Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Les épurations de l'armée française - André Bourachot

L’Armée d’Afrique, et dans une certaine mesure l’armée coloniale, a survécu grâce à Weygand, et un peu à Noguès, en se reconstituant en AFN, son berceau. Elle est devenue l’armée de la France jusqu’à la libération du Pays, à peine renforcée par l’apport gaulliste et davantage par celui de la Résistance.
Il y avait un état d’esprit « Armée d’Afrique », état d’esprit soigneusement entretenu et qui s’était répandu dans tout le corps des officiers de l’armée française. Les meilleurs voulaient y servir et ceux qui, pour de multiples raisons, n’avaient pu obtenir satisfaction en rêvaient. Les officiers de l’Armée d’Afrique et de l’armée coloniale pensaient grands espaces et ressentaient toujours pour la majorité d’entre eux ces sentiments d’explorateurs en uniforme et de « faiseurs d’Empire » qui avaient animé leurs anciens.
Soulignons donc le rôle essentiel et paradoxal joué par l’Empire français ; il a permis la renaissance militaire de fin 1942, mais c’est pour ne pas le perdre complétement que des officiers se rebelleront contre le Pouvoir vingt ans plus tard. Cette armée avait gardé pour l’Empire un attachement particulier qui explique l’immense amertume qu’elle éprouvera lorsque le moment viendra de l’abandonner après une lente agonie de dix-sept ans.
Bonne fête du 15 août à toutes et à tous.
"La culture de masse moderne, destinée au "consommateur", la civilisation des prothèses paralyse l'âme des gens, dressant des barrières entre l'homme et les questions cruciales de son existence, sa conscience de lui-même en tant qu'être spirituel."
~ Andreï Tarkovski
Image : Jules Adolphe Aimé Louis Breton
Bénédiction des blés en Artois
1857
Les épurations de l'armée française - André Bourachot
Les bases juridiques de l’épuration
Deux organismes seront mis sur pied : la commission d’épuration et le tribunal d’armée. Si l’acharnement gaullien – et de la majorité de ceux qui l’entourent – à épurer cadres civils et militaires tient souvent lieu de légalité, il faut au moins l’habiller et la rendre présentable. Les premiers textes datent de 1943 et seront pris au moyen d’ordonnances, publiées au nouveau Journal officiel dont les premiers numéros paraitront en juin 1943 (43 numéros pour toute l’année). Remarquons qu’il y a donc à cette époque deux journaux officiels, celui de l’État français et celui de la République française. Tous les textes sont signés de Gaulle et Giraud ; leur succession marque les étapes du renoncement de Giraud jusqu’à ce que son nom disparaisse. Il n’est pas inutile de remarquer que le président de la commission qui a défendu la création du projet devant l’Assemblée est Michel Dumesnil de Gramont, délégué à l’Assemblée, rapporteur entre autres de la commission de législation et de réforme de l’État et… Grand Maître de la Grande Loge De France (GLDF).
...
Le 15 décembre 1943, le général de Gaulle décide le rétablissement des loges maçonniques dans tous leurs droits
Extrait de la déposition de Loustaunau-Lacau, au procès Pétain :
« Avant ce procès et au cours de ce procès, une campagne de presse insidieuse, qui a commencé alors que j’étais encore déporté à Mathaüsen, a odieusement déformé mes traits et d’ailleurs également déformé les circonstances dans lesquelles j’ai été en contact avec le Maréchal de France accusé.
Je suis entré à Saint-Cyr en 1912, dans les derniers – promotion des Gants blancs. J’ai fait la guerre dans l’infanterie comme tous mes camarades. J’ai eu sept citations et trois blessures, comme tout le monde.
Après la guerre, je suis entré à l’Ecole de Guerre, cette-ci, major de promotion, dans la promotion qui s’honore de compter parmi ses rangs le général de Gaulle, qui s’honore moins d’y compter le général Bridoux.
Par la suite, j’ai appartenu à divers Etats-majors importants, notamment l’Etat-Major de l’Armée, celui du général Weygand, celui du maréchal Lyautey, celui du général Nollin. J’ai commandé le 24e bataillon de chasseurs alpins qui est l’ancien bataillon du Maréchal de France accusé. Et c’est probablement pour cette raison – car je n’ai rien demandé – que je suis entré à son Etat-major le 10 octobre 1934. Je l’ai quitté le 2 mars 1938 avec le même grade, frappé par M. Daladier qui avait besoin d’une victime. Je m’honore, en passant, d’avoir été, à la veille d’une défaite totale, le seul officier frappé pour avoir agi et protesté contre la décadence matérielle et morale de l’armée française.
Par la suite, jusqu’à la déclaration de guerre, j’ai conservé des relations avec le maréchal Pétain et je crois lui avoir rendu quelques services, notamment en Espagne.
Pendant la guerre, étant au front, nos relations se sont bornées à un échange de correspondances dont deux lettres sont au dossier. Je regrette vraiment que les Allemands m’aient pris les réponses du maréchal Pétain, elles auraient eu de la valeur dans ce débat.
Blessé grièvement le 14 juin 1940 en essayant de bloquer l’avant-garde de Rommel devant Vitry-le-François, je n’ai en rien été mêlé aux tractations de l’armistice.
Evadé de l’hôpital de Châlons-sur-Marne, le 15 août 1940, je suis rentré en zone libre et c’est là, fin septembre, que le maréchal Pétain m’a fait appeler à Vichy pour y former, avec Heurtaux, Péricard, Valentin, et malheureusement Vallat, la Légion français des Combattants.
J’ai accepté d’être le délégué général de cette Légion à la condition que je puisse, en même temps, créer le réseau Navarre, c’est-à-dire un réseau fumigène qui couvrait l’activité d’un vaste réseau de renseignements et d’action militaire contre les Boches.
Je dis tout de suite, parce que c’est la vérité, que le Maréchal, quoi qu’il fait par la suite, n’ignorait pas les buts de ce réseau. Ce réseau a tenu toute la guerre. Il compte aujourd’hui 303 fusillé et 520 déportés non rentrés. Vous comprendrez que, dans ces conditions, il me soit pénible que mon nom soit odieusement mélangé à celui des traîtres.
C’est l’activité clandestine de ce réseau qui a ému l’amiral Darlan, lequel avait peut-être d’autres intentions ou des intentions similaires.
J’ai été arrêté en Afrique le 22 mai 1941, pour dissidence, sur l’ordre du général Weygand. Je tiens à préciser immédiatement que si je faisais de l’agitation en Afrique, c’est parce que j’estimais que, vis-à-vis de nos Alliés, la réaction française de guerre devait partir du sol français, et que cela eût été infiniment préférable pour la suite des choses.
Quoiqu’il en soit, évadé d’Afrique, j’ai été repris dans le maquis le 18 juillet 1941. Condamné, au cours d’une séance de Tribunal parfaitement malhonnête, à deux ans de prison et à la confiscation de mes biens, j’ai fait quinze mois de cellule à Clermont-Ferrand, dans un isolement rigoureux. Cela ne suffisait pas : j’ai été livré à la Gestapo, physiquement, par le Gouvernement de Vichy, entre les mains d’une compagnie de 300 SS. J’ai subi, à 50 mètres de l’hôtel du Parc, six mois de caveau, au pain et à l’eau, sans lumière, dans les caves du commandant Geisler, j’ai subi 54 interrogatoires.
Condamné à mort au cours du dernier, j’ai été envoyé au bagne de Mathausen, avec l’étiquette NM, celle qui clôt toutes les discussions. Dans ces conditions, je crois pouvoir dire que je ne dois rien au maréchal Pétain, ni à personne d’ailleurs, sauf aux hommes qui ont été tués sous mes ordres.
Voilà situé exactement qui je suis et le cadre de mes contacts généraux avec le maréchal Pétain, en somme sur une période de dix ans.
Je ne dois rien au maréchal Pétain, mais cela ne m’empêche pas d’être écœuré par le spectacle de ceux qui, dans cette salle, essaient de refiler à un vieillard presque centenaire l’ardoise de toutes leurs erreurs. »
58 hommes jeunes et valeureux sont morts au Mali.
L'un d'entre eux, le capitaine Clément Frison-Roche, scout, saint-cyrien et père de famille, mort à 27 ans en opération au Mali, alors qu'il était aux commandes de son hélicoptère Tigre avait écrit ce poème:
"Pour que vive France"
Ainsi, toujours poussés vers une étrange quête
Nos pères s’en allaient-ils bravant la destinée,
Tantôt l’air abattu par le poids des conquêtes,
Tantôt l’air guilleret de leurs jeunes années.
Sur les champs de bataille, côtoyant la laideur,
Ils connaissaient la vie et ses plus tristes heures.
Pas un ne regrettait mais tous avaient un cœur
Ce qui signifiait mourir au champ d’honneur.
Du plateau de Pratzen où la brume se fane,
Des tranchées de Verdun aux rizières du Tonquin,
Par-delà le Djebel et les vallées afghanes,
La souffrance et la peur était leur quotidien.
Mais pour que vive France et la gloire de son nom,
Ils portèrent au front son prestigieux emblème,
Et subissant l’affront jusqu’à celui suprême,
Ils tombèrent en héros sous le feu des canons.
Les yeux levés au ciel implorant le pardon,
Leur corps meurtris exhibait une douleur extrême,
Et dans l’ultime soupir sur leurs visages blêmes,
Leurs lèvres murmuraient ce cantique moribond :
« Oh tendre France, douce gardienne de mon baptême,
Prenez ici ma vie, je vous en fais le don,
Veillez sur ma famille et tous les gens que j’aime,
Et rendez je vous prie mon sacrifice fécond… »
Toi France, ingrate mère de la parure ternie,
Laisseras-tu leurs cris se perdre dans la nuit ?
Ils t’ont donné leur cœur, ils t’ont donné leur vie,
N’est-ce pas révoltant que nul ne les envie ?
A tes illustres fils tombés pour la patrie,
Plutôt que souvenir tu préfères l’oubli,
A tes jeunes enfants disparus aujourd’hui,
Plutôt que bienveillance tu préfères le mépris.
Qu’adviendra-t-il de nous ta jeune génération ?
Parmi les injustices de tes institutions,
Et le désintérêt de ta population
Ne saurons-nous jamais où part ton attention ?
Quel sort réserves-tu à ceux qui serviront ?
Seules considérations, seules quelques concessions !
Pourtant tu le sais bien, nous qui te chérissons,
Nous ne demandons rien qu’un peu de compassion !
Et s’il m’advenait un jour de périr en ton nom,
Ce serait avec foi mais non sans une question,
Pour que revive France et la gloire de son nom,
Je te lancerais sans haine ce dernier affront,
Tandis que mon chant du cygne, funeste merveille,
Pareil au flot gémissant de mon sang vermeil,
Fera couler ces mots aux milles résonnances :
« France, ma France, qu’as-tu fait de ta reconnaissance ? »
Aspirant FRISON-ROCHE
Colonel des Gardes
Weygand, Années 1940-1965 de Hirtz, Georges
Si le drapeau français a pu flotter sur Berlin le 8 mai 1945, aux côtés des couleurs des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union Soviétique, c'est essentiellement au général WEYGAND, rénovateur de l'ARMÉE D'AFRIQUE, que notre pays le doit.
Une indissociable continuité soude les noms de WEYGAND, de GIRAUD, de JUIN, de De LATTRE de TASSIGNY, à qui sont dues les victoires de Tunisie -au premier chef, celle de Medjez-el-Bab, le ' 20 novembre 1942- de Corse, d'Italie, de Provence, d'Alsace, comme l'entrée victorieuse en Allemagne.
Mais, trompée par la désinformation officielle, l'opinion est abusée :"on" s'est acharné à lui cacher que la résolution, le charisme et le courage de WEYGAND ont fait de l'Armée d'Afrique - et de l'O.R.A.- le fer de lance, l'outil majeur de la revanche et de la libération.
En dépit de quoi, WEYGAND se vit iniquement pris à partie, inculpé, emprisonné le 8 mai 1945, le jour même de la victoire. Mais la Haute Cour de Justice désavouera le pouvoir; elle innocentera le Général par un non-lieu irrécusable.
Au jour de sa mort, en réponse à une ultime agression du chef de l'Etat, WEYGAND recevra l'hommage ardent de la France entiére, unie dans un remarquable élan de ferveur et de respect.
L'analyse de ces antagonismes déroutants est au coeur de cet ouvrage qui englobe le dernier quart de la vie du général WEYGAND, les années 1940-1965; elle vise à débusquer les manipulations vindicatives, les Mensonges, les battages médiatiques qui, depuis trop longtemps, falsifient ou occultent la réalité de notre histoire récente.
« La “Grande Guerre”, cette catastrophe européenne, fut déclenchée et conduite par des barbons très convenables au nom des “valeurs éternelles” de la personne humaine, du droit, de la patrie et de la civilisation. Des tueries sans nom, la liquidation de générations entières de jeunes hommes, la naissance à l’Est de la plus féroce et de la plus absurde des tyrannies, la destruction d’équilibres séculaires irremplaçables, le charcutage inique des nations d’Europe centrale pour complaire aux utopies ou aux ambitions de visionnaires égarés, sans oublier l’enfantement, vingt ans plus tard, d’un nouvel holocauste pire encore, voilà de quoi avait accouché l’ère bourgeoise triomphante, héritière satisfaite de 1789. »

Dominique Venner
Le colonel Groussard, un des premiers résistants, raconte dans ses mémoires "Chemins secrets", la mort d'Eugène Deloncle, qui compta parmi ce qu'on appelait les "collaborationnistes" de Paris, mais qui ,avec le temps, s'était décidé à rejoindre le camp allié :
« Il s’occupa d’établir par l’Espagne des contacts avec les Alliés. Il y réussit, semble-t-il, ou en tout cas, d’après mes renseignements – qui sont sérieux – il était très près d’y réussir, lorsqu’un matin la Gestapo envoya une troupe avec pour mission de l’arrêter à son domicile. Il pria les Allemands de le laisser se rendre dans la pièce à côté qui était son bureau, pour, disait-il, y prendre divers papiers qui intéresseraient beaucoup la Gestapo. Les policiers l’accompagnèrent à la porte qu’il avait indiquée d’un signe de tête. Il pénétra devant eux dans son bureau, tandis que son fils le suivait également. Là, il ouvrit un tiroir, en retira un pistolet et le déchargea sur les visiteurs. Deux de ceux-ci s’abattirent, morts. Un troisième, qui avait eu le temps de bondir de côté et de saisir son arme, riposta par une série de coups de feu qui tuèrent net Deloncle, et blessèrent grièvement son fils. La vie trépidante d’Eugène Deloncle se terminait ainsi en beauté face à ceux qu’il n’aurait jamais dû cesse de combattre. Il mourait des mains des ennemis de la France, les armes à la main. Combien, parmi ceux qui l’ont trainé dans la boue, seraient capables de mourir ainsi ? »
Photo d’Eugène Deloncle
L'abaissement du peuple Français en 1940 vu par le colonel Groussard et son avis sur De Gaulle en fin de page est croustillant. Livre "Service Secret - 1940-1945" par Georges A.Groussard
A la vérité, rien ne nous avait préparé au malheur. L'âme de celui qui, même s'il est inférieur, lutte et se cramponne jusqu'au bout, elle n'était plus la nôtre. Depuis de longues années déjà, nous traversions une crise qui nous avait vidés, moralement. Les réflexes ne travaillaient plus. Notre dialectique était intacte; mais nous n'avions plus assez de virilité. Nous n'étions même plus capables de nous entraîner, nous avions perdu la foi dans les valeurs les plus évidentes, et nous étions prêts à céder devant la force, quelle qu'elle fût. C'était là, à part de rares exceptions, la mentalité des Français de 1940.
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Fustel de Coulange sur la haine de soi française ("La cité antique") :
Le véritable patriotisme n'est pas l'amour du sol, c'est l'amour du passé, c'est le respect pour les générations qui nous ont précédés. Nos historiens ne nous apprennent qu'à les maudire, et ne nous recommandent que de ne pas leur ressembler. Ils brisent la tradition française, et ils s'imaginent qu'il restera un patriotisme français. Ils vont répétant que l'étranger vaut mieux que la France, et ils se figurent qu'on aimera la France. Depuis cinquante ans, c'est l'Angleterre que nous aimons, c'est l'Allemagne que nous louons, c'est l'Amérique que nous admirons. Chacun se fait son idéal hors de France. Nous nous croyons libéraux et patriotes quand nous avons médit de la patrie. Involontairement et sans nous en apercevoir, nous nous accoutumons à rougir d'elle et à la renier. Nous nourrissons au fond de notre âme une sorte de haine inconsciente à l'égard de nous-mêmes. C'est l'opposé de cet amour de soi qu'on dit être naturel à l'homme ; c'est le renoncement à nous-mêmes. C'est une sorte de fureur de nous calomnier et de nous détruire, semblable à cette monomanie du suicide dont vous voyez certains individus tourmentés. Nos plus cruels ennemis n'ont pas besoin d'inventer les calomnies et les injures : ils n'ont que la peine de répéter ce que nous disons de nous-mêmes. Leurs historiens les plus hostiles n'ont qu'à traduire les nôtres. Quand l'un d'eux écrit que « la race gauloise était une race pourrie », il ne fait que répéter ce que nous avons dit en d'autres termes. Quand M. de Sybel parle de « la corruption incurable » de l'ancienne société française, il n'est que l'écho affaibli de la plupart de nos historiens. M. de Bismarck disait naguère que la France était une nation orgueilleuse, ambitieuse, ennemie du repos de l'Europe ; c'est chez nos historiens qu'il avait pris ces accusations. Nous avons appris récemment que l'étranger nous détestait ; il y avait cinquante ans que nous nous appliquions à convaincre l'Europe que nous étions haïssables. L'histoire française combattait pour l'Allemagne contre la France. Elle énervait chez nous le patriotisme ; elle le surexcitait chez nos ennemis. Elle nous apprenait à nous diviser, elle enseignait aux autres à se réunir contre nous, et elle semblait justifier d'avance leurs attaques et leurs convoitises.
Jacques Laurent. Avec la collaboration de Gabriel Jeantet. Année 40 : Londres, de Gaulle, Vichy

"Les secrets des dieux

Pendant un temps, de 1919 à 1936, la France, détentrice
de la plus puissante armée terrestre du monde, se montre
résignée à ne point s'en servir — même dans des cas
aussi graves que la remilitarisation de la Rhénanie par
Hitler. Durant cette période, seule la droite envisagea
la guerre avec faveur et même Maurras, devant la montée
du nazisme, osa prêcher une guerre préventive. Le reste
du pays, justement hanté par le souvenir de la « grande
guerre », habité pour longtemps par l'horreur et surtout
le doute dont les combattants avaient été frappés en
1917, considérait que la paix est le plus grand des biens.
...
Pourtant les Français étaient toujours aussi pacifistes.
Ils l'avaient prouvé en se faisant une fête de Munich. Les
quarante heures, le droit aux vacances, aux loisirs, au
plein air donnaient même à la paix une saveur, une allé-
gresse qu'elle n'avait jamais eues. Parce qu'ils avaient
obtenu tous ces avantages sans révolution, ils croyaient
plus que jamais que les conflits internationaux pouvaient
être réglés sans guerre, qu'elle était anachronique. Même
la droite, en grande partie, inclinait à la paix, soit parce
qu'elle considérait que la renaissance militaire allemande
rendait la guerre inopportune, soit, dans son infime
minorité, par complaisance pour les régimes dictatoriaux."
Barrès Maurice. Étude pour la protection des ouvriers français contre les étrangers. 1893

Maurice Barrès écrit ce petit livre dénonçant la volonté du patronat français de favoriser les étrangers pour augmenter le chômage et donc faire pression sur les salaires. Ce texte date de 1893 ...
Barrès dénonce une politique socialiste favorisant l'étranger et non les français. Je mets quelques extraits ...