Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Philippe Conrad

Une légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que " l'extrême droite ", accusée d'avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d'emblée la collaboration avec l'Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d'une droite nationaliste pour laquelle l'Allemagne, qu'elle fût celle de Bismarck ou de Hitler, était l'Éternelle Ennemie de la France et de la Civilisation. Cette germanophobie, dont on a du mal aujourd'hui à mesurer la virulence, avait trouvé en Maurras son doctrinaire le plus intransigeant, mais débordait largement les cercles d'Action française. Dans cet ouvrage en deux parties, Jean-Claude Valla évoque ces résistants de la première heure, dont l'amour extrême qu'ils portaient à la France s'accompagnait le plus souvent d'un total mépris pour la démocratie et d'une aversion pour les Juifs. II démontre que la plupart d'entre eux, au moment où ils se sont lancés dans la Résistance, professaient des idées au regard desquelles un Jean-Marie Le Pen fait figure aujourd'hui de modéré. Certes, quelques uns d'entre eux ont évolué au cours de la guerre au point de renier parfois les idées qui les avaient poussés à se dresser contre l'occupant. Le ralliement - tardif - du parti communiste et des socialistes à la Résistance, la volonté du général De Gaulle de s'appuyer sur eux pour asseoir sa légitimité, le noyautage des organisations clandestines par l'appareil clandestin du PC et l'indignation suscitée par la déportation des Juifs expliquent cet alignement progressif sur une idéologie qui, au départ, était violemment rejetée. Il n'en reste pas moins vrai que les nationalistes - ceux que l'on qualifierait aujourd'hui de " xénophobes " et " d'extrême droite " - devancèrent dans la Résistance les professionnels de l'antifascisme. Une leçon à méditer.
« La pensée étrangère a fait sur nous en tant que Nation ce que l’invasion n’a jamais réussi ; l’infiltration est en train de faire de nous un peuple sans visage, une race nouvelle interchangeable, incolore, insipide, matière première idéale pour un gouvernement mondial de conquérants sans gloire, sans nom et sans patrie. »
Maurice Bardèche
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
P16-17

Peut-on alors écrire une histoire du fascisme sans faire celle de Mussolini ? Bien évidemment non puisque les deux finirent par se confondre. Mais il ne faut jamais oublier que le fascisme n’était pas Mussolini. Et ce pour deux raisons. La première tient à l’histoire même du mouvement qui exista avant qu’il en fût le chef reconnu. Par ailleurs, malgré le poids toujours plus écrasant du mussolinisme, le fascisme, pétri de contradictions apparentes, resta un mouvement très hétérogène d’un point de vue idéologique. « Si de l’extérieur, écrit Renzo De Felice, il y avait le fascisme, à l’intérieur, il y avait les fascismes ou, si l’on préfère, les fascistes3. » Hommes et courants s’y disputaient la prééminence afin d’orienter le régime dans le meilleur sens à leurs yeux. Le Duce fit constamment face à des oppositions internes, notamment celles venues des franges les plus à gauche qui n’avalisèrent jamais les compromis de 1922 avec les forces conservatrices, d’où le reproche que lui formulèrent en 1943 plusieurs de ses compagnons, celui d’avoir trahi le mouvement.
Nous touchons ici à un point absolument crucial pour notre sujet. Si l’antifascisme militant a longtemps nié le lien reliant socialisme et fascisme, le Mussolini socialiste au Mussolini fasciste, l’historiographie l’a rétabli dans toute sa clarté. Mais à la question actuelle « Quand a-t-il cessé d’être socialiste ? », ne faudrait-il pas en substituer une autre : « A-t-il cessé de l’être un jour ? » ? Tout dépend de la définition donnée au terme socialisme. Le fascisme aurait-il alors été un socialisme national ? Une addition des extrêmes, du socialisme et du nationalisme4 ? Ou fut-il plus globalement révolutionnaire ? Comme nous tenterons de le montrer, le fascisme appartenait à l’univers politique et culturel de la gauche révolutionnaire par son culte du progrès, sa tentation démiurgique, son aspiration à transformer l’homme, par son anticléricalisme, par son républicanisme, par sa volonté de dépasser le capitalisme et de soumettre l’économie à la politique, par ses combats culturels au service d’un remodelage de l’individu. L’antibolchevisme ne doit pas faire illusion et le rejeter dans la droite étroitement réactionnaire.
Je viens de finir le dernier livre de Jacques Boncompain - La tragédie du Maréchal. Un plaidoyer historique pour réhabiliter la mémoire du Maréchal Pétain. Bien sûr, aucun média du "camp du bien" ne fera l'effort d'inviter Mr Boncompain.
MONTOIRE VERDUN DIPLOMATIQUE - LE SECRET DU MARÉCHAL
LOUIS-DOMINIQUE GIRARD

LE MARÉCHAL DEVANT LA DÉFAITE - P60-61
C'est après la capitulation de Paris que le Maréchal s'était convaincu de la nécessité de demander l'armistice à l'Allemagne. Il y voyait l'unique moyen d'empêcher la France entière d'avoir à capituler.
Persuadé que l'Angleterre gagnerait la guerre si elle la continuait, le Maréchal estimait que le gouvernement de la France n'avait pas le droit de livrer le sol national et ses habitants à la merci du vainqueur. La capitulation exigée de l'Allemagne et du Japon par les Alliés, en 1945, a fait la preuve que l'armistice est une solution moins redoutable. En 1940, la capitulation de la France eût impliqué la reddition totale de son armée, la servitude pour sa population, la mainmise complète du Reich sur ses biens, son administration et son avenir politique, sans doute aussi sur son empire africain.
La Hollande, puisqu'on invoqua son exemple, pouvait capituler et sa reine chercher refuge à Londres —d'ailleurs en violation de la constitution du Royaume. Dans les grands bouleversements de l'histoire, les petites nations sont des instruments aux mains des grandes puissances, des pions dont celles-ci disposent à leur guise lors du règlement de la paix. Mais, à moins d'accepter sa déchéance, une puissance commela France n'avait pas le droit d'abandonner son sort au caprice de la guerre et au bon plaisir d'États étrangers. Pour que la France ne devînt pas la proie de l'Allemagne, de l'Angleterre ou de tout autre pays dans les temps qui allaient venir, il fallait lui conserver un organe étatique pour exprimer sa volonté et orienter son destin.