L'Américanisation de la société française - Régis Debray
1919, traité de Versailles. Pour la première fois depuis deux siècles , le texte français d'un accord internationale fait plus loi. Le président Wilson exige une version en anglais. Le français cesse d'être la langue de la diplomatie.
1920, fondation à New York, par Duchamp et Man ray, de la société anonyme, un lieu pour exposer de l'art "moderne". "L'homme le plus intelligent et pour beaucoup le plus gênant de cette première partie du XXe siècle (André Breton sur Duchamp) s'est installé aux États-unis dès 1915. L'urinoir signé R.Mutt, le célèbre ready-made, est exposé à New York en 1917. (derrière un écran).
1925, la Métro Goldwyn Mayer rachète les parts du Crédit commercial de France de la société anonyme de la société Gaumont. Confirmation du transfert de l'usine à rêves de Paris à Hollywood.
1926, Charles Pathé abandonne à Kodak (USA) le monopole de la fabrication du film vierge, qu'il avait arraché à Georges Eastman avant la guerre.
1927, Warner Bros produit le premier film parlant. Le Chanteur de jazz. "Si cela marche, a dit le producteur, le monde entier parlera anglais. (L'image sonore n'arrivera en France qu'en 1930.)
1943, création de l'Amgot (Allied Military Government of Occupied Territories). Confondant libération et occupation, le président Roosevelt signe un projet d'administration de la France libérée donnant au commandement suprême allié toute autorité sur l'ensemble du territoire et prévoyant une monnaie imprimée aux États-Unis et distribuée par l'administration américaine à la population. Plan déjoué au printemps 1944 par de Gaulle ,avec l'appui sur place du général Eisenhower.
1946, signature de l'accord Blum-Byrnes. Vichy avait interdit les films américains. Une fraction de la dette française effacée, en contrepartie de quoi les États-Unis, sous l'égide d'une maxime perspicace, trade follows the film, exigent l'abandon du quota pour les productions américaines et une sévère réduction des exclusivités pour les films français (de sept à quatre semaines). Se créera en réaction un comité de défense du cinéma français (Jean Marais et Simone Signoret), et le centre national du cinéma viendra au secours des films français, leur production ayant chuté de moitié. En Allemagne, après guerre, la diffusion des films américains n'est pas réglementée.
1946, parallèlement au plan Marshall, les États-Unis lancent le programme Fullbright "pour la reconstruction intellectuelle de l'Europe".
1948, promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, "l'homme moral de notre temps". Votée par l'assemblée générale des Nations unies à Paris, au palais de Chaillot, mais rédigée à Lake Success en 1947, sous l'égide de la grande Eleanore Roosevelt, veuve du président, elle représente à double titre, par son caractère d'universalité, une considérable avancée sur la déclaration de 1789. C'est l'individu en tant que tel, qu'il soit apatride, réfugié , migrant ou demandeur d'asile, qui devient sujet des droits imprescriptible et les principes énoncés, quoique dépourvus de caractère obligatoire, s'imposent à tous les pays.
1919, traité de Versailles. Pour la première fois depuis deux siècles , le texte français d'un accord internationale fait plus loi. Le président Wilson exige une version en anglais. Le français cesse d'être la langue de la diplomatie.
1920, fondation à New York, par Duchamp et Man ray, de la société anonyme, un lieu pour exposer de l'art "moderne". "L'homme le plus intelligent et pour beaucoup le plus gênant de cette première partie du XXe siècle (André Breton sur Duchamp) s'est installé aux États-unis dès 1915. L'urinoir signé R.Mutt, le célèbre ready-made, est exposé à New York en 1917. (derrière un écran).
1925, la Métro Goldwyn Mayer rachète les parts du Crédit commercial de France de la société anonyme de la société Gaumont. Confirmation du transfert de l'usine à rêves de Paris à Hollywood.
1926, Charles Pathé abandonne à Kodak (USA) le monopole de la fabrication du film vierge, qu'il avait arraché à Georges Eastman avant la guerre.
1927, Warner Bros produit le premier film parlant. Le Chanteur de jazz. "Si cela marche, a dit le producteur, le monde entier parlera anglais. (L'image sonore n'arrivera en France qu'en 1930.)
1943, création de l'Amgot (Allied Military Government of Occupied Territories). Confondant libération et occupation, le président Roosevelt signe un projet d'administration de la France libérée donnant au commandement suprême allié toute autorité sur l'ensemble du territoire et prévoyant une monnaie imprimée aux États-Unis et distribuée par l'administration américaine à la population. Plan déjoué au printemps 1944 par de Gaulle ,avec l'appui sur place du général Eisenhower.
1946, signature de l'accord Blum-Byrnes. Vichy avait interdit les films américains. Une fraction de la dette française effacée, en contrepartie de quoi les États-Unis, sous l'égide d'une maxime perspicace, trade follows the film, exigent l'abandon du quota pour les productions américaines et une sévère réduction des exclusivités pour les films français (de sept à quatre semaines). Se créera en réaction un comité de défense du cinéma français (Jean Marais et Simone Signoret), et le centre national du cinéma viendra au secours des films français, leur production ayant chuté de moitié. En Allemagne, après guerre, la diffusion des films américains n'est pas réglementée.
1946, parallèlement au plan Marshall, les États-Unis lancent le programme Fullbright "pour la reconstruction intellectuelle de l'Europe".
1948, promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, "l'homme moral de notre temps". Votée par l'assemblée générale des Nations unies à Paris, au palais de Chaillot, mais rédigée à Lake Success en 1947, sous l'égide de la grande Eleanore Roosevelt, veuve du président, elle représente à double titre, par son caractère d'universalité, une considérable avancée sur la déclaration de 1789. C'est l'individu en tant que tel, qu'il soit apatride, réfugié , migrant ou demandeur d'asile, qui devient sujet des droits imprescriptible et les principes énoncés, quoique dépourvus de caractère obligatoire, s'imposent à tous les pays.
Notre‐Dame de Paris est l’un des joyaux du patrimoine mondial, hérités de l’épopée de la construction des cathédrales initié il y a plus de huit cents ans. Son histoire est intimement liée à celle des corporations d’artisans spécialisés de haut-niveau, depuis la création de la Cathédrale et lors de sa transformation au fil des siècles. Le Compagnonnage a permis de maintenir vivants les savoirs précieux de ces fabuleux Bâtisseurs de Cathédrales.
Au lendemain de l’incendie du 15 avril 2019 qui a ravagé une partie des bâtiments et la symbolique flèche imaginée par Viollet-le-Duc, les Compagnons du Tour de France se sont mobilisés pour rendre hommage à cette Grande Dame, en réalisant une reproduction-maquette de sa charpente, surnommée la « Forêt ». https://www.restauronsnotredame.org/post/la-for%C3%AAt-de-notre-dame-reproduite-en-maquette-par-les-compagnons-charpentiers-du-tour-de-france
Au lendemain de l’incendie du 15 avril 2019 qui a ravagé une partie des bâtiments et la symbolique flèche imaginée par Viollet-le-Duc, les Compagnons du Tour de France se sont mobilisés pour rendre hommage à cette Grande Dame, en réalisant une reproduction-maquette de sa charpente, surnommée la « Forêt ». https://www.restauronsnotredame.org/post/la-for%C3%AAt-de-notre-dame-reproduite-en-maquette-par-les-compagnons-charpentiers-du-tour-de-france
pascaljacob
La « forêt » de Notre‐Dame reproduite en Chef-d'Oeuvre par les Compagnons du Tour de France
Paris, 15 avril 2021 (rND) - Notre‐Dame de Paris est l’un des joyaux du patrimoine mondial, hérités de l’épopée de la construction des cathédrales initié il y a plus de huit cents ans. Son histoire est intimement liée à celle des corporations d’artisans spécialisés…
La France est gravement malade, de lésions profondes et purulentes. Ceux qui cherchent à les dissimuler, pour quelque raison que ce soit, sont des criminels.
Lucien Rebatet
Lucien Rebatet
La Maison Nucingen est un roman d’Honoré de Balzac écrit en 1837 édité en volume en 1838 chez Werdet. Il fait partie des Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine. Le titre initialement prévu par Balzac était La Haute Banque, terme qui désignait à l’époque une poignée de banquiers qui avait acquis une prépondérance absolue sur les marchés financiers et dont Nucingen fait partie.
Le roman est clairement une description de l'ascension en Europe de la maison Rothschild, avec la description du fameux coup de bourse lors de la bataille de Waterloo. https://balzac-analyse.com/tome-xii-la-maison-nucingen/
Le roman est clairement une description de l'ascension en Europe de la maison Rothschild, avec la description du fameux coup de bourse lors de la bataille de Waterloo. https://balzac-analyse.com/tome-xii-la-maison-nucingen/
Jonathan Sturel
Le président Macron a dit sur une chaîne de télévision américaine (CBS) qu'il faut «déconstruire notre propre histoire», reprenant ainsi le vocabulaire et le programme politique défendus par 0.001% de la population, c'est-à-dire la fraction politisée de la gauche de l'extrême-gauche tarée.
Mais cette fraction occupe stratégiquement des postes bien précis : un peu l'Université, un peu les médias, un peu les lobbies, et cela suffit pour qu'un président en exercice se sente obligé de leur donner des gages, de les satisfaire en donnant une caution à leurs délires. Pour amadouer ces gens, pour s'assurer qu'ils ne provoqueront pas de campagne hostile contre lui, pour se garantir quelques scrutins supplémentaires, pour gratter quelques points de popularité auprès des journalistes, Macron est prêt à activer des forces terribles dont le but revendiqué est la dislocation de notre pays et de notre culture.
C'est le moment de citer à nouveau ce mot parfait du grand Péguy : «Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles».
Dans quelques années plus personne n'entendra parler de Macron, de Schiappa, de Mélenchon ou du rouquin de LFI, mais les dégâts que leur passage sur la terre va provoquer, le peuple les subira pendant 10 générations. Il faut arrêter ces fous avant qu'il ne soit trop tard. Il faut que cette folie s'arrête.
Le président Macron a dit sur une chaîne de télévision américaine (CBS) qu'il faut «déconstruire notre propre histoire», reprenant ainsi le vocabulaire et le programme politique défendus par 0.001% de la population, c'est-à-dire la fraction politisée de la gauche de l'extrême-gauche tarée.
Mais cette fraction occupe stratégiquement des postes bien précis : un peu l'Université, un peu les médias, un peu les lobbies, et cela suffit pour qu'un président en exercice se sente obligé de leur donner des gages, de les satisfaire en donnant une caution à leurs délires. Pour amadouer ces gens, pour s'assurer qu'ils ne provoqueront pas de campagne hostile contre lui, pour se garantir quelques scrutins supplémentaires, pour gratter quelques points de popularité auprès des journalistes, Macron est prêt à activer des forces terribles dont le but revendiqué est la dislocation de notre pays et de notre culture.
C'est le moment de citer à nouveau ce mot parfait du grand Péguy : «Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles».
Dans quelques années plus personne n'entendra parler de Macron, de Schiappa, de Mélenchon ou du rouquin de LFI, mais les dégâts que leur passage sur la terre va provoquer, le peuple les subira pendant 10 générations. Il faut arrêter ces fous avant qu'il ne soit trop tard. Il faut que cette folie s'arrête.
On a volé leur patrie aux Français, je veux dire qu'on la leur a rendue méconnaissable. (...) La France ne ressemble plus aux Français, elle n'a ni leurs vertus, ni leurs vices, ni aucun de ces défauts qui leur sont plus chers que leurs vices ou leurs vertus, elle ne parle même pas leur langage, elle ne dit rien, elle est l'idole muette d'un peuple bavard. (...) - la France moderne a été faite par des gens qui tenaient l'ancienne en mépris.
Georges Bernanos, Les enfants humiliés
Georges Bernanos, Les enfants humiliés
Jacques Mesrine, L'instinct de mort
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."
"J'avais pris l'habitude de regarder autour de moi, d'observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu'avais-je vu ? Des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s'offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n'en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J'en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là."