Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Jules Ferry (28 juillet 1885), homme de gauche

« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation. »
Colonel Rémy - Dans l'ombre du Maréchal

Un soir d'hiver de l'année 1947, le général de Gaulle me fit l'honneur de me convier à dîner en sa compagnie et celle de son aide de camp Claude Guy dans le salon de son appartement 24-25 de l'Hôtel La Pérouse, situé tout près de l'Étoile. L'obscurité lui semblant propice pour fouler librement l'asphalte de la capitale, il nous proposa en se levant de table une promenade sur l'avenue Foch.
Pendant notre promenade, la conversation porta sur le mois de juin 1940 où les jours semblaient si noirs bien que le ciel fût d'un bleu éclatant, et le général de Gaulle m'enten- dit parler du maréchal Pétain avec une profon- de amertume. S'arrêtant soudain dans sa marche, il posa sa main sur mon bras par un geste tout à fait inhabituel de sa part.
« Voyez-vous, Rémy ! dit-il. Il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain, aussi bien que la corde de Gaulle. »
La foudre fût tombée sur ma tête qu'elle ne m'aurait pas laissé plus étonné. Sans me laisser le temps de recouvrer mes esprits, le Général ajoutait déjà :
« Je ne comprendrai jamais pourquoi le Maréchal n'est pas parti pour Alger au mois de novembre 1942. Les Français d'Algérie l'eussent acclamé, les Américains l'eussent embrassé, les Anglais auraient suivi, et nous, mon pauvre Rémy, n'aurions pas pesé bien lourd dans la balance ! Le Maréchal serait rentré à Paris sur son cheval blanc. »
Je compris que le général de Gaulle faisait allusion au magnifique défilé de la Victoire qui, le 14 juillet 1919, mit en pleine gloire le commandant en chef de l'armée française.
Le Groignec a écrit ce livre contre la calomnie actuelle en racontant n'importe quoi sur Petain et les juifs. Je vais mettre des extraits prochainement.
Histoires secrètes de la guerre d'Algérie
de Dominique Lormier


 Marcel Bigeard, figure légendaire de l’armée française

Marcel Bigeard est né le 14 février 1916 à Toul (en Meurthe-et-Moselle), de Charles Bigeard (1880-1948), aiguilleur des chemins de fer de l’Est, et de Marie-Sophie Ponsot (1880-1964). Après sa scolarité à l’école supérieure de Toul, il obtient son brevet d’études élémentaires. Il travaille six ans à la succursale locale de la Société générale, tout en pratiquant la boxe et la course de fond. En 1936, il accomplit son service militaire au 23e régiment d’infanterie de forteresse (RIF), comme soldat de 2e classe, et monte ensuite en grade comme sergent-chef de réserve en septembre 1938. 

Six mois après la libération de ses obligations militaires, Marcel Bigeard est rappelé le 22 mars 1939 au sein du même régiment, puis affecté en septembre au 79e régiment d’infanterie de forteresse, dans le secteur fortifié d’Hoffen de la ligne Maginot. Volontaire pour les corps francs, il commande un groupe de combat à Trimbach, en Alsace, et devient rapidement adjudant, à l’âge de 24 ans. Il se distingue lors d’opérations commandos contre les troupes allemandes durant l’hiver 1939-1940, ainsi que lors de la campagne de mai-juin 1940, où l’armée française de l’Est résiste héroïquement de tous les côtés aux attaques allemandes. Sur les 53 ouvrages de la ligne Maginot, 45 d’entre eux et 315 casemates demeurent invaincus le 25 juin 1940, trois jours après la signature de l’armistice ! En Moselle, la ligne Maginot repousse même une importante offensive allemande le 14 juin 1940. Cette campagne de mai-juin 1940 n’est pas une promenade de santé pour les forces allemandes, qui déplorent la destruction de 30 % des chars et de 50 % des avions, ainsi que 49 000 soldats tués ou disparus et 121 224 blessés, en seulement quarante-cinq jours de combat ! Contrairement à une légende tenace, l’armée française s’est battue avec bravoure en mai-juin 1940, avec notamment 60 000 soldats tués et 123 000 blessés.
Le 25 juin 1940, l’adjudant Marcel Bigeard, encerclé avec son unité et ayant épuisé ses munitions, est contraint de se rendre, après avoir tenté à plusieurs reprises de rompre l’étau de la Wehrmacht. Il passe dix-huit mois de captivité au Stalag 12A à Limbourg, en Allemagne, parvenant à s’évader à sa troisième tentative, le 11 novembre 1941. Il rejoint la zone libre de la France non occupée. Le 6 janvier 1942, il épouse à Nice son amie d’enfance, Gabrielle Grandemange (1919-2011). Leur unique enfant, Marie-France, voit le jour le 13 février 1946.
Philippe Conrad

Une légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que " l'extrême droite ", accusée d'avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d'emblée la collaboration avec l'Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d'une droite nationaliste pour laquelle l'Allemagne, qu'elle fût celle de Bismarck ou de Hitler, était l'Éternelle Ennemie de la France et de la Civilisation. Cette germanophobie, dont on a du mal aujourd'hui à mesurer la virulence, avait trouvé en Maurras son doctrinaire le plus intransigeant, mais débordait largement les cercles d'Action française. Dans cet ouvrage en deux parties, Jean-Claude Valla évoque ces résistants de la première heure, dont l'amour extrême qu'ils portaient à la France s'accompagnait le plus souvent d'un total mépris pour la démocratie et d'une aversion pour les Juifs. II démontre que la plupart d'entre eux, au moment où ils se sont lancés dans la Résistance, professaient des idées au regard desquelles un Jean-Marie Le Pen fait figure aujourd'hui de modéré. Certes, quelques uns d'entre eux ont évolué au cours de la guerre au point de renier parfois les idées qui les avaient poussés à se dresser contre l'occupant. Le ralliement - tardif - du parti communiste et des socialistes à la Résistance, la volonté du général De Gaulle de s'appuyer sur eux pour asseoir sa légitimité, le noyautage des organisations clandestines par l'appareil clandestin du PC et l'indignation suscitée par la déportation des Juifs expliquent cet alignement progressif sur une idéologie qui, au départ, était violemment rejetée. Il n'en reste pas moins vrai que les nationalistes - ceux que l'on qualifierait aujourd'hui de " xénophobes " et " d'extrême droite " - devancèrent dans la Résistance les professionnels de l'antifascisme. Une leçon à méditer.