Extrait de
Algérie : Le piège gaulliste- Henri-Christian GIRAUD - Page 1037
Fondé sur le souci louable d’épargner à la France une algérianisation progressive de son territoire et de ses mœurs, le traitement gaulliste de l’affaire algérienne a finalement abouti à son exact contraire, mais, en réalité, nullement paradoxal. C’est en effet sous la présidence de De Gaulle que l’immigration a été rendue effective par les accords d’Évian et, très précisément, par l’article 2 des dispositions générales de la Déclaration des garanties (« Sauf décision de justice, tout Algérien muni d’une carte d’identité est libre de circuler entre l’Algérie et la France »), et par l’article 7 de la Déclaration relative à la coopération économique et financière, selon lequel tout Algérien a, à tout moment, la possibilité de venir résider en France et d’y bénéficier de tous les avantages sociaux. Cela sans compter les accords de décembre 1968 et, comme on l’a vu, les interventions personnelles de De Gaulle, toujours favorables aux desiderata algériens d’« éponger » 3 millions de chômeurs dus aux brutales spoliations des entreprises françaises. C’est sous la présidence de De Gaulle, donc, que l’immigration a plus que doublé (or elle avait déjà doublé entre 1954 et 1962) et pris son essor pour ne plus s’arrêter.
Algérie : Le piège gaulliste- Henri-Christian GIRAUD - Page 1037
Fondé sur le souci louable d’épargner à la France une algérianisation progressive de son territoire et de ses mœurs, le traitement gaulliste de l’affaire algérienne a finalement abouti à son exact contraire, mais, en réalité, nullement paradoxal. C’est en effet sous la présidence de De Gaulle que l’immigration a été rendue effective par les accords d’Évian et, très précisément, par l’article 2 des dispositions générales de la Déclaration des garanties (« Sauf décision de justice, tout Algérien muni d’une carte d’identité est libre de circuler entre l’Algérie et la France »), et par l’article 7 de la Déclaration relative à la coopération économique et financière, selon lequel tout Algérien a, à tout moment, la possibilité de venir résider en France et d’y bénéficier de tous les avantages sociaux. Cela sans compter les accords de décembre 1968 et, comme on l’a vu, les interventions personnelles de De Gaulle, toujours favorables aux desiderata algériens d’« éponger » 3 millions de chômeurs dus aux brutales spoliations des entreprises françaises. C’est sous la présidence de De Gaulle, donc, que l’immigration a plus que doublé (or elle avait déjà doublé entre 1954 et 1962) et pris son essor pour ne plus s’arrêter.
Extrait de
LA VICTOIRE DU "VIEUX RENARD" - André Laffargue
L'agression anglo-gaulliste - Responsabilités P200-201
Ainsi, en dépit des efforts constants du maréchal Pétain, depuis Mers-el-Kébir, pour éviter tout conflit avec l'Angleterre, Français et Anglais s'étaient affrontés en combats sanglants.
A qui en revient la responsabilité ?
Les Anglo-Gaullistes ont prétendu —et telle a été la thèse de l'accusation —que l'action engagée contre les territoires du Levant n'était qu'une action défensive justifiée par le transit des avions allemands et les facilités données aux révoltés irakiens. En somme la responsabilité était rejetée sur l'accord du 6 mai conclu entre l'amiral Darlan et le général Vogl.
J'ai cru, moi-même, lorsque j'étais Directeur de l'Infanterie qu'il en avait été ainsi. Comment aurais-je pu imaginer que les Anglo-Gaullistes eussent pu se livrer à une pareille agression, s'ils n'y eussent été contraints par le comportement de Darlan et de Dentz ?
Mais, depuis lors, j'ai pu me convaincre que la décision d'attaquer le Levant était antérieure aux imprudences de Darlan et qu'elle était due à une initiative de de Gaulle lequel en a revendiqué la paternité en ces termes, le 3 juin 1945: «C'est la France libre qui a pris l'initiative d'entrer en Syrie en y entraînant l'Angleterre. L'histoire établira la chose sur document. »
Y avait-il donc une raison avouable susceptible de justifier une initiative qui allait conduire des Français à s'entretuer ?
Assurément non, puisque Wavel avait déclaré à Churchill que la présence française au Levant, lui était bénéfique en couvrant ses arrières. En quoi le général Wavel, lui, s'est conduit d'une façon conforme, non seulement aux intérêts britanniques, mais également à ceux de l'alliance franco-britannique persistante.
Il n'est donc aucun motif valable qui puisse excuser une initiative qui a coûté la vie à 800 Français gaullistes tués par des balles françaises et à 1036 Français, aux ordres du Maréchal, tués par les balles anglaises et françaises.
LA VICTOIRE DU "VIEUX RENARD" - André Laffargue
L'agression anglo-gaulliste - Responsabilités P200-201
Ainsi, en dépit des efforts constants du maréchal Pétain, depuis Mers-el-Kébir, pour éviter tout conflit avec l'Angleterre, Français et Anglais s'étaient affrontés en combats sanglants.
A qui en revient la responsabilité ?
Les Anglo-Gaullistes ont prétendu —et telle a été la thèse de l'accusation —que l'action engagée contre les territoires du Levant n'était qu'une action défensive justifiée par le transit des avions allemands et les facilités données aux révoltés irakiens. En somme la responsabilité était rejetée sur l'accord du 6 mai conclu entre l'amiral Darlan et le général Vogl.
J'ai cru, moi-même, lorsque j'étais Directeur de l'Infanterie qu'il en avait été ainsi. Comment aurais-je pu imaginer que les Anglo-Gaullistes eussent pu se livrer à une pareille agression, s'ils n'y eussent été contraints par le comportement de Darlan et de Dentz ?
Mais, depuis lors, j'ai pu me convaincre que la décision d'attaquer le Levant était antérieure aux imprudences de Darlan et qu'elle était due à une initiative de de Gaulle lequel en a revendiqué la paternité en ces termes, le 3 juin 1945: «C'est la France libre qui a pris l'initiative d'entrer en Syrie en y entraînant l'Angleterre. L'histoire établira la chose sur document. »
Y avait-il donc une raison avouable susceptible de justifier une initiative qui allait conduire des Français à s'entretuer ?
Assurément non, puisque Wavel avait déclaré à Churchill que la présence française au Levant, lui était bénéfique en couvrant ses arrières. En quoi le général Wavel, lui, s'est conduit d'une façon conforme, non seulement aux intérêts britanniques, mais également à ceux de l'alliance franco-britannique persistante.
Il n'est donc aucun motif valable qui puisse excuser une initiative qui a coûté la vie à 800 Français gaullistes tués par des balles françaises et à 1036 Français, aux ordres du Maréchal, tués par les balles anglaises et françaises.
17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire d’algériens par la police à Paris, par l’historien Bernard Lugan
Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.
Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.
Démonstration [1] :
1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.
2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé….
3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.
La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…
A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.
Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :
- Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.
- La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.
- Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.
Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:
- Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légal n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
- Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.
Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.
Démonstration [1] :
1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.
2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé….
3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.
La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…
A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.
Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :
- Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.
- La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.
- Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.
Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:
- Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légal n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
- Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.
Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!
C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.
Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et plus que complaisamment relayé par les médias…hier comme aujourd’hui.
Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XX° siècle. A l’image de la manipulation de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…
Bernard Lugan
Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!
C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.
Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et plus que complaisamment relayé par les médias…hier comme aujourd’hui.
Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XX° siècle. A l’image de la manipulation de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…
Bernard Lugan
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"La France ils nous ont colonisés, aujourd'hui c'est nous on les colonise."
Extrait de
Le vrai état de la France
Agnès Verdier-Molinié
« En 2019, la France a prononcé 122 839 obligations de quitter le territoire français. Sauf que, seulement 18 906 ont quitté le territoire de manière forcée, faute d’application de l’obligation1. En 2019, les demandes d’asile s’élevaient à 138 420 (ministère de l’Intérieur), provenant de 139 pays différents dont 46 838 satisfaites (réfugiés, protection subsidiaire, apatrides) soit 38 %.
En 2017, Ahmed Hanachi, un Tunisien sans-papiers en situation illégale, est arrêté pour vol à l’étalage chez C&A, à Lyon… Faute de place en centre de rétention administratif, il est relâché alors que le sous-préfet de permanence ce week-end-là aurait dû signer une obligation de quitter le territoire. Moins de 48 heures plus tard, cet homme tue en poignardant deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles à Marseille.
Henri-Michel Comet, le préfet du Rhône limogé, l’a dit lors de son discours d’adieu : « les injonctions ne sont pas toujours cohérentes » et « nos ennemis se repaissent des fragilités de notre démocratie ».
Le vrai état de la France
Agnès Verdier-Molinié
« En 2019, la France a prononcé 122 839 obligations de quitter le territoire français. Sauf que, seulement 18 906 ont quitté le territoire de manière forcée, faute d’application de l’obligation1. En 2019, les demandes d’asile s’élevaient à 138 420 (ministère de l’Intérieur), provenant de 139 pays différents dont 46 838 satisfaites (réfugiés, protection subsidiaire, apatrides) soit 38 %.
En 2017, Ahmed Hanachi, un Tunisien sans-papiers en situation illégale, est arrêté pour vol à l’étalage chez C&A, à Lyon… Faute de place en centre de rétention administratif, il est relâché alors que le sous-préfet de permanence ce week-end-là aurait dû signer une obligation de quitter le territoire. Moins de 48 heures plus tard, cet homme tue en poignardant deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles à Marseille.
Henri-Michel Comet, le préfet du Rhône limogé, l’a dit lors de son discours d’adieu : « les injonctions ne sont pas toujours cohérentes » et « nos ennemis se repaissent des fragilités de notre démocratie ».
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14 novembre 1989
Extrait de la conférence de presse de Monseigneur LEFEVRE, passage de ses attaques contre l'islam.
- [Gros plan] Monseigneur LEFEVRE assis : "Ce sont vos femmes, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés... C'est déjà comme ça dans certaines villes d'Angleterre... Demandez au gouvernement d'arrêter cet islam... Les deux religions ne peuvent pas cohabiter... Si tous les ans il y a 500 000 musulmans en plus en France.... Quand ils tuent les chrétiens, ils sauvent leur âme..."
Extrait de la conférence de presse de Monseigneur LEFEVRE, passage de ses attaques contre l'islam.
- [Gros plan] Monseigneur LEFEVRE assis : "Ce sont vos femmes, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés... C'est déjà comme ça dans certaines villes d'Angleterre... Demandez au gouvernement d'arrêter cet islam... Les deux religions ne peuvent pas cohabiter... Si tous les ans il y a 500 000 musulmans en plus en France.... Quand ils tuent les chrétiens, ils sauvent leur âme..."
Extrait de
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
«
Conclusion
Le fascisme est mort
Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles. On est loin des horreurs du Goulag et d’Auschwitz.
Cette incontestable réalité ne dispense cependant pas de se poser une question : jusqu’où serait allé le fascisme s’il n’avait pas été anéanti en 1945 ? Aurait-il rejoint les deux autres totalitarismes dans l’échelle de l’horreur ? Ce que l’on peut affirmer sans crainte d’être démenti, c’est qu’il connut une inflexible montée en intensité, un crescendo dans la radicalité depuis les compromis et la prudence de la première moitié des années 1920 jusqu’à la brutalité de la RSI. Les années 1925, 1929, 1938, 1943 sont autant d’étapes vers un Etat sans cesse plus oppressant, une violence toujours plus affirmée et légale, une pression encore plus forte sur les consciences, tout cela au nom de la révolution permanente. »
Histoire du fascisme - Frédéric Le Moal
«
Conclusion
Le fascisme est mort
Le fascisme s’acheva dans la violence en laissant derrière lui ruines, deuils, haines et misères. Pouvait-il en être autrement pour ce mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, risorgimentales et garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois, et qui se voulut religion civile de substitution au christianisme ? Venu de l’extrême gauche socialiste, il voulut réconcilier nation et socialisme, en étant porté par la classe moyenne qui, aux lendemains de la Grande Guerre, assuma un rôle contestataire. Son projet de refonte des sociétés et de transformation de l’homme portait en lui la violence comme les nuées portent l’orage. Pourtant, force est de constater que l’Etat fasciste resta au stade d’un totalitarisme incomplet et limité, plus fort dans l’intention que dans l’accomplissement si on le compare à ses sanguinaires comparses soviétique et nationale-socialiste. Trop de compromis, de forces hostiles, de corps autonomes se dressaient sur son chemin pour lui permettre de s’emparer de l’esprit des Italiens et de détruire les institutions traditionnelles. On est loin des horreurs du Goulag et d’Auschwitz.
Cette incontestable réalité ne dispense cependant pas de se poser une question : jusqu’où serait allé le fascisme s’il n’avait pas été anéanti en 1945 ? Aurait-il rejoint les deux autres totalitarismes dans l’échelle de l’horreur ? Ce que l’on peut affirmer sans crainte d’être démenti, c’est qu’il connut une inflexible montée en intensité, un crescendo dans la radicalité depuis les compromis et la prudence de la première moitié des années 1920 jusqu’à la brutalité de la RSI. Les années 1925, 1929, 1938, 1943 sont autant d’étapes vers un Etat sans cesse plus oppressant, une violence toujours plus affirmée et légale, une pression encore plus forte sur les consciences, tout cela au nom de la révolution permanente. »
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Bagatelles pour un Massacre - Céline
"La dictature des larves est la plus étouffante, la plus soupçonneuse de toutes. Du moment où elles gouvernent tout peut se violer, s'engluer, se travestir, se trafiquer, se détruire, se prostituer... N'importe quelle croulante charognerie peut devenir à l'instant l'objet d'un culte, déclencher des typhons d'enthousiasme, ce n'est plus qu'une banale question de publicité, faible ou forte, de presse, de radio, c'est-à-dire en définitive, de politique et d'or."
"La dictature des larves est la plus étouffante, la plus soupçonneuse de toutes. Du moment où elles gouvernent tout peut se violer, s'engluer, se travestir, se trafiquer, se détruire, se prostituer... N'importe quelle croulante charognerie peut devenir à l'instant l'objet d'un culte, déclencher des typhons d'enthousiasme, ce n'est plus qu'une banale question de publicité, faible ou forte, de presse, de radio, c'est-à-dire en définitive, de politique et d'or."
Extrait de
Histoire du fascisme
Frédéric Le Moal - P455
Les Italiens ont-ils été fascisés ? La réponse ne peut qu’être prudente. Le projet totalitaire fasciste a échoué, c’est indéniable. En 1943, les Italiens se débarrassèrent du fascisme comme un serpent de sa peau usée. Ce qui ne revient pas à dire qu’ils n’ont pas adhéré à plus d’un aspect du régime qui apporta des réponses à l’angoisse sociale, politique et nationale née des tourments de la modernité et de la guerre. Mussolini assurait la tranquillité interne, le pain et la paix extérieure. Le problème résidait dans son incapacité idéologique à se contenter d’un rôle de sauveur, certes un peu sévère mais avant tout bienveillant. Il aurait dû davantage méditer le message que le pape Pie XI lui transmit, par l’intermédiaire de l’ambassadeur De Vecchi, à l’aube des années 1930 : « Dites de ma part à M. Mussolini, que sa façon de se diviniser me déplaît et lui fait du mal, beaucoup de mal. Il ne doit pas se poser ainsi en l’air entre la terre et le ciel sans plus garder les pieds sur terre. Faites-lui comprendre, en mon nom, que Notre Seigneur est le seul Dieu. Il ne pourrait donc qu’être une idole, un fétiche, ou un faux dieu ou, au maximum, un faux prophète. Invitez-le, toujours de ma part, à se rappeler que les peuples, les foules, tôt ou tard finissent par abattre les idoles. Dites-lui que s’il ne change pas de système il finira mal. »
Histoire du fascisme
Frédéric Le Moal - P455
Les Italiens ont-ils été fascisés ? La réponse ne peut qu’être prudente. Le projet totalitaire fasciste a échoué, c’est indéniable. En 1943, les Italiens se débarrassèrent du fascisme comme un serpent de sa peau usée. Ce qui ne revient pas à dire qu’ils n’ont pas adhéré à plus d’un aspect du régime qui apporta des réponses à l’angoisse sociale, politique et nationale née des tourments de la modernité et de la guerre. Mussolini assurait la tranquillité interne, le pain et la paix extérieure. Le problème résidait dans son incapacité idéologique à se contenter d’un rôle de sauveur, certes un peu sévère mais avant tout bienveillant. Il aurait dû davantage méditer le message que le pape Pie XI lui transmit, par l’intermédiaire de l’ambassadeur De Vecchi, à l’aube des années 1930 : « Dites de ma part à M. Mussolini, que sa façon de se diviniser me déplaît et lui fait du mal, beaucoup de mal. Il ne doit pas se poser ainsi en l’air entre la terre et le ciel sans plus garder les pieds sur terre. Faites-lui comprendre, en mon nom, que Notre Seigneur est le seul Dieu. Il ne pourrait donc qu’être une idole, un fétiche, ou un faux dieu ou, au maximum, un faux prophète. Invitez-le, toujours de ma part, à se rappeler que les peuples, les foules, tôt ou tard finissent par abattre les idoles. Dites-lui que s’il ne change pas de système il finira mal. »