorff dans l'Oise. C'est évidemment joli, et la seconde fournée des chefs d'armée défaits par de Gaulle est assez brillante aussi puisqu'elle va de Challe à Salan. Le maréchal Juin y coupa de justesse, de Lattre et Leclerc n'échappèrent au désastre que par une mort prématurée limitant la victoire de de Gaulle à quelques offensives heureuses contre leurs veuves. Parfait. Je consens bien volontiers à Mauriac que les généraux anglais vaincus par Jeanne d'Arc furent moins nombreux, mais j'appelle son attention sur la nationalité de ceux que terrassa de Gaulle. Cette nationalité explique peut-être pourquoi personne ne met en doute la stratégie du général de Gaulle dans la guerre civile et pourquoi personne ne saurait en découvrir les effets dans l'Histoire de l'Europe.
Mauriac me dispensera certainement de poursuivre ma démonstration en examinant la liste des hommes d'Etat fusillés, emprisonnés ou exilés par le général de Gaulle. Elle est copieuse.
"
Forwarded from Maréchal Pétain
Professeur Robert Ingrim (U.S.A.) dans son livre: "De Talleyrand à Khrouchtchev", Gallimard, éditeur).
" Il est évident qu'en 1940, ce fut Pétain et non de Gaulle qui personnifiait la nation entière, Pétain avait sauvé la France deux fois pendant la première guerre mondiale : d'abord comme commandant en chef à Verdun, ensuite, en 1917, lorsqu'il mit fin aux mutineries dans l'armée. Des journalistes français arrivés à Londres en été 1940 pour y annoncer que tout était perdu et que l'Angleterre ne passerait pas les quinze jours à venir, retrouvèrent leur courage à New-York. Ils déclarèrent alors que Pétain était un lâche. Ce lâche sauva la France une troisième fois en réservant l'Afrique du Nord comme un tremplin pour les Alliés."
" Il est évident qu'en 1940, ce fut Pétain et non de Gaulle qui personnifiait la nation entière, Pétain avait sauvé la France deux fois pendant la première guerre mondiale : d'abord comme commandant en chef à Verdun, ensuite, en 1917, lorsqu'il mit fin aux mutineries dans l'armée. Des journalistes français arrivés à Londres en été 1940 pour y annoncer que tout était perdu et que l'Angleterre ne passerait pas les quinze jours à venir, retrouvèrent leur courage à New-York. Ils déclarèrent alors que Pétain était un lâche. Ce lâche sauva la France une troisième fois en réservant l'Afrique du Nord comme un tremplin pour les Alliés."
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"C'est normal, Les pauvres, c'est fait pour être très pauvres et les riches, très riches .... Et mes acclamations, mon enthousiasme ..."
La folie des grandeurs - la collecte des impôts - 1971
La folie des grandeurs - la collecte des impôts - 1971
Forwarded from Maréchal Pétain
Pétain : une vie
- 24 avril 1856. Naissance de Philippe Pétain à Cauchy-la-Tour, Pas-de-Calais. Famille de paysans. Etudes au collège de Saint-Omer.
- 1878. Sort de Saint-Cyr.
- 1914. Esprit trop indépendant, il n'est que colonel.
- 1915. Enfin promu général, commande avec succès le 33eme CA, puis la 2eme armée, économisant la vie de ses hommes.
- Février-avril 1916. Dirige victorieusement la bataille de Verdun.
- 1917. Après l'échec de la sanglante offensive Nivelle, nommé commandant en chef. Réduit les mutineries et améliore la vie du soldat. Réorganise l'armée française et forge l'instrument des offensives victorieuses de 1918.
- 1918. Veut écraser l'ennemi avant de lui accorder un armistice. Le 8 décembre, il est fait maréchal de France. Héros populaire.
- 1920·1934. Fonctions importantes dans une armée que le pays veut purement défensive. Favorise la carrière du capitaine de Gaulle.
- 1939. Envoyé à Madrid comme ambassadeur.
- 18 mai 1940. Alors que le front français est percé à Sedan, Paul Reynaud l'appelle au gouvernement.
- 13 juin 1940. Devant la défaite inéluctable, souhaite un armistice pour limiter la catastrophe : " En ce qui me concerne, hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain. Je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères. "
- 17 juin 1940. La résistance de l'armée française est partout effondrée, Paris occupé. Reynaud démissionne. Pétain est chargé de constituer un nouveau gouvernement. Il a 84 ans.
- 22 juin 1940. Signature de l'armistice. La popularité du Maréchal est immense.
- 3 juillet 1940. Attaque anglaise sur Mers el-Kebir.
- 10 juillet 1940. L'Assemblée nationale (569 voix contre 80) lui accorde les pleins pouvoirs.
- 24 octobre 1940. Rencontre avec Hitler à Montoire. Le mot " collaboration " est prononcé sans contenu défini. Le même jour, un émissaire de Pétain (Louis Rougier) rencontre Churchill.
- 13 décembre 1940. Renvoi de Laval qui reviendra en avril 1942.
- 8 novembre 1942. Débarquement allié en Afrique du Nord. Le Maréchal décide de rester parmi le peuple français. Sa présence et son prestige personnel limitent les conséquences d'une occupation toujours plus dure.
- 20 août 1944. Pétain est enlevé à Vichy par les Allemands. Se considère comme prisonnier.
- 25 avril 1945. Se présente librement aux autorités françaises.
- 23 juillet-15 août 1945. Procès en Haute Cour. Condamnation à mort aussitôt commuée en détention à perpétuité. Il a 89 ans.
- 23 juillet 1951. Le plus vieux prisonnier de France meurt à l'île d'Yeu après 2 168 jours d'une détention rigoureuse.
Enquete sur l'Histoire n° 4 - Petain devant l'histoire
- 24 avril 1856. Naissance de Philippe Pétain à Cauchy-la-Tour, Pas-de-Calais. Famille de paysans. Etudes au collège de Saint-Omer.
- 1878. Sort de Saint-Cyr.
- 1914. Esprit trop indépendant, il n'est que colonel.
- 1915. Enfin promu général, commande avec succès le 33eme CA, puis la 2eme armée, économisant la vie de ses hommes.
- Février-avril 1916. Dirige victorieusement la bataille de Verdun.
- 1917. Après l'échec de la sanglante offensive Nivelle, nommé commandant en chef. Réduit les mutineries et améliore la vie du soldat. Réorganise l'armée française et forge l'instrument des offensives victorieuses de 1918.
- 1918. Veut écraser l'ennemi avant de lui accorder un armistice. Le 8 décembre, il est fait maréchal de France. Héros populaire.
- 1920·1934. Fonctions importantes dans une armée que le pays veut purement défensive. Favorise la carrière du capitaine de Gaulle.
- 1939. Envoyé à Madrid comme ambassadeur.
- 18 mai 1940. Alors que le front français est percé à Sedan, Paul Reynaud l'appelle au gouvernement.
- 13 juin 1940. Devant la défaite inéluctable, souhaite un armistice pour limiter la catastrophe : " En ce qui me concerne, hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain. Je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères. "
- 17 juin 1940. La résistance de l'armée française est partout effondrée, Paris occupé. Reynaud démissionne. Pétain est chargé de constituer un nouveau gouvernement. Il a 84 ans.
- 22 juin 1940. Signature de l'armistice. La popularité du Maréchal est immense.
- 3 juillet 1940. Attaque anglaise sur Mers el-Kebir.
- 10 juillet 1940. L'Assemblée nationale (569 voix contre 80) lui accorde les pleins pouvoirs.
- 24 octobre 1940. Rencontre avec Hitler à Montoire. Le mot " collaboration " est prononcé sans contenu défini. Le même jour, un émissaire de Pétain (Louis Rougier) rencontre Churchill.
- 13 décembre 1940. Renvoi de Laval qui reviendra en avril 1942.
- 8 novembre 1942. Débarquement allié en Afrique du Nord. Le Maréchal décide de rester parmi le peuple français. Sa présence et son prestige personnel limitent les conséquences d'une occupation toujours plus dure.
- 20 août 1944. Pétain est enlevé à Vichy par les Allemands. Se considère comme prisonnier.
- 25 avril 1945. Se présente librement aux autorités françaises.
- 23 juillet-15 août 1945. Procès en Haute Cour. Condamnation à mort aussitôt commuée en détention à perpétuité. Il a 89 ans.
- 23 juillet 1951. Le plus vieux prisonnier de France meurt à l'île d'Yeu après 2 168 jours d'une détention rigoureuse.
Enquete sur l'Histoire n° 4 - Petain devant l'histoire
Forwarded from Maréchal Pétain
« J'appartiens de par mes origines au peuple. Mes ancêtres sont paysans depuis la nuit des temps, et c'est la noblesse de ma lignée et de ma race que nous n'ayons jamais rien acheté et rien vendu. Notre dur travail, oui ; car notre sang, nous le donnons ».
Les écuries de l'Occident - Jean Cau
Les écuries de l'Occident - Jean Cau
Forwarded from Maréchal Pétain
le-drame-de-vichy-2-finances-sous-la-contrainte.pdf
206.2 MB
Le drame de Vichy (2). Finances sous la contrainte
Yves Bouthillier - ministres des finances sous Vichy - 10 juillet 1940 – 18 avril 1942
Yves Bouthillier est arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté en Allemagne jusqu'en 1945.
Yves Bouthillier - ministres des finances sous Vichy - 10 juillet 1940 – 18 avril 1942
Yves Bouthillier est arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté en Allemagne jusqu'en 1945.
Quand le mensonge historique fait des milliers de vues. Ce pseudo "historien" raconte n'importe quoi sur 39-45 et sur Pétain.
https://www.youtube.com/watch?v=C2jPHYLIRkc&t=1345s&ab_channel=Mamytwink
https://www.youtube.com/watch?v=C2jPHYLIRkc&t=1345s&ab_channel=Mamytwink
YouTube
La sombre histoire de la France de Vichy - HDG #53
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En Juin 1940, la France est vaincue par l'Allemagne nazie. Un nouveau gouvernement, mené par le Maréchal Pétain, s'installe…
En Juin 1940, la France est vaincue par l'Allemagne nazie. Un nouveau gouvernement, mené par le Maréchal Pétain, s'installe…
Forwarded from Maréchal Pétain
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Un paysan de Bigorre à propos du travail au tracteur - 27.02.1979
Forwarded from Maréchal Pétain
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Jean LAFFORGUE, agriculteur de Bigorre, exprime la philosophie d'indépendance du paysan. 1979
Forwarded from Maréchal Pétain
Le Paysan Français. (1936) par le Maréchal Pétain
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
Forwarded from Maréchal Pétain
« L’âme qui habite aujourd’hui en moi est faite de parcelles qui survécurent à des milliers de morts. »
Maurice Barrès, Un homme libre.
Illustration. Pierre Joubert.
Maurice Barrès, Un homme libre.
Illustration. Pierre Joubert.
Source : C.D
"Uranus", un très beau roman dans lequel Marcel Aymé nous donne un bon aperçu de ce que fut l'ambiance à la libération.
L'impunité du parti communiste qui faisait régner la terreur par des arrestations arbitraires et des exécutions sommaires, les haines politiques ou personnelles.
Un point intéressant concerne le personnage de Maxime Loin, fasciste revendiqué, recherché par les communistes pour ses activités dans un journal collaborationiste.
Lorsqu'on lui demande des explications sur son cheminement politique, il donne son avis sur le maréchal Pétain. Un avis qui en laisserait plus d'un perplexe aujourd'hui.
"Uranus", un très beau roman dans lequel Marcel Aymé nous donne un bon aperçu de ce que fut l'ambiance à la libération.
L'impunité du parti communiste qui faisait régner la terreur par des arrestations arbitraires et des exécutions sommaires, les haines politiques ou personnelles.
Un point intéressant concerne le personnage de Maxime Loin, fasciste revendiqué, recherché par les communistes pour ses activités dans un journal collaborationiste.
Lorsqu'on lui demande des explications sur son cheminement politique, il donne son avis sur le maréchal Pétain. Un avis qui en laisserait plus d'un perplexe aujourd'hui.
Pierre Gaxotte - La révolution française
(Avant la révolution française)
Les taxes en argent avaient été fixées une fois pour toutes au moyen-âge. C'est dire que, suite de l'avilissement des monnaies, elles étaient tombées à rien, et ne subsistaient plus que comme des simples formalités, ou la vanité du seigneur pouvait trouver son compte, mais ou sa bourse ne trouvait certainement pas le sien.
...
Il est difficile de chiffrer le montant des taxes seigneuriales. Cependant, dans diverses localités du Maine, M Jean de la Monneraye est parvenu à réunir des données précises. Pour les tenures roturières du fief de Maulny, l'ensemble des charges féodales atteint 12,5% du revenu. Les censives du fief de Courtoux, sur un revenu annuel de 360 livres doivent seulement 15 sols de cens et deux corvées, ce qui est infime.
(Avant la révolution française)
Les taxes en argent avaient été fixées une fois pour toutes au moyen-âge. C'est dire que, suite de l'avilissement des monnaies, elles étaient tombées à rien, et ne subsistaient plus que comme des simples formalités, ou la vanité du seigneur pouvait trouver son compte, mais ou sa bourse ne trouvait certainement pas le sien.
...
Il est difficile de chiffrer le montant des taxes seigneuriales. Cependant, dans diverses localités du Maine, M Jean de la Monneraye est parvenu à réunir des données précises. Pour les tenures roturières du fief de Maulny, l'ensemble des charges féodales atteint 12,5% du revenu. Les censives du fief de Courtoux, sur un revenu annuel de 360 livres doivent seulement 15 sols de cens et deux corvées, ce qui est infime.