Maréchal Pétain
1.6K subscribers
3.21K photos
1.22K videos
132 files
1.4K links
Réhabilitation du Maréchal Pétain
Download Telegram
Extrait de
D'un armistice à l'autre, 1918 et 1940, Le wagon de Rethondes
Alain du Beaudiez 

Le rôle de l’armistice dans la victoire finale

Sur le moment, les clauses les plus importantes de l’armistice étaient favorables à la France, et Hitler a certainement commis une erreur en l’accordant :
– La zone libre a bien servi pendant un peu plus de deux ans à tous ceux qui purent s’y réfugier, y compris les réseaux de résistance qui purent s’organiser et se développer. Le régime de Vichy perdit d’ailleurs beaucoup de sa justification lorsque toute la France fut occupée.
– La clause qui maintenait l’empire colonial français hors du Reich allemand fut d’une importance capitale pour la suite de la guerre. Au moment où il était en position de force, Hitler aurait certainement dû s’assurer une possibilité d’intervention en Afrique du Nord, à partir de Gibraltar, et ne pas abandonner la mer Méditerranée. Cependant, il était pressé d’avoir les mains libres pour pouvoir se retourner contre l’Angleterre. C’est ainsi qu’Alger, qui ne pouvait guère jouer un rôle utile en juin 1940, comme on l’a souvent affirmé, tint, deux ans plus tard, une place essentielle.
– Quant à la flotte, on peut exprimer le regret que les signataires n’aient pas insisté, dans les négociations, sur le transfert des bâtiments en Afrique. Si cette possibilité avait été incluse dans la convention, ce transfert aurait certainement enlevé tout prétexte à  une réaction excessive de l’Angleterre. Mais, à ce moment, la France n’imaginait pas à quel point les Anglais étaient inquiets et encore moins de quoi l’Angleterre était capable !
Par la suite, la France apporta la preuve qu’il n’avait jamais été question de livrer sa flotte à l’Allemagne : lorsque, après le débarquement américain en Afrique du Nord, en novembre 1942, les troupes allemandes marchèrent sur Toulon, la flotte se saborda plutôt que de tomber aux mains des Allemands.
Jamais la France n’aurait livré sa flotte à l’Allemagne. En revanche, les navires auraient pu rejoindre la flotte alliée à Alger, comme l’amiral Darlan, devenu Haut commissaire de la France en Afrique, en avait donné l’ordre. Mais, pour la Marine, le drame de Mers el-Kébir avait fermé toutes les portes, et elle préféra se détruire. 
Il ne faut pas perdre de vue que l’armistice du 22 juin 1940 ne mettait pas fin à la guerre. Comme tous les armistices, il instaurait un cessez-le-feu mettant fin aux combats. Pour mettre fin à l’état de guerre, il aurait fallu que fût signé un traité de paix, comme en 1919 à Versailles, ce qui ne fut pas le cas.
En réalité, les clauses de l’armistice ne furent pas remises en cause jusqu’au franchissement de la ligne de démarcation, en novembre 1942. C’est, précisément, la pérennité de ces clauses qui explique toute l’importance de l’armistice. Concrètement, la plus grande réussite fut de maintenir l’Empire, ainsi que la mer Méditerranée, en dehors de l’influence allemande.
Extrait de
D'un armistice à l'autre, 1918 et 1940, Le wagon de Rethondes
Alain du Beaudiez 

Le 4 septembre 1940, le général Weygand était nommé délégué général du gouvernement pour l’Afrique du Nord par le maréchal Pétain puis, le 3 octobre 1940, délégué général pour l’Afrique française.
La loi qui le nommait en faisait un véritable proconsul chargé de garantir la cohésion des territoires de l’Empire et, bien entendu, d’assurer leur sécurité, en cherchant à rallier à la France les factions dissidentes. Mais, en réalité, la volonté du général Weygand était de faire d’Alger – à peine l’armistice signé – une base de reconquête. Les quelques lignes citées en exergue traduisent bien le projet qui était le sien de faire, à sa manière, de la « résistance ».
C’est ainsi que, dès l’été 1940, Alger est peu à peu organisée – en cachette des Allemands – pour pouvoir servir de base à la reprise de la guerre. L’objectif du général Weygand était, en effet, de rebâtir secrètement une armée en Afrique du Nord. Il s’attèle rapidement à cette tâche, en liaison avec les services secrets américains. Dans le même temps, le général Weygand entend réorganiser l’Empire en profondeur, en particulier sur le plan économique, pour tenter de compenser les effets du blocus et d’améliorer le sort des populations.
 Pour pouvoir mener à bien ses projets, il prit contact, dès février 1941, avec Robert Murphy, le représentant du Président Roosevelt, dont il parvint à gagner la confiance. C’est avec lui qu’il signa un accord qui permit le ravitaillement de l’Afrique du Nord par les États-Unis. Mais c’est surtout sur le plan militaire que l’action du général Weygand s’avéra novatrice. Son crédo était : « Défendre l’Afrique contre quiconque. »
Media is too big
VIEW IN TELEGRAM
Architecture et géographie sacrée - Le Mont Saint-Michel et l'Archange lumière - 0H53 — 1978 avec la voix de Michel Bouquet

Entre la terre et l’océan, le monastère du Mont Saint Michel récapitule l’épopée de l’Occident chrétien. "Acropole des brouillards, huitième merveille du monde, préfiguration de la Jérusalem céleste"... les pélerins sont extatiques devant ce site exceptionnel, alors qu'ils montent vers le sanctuaire...
Extrait de
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
P790

Le fascisme est mort

Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles.
A la question, Mussolini est il de gauche ? Oui selon Frédéric Le Moal.
Le colonel Groussard, au sujet de l'entourage de Pétain en 1940. Extrait du livre Service secret, 1940 - 1945


« J’entrai pour arriver à mes fins, en contact direct avec l’entourage du Maréchal Pétain.
Cet entourage, à mon avis, était à l’époque composé d’un certain nombre d’hommes qui n’étaient aucunement atteints par ce qu’on a défini depuis par l’esprit de collaboration. Ainsi que j’ai pu m’en rendre compte quand je les ai approchés, ils avaient ressenti au fond d’eux-mêmes comme la plupart des Français, la honte d’une telle défaite et ils considéraient l’Allemand, malgré l’Armistice, comme l’ennemi. Il faut voir Lémery pleurer de rage en apprenant la conclusion des accords du Général Catroux avec les Japonais, il faut avoir assisté à la colère d’Alibert quand il apprit que les Allemands avaient exigé le départ de Rivaud, il faut avoir entendu Peyrouton dans ses explosions de haine contre les Nazis et Laval qui continuait dans l’ombre à tisser sa toile, pour être persuadé que ces hommes étaient quoiqu’on en dise des patriotes. »
Forwarded from Maréchal Pétain
« Où manque la force, le droit disparaît ; où apparait la force, le droit commence à rayonner. »
Maurice Barrès, La grande pitié des églises de France
« Abattre un Européen, c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : reste un homme mort et un homme libre. »
Jean-Paul Sartre,
Préface aux Damnés de la terre de
Franz Fanon.