Maréchal Pétain
1.6K subscribers
3.21K photos
1.22K videos
132 files
1.4K links
Réhabilitation du Maréchal Pétain
Download Telegram
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
P16-17

Peut-on alors écrire une histoire du fascisme sans faire celle de Mussolini ? Bien évidemment non puisque les deux finirent par se confondre. Mais il ne faut jamais oublier que le fascisme n’était pas Mussolini. Et ce pour deux raisons. La première tient à l’histoire même du mouvement qui exista avant qu’il en fût le chef reconnu. Par ailleurs, malgré le poids toujours plus écrasant du mussolinisme, le fascisme, pétri de contradictions apparentes, resta un mouvement très hétérogène d’un point de vue idéologique. « Si de l’extérieur, écrit Renzo De Felice, il y avait le fascisme, à l’intérieur, il y avait les fascismes ou, si l’on préfère, les fascistes3. » Hommes et courants s’y disputaient la prééminence afin d’orienter le régime dans le meilleur sens à leurs yeux. Le Duce fit constamment face à des oppositions internes, notamment celles venues des franges les plus à gauche qui n’avalisèrent jamais les compromis de 1922 avec les forces conservatrices, d’où le reproche que lui formulèrent en 1943 plusieurs de ses compagnons, celui d’avoir trahi le mouvement.
Nous touchons ici à un point absolument crucial pour notre sujet. Si l’antifascisme militant a longtemps nié le lien reliant socialisme et fascisme, le Mussolini socialiste au Mussolini fasciste, l’historiographie l’a rétabli dans toute sa clarté. Mais à la question actuelle « Quand a-t-il cessé d’être socialiste ? », ne faudrait-il pas en substituer une autre : « A-t-il cessé de l’être un jour ? » ? Tout dépend de la définition donnée au terme socialisme. Le fascisme aurait-il alors été un socialisme national ? Une addition des extrêmes, du socialisme et du nationalisme4 ? Ou fut-il plus globalement révolutionnaire ? Comme nous tenterons de le montrer, le fascisme appartenait à l’univers politique et culturel de la gauche révolutionnaire par son culte du progrès, sa tentation démiurgique, son aspiration à transformer l’homme, par son anticléricalisme, par son républicanisme, par sa volonté de dépasser le capitalisme et de soumettre l’économie à la politique, par ses combats culturels au service d’un remodelage de l’individu. L’antibolchevisme ne doit pas faire illusion et le rejeter dans la droite étroitement réactionnaire.
Je viens de finir le dernier livre de Jacques Boncompain - La tragédie du Maréchal. Un plaidoyer historique pour réhabiliter la mémoire du Maréchal Pétain. Bien sûr, aucun média du "camp du bien" ne fera l'effort d'inviter Mr Boncompain.
MONTOIRE VERDUN DIPLOMATIQUE - LE SECRET DU MARÉCHAL
LOUIS-DOMINIQUE GIRARD

LE MARÉCHAL DEVANT LA DÉFAITE - P60-61
C'est après la capitulation de Paris que le Maréchal s'était convaincu de la nécessité de demander l'armistice à l'Allemagne. Il y voyait l'unique moyen d'empêcher la France entière d'avoir à capituler.
Persuadé que l'Angleterre gagnerait la guerre si elle la continuait, le Maréchal estimait que le gouvernement de la France n'avait pas le droit de livrer le sol national et ses habitants à la merci du vainqueur. La capitulation exigée de l'Allemagne et du Japon par les Alliés, en 1945, a fait la preuve que l'armistice est une solution moins redoutable. En 1940, la capitulation de la France eût impliqué la reddition totale de son armée, la servitude pour sa population, la mainmise complète du Reich sur ses biens, son administration et son avenir politique, sans doute aussi sur son empire africain.
La Hollande, puisqu'on invoqua son exemple, pouvait capituler et sa reine chercher refuge à Londres —d'ailleurs en violation de la constitution du Royaume. Dans les grands bouleversements de l'histoire, les petites nations sont des instruments aux mains des grandes puissances, des pions dont celles-ci disposent à leur guise lors du règlement de la paix. Mais, à moins d'accepter sa déchéance, une puissance commela France n'avait pas le droit d'abandonner son sort au caprice de la guerre et au bon plaisir d'États étrangers. Pour que la France ne devînt pas la proie de l'Allemagne, de l'Angleterre ou de tout autre pays dans les temps qui allaient venir, il fallait lui conserver un organe étatique pour exprimer sa volonté et orienter son destin.
Extrait de
La Bataille de Dunkerque: 26 mai - 4 juin 1940
Dominique Lormier

La défense terrestre de la poche de Dunkerque est assurée par 30 000 soldats français et 2 000 à 6 000 soldats britanniques : soit un effort militaire français décisif dans la couverture de l’embarquement des troupes alliées. La marine française fournit également 300 des 848 navires employés pour l’opération d’évacutation par mer et embarque 102 570 des 347 781 soldats alliés évacués au total.
Durant une dizaine de jours, Français et Britanniques parviennent à contenir les attaques de 160 000 soldats allemands, soutenus par une centaine de chars et 800 à 1 000 avions. Tous les rapports militaires allemands attestent de la résistance héroïque des défenseurs de Dunkerque. Cette résistance permet de couvrir l’embarquement de la plus grande partie des troupes alliées enfermées dans la poche de Dunkerque. Dans le cas contraire, toute opération d’évacuation aurait été impossible.
Le poids de cette bataille sur le sort de la guerre est désormais clairement établi. L’armée française, par son héroïque sacrifice, a bel et bien sauvé la Grande-Bretagne de la défaite.
Media is too big
VIEW IN TELEGRAM
Fête de la musique
Erik Satie - Gymnopédies
Extrait de
D'un armistice à l'autre, 1918 et 1940, Le wagon de Rethondes
Alain du Beaudiez 

Le rôle de l’armistice dans la victoire finale

Sur le moment, les clauses les plus importantes de l’armistice étaient favorables à la France, et Hitler a certainement commis une erreur en l’accordant :
– La zone libre a bien servi pendant un peu plus de deux ans à tous ceux qui purent s’y réfugier, y compris les réseaux de résistance qui purent s’organiser et se développer. Le régime de Vichy perdit d’ailleurs beaucoup de sa justification lorsque toute la France fut occupée.
– La clause qui maintenait l’empire colonial français hors du Reich allemand fut d’une importance capitale pour la suite de la guerre. Au moment où il était en position de force, Hitler aurait certainement dû s’assurer une possibilité d’intervention en Afrique du Nord, à partir de Gibraltar, et ne pas abandonner la mer Méditerranée. Cependant, il était pressé d’avoir les mains libres pour pouvoir se retourner contre l’Angleterre. C’est ainsi qu’Alger, qui ne pouvait guère jouer un rôle utile en juin 1940, comme on l’a souvent affirmé, tint, deux ans plus tard, une place essentielle.
– Quant à la flotte, on peut exprimer le regret que les signataires n’aient pas insisté, dans les négociations, sur le transfert des bâtiments en Afrique. Si cette possibilité avait été incluse dans la convention, ce transfert aurait certainement enlevé tout prétexte à  une réaction excessive de l’Angleterre. Mais, à ce moment, la France n’imaginait pas à quel point les Anglais étaient inquiets et encore moins de quoi l’Angleterre était capable !
Par la suite, la France apporta la preuve qu’il n’avait jamais été question de livrer sa flotte à l’Allemagne : lorsque, après le débarquement américain en Afrique du Nord, en novembre 1942, les troupes allemandes marchèrent sur Toulon, la flotte se saborda plutôt que de tomber aux mains des Allemands.
Jamais la France n’aurait livré sa flotte à l’Allemagne. En revanche, les navires auraient pu rejoindre la flotte alliée à Alger, comme l’amiral Darlan, devenu Haut commissaire de la France en Afrique, en avait donné l’ordre. Mais, pour la Marine, le drame de Mers el-Kébir avait fermé toutes les portes, et elle préféra se détruire. 
Il ne faut pas perdre de vue que l’armistice du 22 juin 1940 ne mettait pas fin à la guerre. Comme tous les armistices, il instaurait un cessez-le-feu mettant fin aux combats. Pour mettre fin à l’état de guerre, il aurait fallu que fût signé un traité de paix, comme en 1919 à Versailles, ce qui ne fut pas le cas.
En réalité, les clauses de l’armistice ne furent pas remises en cause jusqu’au franchissement de la ligne de démarcation, en novembre 1942. C’est, précisément, la pérennité de ces clauses qui explique toute l’importance de l’armistice. Concrètement, la plus grande réussite fut de maintenir l’Empire, ainsi que la mer Méditerranée, en dehors de l’influence allemande.