Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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MONTOIRE VERDUN DIPLOMATIQUE - LE SECRET DU MARÉCHAL
LOUIS-DOMINIQUE GIRARD

LE MARÉCHAL DEVANT LA DÉFAITE - P60-61
C'est après la capitulation de Paris que le Maréchal s'était convaincu de la nécessité de demander l'armistice à l'Allemagne. Il y voyait l'unique moyen d'empêcher la France entière d'avoir à capituler.
Persuadé que l'Angleterre gagnerait la guerre si elle la continuait, le Maréchal estimait que le gouvernement de la France n'avait pas le droit de livrer le sol national et ses habitants à la merci du vainqueur. La capitulation exigée de l'Allemagne et du Japon par les Alliés, en 1945, a fait la preuve que l'armistice est une solution moins redoutable. En 1940, la capitulation de la France eût impliqué la reddition totale de son armée, la servitude pour sa population, la mainmise complète du Reich sur ses biens, son administration et son avenir politique, sans doute aussi sur son empire africain.
La Hollande, puisqu'on invoqua son exemple, pouvait capituler et sa reine chercher refuge à Londres —d'ailleurs en violation de la constitution du Royaume. Dans les grands bouleversements de l'histoire, les petites nations sont des instruments aux mains des grandes puissances, des pions dont celles-ci disposent à leur guise lors du règlement de la paix. Mais, à moins d'accepter sa déchéance, une puissance commela France n'avait pas le droit d'abandonner son sort au caprice de la guerre et au bon plaisir d'États étrangers. Pour que la France ne devînt pas la proie de l'Allemagne, de l'Angleterre ou de tout autre pays dans les temps qui allaient venir, il fallait lui conserver un organe étatique pour exprimer sa volonté et orienter son destin.
Extrait de
La Bataille de Dunkerque: 26 mai - 4 juin 1940
Dominique Lormier

La défense terrestre de la poche de Dunkerque est assurée par 30 000 soldats français et 2 000 à 6 000 soldats britanniques : soit un effort militaire français décisif dans la couverture de l’embarquement des troupes alliées. La marine française fournit également 300 des 848 navires employés pour l’opération d’évacutation par mer et embarque 102 570 des 347 781 soldats alliés évacués au total.
Durant une dizaine de jours, Français et Britanniques parviennent à contenir les attaques de 160 000 soldats allemands, soutenus par une centaine de chars et 800 à 1 000 avions. Tous les rapports militaires allemands attestent de la résistance héroïque des défenseurs de Dunkerque. Cette résistance permet de couvrir l’embarquement de la plus grande partie des troupes alliées enfermées dans la poche de Dunkerque. Dans le cas contraire, toute opération d’évacuation aurait été impossible.
Le poids de cette bataille sur le sort de la guerre est désormais clairement établi. L’armée française, par son héroïque sacrifice, a bel et bien sauvé la Grande-Bretagne de la défaite.
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Erik Satie - Gymnopédies
Extrait de
D'un armistice à l'autre, 1918 et 1940, Le wagon de Rethondes
Alain du Beaudiez 

Le rôle de l’armistice dans la victoire finale

Sur le moment, les clauses les plus importantes de l’armistice étaient favorables à la France, et Hitler a certainement commis une erreur en l’accordant :
– La zone libre a bien servi pendant un peu plus de deux ans à tous ceux qui purent s’y réfugier, y compris les réseaux de résistance qui purent s’organiser et se développer. Le régime de Vichy perdit d’ailleurs beaucoup de sa justification lorsque toute la France fut occupée.
– La clause qui maintenait l’empire colonial français hors du Reich allemand fut d’une importance capitale pour la suite de la guerre. Au moment où il était en position de force, Hitler aurait certainement dû s’assurer une possibilité d’intervention en Afrique du Nord, à partir de Gibraltar, et ne pas abandonner la mer Méditerranée. Cependant, il était pressé d’avoir les mains libres pour pouvoir se retourner contre l’Angleterre. C’est ainsi qu’Alger, qui ne pouvait guère jouer un rôle utile en juin 1940, comme on l’a souvent affirmé, tint, deux ans plus tard, une place essentielle.
– Quant à la flotte, on peut exprimer le regret que les signataires n’aient pas insisté, dans les négociations, sur le transfert des bâtiments en Afrique. Si cette possibilité avait été incluse dans la convention, ce transfert aurait certainement enlevé tout prétexte à  une réaction excessive de l’Angleterre. Mais, à ce moment, la France n’imaginait pas à quel point les Anglais étaient inquiets et encore moins de quoi l’Angleterre était capable !
Par la suite, la France apporta la preuve qu’il n’avait jamais été question de livrer sa flotte à l’Allemagne : lorsque, après le débarquement américain en Afrique du Nord, en novembre 1942, les troupes allemandes marchèrent sur Toulon, la flotte se saborda plutôt que de tomber aux mains des Allemands.
Jamais la France n’aurait livré sa flotte à l’Allemagne. En revanche, les navires auraient pu rejoindre la flotte alliée à Alger, comme l’amiral Darlan, devenu Haut commissaire de la France en Afrique, en avait donné l’ordre. Mais, pour la Marine, le drame de Mers el-Kébir avait fermé toutes les portes, et elle préféra se détruire. 
Il ne faut pas perdre de vue que l’armistice du 22 juin 1940 ne mettait pas fin à la guerre. Comme tous les armistices, il instaurait un cessez-le-feu mettant fin aux combats. Pour mettre fin à l’état de guerre, il aurait fallu que fût signé un traité de paix, comme en 1919 à Versailles, ce qui ne fut pas le cas.
En réalité, les clauses de l’armistice ne furent pas remises en cause jusqu’au franchissement de la ligne de démarcation, en novembre 1942. C’est, précisément, la pérennité de ces clauses qui explique toute l’importance de l’armistice. Concrètement, la plus grande réussite fut de maintenir l’Empire, ainsi que la mer Méditerranée, en dehors de l’influence allemande.
Extrait de
D'un armistice à l'autre, 1918 et 1940, Le wagon de Rethondes
Alain du Beaudiez 

Le 4 septembre 1940, le général Weygand était nommé délégué général du gouvernement pour l’Afrique du Nord par le maréchal Pétain puis, le 3 octobre 1940, délégué général pour l’Afrique française.
La loi qui le nommait en faisait un véritable proconsul chargé de garantir la cohésion des territoires de l’Empire et, bien entendu, d’assurer leur sécurité, en cherchant à rallier à la France les factions dissidentes. Mais, en réalité, la volonté du général Weygand était de faire d’Alger – à peine l’armistice signé – une base de reconquête. Les quelques lignes citées en exergue traduisent bien le projet qui était le sien de faire, à sa manière, de la « résistance ».
C’est ainsi que, dès l’été 1940, Alger est peu à peu organisée – en cachette des Allemands – pour pouvoir servir de base à la reprise de la guerre. L’objectif du général Weygand était, en effet, de rebâtir secrètement une armée en Afrique du Nord. Il s’attèle rapidement à cette tâche, en liaison avec les services secrets américains. Dans le même temps, le général Weygand entend réorganiser l’Empire en profondeur, en particulier sur le plan économique, pour tenter de compenser les effets du blocus et d’améliorer le sort des populations.
 Pour pouvoir mener à bien ses projets, il prit contact, dès février 1941, avec Robert Murphy, le représentant du Président Roosevelt, dont il parvint à gagner la confiance. C’est avec lui qu’il signa un accord qui permit le ravitaillement de l’Afrique du Nord par les États-Unis. Mais c’est surtout sur le plan militaire que l’action du général Weygand s’avéra novatrice. Son crédo était : « Défendre l’Afrique contre quiconque. »
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Architecture et géographie sacrée - Le Mont Saint-Michel et l'Archange lumière - 0H53 — 1978 avec la voix de Michel Bouquet

Entre la terre et l’océan, le monastère du Mont Saint Michel récapitule l’épopée de l’Occident chrétien. "Acropole des brouillards, huitième merveille du monde, préfiguration de la Jérusalem céleste"... les pélerins sont extatiques devant ce site exceptionnel, alors qu'ils montent vers le sanctuaire...
Extrait de
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
P790

Le fascisme est mort

Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles.