Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Weygand, Années 1940-1965 de Hirtz, Georges
Si le drapeau français a pu flotter sur Berlin le 8 mai 1945, aux côtés des couleurs des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union Soviétique, c'est essentiellement au général WEYGAND, rénovateur de l'ARMÉE D'AFRIQUE, que notre pays le doit.
Une indissociable continuité soude les noms de WEYGAND, de GIRAUD, de JUIN, de De LATTRE de TASSIGNY, à qui sont dues les victoires de Tunisie -au premier chef, celle de Medjez-el-Bab, le ' 20 novembre 1942- de Corse, d'Italie, de Provence, d'Alsace, comme l'entrée victorieuse en Allemagne.
Mais, trompée par la désinformation officielle, l'opinion est abusée :"on" s'est acharné à lui cacher que la résolution, le charisme et le courage de WEYGAND ont fait de l'Armée d'Afrique - et de l'O.R.A.- le fer de lance, l'outil majeur de la revanche et de la libération.
En dépit de quoi, WEYGAND se vit iniquement pris à partie, inculpé, emprisonné le 8 mai 1945, le jour même de la victoire. Mais la Haute Cour de Justice désavouera le pouvoir; elle innocentera le Général par un non-lieu irrécusable.
Au jour de sa mort, en réponse à une ultime agression du chef de l'Etat, WEYGAND recevra l'hommage ardent de la France entiére, unie dans un remarquable élan de ferveur et de respect.
L'analyse de ces antagonismes déroutants est au coeur de cet ouvrage qui englobe le dernier quart de la vie du général WEYGAND, les années 1940-1965; elle vise à débusquer les manipulations vindicatives, les Mensonges, les battages médiatiques qui, depuis trop longtemps, falsifient ou occultent la réalité de notre histoire récente.
« La “Grande Guerre”, cette catastrophe européenne, fut déclenchée et conduite par des barbons très convenables au nom des “valeurs éternelles” de la personne humaine, du droit, de la patrie et de la civilisation. Des tueries sans nom, la liquidation de générations entières de jeunes hommes, la naissance à l’Est de la plus féroce et de la plus absurde des tyrannies, la destruction d’équilibres séculaires irremplaçables, le charcutage inique des nations d’Europe centrale pour complaire aux utopies ou aux ambitions de visionnaires égarés, sans oublier l’enfantement, vingt ans plus tard, d’un nouvel holocauste pire encore, voilà de quoi avait accouché l’ère bourgeoise triomphante, héritière satisfaite de 1789. »

Dominique Venner
Le colonel Groussard, un des premiers résistants, raconte dans ses mémoires "Chemins secrets", la mort d'Eugène Deloncle, qui compta parmi ce qu'on appelait les "collaborationnistes" de Paris, mais qui ,avec le temps, s'était décidé à rejoindre le camp allié :
« Il s’occupa d’établir par l’Espagne des contacts avec les Alliés. Il y réussit, semble-t-il, ou en tout cas, d’après mes renseignements – qui sont sérieux – il était très près d’y réussir, lorsqu’un matin la Gestapo envoya une troupe avec pour mission de l’arrêter à son domicile. Il pria les Allemands de le laisser se rendre dans la pièce à côté qui était son bureau, pour, disait-il, y prendre divers papiers qui intéresseraient beaucoup la Gestapo. Les policiers l’accompagnèrent à la porte qu’il avait indiquée d’un signe de tête. Il pénétra devant eux dans son bureau, tandis que son fils le suivait également. Là, il ouvrit un tiroir, en retira un pistolet et le déchargea sur les visiteurs. Deux de ceux-ci s’abattirent, morts. Un troisième, qui avait eu le temps de bondir de côté et de saisir son arme, riposta par une série de coups de feu qui tuèrent net Deloncle, et blessèrent grièvement son fils. La vie trépidante d’Eugène Deloncle se terminait ainsi en beauté face à ceux qu’il n’aurait jamais dû cesse de combattre. Il mourait des mains des ennemis de la France, les armes à la main. Combien, parmi ceux qui l’ont trainé dans la boue, seraient capables de mourir ainsi ? »
Photo d’Eugène Deloncle
L'abaissement du peuple Français en 1940 vu par le colonel Groussard et son avis sur De Gaulle en fin de page est croustillant. Livre "Service Secret - 1940-1945" par Georges A.Groussard
A la vérité, rien ne nous avait préparé au malheur. L'âme de celui qui, même s'il est inférieur, lutte et se cramponne jusqu'au bout, elle n'était plus la nôtre. Depuis de longues années déjà, nous traversions une crise qui nous avait vidés, moralement. Les réflexes ne travaillaient plus. Notre dialectique était intacte; mais nous n'avions plus assez de virilité. Nous n'étions même plus capables de nous entraîner, nous avions perdu la foi dans les valeurs les plus évidentes, et nous étions prêts à céder devant la force, quelle qu'elle fût. C'était là, à part de rares exceptions, la mentalité des Français de 1940.
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Fustel de Coulange sur la haine de soi française ("La cité antique") :
Le véritable patriotisme n'est pas l'amour du sol, c'est l'amour du passé, c'est le respect pour les générations qui nous ont précédés. Nos historiens ne nous apprennent qu'à les maudire, et ne nous recommandent que de ne pas leur ressembler. Ils brisent la tradition française, et ils s'imaginent qu'il restera un patriotisme français. Ils vont répétant que l'étranger vaut mieux que la France, et ils se figurent qu'on aimera la France. Depuis cinquante ans, c'est l'Angleterre que nous aimons, c'est l'Allemagne que nous louons, c'est l'Amérique que nous admirons. Chacun se fait son idéal hors de France. Nous nous croyons libéraux et patriotes quand nous avons médit de la patrie. Involontairement et sans nous en apercevoir, nous nous accoutumons à rougir d'elle et à la renier. Nous nourrissons au fond de notre âme une sorte de haine inconsciente à l'égard de nous-mêmes. C'est l'opposé de cet amour de soi qu'on dit être naturel à l'homme ; c'est le renoncement à nous-mêmes. C'est une sorte de fureur de nous calomnier et de nous détruire, semblable à cette monomanie du suicide dont vous voyez certains individus tourmentés. Nos plus cruels ennemis n'ont pas besoin d'inventer les calomnies et les injures : ils n'ont que la peine de répéter ce que nous disons de nous-mêmes. Leurs historiens les plus hostiles n'ont qu'à traduire les nôtres. Quand l'un d'eux écrit que « la race gauloise était une race pourrie », il ne fait que répéter ce que nous avons dit en d'autres termes. Quand M. de Sybel parle de « la corruption incurable » de l'ancienne société française, il n'est que l'écho affaibli de la plupart de nos historiens. M. de Bismarck disait naguère que la France était une nation orgueilleuse, ambitieuse, ennemie du repos de l'Europe ; c'est chez nos historiens qu'il avait pris ces accusations. Nous avons appris récemment que l'étranger nous détestait ; il y avait cinquante ans que nous nous appliquions à convaincre l'Europe que nous étions haïssables. L'histoire française combattait pour l'Allemagne contre la France. Elle énervait chez nous le patriotisme ; elle le surexcitait chez nos ennemis. Elle nous apprenait à nous diviser, elle enseignait aux autres à se réunir contre nous, et elle semblait justifier d'avance leurs attaques et leurs convoitises.
Jacques Laurent. Avec la collaboration de Gabriel Jeantet. Année 40 : Londres, de Gaulle, Vichy

"Les secrets des dieux

Pendant un temps, de 1919 à 1936, la France, détentrice
de la plus puissante armée terrestre du monde, se montre
résignée à ne point s'en servir — même dans des cas
aussi graves que la remilitarisation de la Rhénanie par
Hitler. Durant cette période, seule la droite envisagea
la guerre avec faveur et même Maurras, devant la montée
du nazisme, osa prêcher une guerre préventive. Le reste
du pays, justement hanté par le souvenir de la « grande
guerre », habité pour longtemps par l'horreur et surtout
le doute dont les combattants avaient été frappés en
1917, considérait que la paix est le plus grand des biens.
...
Pourtant les Français étaient toujours aussi pacifistes.
Ils l'avaient prouvé en se faisant une fête de Munich. Les
quarante heures, le droit aux vacances, aux loisirs, au
plein air donnaient même à la paix une saveur, une allé-
gresse qu'elle n'avait jamais eues. Parce qu'ils avaient
obtenu tous ces avantages sans révolution, ils croyaient
plus que jamais que les conflits internationaux pouvaient
être réglés sans guerre, qu'elle était anachronique. Même
la droite, en grande partie, inclinait à la paix, soit parce
qu'elle considérait que la renaissance militaire allemande
rendait la guerre inopportune, soit, dans son infime
minorité, par complaisance pour les régimes dictatoriaux."
Barrès Maurice. Étude pour la protection des ouvriers français contre les étrangers. 1893

Maurice Barrès écrit ce petit livre dénonçant la volonté du patronat français de favoriser les étrangers pour augmenter le chômage et donc faire pression sur les salaires. Ce texte date de 1893 ...
Barrès dénonce une politique socialiste favorisant l'étranger et non les français. Je mets quelques extraits ...
Extrait de
L'épopée des Croisades - René GROUSSET

Chapitre 3 : la première croisade

GODEFROI DE BOUILLON, RAYMOND DE SAINT-GILLES ET BOHÉMOND

Tandis que la croisade populaire, fourvoyée par des chefs incapables ou indignes, aboutissait à ce lamentable échec, celle des barons, organisée en grandes armées régulières, se mettait en marche vers Jérusalem.
Le chef du premier groupe était le duc de Basse Lotharingie, c’est-à-dire de Brabant, Godefroi de Bouillon. A l’heure où commençaient à se préciser la physionomie historique de la France et celle de la future Belgique, Godefroi se présente à nous comme la première incarnation des amitiés franco-belges. Sa mère n’était-elle pas l’héritière des ducs de Brabant, tandis que son père était comte de Boulogne-sur-mer, au royaume de France ? De type physique, c’est bien un chevalier du nord. Très grand, la poitrine large et les membres vigoureux, mais la taille mince et élevée, il a les traits fins, les cheveux et la barbe d’un blond vif. Vaillant guerrier s’il en fut, c’est lui qui à la bataille de Dorylée rétablira la situation compromise en arrivant, ventre à terre, avec cinquante chevaliers, sur les Turcs jusque-là victorieux. Grand chasseur comme ses cousins des Ardennes, il manquera en Cilicie d’être tué par un ours énorme qu’il a affronté corps à corps. Sa force est stupéfiante. Un jour, en Syrie, des cheikhs arabes, pour s’en assurer, le défieront de décapiter d’un seul coup de sabre un chameau adulte et à l’instant la tête de l’animal roulera à leurs pieds. Sa loyauté est proverbiale. Bien que longtemps lésé par son suzerain, l’empereur d’Allemagne Henri IV, il lui est resté fidèle dans la lutte contre l’anti-César suscité par la Papauté. Cette obéissance a dû coûter à Godefroi, car sa piété est exemplaire. Les clercs de son entourage ne se plaignent-ils pas de ses interminables oraisons qui leur font ensuite trouver le dîner froid ? Au cours de la croisade, ce sera un pèlerin pieux, plein de bonne grâce, de douceur, de charité, d’humilité chrétienne.
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René Grousset, Bilan de l’Histoire
Aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur, qu’il ne se soit préalablement suicidé. Et une société, une civilisation, ne se détruisent de leurs propres mains que quand elles ont cessé de comprendre leurs raisons d’être, quand l’idée dominante autour de laquelle elles étaient naguère organisées leur est comme devenue étrangère. Tel fut le cas du monde antique.
« Ne croyez pas ceux qui vous disent que la jeunesse est faite pour s'amuser. La jeunesse n'est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l'héroïsme »
Paul Claudel