L’historien Amouroux dans son livre 𝐿𝑎 𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐̧𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙'𝑂𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛.
𝟑 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟏𝟗𝟒𝟎 : 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞𝐫𝐬 𝐞𝐥-𝐊𝐞́𝐛𝐢𝐫
Le 𝟐𝟐 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟏𝟗𝟒𝟎 le maréchal Pétain, président du Conseil depuis le 𝟏𝟔, négocie avec l’Allemagne et l’Italie un armistice qui prévoie, entre autres, la neutralité de la France dans le conflit ainsi que la démilitarisation de la marine en échange du maintien de son commandement français. L’armistice entre en vigueur le 𝟐𝟒. Cette décision est contestée par le premier ministre anglais Winston Churchill et par le jusqu’au-boutiste de Gaulle qui tente de s’affirmer comme chef légitime du pays. En conséquence, le Royaume-Uni déclenche, sans déclaration de guerre, le 2 juillet l’opération 𝐶𝑎𝑡𝑎𝑝𝑢𝑙𝑡 visant à capturer ou détruire le plus de navires Français possible. Le 𝟑 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭, la flotte anglaise arrive devant le port militaire de Mers el-Kébir et lance un ultimatum à la flotte française, l’amiral Somerville ordonne aux Français de rallier les Britanniques. Après un délai de 6 heures, l’amiral Gensoul refuse de se soumettre, le combat débute. L’attaque, justifiée plus tard par le « général », déserteur, et autoproclamé résistant Charles de Gaulle, causa la mort de 1295 hommes, la destruction du cuirassé Bretagne (997 morts) et la mise hors de combat de plusieurs cuirassés et contre-torpilleurs. Avec la destruction de la 4e marine de guerre mondiale, une marine qui n’avait jusque-là montrer aucun signe d’anglophobie, « l’allié » anglais montra une fois de plus qu’il est indigne de toute confiance. En réaction, certains hauts dignitaires tels que l’amiral Darlan et Pierre Laval souhaitent que l’État français déclare officiellement la guerre à l’Angleterre. Le maréchal Pétain préfère rester modérer, les relations entre les deux pays ne sont rompues que temporairement.
Cette victoire britannique entraîna plusieurs conséquences, elle a tout d’abord marqué une profonde rupture dans les relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre, déjà amenuies après la lâche fuite de Dunkerque, elle réveilla chez les Français une véritable anglophobie qui fit ralentir le flux de Français désirant rejoindre Londres. Le 𝟐 𝐚𝐨𝐮̂𝐭, Charles de Gaulle est condamné à mort par coutumace pour trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État et désertion en temps de guerre par le tribunal militaire permanent de la 13e région. Les généraux qui composaient ce tribunal prononçaient également sa dégradation militaire et la confiscation de ses biens.
La folie destructrice ne s'arrête pas là, le 𝟐𝟑 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 la 𝑅𝑜𝑦𝑎𝑙 𝑁𝑎𝑣𝑦 attaque la ville de Dakar mais échoue à faire plier les forces vichystes. Entre 𝐦𝐚𝐢 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟒𝟐 elle attaque Madagascar sans même prévenir de Gaulle. N’oublions pas non plus les bombardements du territoire métropolitain qui, aidés par les américains, ont rayé de la carte de nombreuses villes (Saint-Nazaire, Lorient, Caen, le Havre, Dunkerque et tant d’autres) et tués environ 50 000 civils.
𝟑 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟏𝟗𝟒𝟎 : 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞𝐫𝐬 𝐞𝐥-𝐊𝐞́𝐛𝐢𝐫
Le 𝟐𝟐 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟏𝟗𝟒𝟎 le maréchal Pétain, président du Conseil depuis le 𝟏𝟔, négocie avec l’Allemagne et l’Italie un armistice qui prévoie, entre autres, la neutralité de la France dans le conflit ainsi que la démilitarisation de la marine en échange du maintien de son commandement français. L’armistice entre en vigueur le 𝟐𝟒. Cette décision est contestée par le premier ministre anglais Winston Churchill et par le jusqu’au-boutiste de Gaulle qui tente de s’affirmer comme chef légitime du pays. En conséquence, le Royaume-Uni déclenche, sans déclaration de guerre, le 2 juillet l’opération 𝐶𝑎𝑡𝑎𝑝𝑢𝑙𝑡 visant à capturer ou détruire le plus de navires Français possible. Le 𝟑 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭, la flotte anglaise arrive devant le port militaire de Mers el-Kébir et lance un ultimatum à la flotte française, l’amiral Somerville ordonne aux Français de rallier les Britanniques. Après un délai de 6 heures, l’amiral Gensoul refuse de se soumettre, le combat débute. L’attaque, justifiée plus tard par le « général », déserteur, et autoproclamé résistant Charles de Gaulle, causa la mort de 1295 hommes, la destruction du cuirassé Bretagne (997 morts) et la mise hors de combat de plusieurs cuirassés et contre-torpilleurs. Avec la destruction de la 4e marine de guerre mondiale, une marine qui n’avait jusque-là montrer aucun signe d’anglophobie, « l’allié » anglais montra une fois de plus qu’il est indigne de toute confiance. En réaction, certains hauts dignitaires tels que l’amiral Darlan et Pierre Laval souhaitent que l’État français déclare officiellement la guerre à l’Angleterre. Le maréchal Pétain préfère rester modérer, les relations entre les deux pays ne sont rompues que temporairement.
Cette victoire britannique entraîna plusieurs conséquences, elle a tout d’abord marqué une profonde rupture dans les relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre, déjà amenuies après la lâche fuite de Dunkerque, elle réveilla chez les Français une véritable anglophobie qui fit ralentir le flux de Français désirant rejoindre Londres. Le 𝟐 𝐚𝐨𝐮̂𝐭, Charles de Gaulle est condamné à mort par coutumace pour trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État et désertion en temps de guerre par le tribunal militaire permanent de la 13e région. Les généraux qui composaient ce tribunal prononçaient également sa dégradation militaire et la confiscation de ses biens.
La folie destructrice ne s'arrête pas là, le 𝟐𝟑 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 la 𝑅𝑜𝑦𝑎𝑙 𝑁𝑎𝑣𝑦 attaque la ville de Dakar mais échoue à faire plier les forces vichystes. Entre 𝐦𝐚𝐢 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟒𝟐 elle attaque Madagascar sans même prévenir de Gaulle. N’oublions pas non plus les bombardements du territoire métropolitain qui, aidés par les américains, ont rayé de la carte de nombreuses villes (Saint-Nazaire, Lorient, Caen, le Havre, Dunkerque et tant d’autres) et tués environ 50 000 civils.
Forwarded from Arnaud Robert 🇨🇵
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Attention… elle pique un peu ! 😁
Alexandre Cormier-Denis sur Nomos-TV
10 décembre 2022
Alexandre Cormier-Denis sur Nomos-TV
10 décembre 2022
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Destinés initialement à regrouper et à encadrer les dizaines de milliers de jeunes soldats, appartenant aux classes 39/2 et 40/1, les Chantiers de la Jeunesse eurent pour but essentiel de former et éduquer les jeunes qui n'avaient pas - ou peu - connu l'expérience du combat.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
Destinés initialement à regrouper et à encadrer les dizaines de milliers de jeunes soldats, appartenant aux classes 39/2 et 40/1, les Chantiers de la Jeunesse eurent pour but essentiel de former et éduquer les jeunes qui n'avaient pas - ou peu - connu l'expérience du combat.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
Les chantiers de la jeunesse
Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le maréchal Pétain. Pour le Général, « la formation morale, est à rechercher essentiellement dans le culte de l’honneur et dans la pratique de la vie en commun ; la formation virile, qui crée d’ailleurs une prédisposition heureuse au développement moral, se rattache à l’entraînement physique ». L’incorporation des normes passe ainsi par l’exercice. « Savoir se tenir est un précepte de dignité morale, mais il y faut la maîtrise d’un corps. Le débraillé, l’indiscipline, la paresse de la France de 1940 étaient moraux, physiques aussi. On ne fait pas la guerre avec un peuple qui ne sait pas se tenir et qui n’a pas de muscles ». Scoutisme, hébertisme, sport et jeux ont ainsi pour vocation de s’intégrer dans un projet idéologique plus vaste dans lequel la formation à la discipline, l’autorité et l’obéissance participent au "relèvement" du pays.
Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le maréchal Pétain. Pour le Général, « la formation morale, est à rechercher essentiellement dans le culte de l’honneur et dans la pratique de la vie en commun ; la formation virile, qui crée d’ailleurs une prédisposition heureuse au développement moral, se rattache à l’entraînement physique ». L’incorporation des normes passe ainsi par l’exercice. « Savoir se tenir est un précepte de dignité morale, mais il y faut la maîtrise d’un corps. Le débraillé, l’indiscipline, la paresse de la France de 1940 étaient moraux, physiques aussi. On ne fait pas la guerre avec un peuple qui ne sait pas se tenir et qui n’a pas de muscles ». Scoutisme, hébertisme, sport et jeux ont ainsi pour vocation de s’intégrer dans un projet idéologique plus vaste dans lequel la formation à la discipline, l’autorité et l’obéissance participent au "relèvement" du pays.