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Chirac reçoit la franc-maçonnerie
Maréchal Pétain pinned «Extrait du livre du Général Jacques Le Groignec, l'étoile jaune - La double ignominie p33-36 Ce sont les derniers échos de l'hommage officiel rendu à l'illustre soldat. Échos assourdis de la lettre de Jacques Chirac qui, le 3 mars 1986, en qualité de Premier…»
Le statut des juifs par Adrien Abauzit ... la France de Vichy a permis de sauver des juifs.
https://www.youtube.com/watch?v=_bcijjZj5EI&ab_channel=D%C3%A9gauchisez-vous%21
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Contre-histoire du général de Gaulle : la suite (1/4) - Adrien Abauzit (Meta TV)
Adrien Abauzit auteur, conférencier et avocat de son état revient sur la contre-histoire du général de Gaulle, après que la diffusion de la première émission a suscité énormément de réactions sur les réseaux sociaux.
Il est à parier que cette deuxième mouture…
Il est à parier que cette deuxième mouture…
Livre : Toxiques légaux
Comment les firmes chimiques ont mis la main sur le contrôle de leurs produits
Henri Boullier
Depuis les années 1960, d’ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares « interdictions » prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue « légale » ?
Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l’impossibilité d’interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d’améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au cœur de la fabrique de l’expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n’ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses – un sel métallique, un solvant et un plastifiant –, l’enquête de l’auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
L’histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l’État sans précédent. L’expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.
https://www.editionsladecouverte.fr/toxiques_legaux-9782707199713
Comment les firmes chimiques ont mis la main sur le contrôle de leurs produits
Henri Boullier
Depuis les années 1960, d’ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares « interdictions » prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue « légale » ?
Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l’impossibilité d’interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d’améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au cœur de la fabrique de l’expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n’ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses – un sel métallique, un solvant et un plastifiant –, l’enquête de l’auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
L’histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l’État sans précédent. L’expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.
https://www.editionsladecouverte.fr/toxiques_legaux-9782707199713
www.editionsladecouverte.fr
Toxiques légaux - Henri Boullier - Éditions La Découverte
: En dépit d'un dispositif légal qui se voudrait drastique, les firmes chimiques sont toujours en mesure de commercialiser des produits toxiques. Manipulation de données, expertises indécises, dérogations en cascade, cette enquête fait état d'une véritable…
Pétain et les Allemands - Jacques Le Groignec - p173
Armement des allemands
Le contraste avec l'industrie d'outre-Rhin est d'autant plus saisissant que l'Allemagne est animée par une farouche volonté nationale qui lui épargne les désordres sociaux que la gauche entretient en France. A la suite de grèves monstres qui pénaliseront les industries d'armement, le gouvernement du Front populaire instituera, en juin 1936, la semaine de 40 heures. Décision qui répond aux aspirations légitimes des travailleurs, mais qui est inopportune, au moment où le Reich allemand redouble d'efforts pour produire avions et chars. L'exemple de la production aéronautique donne la mesure du fossé qui sépare les industries de guerre française et allemande : en 1937, les capacités de production mensuelle sont respectivement de 35 et de 350 avions. Ecart quantitatif qui se maintiendra, jusqu'à la fin de 1939: la France produira annuellement 3 600 avions contre 6 000 en Allemagne, tandis qu'au plan qualitatif les ingénieurs allemands doteront la Luftwaffe d'avions de combat aux performances supérieures à leurs homologues français.
La supériorité de l'industrie de guerre allemande avait été soulignée, dès 1931, par le Commandement français, comme l'atteste une note de Weygand datée du 26 juin 1931: « L'Allemagne a attaché plus d'importance au développement de son outillage industriel, en vue des fabrications de guerre ; c'est à cette fin qu'elle a réorganisé de la façon la plus moderne nombre de ses puissantes usines, qu'elle les dote en machines spécialisées, qu'elle poursuit avec ténacité l'étude de prototypes en constant perfectionnement. Ainsi équipée, orientée d'autre part dans sa préparation par les organes du Reichswehrministerium, l'industrie allemande est en mesure de passer, dès qu'elle en recevra l'ordre, à une phase d'activité rapidement portée au plus haut rendement".
Armement des allemands
Le contraste avec l'industrie d'outre-Rhin est d'autant plus saisissant que l'Allemagne est animée par une farouche volonté nationale qui lui épargne les désordres sociaux que la gauche entretient en France. A la suite de grèves monstres qui pénaliseront les industries d'armement, le gouvernement du Front populaire instituera, en juin 1936, la semaine de 40 heures. Décision qui répond aux aspirations légitimes des travailleurs, mais qui est inopportune, au moment où le Reich allemand redouble d'efforts pour produire avions et chars. L'exemple de la production aéronautique donne la mesure du fossé qui sépare les industries de guerre française et allemande : en 1937, les capacités de production mensuelle sont respectivement de 35 et de 350 avions. Ecart quantitatif qui se maintiendra, jusqu'à la fin de 1939: la France produira annuellement 3 600 avions contre 6 000 en Allemagne, tandis qu'au plan qualitatif les ingénieurs allemands doteront la Luftwaffe d'avions de combat aux performances supérieures à leurs homologues français.
La supériorité de l'industrie de guerre allemande avait été soulignée, dès 1931, par le Commandement français, comme l'atteste une note de Weygand datée du 26 juin 1931: « L'Allemagne a attaché plus d'importance au développement de son outillage industriel, en vue des fabrications de guerre ; c'est à cette fin qu'elle a réorganisé de la façon la plus moderne nombre de ses puissantes usines, qu'elle les dote en machines spécialisées, qu'elle poursuit avec ténacité l'étude de prototypes en constant perfectionnement. Ainsi équipée, orientée d'autre part dans sa préparation par les organes du Reichswehrministerium, l'industrie allemande est en mesure de passer, dès qu'elle en recevra l'ordre, à une phase d'activité rapidement portée au plus haut rendement".
PÉTAIN, UN STRATÈGE COMPLET par Guy Chambarlac
Quatrième enfant d'une famille de paysans, Philippe Pétain (1856- 1951) est né à Cauchy-la-Tour, dans le Pas-de-Calais. Reçu à Saint-Cyr en 1876, il est sous- lieutenant au 24èmee bataillon de chasseurs alpins en 1883. En 1900, il commande le 8' bataillon de chasseurs. En pleine affaire des "fiches ", le ministère lui enjoint de livrer le nom de ses officiers qui assistent à la messe. Lui, qui n'y va jamais, répond que prenant place au premier rang, il ne peut voir ceux qui se trouvent derrière lui...
Professeur à l'École de guerre de 1901 à 1907, il développe une théorie révolutionnaire qui rompt avec la doctrine officielle de l'offensive à la baïonnette : "Le progrès du feu impose à l'infanterie des procédés de combats nouveaux[...] Le feu tue. »
Les notes de Foch, alors directeur de l'École de guerre, bien qu'hostile à ses idées, sont extrêmement élogieuses. Rien ne semble s'opposer à ce que Pétain soit enfin nommé général. Sauf son franc-parler.
En juillet 1914, le colonel Pétain a 58 ans. Il se prépare à la retraite. Un an plus tard, il commande une armée. En 1916, il triomphe à Verdun. En 1917, il est commandant en chef de l'armée française et en décembre 1918, il reçoit à Metz le bâton de maréchal de France. Dans la troupe, Pétain est le plus populaire des grands chefs de la guerre. Les soldats savent qu'il a tout fait pour soulager leur peine et limiter les pertes. Dans notre numéro 4 (cc Pétain devant l'histoire»), le professeur Guy Pedroncini a révélé les raisons d'une fortune aussi exceptionnelle, renversant notamment la légende d'un Pétain exclusivement "défensif" :
" Comment comprendre que l'on demande à ce "pessimiste" de redonner confiance à une armée qui renonce ? Comment comprendre que ce général "défensif" ait réussi toutes ses offensives et surtout gagné tous ses commandements à une époque où l'offensive avait les faveurs de Joffre ? Comment expliquer qu'en octobre- novembre 1918, il voulait lancer une puissante offensive en Lorraine et que l'offensif Foch et l'énergique Clemenceau ne l'aient pas entendu ?
" Les archives ont apporté la réponse. Elles montrent le général Pétain tel qu'il a été. Un tacticien qui a obtenu la victoire et sauvé le pays par une défensive efficace tout en ménageant les hommes ; un stratège complet, sans doute le plus complet de la Grande Guerre ; un offensif raisonné qui a compris les nouvelles conditions de la guerre - il est l'homme des chars, des avions, du matériel- et la nécessité de ménager absolument les forces humaines de la France ; un homme qui
connaissait bien ses soldats et qui a réussi en quelques semaines à maîtriser une crise du moral et de la confiance qui menaçait de conduire à la défaite. "
Quatrième enfant d'une famille de paysans, Philippe Pétain (1856- 1951) est né à Cauchy-la-Tour, dans le Pas-de-Calais. Reçu à Saint-Cyr en 1876, il est sous- lieutenant au 24èmee bataillon de chasseurs alpins en 1883. En 1900, il commande le 8' bataillon de chasseurs. En pleine affaire des "fiches ", le ministère lui enjoint de livrer le nom de ses officiers qui assistent à la messe. Lui, qui n'y va jamais, répond que prenant place au premier rang, il ne peut voir ceux qui se trouvent derrière lui...
Professeur à l'École de guerre de 1901 à 1907, il développe une théorie révolutionnaire qui rompt avec la doctrine officielle de l'offensive à la baïonnette : "Le progrès du feu impose à l'infanterie des procédés de combats nouveaux[...] Le feu tue. »
Les notes de Foch, alors directeur de l'École de guerre, bien qu'hostile à ses idées, sont extrêmement élogieuses. Rien ne semble s'opposer à ce que Pétain soit enfin nommé général. Sauf son franc-parler.
En juillet 1914, le colonel Pétain a 58 ans. Il se prépare à la retraite. Un an plus tard, il commande une armée. En 1916, il triomphe à Verdun. En 1917, il est commandant en chef de l'armée française et en décembre 1918, il reçoit à Metz le bâton de maréchal de France. Dans la troupe, Pétain est le plus populaire des grands chefs de la guerre. Les soldats savent qu'il a tout fait pour soulager leur peine et limiter les pertes. Dans notre numéro 4 (cc Pétain devant l'histoire»), le professeur Guy Pedroncini a révélé les raisons d'une fortune aussi exceptionnelle, renversant notamment la légende d'un Pétain exclusivement "défensif" :
" Comment comprendre que l'on demande à ce "pessimiste" de redonner confiance à une armée qui renonce ? Comment comprendre que ce général "défensif" ait réussi toutes ses offensives et surtout gagné tous ses commandements à une époque où l'offensive avait les faveurs de Joffre ? Comment expliquer qu'en octobre- novembre 1918, il voulait lancer une puissante offensive en Lorraine et que l'offensif Foch et l'énergique Clemenceau ne l'aient pas entendu ?
" Les archives ont apporté la réponse. Elles montrent le général Pétain tel qu'il a été. Un tacticien qui a obtenu la victoire et sauvé le pays par une défensive efficace tout en ménageant les hommes ; un stratège complet, sans doute le plus complet de la Grande Guerre ; un offensif raisonné qui a compris les nouvelles conditions de la guerre - il est l'homme des chars, des avions, du matériel- et la nécessité de ménager absolument les forces humaines de la France ; un homme qui
connaissait bien ses soldats et qui a réussi en quelques semaines à maîtriser une crise du moral et de la confiance qui menaçait de conduire à la défaite. "
L'HONNEUR DE LA FRANCE
Dans son livre "Le bréviaire de la haine", (2) Léon Poliakoff, écrit "du sort relativement plus clément des juifs de France, Vichy fut en fait le facteur prépondérant. Par l'existence même, tout d'abord, de la zone libre, dans laquelle, dès l'invasion de 1940, juifs français, hollandais ou belges, s'étaient réfugiés par milliers". Puis, relevant l'opposition du Maréchal Pétain à la déportation des israélites, Poliakoff révèle qu'en établissant son plan de campagne pour l'été 1943, l'allemand Rothke, nouveau chef du 4ème Bureau en France, écrivait: "il faudra pour exécuter le programme ci-dessus que le gouvernement français soit contraint de mettre à notre disposition des forces de police. Vu l'attitude du Maréchal et de certains membres de son Cabinet, seule la contrainte peut-être envisagée". Le Grand Rabbin de France avait ses raisons, en novembre 1942, de se déplacer pour remercier le Maréchal...
On observera, d'ailleurs, que la population, habituée à vivre avec des gens qui étaient, comme tous les membres de la Communauté Nationale, français à part entière, supportaient très mal la vue de ces étoiles jaunes imposées pour stigmatiser ce que l'on voulait faire passer pour une infamie. C'est ce qui conduit à écrire, M.R. Marrus et R.O. Paxton, tous deux américains, professeurs d'Histoire, dans leur livre "Vichy et les Juifs" (3) qu'on peut se demander comment, dans ces conditions, les trois- quarts des juifs se trouvant en France ont pu échapper à la mort. Certains juifs observèrent scrupuleusement toutes les lois. Beaucoup d'autres bénéficièrent de l'aide ou de la complicité d'un ami ou d'un voisin".
Il est regrettable que l'on attise le feu des discordes entre compatriotes. Oui, sous l'occupation, le statut des juifs était lourd, désobligeant, inacceptable. Oui, le gouvernement de la France a pris des mesures de rétorsion contre eux, mais ces dispositions en prévenaient d'autres qui auraient été odieuses et criminelles pour tous et sans doute laissaient-elles au pouvoir politique une place plus large de manoeuvre dans la défense et la préservation d'intérêts vitaux.
Quel but veut-on atteindre par ces campagnes renouvelées où la haine confère au ressentiment la permanence d'une méchanceté griffante et déchiqueteuse? L'unité de la Communauté nationale, premier de tous les biens, ne devrait-elle pas être recherchée par l'ensemble des enfants d'un même pays? Héritiers d'une longue tradition qui a vu les oppositions, la compréhension, l'indulgence ou les pardons se succéder à travers les âges au sein de notre grande famille sur la terre des pères : quels sont les français de souche qui peuvent accepter désormais, sans broncher, ce dénigrement systématique où les accusations perfides entretiennent un climat déletére hostile à la réconciliation ?
Il est temps, selon nous, de réagir contre ces attaques incessantes et venimeuses qui nuisent au consensus souhaité par l'immense majorité de notre peuple lassé des divisions et qui va finir par se demander quelles arrières-pensées mobilisent les fanatiques de la désunion.
René MINGUET - 1985
(2) "Le bréviaire de la haine" edition 1972, par Léon Poliakoff, pages 199 à 203 (3) "Vichy et les juifs" par M.R. Marrus et R.O. Paxton - Calmann-Lévy - 1981
Dans son livre "Le bréviaire de la haine", (2) Léon Poliakoff, écrit "du sort relativement plus clément des juifs de France, Vichy fut en fait le facteur prépondérant. Par l'existence même, tout d'abord, de la zone libre, dans laquelle, dès l'invasion de 1940, juifs français, hollandais ou belges, s'étaient réfugiés par milliers". Puis, relevant l'opposition du Maréchal Pétain à la déportation des israélites, Poliakoff révèle qu'en établissant son plan de campagne pour l'été 1943, l'allemand Rothke, nouveau chef du 4ème Bureau en France, écrivait: "il faudra pour exécuter le programme ci-dessus que le gouvernement français soit contraint de mettre à notre disposition des forces de police. Vu l'attitude du Maréchal et de certains membres de son Cabinet, seule la contrainte peut-être envisagée". Le Grand Rabbin de France avait ses raisons, en novembre 1942, de se déplacer pour remercier le Maréchal...
On observera, d'ailleurs, que la population, habituée à vivre avec des gens qui étaient, comme tous les membres de la Communauté Nationale, français à part entière, supportaient très mal la vue de ces étoiles jaunes imposées pour stigmatiser ce que l'on voulait faire passer pour une infamie. C'est ce qui conduit à écrire, M.R. Marrus et R.O. Paxton, tous deux américains, professeurs d'Histoire, dans leur livre "Vichy et les Juifs" (3) qu'on peut se demander comment, dans ces conditions, les trois- quarts des juifs se trouvant en France ont pu échapper à la mort. Certains juifs observèrent scrupuleusement toutes les lois. Beaucoup d'autres bénéficièrent de l'aide ou de la complicité d'un ami ou d'un voisin".
Il est regrettable que l'on attise le feu des discordes entre compatriotes. Oui, sous l'occupation, le statut des juifs était lourd, désobligeant, inacceptable. Oui, le gouvernement de la France a pris des mesures de rétorsion contre eux, mais ces dispositions en prévenaient d'autres qui auraient été odieuses et criminelles pour tous et sans doute laissaient-elles au pouvoir politique une place plus large de manoeuvre dans la défense et la préservation d'intérêts vitaux.
Quel but veut-on atteindre par ces campagnes renouvelées où la haine confère au ressentiment la permanence d'une méchanceté griffante et déchiqueteuse? L'unité de la Communauté nationale, premier de tous les biens, ne devrait-elle pas être recherchée par l'ensemble des enfants d'un même pays? Héritiers d'une longue tradition qui a vu les oppositions, la compréhension, l'indulgence ou les pardons se succéder à travers les âges au sein de notre grande famille sur la terre des pères : quels sont les français de souche qui peuvent accepter désormais, sans broncher, ce dénigrement systématique où les accusations perfides entretiennent un climat déletére hostile à la réconciliation ?
Il est temps, selon nous, de réagir contre ces attaques incessantes et venimeuses qui nuisent au consensus souhaité par l'immense majorité de notre peuple lassé des divisions et qui va finir par se demander quelles arrières-pensées mobilisent les fanatiques de la désunion.
René MINGUET - 1985
(2) "Le bréviaire de la haine" edition 1972, par Léon Poliakoff, pages 199 à 203 (3) "Vichy et les juifs" par M.R. Marrus et R.O. Paxton - Calmann-Lévy - 1981