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🐷 LA TRIPOTEUSE 💪 « Je suis une tripoteuse de premier genre ! » 1978, rencontre avec Madeleine Agouasse, une tripoteuse qui exerce de ferme en ferme depuis plus de 35 ans. À Saint-Philippe-du-Seignal en Gironde, Madeleine confectionne des boudins, grattons ou pâtés et n'est nullement dégoutée par son métier.
Un reportage de Pierre Bonte diffusé dans l'émission « La Lorgnette »
Un reportage de Pierre Bonte diffusé dans l'émission « La Lorgnette »
Bernard Legoux - 39-45 Les mensonges de juin 1940 - P292
On peut donc estimer le nombre de juifs de France morts du fait des nazis à 77 000, dont 22 000 de nationalité française et 55 000 étrangers ou apatrides. S. Klarsfeld estime le nombre de juifs présents en France en juin 1940 à 330 000, dont 165 000 Français et 165 000 étrangers et apatrides. Le taux de mortalité global a donc été de 23,3 %, dont 13,3 % pour les Français et 33,3% pour les étrangers et apatrides. On peut noter que R. Hilberg cite des chiffres nettement inférieurs :70 000 morts pour une population juive de 270 000 personnes (240).
Ce pourcentage de 23,3% est moins élevé que ceux des juifs morts dans tous les pays occupés par les Allemands, qui ont été d’environ 41% en Belgique(38,5% pour R.Hilberg,44,4% pour S.Poliakov),50% en Hongrie et plus de 80 % aux PaysBas, en Yougoslavie, en Grèce, en Tchécoslovaquie et en Pologne (240). Seul le Danemark, ayant conservé son roi et son gouvernement pendant l’occupation allemande, a réussi à sauver la plus grande partie de ses juifs, d’ailleurs en assez faible nombre: seuls 7% des 7000 juifs danois furent victimes des nazis. Dans une France totalement occupée, avec un gouvernement entièrement à la solde des Allemands, les pourcentages de juifs assassinés auraient été, de toute évidence, beaucoup plus proches de ceux des autres pays européens occupés. Même en ne prenant que les pourcentages les plus faibles observés, par exemple en Belgique, ce sont prés de 18 % de juifs supplémentaires, soit environ 60 000 personnes, qui seraient partis en déportation et y seraient morts en quasi totalité. Presque un doublement du nombre de victimes juives.
On ne peut qu’approuver Albert Chambon qui affirme : « Qui, aujourd’hui, oserait soutenir que, de préférence au gouvernement de Vichy, mieux aurait valu pour la France avoir un Gauleiter allemand, sous les ordres duquel l’extermination de la population juive aurait très certainement atteint les effroyables chiffres qu’elle a eue partout ailleurs » (47) ?
On peut donc estimer le nombre de juifs de France morts du fait des nazis à 77 000, dont 22 000 de nationalité française et 55 000 étrangers ou apatrides. S. Klarsfeld estime le nombre de juifs présents en France en juin 1940 à 330 000, dont 165 000 Français et 165 000 étrangers et apatrides. Le taux de mortalité global a donc été de 23,3 %, dont 13,3 % pour les Français et 33,3% pour les étrangers et apatrides. On peut noter que R. Hilberg cite des chiffres nettement inférieurs :70 000 morts pour une population juive de 270 000 personnes (240).
Ce pourcentage de 23,3% est moins élevé que ceux des juifs morts dans tous les pays occupés par les Allemands, qui ont été d’environ 41% en Belgique(38,5% pour R.Hilberg,44,4% pour S.Poliakov),50% en Hongrie et plus de 80 % aux PaysBas, en Yougoslavie, en Grèce, en Tchécoslovaquie et en Pologne (240). Seul le Danemark, ayant conservé son roi et son gouvernement pendant l’occupation allemande, a réussi à sauver la plus grande partie de ses juifs, d’ailleurs en assez faible nombre: seuls 7% des 7000 juifs danois furent victimes des nazis. Dans une France totalement occupée, avec un gouvernement entièrement à la solde des Allemands, les pourcentages de juifs assassinés auraient été, de toute évidence, beaucoup plus proches de ceux des autres pays européens occupés. Même en ne prenant que les pourcentages les plus faibles observés, par exemple en Belgique, ce sont prés de 18 % de juifs supplémentaires, soit environ 60 000 personnes, qui seraient partis en déportation et y seraient morts en quasi totalité. Presque un doublement du nombre de victimes juives.
On ne peut qu’approuver Albert Chambon qui affirme : « Qui, aujourd’hui, oserait soutenir que, de préférence au gouvernement de Vichy, mieux aurait valu pour la France avoir un Gauleiter allemand, sous les ordres duquel l’extermination de la population juive aurait très certainement atteint les effroyables chiffres qu’elle a eue partout ailleurs » (47) ?
Le programme du Maréchal Pétain en 1940, la révolution nationale.
"Rénovation nationale" c'est le terme que préférait Pétain plutôt que "Révolution nationale"
Extrait :
Ni capitalisme, ni libéralisme, ni collectivisme
La nouvelle organisation économique ne sera pas libérale, parce que l'état entend s'opposer désormais aux excès de libertés apparentes, comme celle de la concurrence sans frein ni limite, qui aboutissent en réalité à la domination du plus fort. Trop souvent ce qu'on a appelé la liberté économique n'a été que la liberté de confisquer celle des autres.
....
Le maréchal s'est exprimé avec la dernière sévérité sur le compte de certaines grandes concentrations industrielles ou commerciales qui, constituées dans un seul but du profit, dominent le marché; condamnent à mort leurs concurrents et même parfois menacent l'indépendance de l'état.
...
Ce qui est absolument exclu, c'est donc le revenu sans travail et singulièrement le revenu spéculatif.
"Rénovation nationale" c'est le terme que préférait Pétain plutôt que "Révolution nationale"
Extrait :
Ni capitalisme, ni libéralisme, ni collectivisme
La nouvelle organisation économique ne sera pas libérale, parce que l'état entend s'opposer désormais aux excès de libertés apparentes, comme celle de la concurrence sans frein ni limite, qui aboutissent en réalité à la domination du plus fort. Trop souvent ce qu'on a appelé la liberté économique n'a été que la liberté de confisquer celle des autres.
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Le maréchal s'est exprimé avec la dernière sévérité sur le compte de certaines grandes concentrations industrielles ou commerciales qui, constituées dans un seul but du profit, dominent le marché; condamnent à mort leurs concurrents et même parfois menacent l'indépendance de l'état.
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Ce qui est absolument exclu, c'est donc le revenu sans travail et singulièrement le revenu spéculatif.
Extrait des mémoires d'Yves Bouthillier, ministre des finances de Pétain :
« Nous n’avions point de système mais un but précis, permettre à la France de se reprendre et de refaire ses forces, et une méthode : tarder et maintenir, céder sur l’accessoire pour ne pas compromettre l’essentiel. Après son succès de 1940, le IIIe Reich ne vit qu’une proie dans le pays qui avait donné à l’histoire de l’esprit humain des œuvres aussi merveilleusement complémentaires que le Discours de la méthode et les Pensées ou que l’Esprit des lois et Stello et Daphné. Ce fut là son malheur et reste sa honte. Mais les concessions n’ont été consenties aux Allemands qu’à l’occasion d’affaires où ceux-ci possédaient des moyens de pressions considérables, dangereux pour la vie des entreprises en cause et dommageable à l’économie nationale, si fragile, à son équilibre, si précaire.
Le gouvernement du maréchal Pétain a été accusé d’avoir trahi les intérêts français. Serait-ce au profit du Reich ? Je laisserai parler le principal représentant de l’ennemi dans le domaine qui fut le mien et celui de mes collègues chargés de l’économie française au temps où notre pays fut malheureux. Interrogé par le tribunal de Nuremberg, le 25 mars 1948, sur la méthode de négociation du gouvernement français, le Dr Hemmen répondit en priant le magistrat instructeur de se reporter à son rapport concernant la période du 1er janvier au 30 juin 1941. On y lit :
Au fur et à mesure que la population, l’économie et l’administration s’adaptaient aux nouvelles conditions, on voit revenir les vieilles méthodes bien connues de la tactique française, dont nous avions eu l’expérience au cours de négociations antérieures : débats interminables ; considération de forme compliquées, indécision et tergiversation dans les décisions. Attitude tantôt brusquée et tantôt évasive, mais ayant toujours pour but, par la temporisation, de laisser la porte ouverte à toutes les possibilités, dans l’espoir de tirer du déroulement, des évènements de guerre ou de la situation politique du moment, un avantage pour la solution des questions en suspens.
Le Dr Hemmen savait bien que nous tirions parti de toutes les vicissitudes de la guerre et de l’évolution politique pour faire échec, par un moyen ou par un autre, à ce qu’il avait ordre d’entreprendre sur nous. »
https://livresalire.wordpress.com/2017/11/23/le-drame-de-vichy-tome-ii-finances-sous-la-contrainte-yves-bouthillier/
« Nous n’avions point de système mais un but précis, permettre à la France de se reprendre et de refaire ses forces, et une méthode : tarder et maintenir, céder sur l’accessoire pour ne pas compromettre l’essentiel. Après son succès de 1940, le IIIe Reich ne vit qu’une proie dans le pays qui avait donné à l’histoire de l’esprit humain des œuvres aussi merveilleusement complémentaires que le Discours de la méthode et les Pensées ou que l’Esprit des lois et Stello et Daphné. Ce fut là son malheur et reste sa honte. Mais les concessions n’ont été consenties aux Allemands qu’à l’occasion d’affaires où ceux-ci possédaient des moyens de pressions considérables, dangereux pour la vie des entreprises en cause et dommageable à l’économie nationale, si fragile, à son équilibre, si précaire.
Le gouvernement du maréchal Pétain a été accusé d’avoir trahi les intérêts français. Serait-ce au profit du Reich ? Je laisserai parler le principal représentant de l’ennemi dans le domaine qui fut le mien et celui de mes collègues chargés de l’économie française au temps où notre pays fut malheureux. Interrogé par le tribunal de Nuremberg, le 25 mars 1948, sur la méthode de négociation du gouvernement français, le Dr Hemmen répondit en priant le magistrat instructeur de se reporter à son rapport concernant la période du 1er janvier au 30 juin 1941. On y lit :
Au fur et à mesure que la population, l’économie et l’administration s’adaptaient aux nouvelles conditions, on voit revenir les vieilles méthodes bien connues de la tactique française, dont nous avions eu l’expérience au cours de négociations antérieures : débats interminables ; considération de forme compliquées, indécision et tergiversation dans les décisions. Attitude tantôt brusquée et tantôt évasive, mais ayant toujours pour but, par la temporisation, de laisser la porte ouverte à toutes les possibilités, dans l’espoir de tirer du déroulement, des évènements de guerre ou de la situation politique du moment, un avantage pour la solution des questions en suspens.
Le Dr Hemmen savait bien que nous tirions parti de toutes les vicissitudes de la guerre et de l’évolution politique pour faire échec, par un moyen ou par un autre, à ce qu’il avait ordre d’entreprendre sur nous. »
https://livresalire.wordpress.com/2017/11/23/le-drame-de-vichy-tome-ii-finances-sous-la-contrainte-yves-bouthillier/
Livres à lire
Le Drame de Vichy, tome II : Finances sous la contrainte – Yves Bouthillier
Voir l’article pour en savoir plus.
Car le monde que nous voyons disparaître sous nos yeux, même s’il emporte avec lui quelques vestiges glorieux d’un passé auquel nous sommes attachés, est avant tout «leur» monde. C’est « leur » monde qui s’écroule, «leur» monde qui crève. Le monde des banquiers, des calculateurs, des soixanthuitards devenus libéraux-libertaires, des sans-frontiéristes, des mondialistes exploiteurs, des multinationales esclavagistes et empoisonneuses, des gauchistes idiots-utiles du Capital… Depuis des années, uniquement motivés par le profit et leurs lubies idéologiques anti-naturelles, ils scient la branche sur laquelle ils sont posés. Et la branche aujourd’hui craque. Islamisme, catastrophe écologique, terrorisme, mouvements sociaux, dépression, drogue, insécurité, pornographie… tout est en train de craquer, de casser. Nous sommes à la fin d’un cycle. Ses derniers soubresauts seront sans doute violents, terrifiants même – pouvant même aller jusqu’à la multiplication des conflits armés, classique stratégie du Capital pour sortir d’une impasse et se renouveler – mais la messe est dite, ce monde «vétuste et sans joie» est à l’agonie. A nous, dès maintenant, de préparer la nouvelle aube, le nouveau cycle.
Xavier Eman
Xavier Eman
Maréchal Pétain pinned «Extrait des mémoires d'Yves Bouthillier, ministre des finances de Pétain : « Nous n’avions point de système mais un but précis, permettre à la France de se reprendre et de refaire ses forces, et une méthode : tarder et maintenir, céder sur l’accessoire pour…»
le-drame-de-vichy-2-finances-sous-la-contrainte.pdf
206.2 MB
Le drame de Vichy (2). Finances sous la contrainte
Yves Bouthillier - ministres des finances sous Vichy - 10 juillet 1940 – 18 avril 1942
Yves Bouthillier est arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté en Allemagne jusqu'en 1945.
Yves Bouthillier - ministres des finances sous Vichy - 10 juillet 1940 – 18 avril 1942
Yves Bouthillier est arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté en Allemagne jusqu'en 1945.
Le drame de Vichy (2). Finances sous la contrainte - Page 288
Yves Bouthillier
Contrairement à une légende malveillante, mais quel est celui de nos efforts qui n'en fut pas victime au jour tant espéré de la libération du territoire, les deux lois des 16 août et 10 septembre 1940 ont placé entre les mains d'une administration probe et patriote des moyens efficaces de défense contre les exactions de l'occupant. Elles furent un instrument de discipline et de force. Fait décisif : toutes les places de commandement de notre économie furent occupées, grâce à elles, et seulement grâce à elles, par des Français. Le bénéfice fut immense. Sans ces lois, la résistance économique aussi patiente, et, tout au moins dans les premières années, aussi utile que l'autre, eût été à jamais rendue impossible.
Yves Bouthillier
Contrairement à une légende malveillante, mais quel est celui de nos efforts qui n'en fut pas victime au jour tant espéré de la libération du territoire, les deux lois des 16 août et 10 septembre 1940 ont placé entre les mains d'une administration probe et patriote des moyens efficaces de défense contre les exactions de l'occupant. Elles furent un instrument de discipline et de force. Fait décisif : toutes les places de commandement de notre économie furent occupées, grâce à elles, et seulement grâce à elles, par des Français. Le bénéfice fut immense. Sans ces lois, la résistance économique aussi patiente, et, tout au moins dans les premières années, aussi utile que l'autre, eût été à jamais rendue impossible.
Le drame de Vichy (2). Finances sous la contrainte - Page 281-282
Yves Bouthillier
La racine de ce mal est en apparence dans l'économie issue de la révolution industrielle du XIX siècle. Certes, cette révolution l'a sans cesse alimentée. Elle plonge en réalité dans des au delà bien plus subtils et profonds. Comme dans toutes les graves maladies du corps social, la racine de la lutte des classes se nourrit d'une vue erronée des êtres et des choses. La lutte des classes est la manifestation d'un mal métaphysique. L'origine en est la révolution de l'esprit humain, la révolution philosophique d'où la Révolution politique de 1789 est sortie. 1789 a pratiqué une coupure féroce entre les structures de la France ancienne, naturellement et harmonieusement édifiées le long des âges, et celles de la France nouvelle brutalement créées par le cerveau humain à partir de deux concepts : l'individu abstrait qui n'est pas né et qui ne mourra pas, l'homme collectif qui résume en leurs traits communs les plus grossiers les hommes réels qui le composent. Dans un monde fondé sur ces deux idoles, entités désincarnées, situées hors des prises du temps, tout ce qui porte la marque du singulier, donc, du concret, tout ce qui est valable et précieux, doit être éliminé.
Yves Bouthillier
La racine de ce mal est en apparence dans l'économie issue de la révolution industrielle du XIX siècle. Certes, cette révolution l'a sans cesse alimentée. Elle plonge en réalité dans des au delà bien plus subtils et profonds. Comme dans toutes les graves maladies du corps social, la racine de la lutte des classes se nourrit d'une vue erronée des êtres et des choses. La lutte des classes est la manifestation d'un mal métaphysique. L'origine en est la révolution de l'esprit humain, la révolution philosophique d'où la Révolution politique de 1789 est sortie. 1789 a pratiqué une coupure féroce entre les structures de la France ancienne, naturellement et harmonieusement édifiées le long des âges, et celles de la France nouvelle brutalement créées par le cerveau humain à partir de deux concepts : l'individu abstrait qui n'est pas né et qui ne mourra pas, l'homme collectif qui résume en leurs traits communs les plus grossiers les hommes réels qui le composent. Dans un monde fondé sur ces deux idoles, entités désincarnées, situées hors des prises du temps, tout ce qui porte la marque du singulier, donc, du concret, tout ce qui est valable et précieux, doit être éliminé.
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Sur le tournage de "Mouchette", film français de Robert Bresson, sorti en 1967, adapté du roman de Georges Bernanos, Nouvelle Histoire de Mouchette.
Interview de l'un des acteurs du film sur son expérience de comédien.
Interview de l'un des acteurs du film sur son expérience de comédien.
Jacques Boncompain - La tragédie du Maréchal - P409
René Norguet, ancien secrétaire d'Etat à la Production industrielle, est parvenu à faire échapper à la saisie par les Allemands l'essentiel des stocks de matières premières en les disséminant. Dans les usines Renault, le stock de produits sidérurgiques passe de 34 800 tonnes en juin 1940 à 37 600 en juin 1944 ! La saisie des machines-outils a été limitée à 5 % du total. Il loue les mérites de la loi du 16 août 1940, l'une des dernières adoptées sans estampille allemande, instituant les Comités d'organisation où se sont activés, dans l'intérêt général, avec générosité, des hommes de qualité. Quant aux fabrications réalisées en France, pour le compte des Allemands, leur importance ne dépassa pas 5 % du total et elles furent frappées de tous les retards possibles, l'acier venant d'Allemagne. C'est pour cette raison que l'Occupant décida d'organiser le STO. Or, sur les 2 600 000 travailleurs exigés de la France, le gouvernement réussit le tour de force de n'en accorder que 600 000, et encore, contre le retour de soldats prisonniers si bien que le nombre de Français présents en Allemagne demeura stable pendant toute la guerre.
René Norguet, ancien secrétaire d'Etat à la Production industrielle, est parvenu à faire échapper à la saisie par les Allemands l'essentiel des stocks de matières premières en les disséminant. Dans les usines Renault, le stock de produits sidérurgiques passe de 34 800 tonnes en juin 1940 à 37 600 en juin 1944 ! La saisie des machines-outils a été limitée à 5 % du total. Il loue les mérites de la loi du 16 août 1940, l'une des dernières adoptées sans estampille allemande, instituant les Comités d'organisation où se sont activés, dans l'intérêt général, avec générosité, des hommes de qualité. Quant aux fabrications réalisées en France, pour le compte des Allemands, leur importance ne dépassa pas 5 % du total et elles furent frappées de tous les retards possibles, l'acier venant d'Allemagne. C'est pour cette raison que l'Occupant décida d'organiser le STO. Or, sur les 2 600 000 travailleurs exigés de la France, le gouvernement réussit le tour de force de n'en accorder que 600 000, et encore, contre le retour de soldats prisonniers si bien que le nombre de Français présents en Allemagne demeura stable pendant toute la guerre.