Discours de Jean Borotra le 10 novembre 1982 à Douaumont autour de la statue dédiée au Poilu de Verdun.
1982 - ADMP
«En ces lieux où le Général PETAIN sauva Verdun en 1916, grâce à l'héroïsme de ses soldats et à la confiance totale qu'ils avaient en lui, et à la veille de l'anniversaire de ce 11 Novembre 1918 qui scella la victoire - à laquelle il avait si bien contribué à la tête de l'Armée française dont il avait sauvé le moral en 1917 - il est opportun de rappeler les événements tragiques par décisifs qui marquèrent il y a quarante ans la même période.
C'est en effet dans la première quinzaine de novembre 1942 que fut justifié l'espoir conservé, par le Maréchal PÉTAIN - après l'armistice qui avait sauvé l'Afrique du Nord et notre armée d'Afrique d'une modification ultérieure de la situation militaire mondiale.
Le 8 Novembre 1942, ce « tournant de la guerre » était atteint. Les Alliés débarquaient au Maroc et en Algérie, après avoir hélas gardé vis-à-vis du Maréchal PÉTAIN un secret absolu quant à ce débarquement et obligé ainsi nos forces armées en exécution d'ordres permanents, à un « baroud d'honneur » qui leur fit perdre 1 500 des leurs.
Dès le 8 Novembre 1942, par un télégramme secret adressé en son nom par l'Amiral AUPHAN à l'Amiral DARLAN, le Maréchal avait autorisé le cessez-le-feu en Algérie.
L'invasion de la zone libre par la Wehrmacht était évidemment imminente.
Mais le 9 Novembre, le Maréchal aurait pu encore quitter Vichy en avion pour gagner Alger et faire rentrer personnellement la France et son Empire dans la guerre, entrant ainsi lui-même une nouvelle fois vivant dans l'Histoire.
Georges LAMIRAND, Ministre de la Jeunesse, pour lequel le Maréchal avait une grande affection, réussit le 9 Novembre à 6 heures du matin à arriver jusqu'à lui pour l'informer qu'un avion l'attendait et essayer de le convaincre de partir. Mais, malgré tous ses efforts, il n'y parvint pas. « HITLER, lui dit le Maréchal, ferait payer très cher mon départ aux Français. Mon devoir est, comme en Juin 40, de rester en France pour tenter de diminuer leurs souffrances. » Il devait faire une réponse analogue à la même requête que lui adressa le 11 Novembre le prince Xavier DE BOURBON PARME.
Bien entendu sa décision n'empêcha pas la France de rejoindre ses alliés dans la guerre. Grâce à de nouveaux télégrammes secrets adressés à l'Amiral DARLAN à Alger, celui-ci put en effet l'annoncer solennellement le 13 Novembre à la radio, « au nom du Maréchal empêché ».
1982 - ADMP
«En ces lieux où le Général PETAIN sauva Verdun en 1916, grâce à l'héroïsme de ses soldats et à la confiance totale qu'ils avaient en lui, et à la veille de l'anniversaire de ce 11 Novembre 1918 qui scella la victoire - à laquelle il avait si bien contribué à la tête de l'Armée française dont il avait sauvé le moral en 1917 - il est opportun de rappeler les événements tragiques par décisifs qui marquèrent il y a quarante ans la même période.
C'est en effet dans la première quinzaine de novembre 1942 que fut justifié l'espoir conservé, par le Maréchal PÉTAIN - après l'armistice qui avait sauvé l'Afrique du Nord et notre armée d'Afrique d'une modification ultérieure de la situation militaire mondiale.
Le 8 Novembre 1942, ce « tournant de la guerre » était atteint. Les Alliés débarquaient au Maroc et en Algérie, après avoir hélas gardé vis-à-vis du Maréchal PÉTAIN un secret absolu quant à ce débarquement et obligé ainsi nos forces armées en exécution d'ordres permanents, à un « baroud d'honneur » qui leur fit perdre 1 500 des leurs.
Dès le 8 Novembre 1942, par un télégramme secret adressé en son nom par l'Amiral AUPHAN à l'Amiral DARLAN, le Maréchal avait autorisé le cessez-le-feu en Algérie.
L'invasion de la zone libre par la Wehrmacht était évidemment imminente.
Mais le 9 Novembre, le Maréchal aurait pu encore quitter Vichy en avion pour gagner Alger et faire rentrer personnellement la France et son Empire dans la guerre, entrant ainsi lui-même une nouvelle fois vivant dans l'Histoire.
Georges LAMIRAND, Ministre de la Jeunesse, pour lequel le Maréchal avait une grande affection, réussit le 9 Novembre à 6 heures du matin à arriver jusqu'à lui pour l'informer qu'un avion l'attendait et essayer de le convaincre de partir. Mais, malgré tous ses efforts, il n'y parvint pas. « HITLER, lui dit le Maréchal, ferait payer très cher mon départ aux Français. Mon devoir est, comme en Juin 40, de rester en France pour tenter de diminuer leurs souffrances. » Il devait faire une réponse analogue à la même requête que lui adressa le 11 Novembre le prince Xavier DE BOURBON PARME.
Bien entendu sa décision n'empêcha pas la France de rejoindre ses alliés dans la guerre. Grâce à de nouveaux télégrammes secrets adressés à l'Amiral DARLAN à Alger, celui-ci put en effet l'annoncer solennellement le 13 Novembre à la radio, « au nom du Maréchal empêché ».
WEYGAND, soldat chrétien
«Quelle que soit la volonté de Dieu, je m'y soumets entièrement. Je quitterai la vie le cœur plein de reconnaissance, l'âme pleine de foi.
La divine protection a permis qu'après les douloureux débuts de mon existence, j'aie pu avoir ma part des joies de la famille et jouir des plus hautes satisfactions du noble métier de soldat. Je n'en excepte pas les épreuves qui, même cruelles, sont aussi un bienfait du Très Haut.
Pendant plus de cinquante ans, j'ai servi dans les rangs, puis à la tête de l'Armée. Je lui ai voué une gratitude sans limite des exemples et des dévouements que j'y ai trouvés. J'aimerais qu'un mot lui dise que je l'en remercie et que je suis fier de lui avoir appartenu si longtemps>>.
(Extrait de ses dernières volontés)
«Quelle que soit la volonté de Dieu, je m'y soumets entièrement. Je quitterai la vie le cœur plein de reconnaissance, l'âme pleine de foi.
La divine protection a permis qu'après les douloureux débuts de mon existence, j'aie pu avoir ma part des joies de la famille et jouir des plus hautes satisfactions du noble métier de soldat. Je n'en excepte pas les épreuves qui, même cruelles, sont aussi un bienfait du Très Haut.
Pendant plus de cinquante ans, j'ai servi dans les rangs, puis à la tête de l'Armée. Je lui ai voué une gratitude sans limite des exemples et des dévouements que j'y ai trouvés. J'aimerais qu'un mot lui dise que je l'en remercie et que je suis fier de lui avoir appartenu si longtemps>>.
(Extrait de ses dernières volontés)
Série complète - Schulmeister l'espion de l'empereur - 2 saisons de 13 épisodes
2 saisons — 1971-1974 — Réal : Jean Pierre Decourt
Schulmeister, surnommé le « Maître d’école », est l'espion de Napoléon. Il s’emploie à déjouer les complots anglais ou autrichiens contre l'Empire. Ces intrigues policières qui mêlent hauts dignitaires et comtesses de tous pays lui permettent de recevoir le titre de « commissaire impérial ». Une éblouissante saga d'aventures où les rebondissements ne manquent pas.
https://odysee.com/$/playlist/f30e503d9f032891197bd17002a0d4574d344eef
2 saisons — 1971-1974 — Réal : Jean Pierre Decourt
Schulmeister, surnommé le « Maître d’école », est l'espion de Napoléon. Il s’emploie à déjouer les complots anglais ou autrichiens contre l'Empire. Ces intrigues policières qui mêlent hauts dignitaires et comtesses de tous pays lui permettent de recevoir le titre de « commissaire impérial ». Une éblouissante saga d'aventures où les rebondissements ne manquent pas.
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Odysee
Schulmeister l'espion de l'empereur - Episode 1 - Le Maître d'école - 0H53 — 1971 — Réal - Jean Pierre Decourt
Retrouvez tous les épisodes de la série ici : https://odysee.com/$/playlist/f30e503d9f032891197bd17002a0d4574d344eef
Léon Daudet - Panorama de la IIIeme République
Les étapes de la guerre - p222 et 223
1916 fut l'année de Verdun, que voulaient emporter les Allemands, contre laquelle ils s'acharnèrent, dont la prise eût été pour eux la revanche de la Marne, qui leur coûta, dans de terribles assauts, leurs meilleures troupes et qui, finalement, leur résista victorieusement. On s'est demandé, depuis lors, en France comme en Allemagne, la raison de cet entêtement, car, même après la chute de Verdun, la guerre n'était pas terminée pour cela. Question de prestige? Désir d'effacer l'échec de septembre 1914? Ces motifs sont plutôt faibles. Je pense que nos ennemis voulaient reprendre, sur une moindre échelle, les restes du plan Schlieffen et l'encerclement des armées franco-anglaises.
Deux hommes de guerre déjouèrent leurs calculs entre le 21 février, début de l'attaque et la reprise de Douaumont en octobre: Pétain et Mangin. Le premier, en jouant de l'emploi des réserves avec une prudence hardie, qui devait encore par la suite triompher de Ludendorff et de ses « poches ». Le second en maniant la contre-offensive à sa manière irrésistible et sans tenir compte des fausses règles. Quand l'attaque allemande commença, avec une prodigalité de projectiles sans précédent, les moyens de transport manquaient, entre Bar-le-Duc et la citadelle de Verdun. Le petit chemin de fer local était ridiculement insuffisant. On organisa la chaîne sans fin sur route par camions. Cette improvisation, à travers un fleuve de boue, fut un des prodiges de la guerre. L'ennemi, dans son premier élan, arriva jusqu'à Souville, aux portes de Verdun, par une série de bonds successifs. Là il fut contraint de s'arrêter. Auprès de Pétain et de sa formule historique «< on les aura», s'illustrèrent Berthelot et Nivelle. Le monde entier suivait avec fièvre les péripéties du duel formidable.
Les étapes de la guerre - p222 et 223
1916 fut l'année de Verdun, que voulaient emporter les Allemands, contre laquelle ils s'acharnèrent, dont la prise eût été pour eux la revanche de la Marne, qui leur coûta, dans de terribles assauts, leurs meilleures troupes et qui, finalement, leur résista victorieusement. On s'est demandé, depuis lors, en France comme en Allemagne, la raison de cet entêtement, car, même après la chute de Verdun, la guerre n'était pas terminée pour cela. Question de prestige? Désir d'effacer l'échec de septembre 1914? Ces motifs sont plutôt faibles. Je pense que nos ennemis voulaient reprendre, sur une moindre échelle, les restes du plan Schlieffen et l'encerclement des armées franco-anglaises.
Deux hommes de guerre déjouèrent leurs calculs entre le 21 février, début de l'attaque et la reprise de Douaumont en octobre: Pétain et Mangin. Le premier, en jouant de l'emploi des réserves avec une prudence hardie, qui devait encore par la suite triompher de Ludendorff et de ses « poches ». Le second en maniant la contre-offensive à sa manière irrésistible et sans tenir compte des fausses règles. Quand l'attaque allemande commença, avec une prodigalité de projectiles sans précédent, les moyens de transport manquaient, entre Bar-le-Duc et la citadelle de Verdun. Le petit chemin de fer local était ridiculement insuffisant. On organisa la chaîne sans fin sur route par camions. Cette improvisation, à travers un fleuve de boue, fut un des prodiges de la guerre. L'ennemi, dans son premier élan, arriva jusqu'à Souville, aux portes de Verdun, par une série de bonds successifs. Là il fut contraint de s'arrêter. Auprès de Pétain et de sa formule historique «< on les aura», s'illustrèrent Berthelot et Nivelle. Le monde entier suivait avec fièvre les péripéties du duel formidable.
Viendra-t-il le jour où on cessera de reprocher au Maréchal ce qui fut à son plus grand mérite, parce que cet acte était le plus nécessaire et qu'on le lui reprocherait le plus ? Car il n'a jamais agi, manœuvré, plié, résisté que pour sauver le plus possible de juifs. Le statut n'était destiné qu'à les soustraire à la législation allemande dont il savait qu'elle allait être bientôt imposée par l'occupant et que l'occupant serait féroce. Il fut en contact constant avec M. HEILBRONNER, président du consistoire des Israélites de France. « Que deviendraient les Juils sans moi ? » dit-il quand on le presse de partir pour Alger en Novembre 1942. Le grand Rabbin lui exprime sa reconnaissance de ne pas être parti. En Février 1943, le rabbin ISAIE SCHWARTZ demande à être reçu par lui: << Monsieur le Maréchal, dit-il, il est d'usage de prier chaque samedi pour le chef de l'Etat. >>
Le résultat de l'action du Maréchal est là, et il n'est pas contesté. Les statistiques, puisque ces drames atroces finissent par s'analyser en chiffres, parlent haut (3). Les pourcentages des pertes, réfugiés compris, sont en France de 30 %, en Belgique de 44 %, en Grèce de 80 %, en Hollande de 60 %, en Pologne de 84 %, en Lettonie de 89,5 %, en Lithuanie de 90 %.
La France ne fut pas « polonisée ».
Est-ce que les hommes sauvés peuvent oublier qu'ils le doivent, pour le plus grand nombre, d'abord à Philippe PÉTAIN?
Est-ce un crime, pour ce chef de l'Etat solitaire, vieillard aux mains nues, devant le pouvoir le plus armé et le plus cruel, de n'avoir pu être davantage un rempart ?
L'histoire, c'est une certitude, le rétablira dans sa gloire. Pour être juste, il doit être aussi rétabli dans la loi.
Jacques ISORNI
Le résultat de l'action du Maréchal est là, et il n'est pas contesté. Les statistiques, puisque ces drames atroces finissent par s'analyser en chiffres, parlent haut (3). Les pourcentages des pertes, réfugiés compris, sont en France de 30 %, en Belgique de 44 %, en Grèce de 80 %, en Hollande de 60 %, en Pologne de 84 %, en Lettonie de 89,5 %, en Lithuanie de 90 %.
La France ne fut pas « polonisée ».
Est-ce que les hommes sauvés peuvent oublier qu'ils le doivent, pour le plus grand nombre, d'abord à Philippe PÉTAIN?
Est-ce un crime, pour ce chef de l'Etat solitaire, vieillard aux mains nues, devant le pouvoir le plus armé et le plus cruel, de n'avoir pu être davantage un rempart ?
L'histoire, c'est une certitude, le rétablira dans sa gloire. Pour être juste, il doit être aussi rétabli dans la loi.
Jacques ISORNI
La médecine sous le Maréchal - Le professeur Leriche à la tête du conseil de l'ordre.
Je m'aperçus bien vite qu'une de nos tâches essentielles serait de défendre les médecins. Les israélites n'étaient pas seuls inquiétés. Il y avait aussi les médecins d'origine étrangère. Il me fallut lutter parfois, surtout au début, pour des chrétiens dits communisants par des dénonciations anonymes. Je dus aller pour un médecin protestant jusqu'à déclarer par écrit à un ministre, quelque peu sectaire, que si on ne le laissait pas dans le poste que je lui avais confié de Président du Conseil de son département, je tirerais la conclusion de cet abus de pouvoir et je donnerais ma démission. La question alla jusqu'au maréchal qui me fit raison contre un de ses ministres.
Pour les médecins israélites, la loi nous ligotait. Nous décidâmes de faire traîner la procédure en examinant tous les cas un à un, en établissant lentement de longs dossiers, en réclamant des dérogations basées sur une ascendance française ou sur des services exceptionnels, et ROUX-BERGER dont chacun connaissait le libéralisme et l'intégrité humaine fut chargé de la direction de ce service. Grâce à cela, nous pûmes sauver nombre de confrères auxquels je donnai le conseil de passer dans la zone libre. Certains ne voulurent pas suivre cet avis. Ils eurent tort.
Je m'aperçus bien vite qu'une de nos tâches essentielles serait de défendre les médecins. Les israélites n'étaient pas seuls inquiétés. Il y avait aussi les médecins d'origine étrangère. Il me fallut lutter parfois, surtout au début, pour des chrétiens dits communisants par des dénonciations anonymes. Je dus aller pour un médecin protestant jusqu'à déclarer par écrit à un ministre, quelque peu sectaire, que si on ne le laissait pas dans le poste que je lui avais confié de Président du Conseil de son département, je tirerais la conclusion de cet abus de pouvoir et je donnerais ma démission. La question alla jusqu'au maréchal qui me fit raison contre un de ses ministres.
Pour les médecins israélites, la loi nous ligotait. Nous décidâmes de faire traîner la procédure en examinant tous les cas un à un, en établissant lentement de longs dossiers, en réclamant des dérogations basées sur une ascendance française ou sur des services exceptionnels, et ROUX-BERGER dont chacun connaissait le libéralisme et l'intégrité humaine fut chargé de la direction de ce service. Grâce à cela, nous pûmes sauver nombre de confrères auxquels je donnai le conseil de passer dans la zone libre. Certains ne voulurent pas suivre cet avis. Ils eurent tort.
Media is too big
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Mitterrand Minguettes
Antenne 2 Le Journal de 20H - 10.08.1983 - 02mn43 - vidéo
"L'immigration clandestine excessive doit être de plus en plus contrôlée afin d'être tarie. La France a besoin de travailleurs étrangers ds certains domaines. Ils doivent être reçus et protégés autant que tout citoyen français. Cela ne s'appelle pas un quota, c'est une affaire de respect de la loi "
Antenne 2 Le Journal de 20H - 10.08.1983 - 02mn43 - vidéo
"L'immigration clandestine excessive doit être de plus en plus contrôlée afin d'être tarie. La France a besoin de travailleurs étrangers ds certains domaines. Ils doivent être reçus et protégés autant que tout citoyen français. Cela ne s'appelle pas un quota, c'est une affaire de respect de la loi "
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Jacques Chirac en 1991 : "si vous ajoutez à cela, le bruit et l'odeur"
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L'immigration clandestine ne doit pas être tolérée, François Mitterand 1989