Extrait de
Les vérités cachées de la France sous l'Occupation
Dominique Lormier - P137/138
"L’action clandestine se poursuit en Afrique du Nord
Aux 100 000 hommes de l’armée d’armistice en métropole, il convient d’ajouter les 112 786 hommes (dont 4 114 officiers) se trouvant en Afrique du Nord (AFN), les 156 996 hommes des autres « possessions françaises, soit quelque 379 000 soldats de toutes armes, ainsi que 60 000 marins et 40 000 aviateurs. Le 10 septembre 1940, le général Weygand arrive à Alger pour restaurer le potentiel de l’armée commissions allemandes et italiennes d’armistice. Des ateliers sont créés pour la fabrication d’armes antichars, une main-d’œuvre travaille à la construction de pistes d’atterrissage. La fraude semble être partout, comme la dissimulation de 10 000 soldats venus de métropole camouflés en ouvriers, comme 5 500 militaires que la Poste embauche à titre civil. Sous prétexte de maintenir l’ordre dans les tribus du sud marocain, le général Weygand obtient des Allemands la présence de 16 000 soldats français. Il en met rapidement le double. Au début de 1941, Weygand aligne 200 000 hommes en AFN. Les Allemands, qui savent que le général Weygand " prépare la revanche ”, obtiennent son rappel la même année et un an après son retour, l’arrêtent et l’internent en Allemagne. Mais son impulsion a été décisive. Lorsqu’en novembre 1942 l’Afrique du Nord fait son retour dans la guerre, les forces militaires françaises représentent 225 000 hommes, dont 6 700 officiers, qui vont jouer un rôle important lors de la campagne de Tunisie « en 1943. Le camouflage de l’armement en AFN est également une réussite exceptionnelle : 55 000 fusils, 4 000 armes automatiques, 210 mortiers de 81, 80 canons de 75, 43 canons antichars de 47, 45 canons antichars de 25 ou 37, 45 000 grenades, 8 000 mines antichars, 300 000 obus, 26 millions de cartouches et plus de 6 000 camions."
Les vérités cachées de la France sous l'Occupation
Dominique Lormier - P137/138
"L’action clandestine se poursuit en Afrique du Nord
Aux 100 000 hommes de l’armée d’armistice en métropole, il convient d’ajouter les 112 786 hommes (dont 4 114 officiers) se trouvant en Afrique du Nord (AFN), les 156 996 hommes des autres « possessions françaises, soit quelque 379 000 soldats de toutes armes, ainsi que 60 000 marins et 40 000 aviateurs. Le 10 septembre 1940, le général Weygand arrive à Alger pour restaurer le potentiel de l’armée commissions allemandes et italiennes d’armistice. Des ateliers sont créés pour la fabrication d’armes antichars, une main-d’œuvre travaille à la construction de pistes d’atterrissage. La fraude semble être partout, comme la dissimulation de 10 000 soldats venus de métropole camouflés en ouvriers, comme 5 500 militaires que la Poste embauche à titre civil. Sous prétexte de maintenir l’ordre dans les tribus du sud marocain, le général Weygand obtient des Allemands la présence de 16 000 soldats français. Il en met rapidement le double. Au début de 1941, Weygand aligne 200 000 hommes en AFN. Les Allemands, qui savent que le général Weygand " prépare la revanche ”, obtiennent son rappel la même année et un an après son retour, l’arrêtent et l’internent en Allemagne. Mais son impulsion a été décisive. Lorsqu’en novembre 1942 l’Afrique du Nord fait son retour dans la guerre, les forces militaires françaises représentent 225 000 hommes, dont 6 700 officiers, qui vont jouer un rôle important lors de la campagne de Tunisie « en 1943. Le camouflage de l’armement en AFN est également une réussite exceptionnelle : 55 000 fusils, 4 000 armes automatiques, 210 mortiers de 81, 80 canons de 75, 43 canons antichars de 47, 45 canons antichars de 25 ou 37, 45 000 grenades, 8 000 mines antichars, 300 000 obus, 26 millions de cartouches et plus de 6 000 camions."
Au cœur de la résistance alsacienne : Paul Dungler (1940-1944).
Ce catholique maurrassien de doctrine aimait la France et le maréchal Pétain. Après l’armistice, il fonda la 7e colonne d’Alsace, réseau secret si bien implanté dans la population qu’il résista à toutes les investigations de la Gestapo pendant les quatre années d’occupation. Dungler aurait pu verser dans la mauvaise résistance mais il refusa d’adhérer au Comité national de Résistance, aux ordres de De Gaulle et des communistes. En revanche, dès le mois de décembre 1940, il rencontrait le Maréchal et lui exposait son action. Le chef de l’État approuva ses réseaux clandestins et leur donna même une “ couverture officielle ”... L’obéissance au Maréchal était, dans ces années difficiles, la pierre de touche du dévouement à la Patrie.
https://vod.catalogue-crc.org/enregistrement/au-coeur-de-la-resistance-alsacienne-paul-dungler-1940-1944.html
Ce catholique maurrassien de doctrine aimait la France et le maréchal Pétain. Après l’armistice, il fonda la 7e colonne d’Alsace, réseau secret si bien implanté dans la population qu’il résista à toutes les investigations de la Gestapo pendant les quatre années d’occupation. Dungler aurait pu verser dans la mauvaise résistance mais il refusa d’adhérer au Comité national de Résistance, aux ordres de De Gaulle et des communistes. En revanche, dès le mois de décembre 1940, il rencontrait le Maréchal et lui exposait son action. Le chef de l’État approuva ses réseaux clandestins et leur donna même une “ couverture officielle ”... L’obéissance au Maréchal était, dans ces années difficiles, la pierre de touche du dévouement à la Patrie.
https://vod.catalogue-crc.org/enregistrement/au-coeur-de-la-resistance-alsacienne-paul-dungler-1940-1944.html
vod.catalogue-crc.org
Au cœur de la résistance alsacienne : Paul Dungler (1940-1944).
Ce catholique maurrassien de doctrine aimait la France et le maréchal Pétain. Après l’armistice, il fonda la 7e colonne d’Alsace, réseau secret qui résista à toutes les investigations de la Gestapo.
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
Taddei sur la colonisation
LE GOUVERNEMENT DE VICHY
Annexe 1
Une résistance contrôlée par le Maréchal Pétain
https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/restauration-nationale/histoire-france/gouvernement-vichy/1-resistance-petain.html
Annexe 1
Une résistance contrôlée par le Maréchal Pétain
https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/restauration-nationale/histoire-france/gouvernement-vichy/1-resistance-petain.html
crc-resurrection.org
Annexe 1. Une résistance contrôlée par le Maréchal Pétain
Site officiel de la Contre-Réforme catholique au XXIe siècle.
« Notre époque est très largement abjecte, je pense que cela ne fait pas débat. Tout, de la mode à l’art en passant par les relations humaines, la publicité, les loisirs, la télévision, le cinéma (vous avez vu la dernière « Palme d’or » de Cannes ?) y est laid, bas et vulgaire. La violence la plus extrême et la plus gratuite est omniprésente. La bêtise et l’inculture crasse règnent en implacables et arrogantes maîtresses. Que penser d’une société où l’on en est arrivé à remettre en cause la différence entre un homme et une femme et où l’on encourage des gamins à changer de sexe au gré de leur « ressenti », créant volontairement des monstres condamnés à la dépression médicamenteuse et, souvent, au suicide ?
Mais une fois que l’on a fait ce constat – bien peu original – on n’a pas dit grand-chose… La crudité du diagnostic n’a que peu d’intérêt si celui n’a pas d’autre finalité que lui-même. La description du mal n’a de sens que dans l’optique de le combattre et, à terme, de l’éradiquer. Il ne s’agit pas de se complaire dans le « tout est foutu » mais de piquer au vif notre orgueil endormi afin de tenter de renouer avec ce que nous avons été et que nous pouvons encore être… des hommes imparfaits mais dignes, fiers et debout. »
Xavier Eman
Mais une fois que l’on a fait ce constat – bien peu original – on n’a pas dit grand-chose… La crudité du diagnostic n’a que peu d’intérêt si celui n’a pas d’autre finalité que lui-même. La description du mal n’a de sens que dans l’optique de le combattre et, à terme, de l’éradiquer. Il ne s’agit pas de se complaire dans le « tout est foutu » mais de piquer au vif notre orgueil endormi afin de tenter de renouer avec ce que nous avons été et que nous pouvons encore être… des hommes imparfaits mais dignes, fiers et debout. »
Xavier Eman
Media is too big
VIEW IN TELEGRAM
Bande annonce : Le Cercle rouge est un film français écrit et réalisé par Jean-Pierre Melville, sorti en 1970. Il s'agit de l'avant-dernier film de Bourvil, qui meurt la même année
Mauriac sous de Gaulle - Jacques Laurent - P51
"LA NATIONALITÉ DES VAINCUS
Si le général de Gaulle n'a pas changé l'Histoire, c'est qu'il a toujours limité son action à combattre ses collègues et ses cousins. Certes, aucun général au monde n'a vaincu, fait emprisonner ou fait périr autant de grands chefs militaires que lui. Sur ce point, Mauriac a raison de trouver que de Gaulle surpasse Napoléon. Mais il omet un détail : la nationalité des vaincus. Certes, c'est par ordre de de Gaulle ou selon l'esprit du gaullisme que l'amiral Gensoul fut vaincu à Mers el-Kébir, le gouverneur général Boisson assiégé à Dakar, le général Dentz écrasé en Syrie et réduit à périr sous les chaînes, que tomba l'amiral Darlan, que fut capturé l'amiral Decoux, que tant d'autres amiraux, Marquis, Laborde, Robert s'abîmèrent dans les bagnes, et tant d'autres généraux que leur énumération commence de m'ennuyer et jusqu'au maréchal que le Kronprinz n'avait pu vaincre à Verdun, ni Ludendorff dans l'Oise. C'est évidemment joli, et la seconde fournée des chefs d'armée défaits par de Gaulle est assez brillante aussi puisqu'elle va de Challe à Salan. Le maréchal Juin y coupa de justesse, de Lattre et Leclerc n'échappèrent au désastre que par une mort prématurée limitant la victoire de de Gaulle à quelques offensives heureuses contre leurs veuves. Parfait. Je consens bien volontiers à Mauriac que les généraux anglais vaincus par Jeanne d'Arc furent moins nombreux, mais j'appelle son attention sur la nationalité de ceux que terrassa de Gaulle. Cette nationalité explique peut-être pourquoi personne ne met en doute la stratégie du général de Gaulle dans la guerre civile et pourquoi personne ne saurait en découvrir les effets dans l'Histoire de l'Europe.
Mauriac me dispensera certainement de poursuivre ma démonstration en examinant la liste des hommes d'Etat fusillés, emprisonnés ou exilés par le général de Gaulle. Elle est copieuse.
"
"LA NATIONALITÉ DES VAINCUS
Si le général de Gaulle n'a pas changé l'Histoire, c'est qu'il a toujours limité son action à combattre ses collègues et ses cousins. Certes, aucun général au monde n'a vaincu, fait emprisonner ou fait périr autant de grands chefs militaires que lui. Sur ce point, Mauriac a raison de trouver que de Gaulle surpasse Napoléon. Mais il omet un détail : la nationalité des vaincus. Certes, c'est par ordre de de Gaulle ou selon l'esprit du gaullisme que l'amiral Gensoul fut vaincu à Mers el-Kébir, le gouverneur général Boisson assiégé à Dakar, le général Dentz écrasé en Syrie et réduit à périr sous les chaînes, que tomba l'amiral Darlan, que fut capturé l'amiral Decoux, que tant d'autres amiraux, Marquis, Laborde, Robert s'abîmèrent dans les bagnes, et tant d'autres généraux que leur énumération commence de m'ennuyer et jusqu'au maréchal que le Kronprinz n'avait pu vaincre à Verdun, ni Ludendorff dans l'Oise. C'est évidemment joli, et la seconde fournée des chefs d'armée défaits par de Gaulle est assez brillante aussi puisqu'elle va de Challe à Salan. Le maréchal Juin y coupa de justesse, de Lattre et Leclerc n'échappèrent au désastre que par une mort prématurée limitant la victoire de de Gaulle à quelques offensives heureuses contre leurs veuves. Parfait. Je consens bien volontiers à Mauriac que les généraux anglais vaincus par Jeanne d'Arc furent moins nombreux, mais j'appelle son attention sur la nationalité de ceux que terrassa de Gaulle. Cette nationalité explique peut-être pourquoi personne ne met en doute la stratégie du général de Gaulle dans la guerre civile et pourquoi personne ne saurait en découvrir les effets dans l'Histoire de l'Europe.
Mauriac me dispensera certainement de poursuivre ma démonstration en examinant la liste des hommes d'Etat fusillés, emprisonnés ou exilés par le général de Gaulle. Elle est copieuse.
"
Jacques Laurent
Il publie peu après avec Gabriel Jeantet (ancien membre de la Cagoule puis membre du cabinet civil de Pétain et anti-allemand) Année 40, où il conteste l'importance de de Gaulle, qu'il qualifie de « planqué », dans l'organisation de la Résistance.
Il publie peu après avec Gabriel Jeantet (ancien membre de la Cagoule puis membre du cabinet civil de Pétain et anti-allemand) Année 40, où il conteste l'importance de de Gaulle, qu'il qualifie de « planqué », dans l'organisation de la Résistance.
Extrait de
De Gaulle et la Russie
Alexandre Jevakhoff - P34/35
« Henri de Gaulle, le père de Charles, est justement un pur produit des Jésuites : ils l’ont formé, il leur a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle, enseignant dans leurs écoles ou les dirigeant. Quant à Jeanne de Gaulle, sa piété n’a rien à envier à celle de son mari : dans l’ordre, « elle aime la prière, l’aquarelle, le tricot ou la broderie », raconte son petit-fils Philippe. Dès lors que la République interdit l’enseignement aux congrégations, Henri n’hésite pas à envoyer deux de ses fils, Charles et Jacques, poursuivre leur scolarité à l’étranger dans un collège belge de l’ordre jésuite. Lorsque les élèves du Sacré-Cœur d’Antoing portent leurs regards vers le donjon du château qui abrite leur école, c’est le drapeau français qu’ils aperçoivent et lorsqu’ils lèvent les yeux au plafond de la chapelle, ils voient Tolbiac, Clermont, Domrémy, Paray-le-Monial, « les grandes manifestations d’amour du Christ pour la France ».
Monarchiste de regret et républicain de raison : le père de Charles, qui s’autodéfinit ainsi, n’est pas un extrémiste. Si les lectures d’un homme reflètent sa personnalité, celles d’Henri attestent d’un esprit ouvert et curieux – certains y retrouveront la marque des Jésuites –, davantage intéressé par les questions que sensibles aux réponses toutes faites. Qu’il ait été ou non abonné à L’Action française – Jean Lacouture l’affirme, l’amiral de Gaulle le conteste –, deux revues libérales sont admises chez lui : Le Correspondant, qui se veut l’expression des catholiques favorables aux libertés constitutionnelles nées de 1789, et la Revue des Deux Mondes, reflet des idées orléanistes.
On le comprend, Henri de Gaulle n’est pas de ceux qui cultivent l’antirépublicanisme à longueur de journée. Pourtant, une déchirure aurait pu se produire en 1905, à l’occasion des lois imposant la séparation de l’Église et de l’État : au-delà de l’envoi de Charles et d’un de ses frères en Belgique, l’interdiction faite aux congrégations d’enseigner en France prive le père de famille de son gagne-pain. Hier professeur, préfet des études et directeur adjoint d’un collège qui a accueilli 700 élèves à son apogée, le voilà sans emploi à près de soixante ans, avec cinq enfants à charge. Même si à la demande de la Compagnie il s’engage dans la création et la direction d’un externat d’enseignement, la situation matérielle de la famille n’est guère brillante : un salaire équivalent à celui d’un modeste chef de rayon, heureusement doublé par des rentes. Suffisamment contrainte pour que, Charles admis à Saint-Cyr, son père soit amené à solliciter auprès du ministre de la Guerre une bourse « sans trousseau », « l’institut [qu’il dirige] n’[étant] encore qu’à ses débuts ». »
De Gaulle et la Russie
Alexandre Jevakhoff - P34/35
« Henri de Gaulle, le père de Charles, est justement un pur produit des Jésuites : ils l’ont formé, il leur a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle, enseignant dans leurs écoles ou les dirigeant. Quant à Jeanne de Gaulle, sa piété n’a rien à envier à celle de son mari : dans l’ordre, « elle aime la prière, l’aquarelle, le tricot ou la broderie », raconte son petit-fils Philippe. Dès lors que la République interdit l’enseignement aux congrégations, Henri n’hésite pas à envoyer deux de ses fils, Charles et Jacques, poursuivre leur scolarité à l’étranger dans un collège belge de l’ordre jésuite. Lorsque les élèves du Sacré-Cœur d’Antoing portent leurs regards vers le donjon du château qui abrite leur école, c’est le drapeau français qu’ils aperçoivent et lorsqu’ils lèvent les yeux au plafond de la chapelle, ils voient Tolbiac, Clermont, Domrémy, Paray-le-Monial, « les grandes manifestations d’amour du Christ pour la France ».
Monarchiste de regret et républicain de raison : le père de Charles, qui s’autodéfinit ainsi, n’est pas un extrémiste. Si les lectures d’un homme reflètent sa personnalité, celles d’Henri attestent d’un esprit ouvert et curieux – certains y retrouveront la marque des Jésuites –, davantage intéressé par les questions que sensibles aux réponses toutes faites. Qu’il ait été ou non abonné à L’Action française – Jean Lacouture l’affirme, l’amiral de Gaulle le conteste –, deux revues libérales sont admises chez lui : Le Correspondant, qui se veut l’expression des catholiques favorables aux libertés constitutionnelles nées de 1789, et la Revue des Deux Mondes, reflet des idées orléanistes.
On le comprend, Henri de Gaulle n’est pas de ceux qui cultivent l’antirépublicanisme à longueur de journée. Pourtant, une déchirure aurait pu se produire en 1905, à l’occasion des lois imposant la séparation de l’Église et de l’État : au-delà de l’envoi de Charles et d’un de ses frères en Belgique, l’interdiction faite aux congrégations d’enseigner en France prive le père de famille de son gagne-pain. Hier professeur, préfet des études et directeur adjoint d’un collège qui a accueilli 700 élèves à son apogée, le voilà sans emploi à près de soixante ans, avec cinq enfants à charge. Même si à la demande de la Compagnie il s’engage dans la création et la direction d’un externat d’enseignement, la situation matérielle de la famille n’est guère brillante : un salaire équivalent à celui d’un modeste chef de rayon, heureusement doublé par des rentes. Suffisamment contrainte pour que, Charles admis à Saint-Cyr, son père soit amené à solliciter auprès du ministre de la Guerre une bourse « sans trousseau », « l’institut [qu’il dirige] n’[étant] encore qu’à ses débuts ». »
Extrait de
De Gaulle et Pétain
Pierre Servent.
« Sous-lieutenant Charles de Gaulle, appelé à l’honneur de servir dans votre régiment. À vos ordres mon colonel !
— Repos, lieutenant ! »
En ce mois d’octobre 1912, le colonel qui reçoit ce nouvel officier récemment affecté à son régiment se nomme Philippe Pétain. À 56 ans, il est le chef de corps du 33e régiment d’infanterie d’Arras (Artois). Tiré à quatre épingles, le jeune lieutenant de 22 ans qui vient de se présenter selon l’usage connaît bien cette garnison sur laquelle flottent les mânes caparaçonnés de Turenne, de Condé… et de Cyrano de Bergerac (un acte de la pièce d’Edmond Rostand s’y déroule).
De Gaulle et Pétain
Pierre Servent.
« Sous-lieutenant Charles de Gaulle, appelé à l’honneur de servir dans votre régiment. À vos ordres mon colonel !
— Repos, lieutenant ! »
En ce mois d’octobre 1912, le colonel qui reçoit ce nouvel officier récemment affecté à son régiment se nomme Philippe Pétain. À 56 ans, il est le chef de corps du 33e régiment d’infanterie d’Arras (Artois). Tiré à quatre épingles, le jeune lieutenant de 22 ans qui vient de se présenter selon l’usage connaît bien cette garnison sur laquelle flottent les mânes caparaçonnés de Turenne, de Condé… et de Cyrano de Bergerac (un acte de la pièce d’Edmond Rostand s’y déroule).
Les internautes du site de l'Express étaient invités hier à tchatter avec Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France. 26/04/2007
pourquoi être F-M au XXe siècle ? Et comment peuvent ils agir pour que l'homme dans les pays émergents retrouve l'espérance?
Etre FM au XXIe siècle, c'est à la fois s'inscrire dans une histoire, dans un patrimoine intellectuel et à partir de cette tradition pouvoir au fond participer au développement d'un projet de société pour le XXIe siècle, soit le projet humaniste. Au fond, je souhaite que le GO en particulier soit la première force humaniste en France et ailleurs. Et dans cette société qui se déshumanise, dans ce monde où aujourd'hui encore se déroule sous nos yeux un crime de masse au Darfour, le projet humaniste s'inscrit me semble-t-il dans la modernité. Etre FM au XXIe siècle, c'est être un homme ou une femme engagé, quotidiennement, dans le combat humaniste. A cet égard, le GODF engage également ce combat pour faire cesser cette division Nord-Sud et aider les pays en difficulté, particulièrement en Afrique, à retrouver non seulement l'espérance mais, avec cette notion de codéveloppement, les aider à se relever. Notre action en Afrique est déjà décisive mais elle devra prendre plus d'ampleur encore. Et à cet égard, je crois que l'immigration, le métissage sont une chance pour l'Europe alors même qu'il appartient à ces pays de nous apporter aussi leur culture et leur mode d'approche des grands problèmes de la société.
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/chat-jean-michel-quillardet-grand-ma-icirc-tre-du-godf_477082.html
https://www.jlturbet.net/article-10196001.html
pourquoi être F-M au XXe siècle ? Et comment peuvent ils agir pour que l'homme dans les pays émergents retrouve l'espérance?
Etre FM au XXIe siècle, c'est à la fois s'inscrire dans une histoire, dans un patrimoine intellectuel et à partir de cette tradition pouvoir au fond participer au développement d'un projet de société pour le XXIe siècle, soit le projet humaniste. Au fond, je souhaite que le GO en particulier soit la première force humaniste en France et ailleurs. Et dans cette société qui se déshumanise, dans ce monde où aujourd'hui encore se déroule sous nos yeux un crime de masse au Darfour, le projet humaniste s'inscrit me semble-t-il dans la modernité. Etre FM au XXIe siècle, c'est être un homme ou une femme engagé, quotidiennement, dans le combat humaniste. A cet égard, le GODF engage également ce combat pour faire cesser cette division Nord-Sud et aider les pays en difficulté, particulièrement en Afrique, à retrouver non seulement l'espérance mais, avec cette notion de codéveloppement, les aider à se relever. Notre action en Afrique est déjà décisive mais elle devra prendre plus d'ampleur encore. Et à cet égard, je crois que l'immigration, le métissage sont une chance pour l'Europe alors même qu'il appartient à ces pays de nous apporter aussi leur culture et leur mode d'approche des grands problèmes de la société.
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/chat-jean-michel-quillardet-grand-ma-icirc-tre-du-godf_477082.html
https://www.jlturbet.net/article-10196001.html
L'Express
CHAT: Jean-Michel Quillardet, grand maître du GODF
Extrait de
Les épurations de l'armée française
André Bourachot
Un curieux adjoint, le général Hillairet (1881-1950)
La commission (d'épuration) va s’enrichir d’une nouvelle recrue, le général Hillairet. Le 31 décembre 1944, le général Hillairet reçoit une lettre de service le désignant « pour procéder à toutes les enquêtes d’épuration et de réintégration concernant le personnel des officiers généraux et supérieurs de la gendarmerie et de la garde républicaine […] ». Le général Hillairet est un spécialiste de l’armement et particulièrement des mitrailleuses à la direction de l’Infanterie, dans la mouvance de laquelle il a servi presque sans interruption après la Grande Guerre. Il n’a aucune compétence en matière de gestion de personnels et n’a jamais servi dans la gendarmerie, mais il est… franc-maçon et a atteint le 33e degré, ce qui est le plus haut grade maçonnique. Comme Matter, il a été mis d’office à la retraite le 16 septembre 1941 au titre de la loi sur les sociétés secrètes. Il sera placé à nouveau en 2e section le 20 octobre 1944. Ses bons et loyaux services d’épurateur seront récompensés par une nomination au grade de général de division avec effet rétroactif au 20 août 1940.
Comment fonctionne la commission ?
Pour obtenir leur intégration ou leur réintégration, tous les officiers d’active ou de réserve, y compris les gendarmes, vont devoir faire la démarche humiliante de la demander. On demandera à chacun de remplir une fiche très détaillée dans laquelle se retrouvera un résumé des informations contenues dans son dossier militaire du personnel, mais on va lui demander en plus de préciser dans un paragraphe intitulé « renseignements divers » ses activités pendant l’occupation. Notamment, il doit mentionner s’il a participé à un mouvement de résistance, à quelle époque et pendant combien de temps et, bien sûr, on lui demande de justifier ses dires, détails à l’appui. En plus, il doit faire une déclaration sur l’honneur dans laquelle il précise s’il a ou non appartenu aux organisations antinationales (que nous connaissons déjà ; Légion des combattants, Phalange africaine, Milice, Légion tricolore, SOL, etc.). Il doit signaler également s’il est titulaire de la Francisque gallique28. Pour les officiers qui ne demanderont pas leur réintégration, les directions d’arme établiront d’office un dossier qui suivra le même cheminement devant la commission.
Les fiches ne sont pas standardisées et pour certains personnels, par exemple les prisonniers, on leur demande s’ils ont travaillé en Allemagne et s’ils ont fait partie des cercles Pétain (dont nous reparlerons au paragraphe suivant), s’ils y ont fait des conférences et sur quels sujets. Ils doivent préciser le lieu et les conditions de leur capture.
Les épurations de l'armée française
André Bourachot
Un curieux adjoint, le général Hillairet (1881-1950)
La commission (d'épuration) va s’enrichir d’une nouvelle recrue, le général Hillairet. Le 31 décembre 1944, le général Hillairet reçoit une lettre de service le désignant « pour procéder à toutes les enquêtes d’épuration et de réintégration concernant le personnel des officiers généraux et supérieurs de la gendarmerie et de la garde républicaine […] ». Le général Hillairet est un spécialiste de l’armement et particulièrement des mitrailleuses à la direction de l’Infanterie, dans la mouvance de laquelle il a servi presque sans interruption après la Grande Guerre. Il n’a aucune compétence en matière de gestion de personnels et n’a jamais servi dans la gendarmerie, mais il est… franc-maçon et a atteint le 33e degré, ce qui est le plus haut grade maçonnique. Comme Matter, il a été mis d’office à la retraite le 16 septembre 1941 au titre de la loi sur les sociétés secrètes. Il sera placé à nouveau en 2e section le 20 octobre 1944. Ses bons et loyaux services d’épurateur seront récompensés par une nomination au grade de général de division avec effet rétroactif au 20 août 1940.
Comment fonctionne la commission ?
Pour obtenir leur intégration ou leur réintégration, tous les officiers d’active ou de réserve, y compris les gendarmes, vont devoir faire la démarche humiliante de la demander. On demandera à chacun de remplir une fiche très détaillée dans laquelle se retrouvera un résumé des informations contenues dans son dossier militaire du personnel, mais on va lui demander en plus de préciser dans un paragraphe intitulé « renseignements divers » ses activités pendant l’occupation. Notamment, il doit mentionner s’il a participé à un mouvement de résistance, à quelle époque et pendant combien de temps et, bien sûr, on lui demande de justifier ses dires, détails à l’appui. En plus, il doit faire une déclaration sur l’honneur dans laquelle il précise s’il a ou non appartenu aux organisations antinationales (que nous connaissons déjà ; Légion des combattants, Phalange africaine, Milice, Légion tricolore, SOL, etc.). Il doit signaler également s’il est titulaire de la Francisque gallique28. Pour les officiers qui ne demanderont pas leur réintégration, les directions d’arme établiront d’office un dossier qui suivra le même cheminement devant la commission.
Les fiches ne sont pas standardisées et pour certains personnels, par exemple les prisonniers, on leur demande s’ils ont travaillé en Allemagne et s’ils ont fait partie des cercles Pétain (dont nous reparlerons au paragraphe suivant), s’ils y ont fait des conférences et sur quels sujets. Ils doivent préciser le lieu et les conditions de leur capture.
"Si je fais une différence entre le paysan et le reste de l'humanité, c'est qu'à ce moment le départ s'est fait entre ceux qui voulaient vivre naturellement et ceux qui désiraient une vie artificielle." Jean Giono
Media is too big
VIEW IN TELEGRAM
Chefs d'oeuvre en péril - 06.05.1964 - 02mn36 - vidéo
Les quartiers anciens de la ville de Metz, sont menacés de disparition, pour cause d'insalubrité, pourtant ils regorgent de richesses patrimoniales : la place Saint Louis, rue de Ladoucette (qui va disparaître comme la place Saint Jacques).
Les quartiers anciens de la ville de Metz, sont menacés de disparition, pour cause d'insalubrité, pourtant ils regorgent de richesses patrimoniales : la place Saint Louis, rue de Ladoucette (qui va disparaître comme la place Saint Jacques).