Forwarded from Maréchal Pétain
Jacques Le Groignec - Petain et les Allemands. La France-maçonnerie et l'armée française. P25-26
L'armée française, dont les regards sont tournés vers le Rhin, conserve un moral élevé malgré la subversion intérieure et les affrontements idéologiques liés au procès du capitaine Dreyfus, , et à l'affaire des fiches dont Pétain est l'une des nombreuses victimes. Son bref séjour au 104º R.I. donne, lieu, en effet, à l'établissement d'une fiche édifiante: « Passé à l'École de Guerre, inconnu, mais des rens nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nation. et cléricales ».
Cette fiche montre, parmi tant d'autres, que le processus de diabolisation des idées nationales, et leur amalgame avec la tradition chrétienne, est à l'œuvre. Elle est établie par le Grand Orient de France, et destinée aux Services du général André, ministre de la Guerre. C'est l'époque du ministère Combes et de l'application de la loi de 1901 sur les congrégations. Les écoles congrégationistes sont fermées et les congrégations expulsées de leurs couvents. La chasse aux sorcières s'organise.
En octobre 1900, un décret a confié au seul ministre de la Guerre la responsabilité de l'établissement des tableaux d'avancement au choix des officiers. L'idée est de pousser les « libres penseurs » et les << vrais républicains », et de freiner, voire d'éliminer les << réactionnaires » et les « cléricaux ». Il importe, en bref, de trier l'ivraie du bon grain. Dans ce but, le cabinet militaire du général André transmet au Grand Orient de France les noms des officiers supérieurs et généraux dont on désire connaître la sensibilité politique ou religieuse. Les agents de renseignements sont priés d'établir des fiches individuelles répondant aux questions suivantes : « Attitude politique, opinions et pratiques religieuses, mode d'instruction des enfants? Les intéressés ont-ils de la famille dans la localité ? Si oui, quelles sont leurs fréquentations? >>>
Les renseignements ainsi recueillis sont archivés au Grand Orient et communiqués au cabinet du ministre de la Guerre. A la date du 30 octobre 1903, 18 818 fiches ont été établies, alors que l'armée française compte 27 000 officiers.
L'armée française, dont les regards sont tournés vers le Rhin, conserve un moral élevé malgré la subversion intérieure et les affrontements idéologiques liés au procès du capitaine Dreyfus, , et à l'affaire des fiches dont Pétain est l'une des nombreuses victimes. Son bref séjour au 104º R.I. donne, lieu, en effet, à l'établissement d'une fiche édifiante: « Passé à l'École de Guerre, inconnu, mais des rens nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nation. et cléricales ».
Cette fiche montre, parmi tant d'autres, que le processus de diabolisation des idées nationales, et leur amalgame avec la tradition chrétienne, est à l'œuvre. Elle est établie par le Grand Orient de France, et destinée aux Services du général André, ministre de la Guerre. C'est l'époque du ministère Combes et de l'application de la loi de 1901 sur les congrégations. Les écoles congrégationistes sont fermées et les congrégations expulsées de leurs couvents. La chasse aux sorcières s'organise.
En octobre 1900, un décret a confié au seul ministre de la Guerre la responsabilité de l'établissement des tableaux d'avancement au choix des officiers. L'idée est de pousser les « libres penseurs » et les << vrais républicains », et de freiner, voire d'éliminer les << réactionnaires » et les « cléricaux ». Il importe, en bref, de trier l'ivraie du bon grain. Dans ce but, le cabinet militaire du général André transmet au Grand Orient de France les noms des officiers supérieurs et généraux dont on désire connaître la sensibilité politique ou religieuse. Les agents de renseignements sont priés d'établir des fiches individuelles répondant aux questions suivantes : « Attitude politique, opinions et pratiques religieuses, mode d'instruction des enfants? Les intéressés ont-ils de la famille dans la localité ? Si oui, quelles sont leurs fréquentations? >>>
Les renseignements ainsi recueillis sont archivés au Grand Orient et communiqués au cabinet du ministre de la Guerre. A la date du 30 octobre 1903, 18 818 fiches ont été établies, alors que l'armée française compte 27 000 officiers.
Attention je vais lire le livre du plus grand spécialiste français de la seconde guerre mondiale, donc tout ce qu'il dit sera la "vérité" :
« Olivier Wieviorka est unanimement reconnu comme le meilleur spécialiste francophone actuel du second conflit mondial. »
« Olivier Wieviorka est unanimement reconnu comme le meilleur spécialiste francophone actuel du second conflit mondial. »
Jacques Le Groignec - L'étoile jaune p43
Les chiffres sont là qui valent d'être répétés 100% des Juifs français et étrangers d'Afrique du Nord, 86% des Français juifs de métropole, et près de 70% des étrangers juifs résidant en France, survécurent au génocide; tandis que moins de 7% de leurs coreligionnaires européens échappèrent à la mort.
Les chiffres sont là qui valent d'être répétés 100% des Juifs français et étrangers d'Afrique du Nord, 86% des Français juifs de métropole, et près de 70% des étrangers juifs résidant en France, survécurent au génocide; tandis que moins de 7% de leurs coreligionnaires européens échappèrent à la mort.
Forwarded from Maréchal Pétain
Discours de Jean Borotra le 10 novembre 1982 à Douaumont autour de la statue dédiée au Poilu de Verdun.
1982 - ADMP
«En ces lieux où le Général PETAIN sauva Verdun en 1916, grâce à l'héroïsme de ses soldats et à la confiance totale qu'ils avaient en lui, et à la veille de l'anniversaire de ce 11 Novembre 1918 qui scella la victoire - à laquelle il avait si bien contribué à la tête de l'Armée française dont il avait sauvé le moral en 1917 - il est opportun de rappeler les événements tragiques par décisifs qui marquèrent il y a quarante ans la même période.
C'est en effet dans la première quinzaine de novembre 1942 que fut justifié l'espoir conservé, par le Maréchal PÉTAIN - après l'armistice qui avait sauvé l'Afrique du Nord et notre armée d'Afrique d'une modification ultérieure de la situation militaire mondiale.
Le 8 Novembre 1942, ce « tournant de la guerre » était atteint. Les Alliés débarquaient au Maroc et en Algérie, après avoir hélas gardé vis-à-vis du Maréchal PÉTAIN un secret absolu quant à ce débarquement et obligé ainsi nos forces armées en exécution d'ordres permanents, à un « baroud d'honneur » qui leur fit perdre 1 500 des leurs.
Dès le 8 Novembre 1942, par un télégramme secret adressé en son nom par l'Amiral AUPHAN à l'Amiral DARLAN, le Maréchal avait autorisé le cessez-le-feu en Algérie.
L'invasion de la zone libre par la Wehrmacht était évidemment imminente.
Mais le 9 Novembre, le Maréchal aurait pu encore quitter Vichy en avion pour gagner Alger et faire rentrer personnellement la France et son Empire dans la guerre, entrant ainsi lui-même une nouvelle fois vivant dans l'Histoire.
Georges LAMIRAND, Ministre de la Jeunesse, pour lequel le Maréchal avait une grande affection, réussit le 9 Novembre à 6 heures du matin à arriver jusqu'à lui pour l'informer qu'un avion l'attendait et essayer de le convaincre de partir. Mais, malgré tous ses efforts, il n'y parvint pas. « HITLER, lui dit le Maréchal, ferait payer très cher mon départ aux Français. Mon devoir est, comme en Juin 40, de rester en France pour tenter de diminuer leurs souffrances. » Il devait faire une réponse analogue à la même requête que lui adressa le 11 Novembre le prince Xavier DE BOURBON PARME.
Bien entendu sa décision n'empêcha pas la France de rejoindre ses alliés dans la guerre. Grâce à de nouveaux télégrammes secrets adressés à l'Amiral DARLAN à Alger, celui-ci put en effet l'annoncer solennellement le 13 Novembre à la radio, « au nom du Maréchal empêché ».
1982 - ADMP
«En ces lieux où le Général PETAIN sauva Verdun en 1916, grâce à l'héroïsme de ses soldats et à la confiance totale qu'ils avaient en lui, et à la veille de l'anniversaire de ce 11 Novembre 1918 qui scella la victoire - à laquelle il avait si bien contribué à la tête de l'Armée française dont il avait sauvé le moral en 1917 - il est opportun de rappeler les événements tragiques par décisifs qui marquèrent il y a quarante ans la même période.
C'est en effet dans la première quinzaine de novembre 1942 que fut justifié l'espoir conservé, par le Maréchal PÉTAIN - après l'armistice qui avait sauvé l'Afrique du Nord et notre armée d'Afrique d'une modification ultérieure de la situation militaire mondiale.
Le 8 Novembre 1942, ce « tournant de la guerre » était atteint. Les Alliés débarquaient au Maroc et en Algérie, après avoir hélas gardé vis-à-vis du Maréchal PÉTAIN un secret absolu quant à ce débarquement et obligé ainsi nos forces armées en exécution d'ordres permanents, à un « baroud d'honneur » qui leur fit perdre 1 500 des leurs.
Dès le 8 Novembre 1942, par un télégramme secret adressé en son nom par l'Amiral AUPHAN à l'Amiral DARLAN, le Maréchal avait autorisé le cessez-le-feu en Algérie.
L'invasion de la zone libre par la Wehrmacht était évidemment imminente.
Mais le 9 Novembre, le Maréchal aurait pu encore quitter Vichy en avion pour gagner Alger et faire rentrer personnellement la France et son Empire dans la guerre, entrant ainsi lui-même une nouvelle fois vivant dans l'Histoire.
Georges LAMIRAND, Ministre de la Jeunesse, pour lequel le Maréchal avait une grande affection, réussit le 9 Novembre à 6 heures du matin à arriver jusqu'à lui pour l'informer qu'un avion l'attendait et essayer de le convaincre de partir. Mais, malgré tous ses efforts, il n'y parvint pas. « HITLER, lui dit le Maréchal, ferait payer très cher mon départ aux Français. Mon devoir est, comme en Juin 40, de rester en France pour tenter de diminuer leurs souffrances. » Il devait faire une réponse analogue à la même requête que lui adressa le 11 Novembre le prince Xavier DE BOURBON PARME.
Bien entendu sa décision n'empêcha pas la France de rejoindre ses alliés dans la guerre. Grâce à de nouveaux télégrammes secrets adressés à l'Amiral DARLAN à Alger, celui-ci put en effet l'annoncer solennellement le 13 Novembre à la radio, « au nom du Maréchal empêché ».
Forwarded from Maréchal Pétain
La médecine sous le Maréchal - Le professeur Leriche à la tête du conseil de l'ordre.
Je m'aperçus bien vite qu'une de nos tâches essentielles serait de défendre les médecins. Les israélites n'étaient pas seuls inquiétés. Il y avait aussi les médecins d'origine étrangère. Il me fallut lutter parfois, surtout au début, pour des chrétiens dits communisants par des dénonciations anonymes. Je dus aller pour un médecin protestant jusqu'à déclarer par écrit à un ministre, quelque peu sectaire, que si on ne le laissait pas dans le poste que je lui avais confié de Président du Conseil de son département, je tirerais la conclusion de cet abus de pouvoir et je donnerais ma démission. La question alla jusqu'au maréchal qui me fit raison contre un de ses ministres.
Pour les médecins israélites, la loi nous ligotait. Nous décidâmes de faire traîner la procédure en examinant tous les cas un à un, en établissant lentement de longs dossiers, en réclamant des dérogations basées sur une ascendance française ou sur des services exceptionnels, et ROUX-BERGER dont chacun connaissait le libéralisme et l'intégrité humaine fut chargé de la direction de ce service. Grâce à cela, nous pûmes sauver nombre de confrères auxquels je donnai le conseil de passer dans la zone libre. Certains ne voulurent pas suivre cet avis. Ils eurent tort.
Je m'aperçus bien vite qu'une de nos tâches essentielles serait de défendre les médecins. Les israélites n'étaient pas seuls inquiétés. Il y avait aussi les médecins d'origine étrangère. Il me fallut lutter parfois, surtout au début, pour des chrétiens dits communisants par des dénonciations anonymes. Je dus aller pour un médecin protestant jusqu'à déclarer par écrit à un ministre, quelque peu sectaire, que si on ne le laissait pas dans le poste que je lui avais confié de Président du Conseil de son département, je tirerais la conclusion de cet abus de pouvoir et je donnerais ma démission. La question alla jusqu'au maréchal qui me fit raison contre un de ses ministres.
Pour les médecins israélites, la loi nous ligotait. Nous décidâmes de faire traîner la procédure en examinant tous les cas un à un, en établissant lentement de longs dossiers, en réclamant des dérogations basées sur une ascendance française ou sur des services exceptionnels, et ROUX-BERGER dont chacun connaissait le libéralisme et l'intégrité humaine fut chargé de la direction de ce service. Grâce à cela, nous pûmes sauver nombre de confrères auxquels je donnai le conseil de passer dans la zone libre. Certains ne voulurent pas suivre cet avis. Ils eurent tort.
Les maîtres de conférences de la bienpensance vous disent "la vérité" dans l'entresoit historique, Olivier Wieviorka a fait ce livre en évitant de raconter n'importe quoi dit il et il raconte n'importe quoi sur Pétain :
https://www.youtube.com/watch?v=Ub2V3tIGtOo&ab_channel=librairiemollat
https://www.youtube.com/watch?v=Ub2V3tIGtOo&ab_channel=librairiemollat
YouTube
Olivier Wieviorka - Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale
Comment raconter la Seconde Guerre mondiale sans se limiter aux seuls champs de bataille ?
Olivier Wieviorka vous présente son ouvrage "Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale" aux éditions Perrin Ministère des Armées. Entretien avec Nicolas Patin.…
Olivier Wieviorka vous présente son ouvrage "Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale" aux éditions Perrin Ministère des Armées. Entretien avec Nicolas Patin.…
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Jeux Olympiques dans un monde patriote.
Forwarded from KimJongUnique 👖
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Gabriel Attal est tellement chahuté chez les SEGPA du Quoicoubehkistan qu'il est obligé d'utiliser un mégaphone. Un ado lui crie même"Nique ta mère".
On dirait plus un animateur de colo stagiaire qu'un Premier Ministre. Il est lamentable.
On dirait plus un animateur de colo stagiaire qu'un Premier Ministre. Il est lamentable.
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Le génocide voilé. La traite négrière arabo-musulmane.
Tidiane N'Diaye est interviewé au sujet de son livre "Le génocide voilé" paru en 2008.
Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Chercheur reconnu, il est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Economiste de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et auteur de nombreuses études économiques et sociales sur les départements français d'Outre mer. Il est également Directeur de Recherches à Sup-de-Co Caraïbes.
Tidiane N'Diaye est interviewé au sujet de son livre "Le génocide voilé" paru en 2008.
Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Chercheur reconnu, il est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Economiste de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et auteur de nombreuses études économiques et sociales sur les départements français d'Outre mer. Il est également Directeur de Recherches à Sup-de-Co Caraïbes.
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Quand on pouvait rire de tout à une époque. Les inconnus. VIdéo censurée par les inconnus par la suite.
L'amiral Darlan et le général Giraud à Alger le 18 décembre 1942. Les américains ont débarqué et les Français reprennent le combat contre les allemands. Le maréchal Pétain donne son accord pour reprendre les combats via Darlan. Bien sûr les historiens de la bien-pensance n'en parlent pas. L'armée d'Afrique a été relancée par Weygand avec l'accord de Pétain.
Forwarded from Maréchal Pétain
André Laffargue. La victoire du "vieux renard" (pp. 96-97).
Préparatifs secrets en Métropole
En effet, dès le début de juillet 1940, quelques jours seulement après la signature de l’Armistice, le général Weygand, ministre de la Défense Nationale et le général Colson, ministre de la Guerre avaient envoyé des instructions ultra-secrètes pour que l’on camouflât, dans des cachettes, le plus possible d’armes et de matériels non autorisés. Le camouflage du matériel soustrait à la surveillance des commissions de contrôle fut entrepris, dès le début de juillet, sur une grande échelle, sous la direction du commandant Moillard de l’État-Major de l’Armée. Ce camouflage, le général Picquendar, lorsqu’il prit la direction de l’État-Major de l’Armée, en octobre 1940, eut à le superviser. Aussi, lors du procès du Maréchal, put-il non seulement révéler toute l’importance de ce camouflage, mais déclarer qu’il avait été exécuté avec l’assentiment du Maréchal. Et le Général précisa que vers le mois de janvier 1942, le Maréchal le félicita et lui dit « de continuer parce que nous n’aurions jamais une armée française trop bien armée ».
Ce camouflage allait nous permettre, dans le courant de 1941, d’envisager le détriplement de l’Armée de l’Armistice en vue d’une rentrée dans le conflit. Ce détriplement fut préparé dans le plus grand secret ; il devait permettre de former vingt-quatre divisions légères d’Infanterie. Mais il est certain que la résistance de ces grandes unités, dépourvues de matériels antichars, ne pouvait être envisagée que dans certains réduits naturels (les Alpes en particulier) et ne pouvait être de longue durée.
Tous ces efforts devaient être annihilés lors du débarquement américain en Afrique du Nord. Aussi ne nous étendrons nous pas davantage sur l’Armée de l’Armistice métropolitaine, puisqu’elle devait être dissoute en novembre 1942, sans avoir pu accomplir les tâches auxquelles elle se préparait. Elle a néanmoins fourni, par la suite, à la résistance, ses meilleurs cadres. Et c’est pourquoi est-il nécessaire de faire connaître de quel esprit elle avait été précédemment animée.
Préparatifs secrets en Métropole
En effet, dès le début de juillet 1940, quelques jours seulement après la signature de l’Armistice, le général Weygand, ministre de la Défense Nationale et le général Colson, ministre de la Guerre avaient envoyé des instructions ultra-secrètes pour que l’on camouflât, dans des cachettes, le plus possible d’armes et de matériels non autorisés. Le camouflage du matériel soustrait à la surveillance des commissions de contrôle fut entrepris, dès le début de juillet, sur une grande échelle, sous la direction du commandant Moillard de l’État-Major de l’Armée. Ce camouflage, le général Picquendar, lorsqu’il prit la direction de l’État-Major de l’Armée, en octobre 1940, eut à le superviser. Aussi, lors du procès du Maréchal, put-il non seulement révéler toute l’importance de ce camouflage, mais déclarer qu’il avait été exécuté avec l’assentiment du Maréchal. Et le Général précisa que vers le mois de janvier 1942, le Maréchal le félicita et lui dit « de continuer parce que nous n’aurions jamais une armée française trop bien armée ».
Ce camouflage allait nous permettre, dans le courant de 1941, d’envisager le détriplement de l’Armée de l’Armistice en vue d’une rentrée dans le conflit. Ce détriplement fut préparé dans le plus grand secret ; il devait permettre de former vingt-quatre divisions légères d’Infanterie. Mais il est certain que la résistance de ces grandes unités, dépourvues de matériels antichars, ne pouvait être envisagée que dans certains réduits naturels (les Alpes en particulier) et ne pouvait être de longue durée.
Tous ces efforts devaient être annihilés lors du débarquement américain en Afrique du Nord. Aussi ne nous étendrons nous pas davantage sur l’Armée de l’Armistice métropolitaine, puisqu’elle devait être dissoute en novembre 1942, sans avoir pu accomplir les tâches auxquelles elle se préparait. Elle a néanmoins fourni, par la suite, à la résistance, ses meilleurs cadres. Et c’est pourquoi est-il nécessaire de faire connaître de quel esprit elle avait été précédemment animée.