Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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0H52 — 08-01-1959 — Réal : Jacques Krier/Jean Claude Bergeret
La rue Mouffetard, située en plein du cœur du Quartier Latin, a un passé riche d’histoire. Au cours des interviews, les habitants racontent la vie du quartier telle qu’elle est aujourd’hui, puis les invités en plateau se penchent sur l’avenir de cette rue légendaire dont il faut préserver le patrimoine.
L'armée de Weygand - Louis Berteil

Au lendemain de la guerre de 1914-1918 la France exsangue, ayant perdu un million cinq cent mille jeunes hommes sur les champs de bataille, financièrement ruinée, les deux tiers de son industrie anéantis par les destructions allemandes perpétrées dans nos provinces du Nord et de l'Est, mais qui avait retrouvé ses provinces d'Alsace et de Lorraine et bénéficiait d'un prestige mondial immense, renonça délibérément à toute politique d'agression.
Elle se refusa d'envisager désormais la guerre comme un moyen d'atteindre ses buts nationaux, sauf pour se défendre contre une agression délibérée.
C'était une attitude généreuse, hautement morale et idéaliste, mais témérairement optimiste dans un monde moderne réaliste et dur et qui ne pouvait constituer une fin en soi si elle n'était pas payée de retour chez tous les autres peuples et en particulier chez nos voisins immédiats.
En adoptant cette politique passive la France se refusait non seulement à commettre désormais des guerres d'agression mais ce qui est plus lourd de conséquence, à pouvoir assurer sa sécurité par une attaque préventive contre une menace grandissante que la réprobation universelle ne parviendrait pas à contenir !
...
Nos forces terrestres déjà insuffisantes sur le plan numérique puisque nous n'avons pu aligner au Nord-Est que 71 divisions en face de 150 divisions allemandes, étaient inférieures qualitativement car elles comprenaient 37 divisions à base de réserve instruites sous le service d'un an et seulement 34 divisions avec 75 % d'active.
Leurs dotations en matériels, déjà insuffisantes sur le papier, étaient très incomplètes.
Les Gouvernements français successifs, obsédés par le déficit budgétaire chronique et harcelé par les clameurs des pacifistes, n'avaient pas voulu faire en temps opportun, c'est-à-dire avant 1936, l'effort financier indispensable.
...
Après la révélation du pacte Berlin-Moscou, sous l'impulsion du parti communiste il y eu des grèves perlées, des sabotages et un freinage des fabrications qui furent assez graves pour provoquer la dissolution du parti et l'arrestation de ceux de ses chefs qui n'avaient pas fui à l'étranger.
Toutes ces faiblesses, ces imperfections de notre appareil militaire étaient apparues aux yeux de l'opinion lors de la « fausse mobilisation » de 1938 à propos de l'alerte des Sudètes. C'est dans ce sentiment profond et général que nous n'étions pas prêts, qu'il faut chercher l'explication du « lâche soulagement » qui étreignit la Nation après la capitulation de Munich. Mais un an après, lors de la «vraie mobilisation»,celle du 1 septembre 1939, rien dans l'inertie générale n'avait été fait pour remédier à nos insuffisances.
La mort de la Troisième République - Emmanuel Beau de Loménie

L'EVOLUTION DE LA TROISIEME REPUBLIQUE

a) Centre droit et centre gauche.
Depuis ses débuts la Troisième République avait fonctionné sans cesse en porte-à-faux. Un régime parlementaire, en effet, pour fonctionner de façon saine et régulière, suppose essentiellement des partis peu nombreux aux positions nettement distinctes. Or, en fait, chez nous, ces positions simples et nettement distinctes avaient été faussées dès le départ.
L'Assemblée Nationale, élue en février 1871, au lendemain de l'écroulement du Second Empire dans la défaite de Sedan, comptait en apparence deux groupes nettement opposés. Il y avait une minorité de gauche dont les chefs étaient à peu près tous des intellectuels, assez bourgeois de formation, mais soucieux en principe de réformes sociales, et convaincus que réformes et progrès supposaient l'établissement d'un régime républicain. Il y avait de l'autre une très vaste majorité de droite qui se déclarait ouvertement monarchiste, en faveur de laquelle avaient voté non seulement la plupart des représentants des classes dirigeantes, mais encore une très grande masse de petites gens des campagnes et aussi des villes, dont beaucoup, même parmi les plus déshérités, s'ils souhaitaient à leur profit des réformes, étaient aussi amis de l'ordre, attachés aux traditions morales et religieuses, et à qui le mot de République, lié aux souvenirs des troubles et des désordres de 1793 et de 1848, faisait peur.
Seulement, en fait, dans le sein des états-majors dirigeants de cette vaste majorité d'étiquette monarchiste, à côté d'hommes issus soit de la bourgeoisie moyenne, soit d'une aristocratie provinciale souvent assez modeste, il y avait le groupe très particulier des personnages issus pour la plupart des premiers grands profiteurs de la révolution de 1789, qui, consolidés ensuite au pouvoir et au gouvernement sous Napoléon 1 d'abord, puis plus solidement encore sous Louis-Philippe, étaient devenus socialement très conservateurs, et qui, ayant profité de leurs influences politiques pour se faire attribuer des positions dominantes dans la grande industrie mécanisée alors naissante, grâce en particulier à des concessions de mines, à des postes d'administrateurs dans les compagnies de chemins de fer débutantes, (qui, pour obtenir des subventions de l'Etat, avaient tout de suite fait place dans leurs conseils aux hommes politiques les plus influents du moment), étaient devenus les principaux membres des hauts états-majors de notre grande industrie en plein développement, et se montraient assez égoïstement avides de protéger leurs avantages aussi bien économiques que politiques.
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Pendant des années désormais, Centre Droit et Centre Gauche allaient voter l'un contre l'autre quand des questions proprement politiques de la forme du régime allaient être en jeu, mais allaient voter ensemble pour la défense de leurs communs intérêts quand il allait s'agir des questions économiques ou sociales mettant en cause les revendications des petites gens de droite et de gauche.
Bicyclette au Vésinet (1903)
par Léon François Comerre
Le vatican des espions (2016) : La guerre secrète de Pie XII contre Hitler - Mark Riebling
De 1939 à 1945, le Vatican joua un rôle essentiel dans la lutte contre le IIIe Reich. Pie XII a été accusé après la guerre d’être resté silencieux face aux crimes nazis mais Mark Riebling raconte aujourd’hui une partie de l’histoire qui n’avait jamais été révélée. Car le jour où le pape choisit de ne plus prononcer publiquement le mot "juif" fut aussi celui où il décida d’aider à assassiner Hitler. Pour protéger les catholiques d’Allemagne, Pie XII ne dévoile pas son jeu. Tandis qu’il envoie des cartes d’anniversaire à Hitler, il apporte son soutien à la Résistance intérieure allemande : des jésuites volent des plans militaires à Berlin, plusieurs tentatives d’assassinat du Führer s’organisent et le pape relaie des missives secrètes et des enregistrements clandestins aux Alliés. Pendant toute la guerre, le Saint-Siège se transforme en une agence d’espionnage, dont l’avocat bavarois Josef Müller est la figure héroïque. Après dix ans de recherche et grâce à de nombreux documents inédits, Mark Riebling nous emmène au coeur des cryptes du Vatican pour nous faire découvrir les coulisses de la guerre secrète que Pie XII mena contre Hitler.
Pétain note de Gaulle.
Le caractère de Pétain, qui a sacrifié son avenir à ses idées, séduit de Gaulle, autant que la valeur du professeur. L'admiration ne prend pas le sens unique. Le vieux colonel s'y connaît en êtres humains. Il élit dans son cœur le jeune sous-lieutenant et le note ainsi* :
1913- 1er semestre: Sorti de Saint-Cyr avec le numéro 13 sur 211, s'affirme dès le début comme un officier de réelle valeur qui donne les plus belles espérances pour l'avenir. (...)
Signé : PÉTAIN.
1913 - 2e semestre : Très intelligent, aime son métier avec passion. (...) Digne de tous les éloges.
Arras, le 1er octobre 1913.
Signé : PÉTAIN.
Principes de la communauté (Ph. Pétain).pdf
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« En dernière instance, toute société est fondée sur la reconnaissance de principes et d’idéaux communs. Si cette société ne propose aucun lien de loyauté moral ou spirituel entre ses membres, elle s’effondrera inévitablement. » – Christopher Dawson, Religion and Progress
Que signifie la Croix des Templiers dans le christianisme ?

Pour les Templiers, le décès sur le front était très respecté, c'était un grand honneur, la raison en est simple, cette mort honorable leur assurait une place au Paradis.

Il était totalement interdit aux Templiers de renoncer au combat, une règle stricte et cardinale était mise en vigueur, ils avaient la possibilité d'abandonner le champ de bataille UNIQUEMENT si tous les drapeaux des Templiers étaient au sol. Ce principe autoritaire et efficace faisait que les Templiers étaient réputés comme étant les forces d'assaut les plus importantes et les plus dangereuses du Moyen Âge grâce à leur audace, leur puissance, leurs armes lourdes et leur entraînement ardu.

Photo : Benoît Saint Denis, combattant MMA français, avec la croix des Templiers
Les Templiers ces inconnus - Laurent Dailliez

La pratique religieuse est étroitement liée à la vie guerrière du chevalier, comme en témoigne la minutie avec laquelle tout est ordonné, cette discrétion dans la discipline. Tout doit être digne, bien fait, et selon l’expression que l’on rencontre trois cent quatre-vingt-douze fois dans le texte : « bellement et en paix. » Les frères doivent parler, faire telle chose, écouter, recevoir « bellement et en paix. » Courtoisie et élégance morale sont aussi l’enseignement de la Règle lorsqu’elle leur laisse la liberté de conduite, ce qui n’est pas rare.
...
Les Templiers ne possèdent rien en propre. Toutes les choses de la maison sont communes, même les habits. Il n’est pas question de posséder de l’argent. Si un frère meurt et que l’on trouve de l’argent sur lui, on ne l’enterrera pas dans une terre bénite, les frères ne feront pas les prières prévues par la Règle et ils devront le faire enterrer comme un esclave.
Pétain et de Gaulle de Jacques Le Groignec
P301
En Septembre 1943, les alliés débarquent en Cababre, à Tarente et à Salerne, tandis que Giraud monte une opération qui libère la Corse, premier département reconquis par l'armée d'Afrique. On comprendra la surprise de ses aviateurs, qui avaient atterri à Ajaccio à la fin septembre 1943, quand ils apprirent que le Commissaire général de l'Air, c'est à dire leur ministre choisi par De Gaulle, était Fernand Grenier, membre du comité central du parti communiste. Leur étonnement fut à son comble quand celui-ci, qui au sein du parti communiste avait été, avant guerre, le complice de Thorez dont la politique visait à "désagréger" l'armée française, vint les saluer sur les terrains d'opérations, d'ou ils décollaient tous les jours vers les ciels d'Italie, avant d'appuyer la 1re armée, lors de son débarquement sur les rivages de Provence, en août 1944.
GUY CHAMBARLAC
Au total, de 1940 à 1944, la population française a reçu 590 000 tonnes de bombes anglo-américaines, huit fois plus que la Grande-Bretagne n'a reçu de bombes allemandes.
On estime que les bombardements anglo-américains ont fait 67 078 tués parmi la population française et 75 660 blessés graves, alors que les bombardements allemands sur l'Angleterre, y compris ceux des V1 et V2, dont on parle beaucoup plus, ont fait moins de victimes (60 227 morts) (5). Sans insister sur ces macabres comparaisons, il faut cependant souligner que les Anglais et les Américains étaient en principe des amis de la France, tandis que l'Allemagne était l'ennemi de l'Angleterre qui lui avait déclaré la guerre. Il faut ajouter que malgré Mers el-Kébir et malgré l'horreur des bombardements sur les villes françaises, actes de guerre s'il en fut, le maréchal Pétain s'opposa toujours, pour préserver l'avenir, à toute déclaration d'hostilité aux Anglo-Saxons.
Nantes fut l'une des villes les plus martyrisées. Elle subit 28 bombardements. Les plus meurtriers furent ceux de septembre 1943 effectués successivement par les Américains et les Britanniques, avec un bilan de 1 463 morts, dont 629 femmes. Il y eut au total plus de 2 000 morts et 3 000 blessés, 8 000 maisons détruites ou gravement endommagées, notamment l'Hôtel-Dieu où se trouvaient 800 malades, et les plus belles demeures du XVIII' siècle.
Dans l'un des ouvrages qu'il a consacrés aux bombardements de Nantes, Paul Caillaud cite une lettre ahurissante adressée aux autorités de la ville par un aviateur américain dont rien ne semble pouvoir altérer la bonne conscience : « Les Américains du Nord ne sont pas des sauvages, comme les Nantais pourraient le croire. Ils sont au contraire très humains... lls ont le culte de la femme et raffolent des enfants...(6) » Sans doute. Ils étaient aussi « humains » que la plupart des auteurs d'atrocités commises sur ordre au cours de cette guerre, toutes nationalités confondues. Ce qui constitue une maigre satisfaction pour les victimes.
Dominique Ponchardier, résistant et com- battant hors pair, a raconté le spectacle affreux qui s'offrit à lui, en arrivant à Nantes en septembre 1943 : « Tout le long du trajet dans la grisaille matinale, je pus contempler la désolation. En quinconce, à trois ou quatre cents mètres l'une de l'autre, les bombes étaient tombées. Par endroits, c'était plus serré. Les ruines fumaient encore. Une cohorte de pauvres gens, lamentables, erraient dans ces ruines pour sauver ce qui restait de leur mai- son. J'assistai à quelques scènes atroces de déchirement, pendant qu'on ressortait de des- sous les décombres un ou plusieurs cadavres. Je ne reconnaissais plus les rues: il y en a qui avaient disparu . Je marchais comme si j'avais reçu un coup sur la tête.[...]
« Ce ne sont pas les cadavres d'hommes qui sont le plus affreux, ni ceux des femmes : ceux qui vous glacent ce sont les corps d'enfants .
« La ville n'était pas rasée, elle était atteinte partout. Il planait là-dessus une odeur urticante de chiffons brûlés avec, par endroits, des relents de chair humaine grillée et déjà pourrissante. »
Et Ponchardier ajoute : « Je n'eus pas le courage d'aller voir mes camarades. J'allais prendre mon train. Je dus attendre six heures. Six heures de vide, d'anéantissement complet. »
DE GAULLE DE L'OPPORTUNISME A LA TYRANNIE
Source inconnue
« Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ».
Il est profondément malhonnête et malsain, de lire sur les réseaux sociaux des versions vénéneuses de l’Histoire de notre pays. L’histoire falsifiée de Charles de Gaulle érigée au rang de litanie pendant la IIIème et la IVème république étant certainement le meilleur représentant d’un véritable danger pour la fécondité intellectuelle et le sens de l’Histoire.

Car en réalité, il aurait été bien mieux pour la France qu'elle fasse son Histoire "sans le Gaullisme" à qui l'ont doit entres autres la restauration de la République… que le gouvernement Pétain avait pourtant anéantie.

Qu’aurait donc dû retenir l’histoire, si elle n’était pas formatée par les vainqueurs… peut-être simplement cela : De Gaulle qui en 40 quitta la France pour l’Angleterre au premier pétard mouillée après avoir craché sur les plus grands généraux restés sur le Front de France… De Gaulle le héros qui demandera la Nationalité anglaise en cas de victoire de l’Allemagne !… De Gaulle l’homme de Paul Reynaud celui qui voulait Alger et non Vichy comme centre de commandement en 1940 et, l’homme de Jean Monnet l’un des pères fondateurs de l'Union Européenne… De Gaulle, plus empressé à combattre Vichy que les Allemands, par ses crimes de guerre en 1940 contre la Marine française lors de la bataille de Mers El-Khébir ou 1927 militaires français "au mouillage" perdirent la vie lâchement bombardés par les britanniques, sur ses ordres… Ou en 1940 à Dakar où là encore il fait bombarder les forces françaises armé d’une flotte de guerre anglaise après son ultimatum de ralliement à lui au Gouverneur Général Boisson représentant du gouvernement du Maréchal ; devant son refus il bombardera les forces françaises de Dakar avant d’être débouté (à noter que la volonté de la prise de Dakar par de Gaulle était motivée hormis par le fait de vouloir s’emparer de l’armée d’Afrique, par sa volonté de récupérer l’or des états belges et polonais envoyé à Dakar par le Maréchal pour éviter leur captation par l’Allemagne)… De Gaulle l'homme du Coup d'état de 1944 alors que Philippe Pétain le soi-disant collabo de la France Occupée était emprisonné à Sigmarigen en Allemagne, cherchez l’erreur !... De Gaulle qui refusa le transfert des cendres du Maréchal héros de guerre et le fit mourir en prison à l'île d'Yeu, frappé d'indignité… De Gaulle et son implicite complicité dans l'Epuration au côté des communistes pour anéantir adroitement ce qui restait de l'aristocratie française et des notables de la droite monarchiste et légitimiste française… De Gaulle et l'assassinat commandité de Darlan … puis l’exécution du poète et écrivain Brasillach qui pourtant lui n'avait jamais tué personne… l’exécution de Degueldre pendant l'affaire algérienne et de tant d'autres... De Gaulle et l'indépendance de l’Algérie ponctuée par le sang des pieds noirs d'Oran et d'ailleurs en 1962… et de 150 000 harkis égorgés pour avoir soutenu la France…

De Gaulle anéantissant les colonies alors que la France allait ensuite se trouver dans le rôle repentant du colonisateur colonisé… De Gaulle qui en Mai 68, livra totalement la France aux anarchistes soixante-huitard Cohn Bendit, Krivine, Geismar, Sauvageot... De Gaulle Président, qui s'enfuit à nouveau à Baden-Baden en 68 aussi lâche qu'il l'avait été en 1914 sommant à ses hommes de se rendre aux allemands… De Gaulle qui en 1969 se fit voler nos frégates militaires françaises par l'armée israëlienne à Cherbourg, et mouilla son pantalon au moment de ce qui aurait dû signifier une déclaration de guerre… De Gaulle le premier qui livra la France aux promoteurs de HLM et de cages à poules pour y loger la première génération d'immigrés qu'il avait lui-même enfanté... et il en est qui se délectent d'être Gaullistes... faut-il en rire ou en pleurer !
La profanation du cimetière de Mers el-Kébir

L'attaque de la flotte française mouillée dans le port de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940, reste l'un des souvenirs les plus douloureux de l'histoire de la dernière guerre.

Fin avril 2005, une délégation d'anciens marins a visité le cimetière marin où reposent bon nombre des 1 397 marins français victimes de la tragédie. Une découverte terrible les attendait. Le cimetière, laissé à l'abandon, a été vandalisé et profané et la vision qu'il offre a de quoi révolter : « Plus une seule croix debout, les plaques sur lesquelles avaient été inscrits les noms des marins français ont été dévissées. La tombe de l’Amiral Darlan fracassée. Le mausolée dans lequel étaient déposés les ossements des marins non identifiés est à ciel ouvert ».

La révélation a jeté un profond trouble, mêlant émotion, consternation ou colère chez tous ceux qui ont encore en mémoire cette sombre page de l’Histoire.
Philippe Le Bel - Georges MINOIS

 Pourquoi l’affaire des templiers ?

Ainsi, à la fin du mois de décembre 1307, deux mois et demi après son déclenchement, l’affaire des templiers prend un nouveau tournant. Avant d’en suivre les péripéties, il convient d’en examiner les ressorts profonds. Un article de Julien Théry en 2011 a en effet attiré l’attention sur une dimension jusque-là peu envisagée de l’affaire : la «  pontificalisation de la royauté française ». L’auteur, qui parle en titre d’une « hérésie d’Etat », rappelle qu’il y a deux façons d’aborder cette affaire : une façon « banale », qui consiste à se demander si les templiers étaient effectivement coupables des péchés qu’on leur reprochait, ce qui n’est pas sans intérêt, mais malgré tout secondaire, et une façon plus profonde, qui consiste à se demander pourquoi Philippe le Bel a décidé de lancer cette attaque contre les « perfides templiers », ce qui est certainement beaucoup plus important.
Certains éléments de réponse ont été apportés, mais ils ne répondent que partiellement et superficiellement à la question. Comme nous l’avons vu, les bruits qui circulaient sur la mauvaise réputation du Temple n’avaient rien de vraiment probant, et n’étaient pas pires que les rumeurs concernant d’autres ordres. « Au vrai, tout laisse penser que les templiers étaient innocents, ou plutôt rien, hormis leur arrestation et les aveux forcés, n’autorise à croire qu’ils étaient coupables. Aucun élément de preuve susceptible de corroborer les confessions n’a jamais été découvert. Aucun aveu, autant qu’on sache, ne fut jamais recueilli sans contrainte. » Nous avons vu ce qu’il faut en penser. Alors, pourquoi s’en prendre aux templiers plutôt qu’à d’autres ? se demande Julien Théry. Le motif économique n’est peut-être pas négligeable, mais il n’est certainement pas essentiel : les hospitaliers étaient bien plus riches, et en tout cas le bilan financier global va se révéler très décevant.
Autre explication, qui comporte également une part de vérité : la volonté de « nationaliser » l’administration du royaume. L’un des grands objectifs du règne de Philippe le Bel est d’affirmer l’indépendance du royaume de France à l’égard de toutes les puissances, autorités et organisations internationales : le roi de France doit être le seul maître dans son royaume. Le conflit contre Boniface VIII n’a pu que renforcer sa détermination à rejeter les interventions extérieures dans les domaines séculiers comme celui de la fiscalité. Les clercs sont français avant d’être clercs, et ils relèvent donc de l’autorité du roi.  Dans l’administration royale, on constate au cours du règne une réduction spectaculaire du nombre d’étrangers : en 1285, elle comptait 89 Italiens ; en 1305, ils ne sont plus que 16. Le Temple, organisation internationale dont la direction échappe au roi, ne peut que déplaire à ce dernier.
Weygand - Max Schiavon

La discipline personnelle, la rigueur de tous les instants qu’il s’imposait, sans difficulté d’ailleurs, faisait dire à l’académicien Henry Bordeaux que Weygand personnifiait « l’ordre dans le mouvement ». À vrai dire, dans la sphère privée, il était presque puritain, les distractions et le plaisir ayant pour lui un arrière-goût de fruit défendu. À l’extérieur, il rayonnait, et c’est ce qui explique son aura et l’attachement que lui vouèrent nombre de ses contemporains. Le philosophe Gustave Thibon, qui le fréquenta, expliquait qu’« à son contact le mot “aristocratie” prenait tout son sens : on rêvait d’un monde où les meilleurs exerceraient le pouvoir, où chacun serait vraiment au-dedans ce qu’il représente au-dehors… » Sa pensée politique, qu’il ne faut évidemment ni simplifier ni caricaturer, correspondait à une sorte de troisième voie. Ultraconservateur, c’était un ennemi de toute forme de socialisme, a fortiori du communisme. Républicain de raison, il était partisan d’un exécutif puissant, de type césarisme démocratique, qui respecterait l’économie de marché et la concurrence. Il rejetait toutefois le capitalisme dans ses formes les plus brutales et pensait que chacun devait pouvoir vivre décemment de son travail, jugeant néfaste une concentration excessive des richesses. Il admirait António de Oliveira Salazar – qui n’est plus aujourd’hui une référence – et l’expérience qu’il menait au Portugal avec « l’État nouveau », c’est-à-dire un régime autoritaire modéré, conservateur, catholique, nationaliste et anticommuniste, où l’économie libérale était tempérée par un corporatisme local agricole et des accords de branches dans le secteur industriel.
...
La religion a tenu une grande place dans sa vie. Weygand était un homme pieux, voire mystique, très attaché aux traditions. Il pensait que le dogme de l’Église devait demeurer intangible, et que la liturgie ne pouvait évoluer qu’à la marge. En cela, le concile Vatican II l’a profondément perturbé.
Après la religion, c’est évidemment son parcours militaire qui a le plus marqué sa vie. Lui qui avait intensément souffert de solitude et d’une absence de tendresse dans sa jeunesse a trouvé au sein de l’armée tout ce à quoi il aspirait. Dans son testament à ses fils, il leur demande qu’un message soit adressé à l’institution pour lui dire son attachement.