Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen
11 août 1297, canonisation du roi Louis IX qui devient saint Louis Le roi de France.
« La Révolution Française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Âge et dans toute l'Europe. »

Pierre Chaunu, "Église, Culture et Société".
A LA JEUNESSE DE FRANCE QUI NE PEUT ÊTRE MIEUX INSTRUITE DU SENS DE L’HISTOIRE QUE PAR CEUX QUI L’ONT ÉCRITE AVEC LEUR SANG
Jean des Valières, "Et voici la légion étrangère" - 1963

La principale originalité qui distingue la Légion Etrangère des formations similaires qui l'ont précédée est que c’est une troupe à cent pour cent française, animée par un patriotisme de remplace­ment sans doute, mais ardent et sincère. Dès le principe, une conversion totale l’oriente dans ce sens sous l’influence des officiers français qui l'encadrent presque exclusivement, les étrangers n’étant admis parmi eux que dans la proportion d’un dixième, et seulement quand des services exceptionnels ont révélé leur excellence.
"Le nationalisme est une attitude de défense, rendue nécessaire par la faiblesse de l'Etat."
Jacques Bainville (1879-1936)
Michel De Jaeghere - Les derniers jours - La fin de l'Empire romain d'Occident
Une "immigration salutaire", "promesse d'un monde nouveau" (citations de la directrice générale de l'exposition "Rome et les Barbares, 2008, Venise) ; ainsi redéfinies, les invasions germaniques finiraient, à vrai dire, par cesser d'être un sujet d'étude pour devenir le support d'une relecture idéologique destinée à rassurer ceux qui pourraient trouver, dans le spectacle des derniers siècles de la vie de l'empire romain, matière à réflexion sur la situation de l'Europe contemporaine. Y pointer des raisons de s'alarmer de la crise de civilisation qui pourrait un jour s'y produire. Les Barbares avaient provoqué la mutation la plus féconde, ils avaient accouché l'avenir.
Tout rapprochement, toute analogie entre notre situation et celle de l'empire romain finissant a longtemps été interdit, suspect d'arrière-pensées xénophobes. L'exposition du Palazzo Grassi en 2008 a marqué à cet égard un tournant. Son commissaire, très politique, assumait en effet pleinement le parallèle entre la vague d'immigration dont l'Europe est le réceptacle et la chute de l'empire romain.
... Or (...) ce que font apparaître les sources est pourtant que l'effondrement de l'empire romain s'est traduit, pour les peuples européens, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
p. 33
Extrait de
Les mythes de la guerre d’Espagne
Pío Moa
C’est en sa qualité de résistant, de combattant contre le franquisme, de marxiste, d’homme de gauche insoupçonnable et de bibliothécaire de l’Ateneo de Madrid, qu’il a eu accès à la documentation de la Fondation socialiste Pablo Iglesias. Après avoir dépouillé et étudié minutieusement les archives socialistes, Moa a changé radicalement d’idées. Il a découvert l’écrasante responsabilité du parti socialiste (PSOE) et de la gauche en général dans le putsch socialiste de 1934, et par voie de conséquence dans les origines de la guerre civile de 1936.
...
La guerre civile a opposé deux camps, d’une part, les nationaux (« nacionales »), qui défendaient l’intégrité et l’unité nationale, la civilisation catholique et chrétienne, la propriété privée et la liberté personnelle, au risque de sacrifier ou de restreindre les libertés politiques, et, d’autre part, le camp du Front populaire, qui cherchait à détruire l’unité nationale et à remplacer la culture chrétienne par la culture socialiste ou soviéto-marxiste en supprimant la propriété privée, la liberté personnelle et les libertés politiques. Pour être plus précis, il y avait trois forces inégales dans le camp du Front populaire : la première, de loin la plus importante, comprenait les communistes, les socialistes bolchevisés et les anarchistes, qui aspiraient à implanter un régime de type soviétique ou collectiviste ; la seconde, regroupait les nationalistes-séparatistes (catalans, basques, galiciens, etc.), qui voulaient l’indépendance pour leurs peuples ; et enfin la troisième, plus minoritaire, qui réunissait les partis de la gauche bourgeoise-jacobine, lesquels faisaient volontairement ou involontairement le jeu de la première. Telle est l’explication essentielle d’un conflit entre « totalitaires » et « autoritaires », dans lequel la défense de la démocratie ne jouait absolument aucun rôle.
Les épurations de l'armée française - André Bourachot

L’Armée d’Afrique, et dans une certaine mesure l’armée coloniale, a survécu grâce à Weygand, et un peu à Noguès, en se reconstituant en AFN, son berceau. Elle est devenue l’armée de la France jusqu’à la libération du Pays, à peine renforcée par l’apport gaulliste et davantage par celui de la Résistance.
Il y avait un état d’esprit « Armée d’Afrique », état d’esprit soigneusement entretenu et qui s’était répandu dans tout le corps des officiers de l’armée française. Les meilleurs voulaient y servir et ceux qui, pour de multiples raisons, n’avaient pu obtenir satisfaction en rêvaient. Les officiers de l’Armée d’Afrique et de l’armée coloniale pensaient grands espaces et ressentaient toujours pour la majorité d’entre eux ces sentiments d’explorateurs en uniforme et de « faiseurs d’Empire » qui avaient animé leurs anciens.
Soulignons donc le rôle essentiel et paradoxal joué par l’Empire français ; il a permis la renaissance militaire de fin 1942, mais c’est pour ne pas le perdre complétement que des officiers se rebelleront contre le Pouvoir vingt ans plus tard. Cette armée avait gardé pour l’Empire un attachement particulier qui explique l’immense amertume qu’elle éprouvera lorsque le moment viendra de l’abandonner après une lente agonie de dix-sept ans.
Bonne fête du 15 août à toutes et à tous.
"La culture de masse moderne, destinée au "consommateur", la civilisation des prothèses paralyse l'âme des gens, dressant des barrières entre l'homme et les questions cruciales de son existence, sa conscience de lui-même en tant qu'être spirituel."
~ Andreï Tarkovski
Image : Jules Adolphe Aimé Louis Breton
Bénédiction des blés en Artois
1857
Les épurations de l'armée française - André Bourachot
Les bases juridiques de l’épuration
Deux organismes seront mis sur pied : la commission d’épuration et le tribunal d’armée. Si l’acharnement gaullien – et de la majorité de ceux qui l’entourent – à épurer cadres civils et militaires tient souvent lieu de légalité, il faut au moins l’habiller et la rendre présentable. Les premiers textes datent de 1943 et seront pris au moyen d’ordonnances, publiées au nouveau Journal officiel dont les premiers numéros paraitront en juin 1943 (43 numéros pour toute l’année). Remarquons qu’il y a donc à cette époque deux journaux officiels, celui de l’État français et celui de la République française. Tous les textes sont signés de Gaulle et Giraud ; leur succession marque les étapes du renoncement de Giraud jusqu’à ce que son nom disparaisse. Il n’est pas inutile de remarquer que le président de la commission qui a défendu la création du projet devant l’Assemblée est Michel Dumesnil de Gramont, délégué à l’Assemblée, rapporteur entre autres de la commission de législation et de réforme de l’État et… Grand Maître de la Grande Loge De France (GLDF).
...
Le 15 décembre 1943, le général de Gaulle décide le rétablissement des loges maçonniques dans tous leurs droits
Extrait de la déposition de Loustaunau-Lacau, au procès Pétain :
« Avant ce procès et au cours de ce procès, une campagne de presse insidieuse, qui a commencé alors que j’étais encore déporté à Mathaüsen, a odieusement déformé mes traits et d’ailleurs également déformé les circonstances dans lesquelles j’ai été en contact avec le Maréchal de France accusé.
Je suis entré à Saint-Cyr en 1912, dans les derniers – promotion des Gants blancs. J’ai fait la guerre dans l’infanterie comme tous mes camarades. J’ai eu sept citations et trois blessures, comme tout le monde.
Après la guerre, je suis entré à l’Ecole de Guerre, cette-ci, major de promotion, dans la promotion qui s’honore de compter parmi ses rangs le général de Gaulle, qui s’honore moins d’y compter le général Bridoux.
Par la suite, j’ai appartenu à divers Etats-majors importants, notamment l’Etat-Major de l’Armée, celui du général Weygand, celui du maréchal Lyautey, celui du général Nollin. J’ai commandé le 24e bataillon de chasseurs alpins qui est l’ancien bataillon du Maréchal de France accusé. Et c’est probablement pour cette raison – car je n’ai rien demandé – que je suis entré à son Etat-major le 10 octobre 1934. Je l’ai quitté le 2 mars 1938 avec le même grade, frappé par M. Daladier qui avait besoin d’une victime. Je m’honore, en passant, d’avoir été, à la veille d’une défaite totale, le seul officier frappé pour avoir agi et protesté contre la décadence matérielle et morale de l’armée française.
Par la suite, jusqu’à la déclaration de guerre, j’ai conservé des relations avec le maréchal Pétain et je crois lui avoir rendu quelques services, notamment en Espagne.
Pendant la guerre, étant au front, nos relations se sont bornées à un échange de correspondances dont deux lettres sont au dossier. Je regrette vraiment que les Allemands m’aient pris les réponses du maréchal Pétain, elles auraient eu de la valeur dans ce débat.
Blessé grièvement le 14 juin 1940 en essayant de bloquer l’avant-garde de Rommel devant Vitry-le-François, je n’ai en rien été mêlé aux tractations de l’armistice.
Evadé de l’hôpital de Châlons-sur-Marne, le 15 août 1940, je suis rentré en zone libre et c’est là, fin septembre, que le maréchal Pétain m’a fait appeler à Vichy pour y former, avec Heurtaux, Péricard, Valentin, et malheureusement Vallat, la Légion français des Combattants.
J’ai accepté d’être le délégué général de cette Légion à la condition que je puisse, en même temps, créer le réseau Navarre, c’est-à-dire un réseau fumigène qui couvrait l’activité d’un vaste réseau de renseignements et d’action militaire contre les Boches.
Je dis tout de suite, parce que c’est la vérité, que le Maréchal, quoi qu’il fait par la suite, n’ignorait pas les buts de ce réseau. Ce réseau a tenu toute la guerre. Il compte aujourd’hui 303 fusillé et 520 déportés non rentrés. Vous comprendrez que, dans ces conditions, il me soit pénible que mon nom soit odieusement mélangé à celui des traîtres.
C’est l’activité clandestine de ce réseau qui a ému l’amiral Darlan, lequel avait peut-être d’autres intentions ou des intentions similaires.
J’ai été arrêté en Afrique le 22 mai 1941, pour dissidence, sur l’ordre du général Weygand. Je tiens à préciser immédiatement que si je faisais de l’agitation en Afrique, c’est parce que j’estimais que, vis-à-vis de nos Alliés, la réaction française de guerre devait partir du sol français, et que cela eût été infiniment préférable pour la suite des choses.
Quoiqu’il en soit, évadé d’Afrique, j’ai été repris dans le maquis le 18 juillet 1941. Condamné, au cours d’une séance de Tribunal parfaitement malhonnête, à deux ans de prison et à la confiscation de mes biens, j’ai fait quinze mois de cellule à Clermont-Ferrand, dans un isolement rigoureux. Cela ne suffisait pas : j’ai été livré à la Gestapo, physiquement, par le Gouvernement de Vichy, entre les mains d’une compagnie de 300 SS. J’ai subi, à 50 mètres de l’hôtel du Parc, six mois de caveau, au pain et à l’eau, sans lumière, dans les caves du commandant Geisler, j’ai subi 54 interrogatoires.
Condamné à mort au cours du dernier, j’ai été envoyé au bagne de Mathausen, avec l’étiquette NM, celle qui clôt toutes les discussions. Dans ces conditions, je crois pouvoir dire que je ne dois rien au maréchal Pétain, ni à personne d’ailleurs, sauf aux hommes qui ont été tués sous mes ordres.
Voilà situé exactement qui je suis et le cadre de mes contacts généraux avec le maréchal Pétain, en somme sur une période de dix ans.
Je ne dois rien au maréchal Pétain, mais cela ne m’empêche pas d’être écœuré par le spectacle de ceux qui, dans cette salle, essaient de refiler à un vieillard presque centenaire l’ardoise de toutes leurs erreurs. »
58 hommes jeunes et valeureux sont morts au Mali.
L'un d'entre eux, le capitaine Clément Frison-Roche, scout, saint-cyrien et père de famille, mort à 27 ans en opération au Mali, alors qu'il était aux commandes de son hélicoptère Tigre avait écrit ce poème:
"Pour que vive France"
Ainsi, toujours poussés vers une étrange quête
Nos pères s’en allaient-ils bravant la destinée,
Tantôt l’air abattu par le poids des conquêtes,
Tantôt l’air guilleret de leurs jeunes années.
Sur les champs de bataille, côtoyant la laideur,
Ils connaissaient la vie et ses plus tristes heures.
Pas un ne regrettait mais tous avaient un cœur
Ce qui signifiait mourir au champ d’honneur.
Du plateau de Pratzen où la brume se fane,
Des tranchées de Verdun aux rizières du Tonquin,
Par-delà le Djebel et les vallées afghanes,
La souffrance et la peur était leur quotidien.
Mais pour que vive France et la gloire de son nom,
Ils portèrent au front son prestigieux emblème,
Et subissant l’affront jusqu’à celui suprême,
Ils tombèrent en héros sous le feu des canons.
Les yeux levés au ciel implorant le pardon,
Leur corps meurtris exhibait une douleur extrême,
Et dans l’ultime soupir sur leurs visages blêmes,
Leurs lèvres murmuraient ce cantique moribond :
« Oh tendre France, douce gardienne de mon baptême,
Prenez ici ma vie, je vous en fais le don,
Veillez sur ma famille et tous les gens que j’aime,
Et rendez je vous prie mon sacrifice fécond… »
Toi France, ingrate mère de la parure ternie,
Laisseras-tu leurs cris se perdre dans la nuit ?
Ils t’ont donné leur cœur, ils t’ont donné leur vie,
N’est-ce pas révoltant que nul ne les envie ?
A tes illustres fils tombés pour la patrie,
Plutôt que souvenir tu préfères l’oubli,
A tes jeunes enfants disparus aujourd’hui,
Plutôt que bienveillance tu préfères le mépris.
Qu’adviendra-t-il de nous ta jeune génération ?
Parmi les injustices de tes institutions,
Et le désintérêt de ta population
Ne saurons-nous jamais où part ton attention ?
Quel sort réserves-tu à ceux qui serviront ?
Seules considérations, seules quelques concessions !
Pourtant tu le sais bien, nous qui te chérissons,
Nous ne demandons rien qu’un peu de compassion !
Et s’il m’advenait un jour de périr en ton nom,
Ce serait avec foi mais non sans une question,
Pour que revive France et la gloire de son nom,
Je te lancerais sans haine ce dernier affront,
Tandis que mon chant du cygne, funeste merveille,
Pareil au flot gémissant de mon sang vermeil,
Fera couler ces mots aux milles résonnances :
« France, ma France, qu’as-tu fait de ta reconnaissance ? »
Aspirant FRISON-ROCHE
Colonel des Gardes
Weygand, Années 1940-1965 de Hirtz, Georges
Si le drapeau français a pu flotter sur Berlin le 8 mai 1945, aux côtés des couleurs des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union Soviétique, c'est essentiellement au général WEYGAND, rénovateur de l'ARMÉE D'AFRIQUE, que notre pays le doit.
Une indissociable continuité soude les noms de WEYGAND, de GIRAUD, de JUIN, de De LATTRE de TASSIGNY, à qui sont dues les victoires de Tunisie -au premier chef, celle de Medjez-el-Bab, le ' 20 novembre 1942- de Corse, d'Italie, de Provence, d'Alsace, comme l'entrée victorieuse en Allemagne.
Mais, trompée par la désinformation officielle, l'opinion est abusée :"on" s'est acharné à lui cacher que la résolution, le charisme et le courage de WEYGAND ont fait de l'Armée d'Afrique - et de l'O.R.A.- le fer de lance, l'outil majeur de la revanche et de la libération.
En dépit de quoi, WEYGAND se vit iniquement pris à partie, inculpé, emprisonné le 8 mai 1945, le jour même de la victoire. Mais la Haute Cour de Justice désavouera le pouvoir; elle innocentera le Général par un non-lieu irrécusable.
Au jour de sa mort, en réponse à une ultime agression du chef de l'Etat, WEYGAND recevra l'hommage ardent de la France entiére, unie dans un remarquable élan de ferveur et de respect.
L'analyse de ces antagonismes déroutants est au coeur de cet ouvrage qui englobe le dernier quart de la vie du général WEYGAND, les années 1940-1965; elle vise à débusquer les manipulations vindicatives, les Mensonges, les battages médiatiques qui, depuis trop longtemps, falsifient ou occultent la réalité de notre histoire récente.