Philippe Pétain - La France nouvelle (1941, Fasquelle).pdf
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La France nouvelle. Principes de la communauté. Suivis des appels et messages 17 Juin 1940 — 17 Juin 1941
"Après avoir régenté les deux hémisphères, les Occidentaux sont en passe d’en devenir la risée : des spectres subtils, des fin de race au sens propre du terme, voués à une condition de parias, d’esclaves défaillants et flasques, à laquelle échapperont peut-être les Russes, ces derniers Blancs."
Emil Cioran, L'Écartèlement
Emil Cioran, L'Écartèlement
Si le présent nous semble insaisissable, c'est que le souci de l'avenir s'emploie sans cesse à le détruire. (...) Je dirais que l’avenir n’offre aucun intérêt. L’inépuisable intérêt du passé, au contraire, réside en ce qu’il constitue notre seule réalité. Plus encore : notre seul guide possible. Le passé est à l’intellect ce que l’argile est au céramiste : la seule matière à laquelle il nous soit possible de donner du sens." (Raconter et mourir) Thierry Hentsch
Je pense depuis longtemps déjà que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l'indignation qu'éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu'elle s'attire... mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public.
Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles.
Journal d'un curé de campagne
Georges Bernanos
Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles.
Journal d'un curé de campagne
Georges Bernanos
« De toute évidence, les valeurs libérales universelles, sur lesquelles l’Occident prétend aujourd’hui fonder de manière exclusive son identité, représentent la promesse d’une destruction irréversible de notre culture et de nos peuples. Il apparaît donc urgent de « « désoccidentaliser » nos esprits pour revenir aux sources de notre génie proprement européen. Il ne s’agit pas de renoncer à la puissance de la technique – ce qui n’aurait aucun sens et reviendrait pour l’Europe à sortir définitivement – mais de réinscrire notre vision de la technique dans une hiérarchie traditionnelle des valeurs, en la subordonnant dans l’ordonnancement de nos sociétés à des fins supérieures. »
Henri Levavasseur, « L’identité, socle de la Cité ».
Henri Levavasseur, « L’identité, socle de la Cité ».
« Reconnaître que l’identité collective d’un peuple ou d’une nation constitue le résultat d’un processus dynamique, que l’identité ne correspond pas à une histoire figée mais représente la réalisation d’un potentiel en constante évolution, n’implique pas de considérer que ce potentiel ne subit aucune altération lorsque les équilibres démographiques se trouvent brutalement bouleversées. Prétendre le contraire revient à nier l’existence des peuples et des cultures, en proclamant que les nations sont habitées par des masses d’individus interchangeables ad libitum, au gré des évolutions géopolitiques ou des nécessités économiques. »
Henri Levavasseur, « L’identité, socle de la Cité ».
Henri Levavasseur, « L’identité, socle de la Cité ».
Je suis absolument certain qu'il ne se passera rien tant les Français sont moutonniers, dociles et peureux. Ils ont montré qu'ils acceptaient tout, à commencer par la submersion allogène, sans broncher – ou presque. Ce n'est pas un manque d'intelligence, mais juste une absence létale de courage qui les amènera à simplement se satisfaire de la réouverture de leur Super U et du Mac Donald de la ZAC. Pour critiquer, c'est sûr qu'ils critiqueront. Ça va hurler sur RMC et Sud-Radio, dans les troquets et les jours de barbecue. Après trois Ricard, ils voudront reprendre la Bastille. Mais que croyez-vous qu'il se passera ? Rien. Ils iront le lundi au bureau en priant Toutatis de ne pas être licencié dans la semaine. Leur pire cauchemar : rejoindre le monde d'en face, celui des gilets jaunes, de la mort du crédit, du déclassement et de la colère désespérée. Alors, de toutes leurs forces, les Français essaieront de se convaincre que c'était juste un incident de parcours, un accroc dans leur continuum de consommateurs, et que de toutes façons, ça s'est pas mieux passé chez les Ritals et les Espingouins. Ils collectionneront même les bonnes nouvelles : l'essence moins chère, les billets pour Malaga à prix coûtant, le “all-inclusive” sans aucun supplément. La société d'hyper-consommation mondialisée n'a pas dit son dernier mot, et sans soutien intellectuel et spirituel, notre population se rendra au gibet avec le sourire.
J.-M. M.
J.-M. M.
Le Trou est un film dramatique français réalisé par Jacques Becker et sorti en 1960.
Scénario : Jean Aurel, Jacques Becker et José Giovanni d'après le roman de José Giovanni (éditions Gallimard)
https://ok.ru/video/1392266906365
Scénario : Jean Aurel, Jacques Becker et José Giovanni d'après le roman de José Giovanni (éditions Gallimard)
https://ok.ru/video/1392266906365
OK.RU
Le Trou (1960)
Tourné au Cambodge, il s'agit de l'un des rares films réalisés sur la guerre d'Indochine. Pierre Schoendoerffer, qui a été cinéaste aux armées pendant cette guerre et a notamment participé au siège de Ðiện Biên Phủ, a voulu donner un réalisme quasi documentaire à son film avec une prise de vue faite caméra à l'épaule. Pendant un mois, il a obligé acteurs et techniciens à vivre et à bivouaquer au cœur de la forêt cambodgienne, rendant le tournage particulièrement pénible. « J'ai imposé à tout le monde la vie militaire, dira le cinéaste. Un film sur la guerre ne peut pas se faire dans le confort. Tous les matins, nous nous levions à 5 heures et nous partions en expédition à travers la jungle. Nous étions ravitaillés par avion toutes les semaines. La pellicule était expédiée à Paris dans les mêmes conditions. De là-bas, on nous répondait télégraphiquement 'Bon' ou 'Pas bon'. » https://ok.ru/video/1612871043837
OK.RU
La 317 eme Section (1965) HD
“ Mon père, prolétaire de son état, a toujours porté à ses divers patrons une haine constante et qu’il transférait d’ailleurs de l’un à l’autre sans la modifier d’un iota. Tous les patrons étaient, à son avis, détestables. Ancien combattant de la guerre 14-18 et soldat pendant sept années (la guerre le cueillit alors qu’il terminait son service militaire), il adorait, vénérait, respectait (mon enfance en sait quelque chose) ceux qui avaient été ses officiers. L’explication est simple et je l’ai donnée plus haut : il respectait le Maître héroïque et (à lui bidasse de 2ème classe) inaccessible. Il se souvenait de son temps militaire, malgré les souffrances de la guerre, avec joie. Son malheur commença lorsqu’il dut obéir à des bourgeois. A des patrons et non plus à des chefs. ”
Jean Cau, Les écuries de l'Occident.
Jean Cau, Les écuries de l'Occident.
En septembre 1933, Léon Blum, chef du parti socialiste, déclare : "Du moment qu'on démolit l'armée, j'en suis." A la chambre des députés, lors des débats du 19 décembre 1933, il met son talent d'orateur au service d'un désarmement qui fait le jeu du fürher Hitler : "Nous pensons, déclare t il, que si sérieuses et si graves que soient les conjonctures dans lesquelles l'Europe est aujourd'hui plongée, quelle que soit la gravité de la période ou nous entrons. L’effort de désarmement général est plus que jamais nécessaire." Il confirme cette politique, le 14 juin 1934, à la chambre : "ce réarmement de l'Allemagne, comment pouvez-vous le prévenir et l'empêcher, pendant qu'il en est temps encore, sinon par une convention générale de désarmement à laquelle l'Allemagne serait partie."
L'Allemagne a profité de cette largesse socialiste pour augmenter son potentiel de guerre.
L'Allemagne a profité de cette largesse socialiste pour augmenter son potentiel de guerre.
"La connaissance d’un peuple à un moment donné de son histoire implique celle de son milieu et surtout de son passé. On peut renier théoriquement ce passé, comme le firent les hommes de la Révolution et beaucoup de politiciens de l’heure présente,
mais l’action en demeure indestructible.
Dans le passé édifié par de lentes accumulations séculaires se forme l’agrégat de pensées, de sentiments, de traditions, de préjugés même constituant l’âme nationale qui fait la force d’une race. Sans elle pas de progrès possibles. Chaque génération nouvelle nécessiterait un recommencement."
P45- Gustave Le Bon (1912) - La Révolution française et la Psychologie des Révolutions
mais l’action en demeure indestructible.
Dans le passé édifié par de lentes accumulations séculaires se forme l’agrégat de pensées, de sentiments, de traditions, de préjugés même constituant l’âme nationale qui fait la force d’une race. Sans elle pas de progrès possibles. Chaque génération nouvelle nécessiterait un recommencement."
P45- Gustave Le Bon (1912) - La Révolution française et la Psychologie des Révolutions