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"La France ils nous ont colonisés, aujourd'hui c'est nous on les colonise."
Extrait de
Le vrai état de la France
Agnès Verdier-Molinié
« En 2019, la France a prononcé 122 839 obligations de quitter le territoire français. Sauf que, seulement 18 906 ont quitté le territoire de manière forcée, faute d’application de l’obligation1. En 2019, les demandes d’asile s’élevaient à 138 420 (ministère de l’Intérieur), provenant de 139 pays différents dont 46 838 satisfaites (réfugiés, protection subsidiaire, apatrides) soit 38 %.
En 2017, Ahmed Hanachi, un Tunisien sans-papiers en situation illégale, est arrêté pour vol à l’étalage chez C&A, à Lyon… Faute de place en centre de rétention administratif, il est relâché alors que le sous-préfet de permanence ce week-end-là aurait dû signer une obligation de quitter le territoire. Moins de 48 heures plus tard, cet homme tue en poignardant deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles à Marseille.
Henri-Michel Comet, le préfet du Rhône limogé, l’a dit lors de son discours d’adieu : « les injonctions ne sont pas toujours cohérentes » et « nos ennemis se repaissent des fragilités de notre démocratie ».
Le vrai état de la France
Agnès Verdier-Molinié
« En 2019, la France a prononcé 122 839 obligations de quitter le territoire français. Sauf que, seulement 18 906 ont quitté le territoire de manière forcée, faute d’application de l’obligation1. En 2019, les demandes d’asile s’élevaient à 138 420 (ministère de l’Intérieur), provenant de 139 pays différents dont 46 838 satisfaites (réfugiés, protection subsidiaire, apatrides) soit 38 %.
En 2017, Ahmed Hanachi, un Tunisien sans-papiers en situation illégale, est arrêté pour vol à l’étalage chez C&A, à Lyon… Faute de place en centre de rétention administratif, il est relâché alors que le sous-préfet de permanence ce week-end-là aurait dû signer une obligation de quitter le territoire. Moins de 48 heures plus tard, cet homme tue en poignardant deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles à Marseille.
Henri-Michel Comet, le préfet du Rhône limogé, l’a dit lors de son discours d’adieu : « les injonctions ne sont pas toujours cohérentes » et « nos ennemis se repaissent des fragilités de notre démocratie ».
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14 novembre 1989
Extrait de la conférence de presse de Monseigneur LEFEVRE, passage de ses attaques contre l'islam.
- [Gros plan] Monseigneur LEFEVRE assis : "Ce sont vos femmes, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés... C'est déjà comme ça dans certaines villes d'Angleterre... Demandez au gouvernement d'arrêter cet islam... Les deux religions ne peuvent pas cohabiter... Si tous les ans il y a 500 000 musulmans en plus en France.... Quand ils tuent les chrétiens, ils sauvent leur âme..."
Extrait de la conférence de presse de Monseigneur LEFEVRE, passage de ses attaques contre l'islam.
- [Gros plan] Monseigneur LEFEVRE assis : "Ce sont vos femmes, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés... C'est déjà comme ça dans certaines villes d'Angleterre... Demandez au gouvernement d'arrêter cet islam... Les deux religions ne peuvent pas cohabiter... Si tous les ans il y a 500 000 musulmans en plus en France.... Quand ils tuent les chrétiens, ils sauvent leur âme..."
Extrait de
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
«
Conclusion
Le fascisme est mort
Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles. On est loin des horreurs du Goulag et d’Auschwitz.
Cette incontestable réalité ne dispense cependant pas de se poser une question : jusqu’où serait allé le fascisme s’il n’avait pas été anéanti en 1945 ? Aurait-il rejoint les deux autres totalitarismes dans l’échelle de l’horreur ? Ce que l’on peut affirmer sans crainte d’être démenti, c’est qu’il connut une inflexible montée en intensité, un crescendo dans la radicalité depuis les compromis et la prudence de la première moitié des années 1920 jusqu’à la brutalité de la RSI. Les années 1925, 1929, 1938, 1943 sont autant d’étapes vers un Etat sans cesse plus oppressant, une violence toujours plus affirmée et légale, une pression encore plus forte sur les consciences, tout cela au nom de la révolution permanente. »
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
«
Conclusion
Le fascisme est mort
Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles. On est loin des horreurs du Goulag et d’Auschwitz.
Cette incontestable réalité ne dispense cependant pas de se poser une question : jusqu’où serait allé le fascisme s’il n’avait pas été anéanti en 1945 ? Aurait-il rejoint les deux autres totalitarismes dans l’échelle de l’horreur ? Ce que l’on peut affirmer sans crainte d’être démenti, c’est qu’il connut une inflexible montée en intensité, un crescendo dans la radicalité depuis les compromis et la prudence de la première moitié des années 1920 jusqu’à la brutalité de la RSI. Les années 1925, 1929, 1938, 1943 sont autant d’étapes vers un Etat sans cesse plus oppressant, une violence toujours plus affirmée et légale, une pression encore plus forte sur les consciences, tout cela au nom de la révolution permanente. »
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Bagatelles pour un Massacre - Céline
"La dictature des larves est la plus étouffante, la plus soupçonneuse de toutes. Du moment où elles gouvernent tout peut se violer, s'engluer, se travestir, se trafiquer, se détruire, se prostituer... N'importe quelle croulante charognerie peut devenir à l'instant l'objet d'un culte, déclencher des typhons d'enthousiasme, ce n'est plus qu'une banale question de publicité, faible ou forte, de presse, de radio, c'est-à-dire en définitive, de politique et d'or."
"La dictature des larves est la plus étouffante, la plus soupçonneuse de toutes. Du moment où elles gouvernent tout peut se violer, s'engluer, se travestir, se trafiquer, se détruire, se prostituer... N'importe quelle croulante charognerie peut devenir à l'instant l'objet d'un culte, déclencher des typhons d'enthousiasme, ce n'est plus qu'une banale question de publicité, faible ou forte, de presse, de radio, c'est-à-dire en définitive, de politique et d'or."
Extrait de
Histoire du fascisme
Frédéric Le Moal - P455
Les Italiens ont-ils été fascisés ? La réponse ne peut qu’être prudente. Le projet totalitaire fasciste a échoué, c’est indéniable. En 1943, les Italiens se débarrassèrent du fascisme comme un serpent de sa peau usée. Ce qui ne revient pas à dire qu’ils n’ont pas adhéré à plus d’un aspect du régime qui apporta des réponses à l’angoisse sociale, politique et nationale née des tourments de la modernité et de la guerre. Mussolini assurait la tranquillité interne, le pain et la paix extérieure. Le problème résidait dans son incapacité idéologique à se contenter d’un rôle de sauveur, certes un peu sévère mais avant tout bienveillant. Il aurait dû davantage méditer le message que le pape Pie XI lui transmit, par l’intermédiaire de l’ambassadeur De Vecchi, à l’aube des années 1930 : « Dites de ma part à M. Mussolini, que sa façon de se diviniser me déplaît et lui fait du mal, beaucoup de mal. Il ne doit pas se poser ainsi en l’air entre la terre et le ciel sans plus garder les pieds sur terre. Faites-lui comprendre, en mon nom, que Notre Seigneur est le seul Dieu. Il ne pourrait donc qu’être une idole, un fétiche, ou un faux dieu ou, au maximum, un faux prophète. Invitez-le, toujours de ma part, à se rappeler que les peuples, les foules, tôt ou tard finissent par abattre les idoles. Dites-lui que s’il ne change pas de système il finira mal. »
Histoire du fascisme
Frédéric Le Moal - P455
Les Italiens ont-ils été fascisés ? La réponse ne peut qu’être prudente. Le projet totalitaire fasciste a échoué, c’est indéniable. En 1943, les Italiens se débarrassèrent du fascisme comme un serpent de sa peau usée. Ce qui ne revient pas à dire qu’ils n’ont pas adhéré à plus d’un aspect du régime qui apporta des réponses à l’angoisse sociale, politique et nationale née des tourments de la modernité et de la guerre. Mussolini assurait la tranquillité interne, le pain et la paix extérieure. Le problème résidait dans son incapacité idéologique à se contenter d’un rôle de sauveur, certes un peu sévère mais avant tout bienveillant. Il aurait dû davantage méditer le message que le pape Pie XI lui transmit, par l’intermédiaire de l’ambassadeur De Vecchi, à l’aube des années 1930 : « Dites de ma part à M. Mussolini, que sa façon de se diviniser me déplaît et lui fait du mal, beaucoup de mal. Il ne doit pas se poser ainsi en l’air entre la terre et le ciel sans plus garder les pieds sur terre. Faites-lui comprendre, en mon nom, que Notre Seigneur est le seul Dieu. Il ne pourrait donc qu’être une idole, un fétiche, ou un faux dieu ou, au maximum, un faux prophète. Invitez-le, toujours de ma part, à se rappeler que les peuples, les foules, tôt ou tard finissent par abattre les idoles. Dites-lui que s’il ne change pas de système il finira mal. »
Extrait de
Histoires secrètes de la guerre d'Algérie
Dominique Lormier - P155,156,157
Des harkis abandonnés par le pouvoir gaulliste et massacrés par le FLN
Un document officiel du ministère de la Défense, de l’état-major de l’armée de terre française, daté du 21 avril 1977 et signé par le général Porret (chef du Service historique), dresse un bilan accablant de l’abandon des harkis et autres supplétifs musulmans ayant servi dans l’armée française durant la guerre d’Algérie, trahis par le gouvernement gaulliste et victimes du FLN :
– Effectifs des supplétifs (harkis, mokhaznis) incorporés en Algérie : environ 200 000.
– Supplétifs emprisonnés par le FLN, après l’indépendance : environ 2 500.
– Supplétifs disparus ou exécutés par le FLN : environ 150 000.
Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, et plus encore après l’indépendance de juillet, le FLN se déchaîne sans pitié contre les harkis, accusés de trahison. Camille Brière raconte :
Certains furent crucifiés sur des portes, les yeux crevés, le nez et les oreilles coupés, la langue arrachée, systématiquement émasculés. D’autres encore furent dépecés à la tenaille, leur chair palpitante jetée aux chiens, lapidés, ébouillantés, ligotés et jetés dans les brasiers devant les populations rassemblées et horrifiées, ou qu’on faisait, sous la terreur, participer aux massacres. Quant aux familles, voici ce qui les attendait : des vieillards et des infirmes étaient égorgés, des femmes violées puis éventrées, des nourrissons, des jeunes enfants avaient la tête écrasée contre les murs sous les yeux de leur mère…
Histoires secrètes de la guerre d'Algérie
Dominique Lormier - P155,156,157
Des harkis abandonnés par le pouvoir gaulliste et massacrés par le FLN
Un document officiel du ministère de la Défense, de l’état-major de l’armée de terre française, daté du 21 avril 1977 et signé par le général Porret (chef du Service historique), dresse un bilan accablant de l’abandon des harkis et autres supplétifs musulmans ayant servi dans l’armée française durant la guerre d’Algérie, trahis par le gouvernement gaulliste et victimes du FLN :
– Effectifs des supplétifs (harkis, mokhaznis) incorporés en Algérie : environ 200 000.
– Supplétifs emprisonnés par le FLN, après l’indépendance : environ 2 500.
– Supplétifs disparus ou exécutés par le FLN : environ 150 000.
Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, et plus encore après l’indépendance de juillet, le FLN se déchaîne sans pitié contre les harkis, accusés de trahison. Camille Brière raconte :
Certains furent crucifiés sur des portes, les yeux crevés, le nez et les oreilles coupés, la langue arrachée, systématiquement émasculés. D’autres encore furent dépecés à la tenaille, leur chair palpitante jetée aux chiens, lapidés, ébouillantés, ligotés et jetés dans les brasiers devant les populations rassemblées et horrifiées, ou qu’on faisait, sous la terreur, participer aux massacres. Quant aux familles, voici ce qui les attendait : des vieillards et des infirmes étaient égorgés, des femmes violées puis éventrées, des nourrissons, des jeunes enfants avaient la tête écrasée contre les murs sous les yeux de leur mère…
Depuis des années, ils inondent notre champ visuel avec les images de Floyd, de Traore, de Théo Luhaka, de Zyed et Bouna et de tout le spectre des épidermes foncés.
Le surgissement, au milieu de cette collection de victimes exotiques, de Lola, petit ange blond, vient déranger cette litanie.
Lola vient rappeler ce qu'est être réellement une victime : elle était réellement innocente, réellement inoffensive, elle n'était pas poursuivie par la police, n'avait pas de drogue dans ses poches. C'était une enfant qui rentrait de l'école paisiblement.
Intérieurement, plus ou moins inconsciemment, ils la détestent parce qu'elle vient rappeler ce qu'est la condition véritable de la victime totale, quand eux voudraient qu'une victime soit forcément foncée, forcément traquée par la police, forcément persécutée par l'ordre réactionnaire.
Ils veulent un monopole que le martyre de Lola leur retire. Trop blanche, trop blonde, trop innocente pour mériter le statut de victime dans un pays qu'ils veulent faire passer pour un enfer raciste où les Blancs seraient privilégiés en tout.
C'est pour cela qu'ils transforment Lola en prétendu enjeu politicien et font autant de commentaires sur «la récupération» : pour qu'elle ne soit plus tout à fait une victime mais un argument dans la bouche des racistes. Parce qu'il ne peut y avoir qu'un genre de victimes dans ce pays : le genre Traore, Floyd, Théo.
Ils tuent Lola chaque jour une nouvelle fois.
Jonathan Sturel
Le surgissement, au milieu de cette collection de victimes exotiques, de Lola, petit ange blond, vient déranger cette litanie.
Lola vient rappeler ce qu'est être réellement une victime : elle était réellement innocente, réellement inoffensive, elle n'était pas poursuivie par la police, n'avait pas de drogue dans ses poches. C'était une enfant qui rentrait de l'école paisiblement.
Intérieurement, plus ou moins inconsciemment, ils la détestent parce qu'elle vient rappeler ce qu'est la condition véritable de la victime totale, quand eux voudraient qu'une victime soit forcément foncée, forcément traquée par la police, forcément persécutée par l'ordre réactionnaire.
Ils veulent un monopole que le martyre de Lola leur retire. Trop blanche, trop blonde, trop innocente pour mériter le statut de victime dans un pays qu'ils veulent faire passer pour un enfer raciste où les Blancs seraient privilégiés en tout.
C'est pour cela qu'ils transforment Lola en prétendu enjeu politicien et font autant de commentaires sur «la récupération» : pour qu'elle ne soit plus tout à fait une victime mais un argument dans la bouche des racistes. Parce qu'il ne peut y avoir qu'un genre de victimes dans ce pays : le genre Traore, Floyd, Théo.
Ils tuent Lola chaque jour une nouvelle fois.
Jonathan Sturel