Maréchal Pétain
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Réhabilitation du Maréchal Pétain
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Pour ceux qui veulent comprendre la mentalité de De Gaulle durant la seconde guerre mondiale, ce livre est fait pour vous. De Gaulle a du génie politique, c'est évident. Il a su profiter de son charisme pour prendre le pouvoir. Il aimait la France mais sa soif de pouvoir lui a fait prendre des chemins politiques plus que douteux. Le Maréchal Pétain a été un opposant politique à éliminer pour De Gaulle.
Extrait du livre du Général Le Groignec, Pétain et De Gaulle - De Gaulle et son alliance avec les communistes en Juillet 1941.
La Révolution européenne de Francis Delaisi
La finance et les banquiers :
"Ces hommes ne sont pas seulement des techniciens, habiles à manier les mécanismes de la finance, de la production et des échanges ; des experts désintéressés tout prêts à s’incliner devant une technique nouvelle, ou une expérience qui a réussi : ce sont des hommes d’affaires ; et s’ils ont accepté les soucis et les risques qu’implique la direction des grandes entreprises, c’est pour obtenir en compensation la richesse avec les jouissances et la puissance qu’elle procure.
Jamais on ne leur a dit qu’ils devaient gérer leurs entreprises dans le sens de l’intérêt commun ; le seul mandat qu’ils aient reçu, dans le cas très général où ils travaillent avec l’argent d’autrui, c’est d’enrichir leurs actionnaires en même temps qu’eux-mêmes."
Les personnes autonomes ne s'inquiètent pas des prix des denrées alimentaires.
Rappel :
14 juillet 2016 : Un type jette un camion sur la foule à Nice, au nom de l'islam, et fait 84 morts.
19 juillet 2016 : Le Parlement vote contre l'amendement 8 sur la possibilité de faire fermer les mosquées dangereuses sur le territoire national.
26 juillet 2016 : le père Jacques Hamel est égorgé au nom de l'islam, dans son église, pendant la messe, par deux musulmans.
30 juillet 2016 : Manuel Valls, Premier ministre, explique qu'il faut «reconstruire l'islam de France» et veut faire de la France «un pôle d'excellence européen dans l'enseignement de la théologie musulmane».
3 août 2016 : Sur ordre, des CRS expulsent de leur église parisienne les abbés qui y célèbrent la messe et les fidèles qui la suivent.
Extrait de
Algérie : Le piège gaulliste- Henri-Christian GIRAUD - Page 1037
Fondé sur le souci louable d’épargner à la France une algérianisation progressive de son territoire et de ses mœurs, le traitement gaulliste de l’affaire algérienne a finalement abouti à son exact contraire, mais, en réalité, nullement paradoxal. C’est en effet sous la présidence de De Gaulle que l’immigration a été rendue effective par les accords d’Évian et, très précisément, par l’article 2 des dispositions générales de la Déclaration des garanties (« Sauf décision de justice, tout Algérien muni d’une carte d’identité est libre de circuler entre l’Algérie et la France »), et par l’article 7 de la Déclaration relative à la coopération économique et financière, selon lequel tout Algérien a, à tout moment, la possibilité de venir résider en France et d’y bénéficier de tous les avantages sociaux. Cela sans compter les accords de décembre 1968 et, comme on l’a vu, les interventions personnelles de De Gaulle, toujours favorables aux desiderata algériens d’« éponger » 3 millions de chômeurs dus aux brutales spoliations des entreprises françaises. C’est sous la présidence de De Gaulle, donc, que l’immigration a plus que doublé (or elle avait déjà doublé entre 1954 et 1962) et pris son essor pour ne plus s’arrêter.
Au seuil des années 1990, tout en reconnaissant que la mémoire de la guerre d’Algérie fonctionnait depuis vingt-cinq ans comme une « mémoire de guerre perdue », Robert Frank pouvait écrire que, en 1962, les Français n’avaient pas conscience d’avoir subi une défaite, et que c’était même pour le général de Gaulle et la nouvelle République une « victoire politique retentissante [sic] ». Cela, expliquait l’historien, car il ne s’était pas « ensuivi une crise d’identité nationale [parce que], avant même la fin de la guerre, la nation avait connu d’autres projets, choisi une autre route, celle de la décolonisation, de l’Europe, de la croissance, de la modernisation et de la société de consommation et que, sur tous ces fronts, les victoires décisives étaient déjà engrangées ». Et puis, précisait-il, ce ne sont que des groupes et non la communauté entière qui avaient été affectés. Mais depuis, un acteur majeur – dont la guerre d’Algérie portait les prémices mortifères – s’est imposé en force sur la scène de l’Histoire : l’arabo-islamisme. D’abord en Algérie même avec les années noires (1990-1993), puis, par débordements successifs, en France, mais dans une France dont l’identité nationale, psychiquement fracturée par le traitement gaulliste de l’affaire algérienne et physiquement déstabilisée par une immigration massive, est aujourd’hui à la dérive. « Dans l’état de fracturation sociale et politique où elle se trouve, constate l’écrivain algérien Boualem Sansal, la France pourrait éclater et sombrer. La France est à ce point piégée par l’islamisme et le politiquement correct qu’elle ne sait plus qui elle est, sur quel pied danser, quel nom donner aux choses, quelle langue parler… Le résultat est là : dans certains quartiers, la France est une République islamique en herbe. C’est un grand souci pour nous, les Algériens rescapés du cauchemar : où finirons-nous si l’islamisme nous devance ainsi ? »
La Reconquête de Jérusalem
Le 15 juillet 1099 (il y a 923 ans), l'armée des croisés a repris Jérusalem du contrôle islamique, atteignant ainsi l'objectif de la première croisade de libérer la Terre sainte et d'ouvrir une voie sûre aux pèlerins chrétiens pour visiter la ville sainte.
René Sédillot, "Le coût de la Révolution française"
BILAN DÉMOGRAPHIQUE
DE LA PAIX A LA GUERRE
Deux millions de morts: tel semble être, aux seuls dépens de la France, le coût des guerres de la Révolution et de l'Empire. Deux millions de Français, jeunes pour la plupart, tombent sans postérité. Leur disparition, et du même coup celle des Français qui auraient dû être leurs enfants et petits-enfants, pèseront sur toute la démographie du siècle, et l'appauvriront.
Deux millions: c'est à peu près autant que ce que coûteront ensemble à la France les deux conflits les plus meurtriers de l'histoire, ceux de 1914 et de 1940. Mais le sacrifice est plus lourd quand il frappe un peuple de quelque 27 millions d'âmes, que s'il se rapporte à 40 millions de citoyens.
La France du XVIIIe siècle avait perdu l'habitude des épreuves de ce genre. Depuis la fin du règne de Louis XIV, son territoire n'avait plus été envahi. Les seules guerres qu'elle avait encore affrontées s'étaient déroulées bien au-delà de ses frontières, du côté de la Pologne, de la Prusse ou du Canada. Elle avait acquis la Lorraine et la Corse au moindre prix, moyennant la perte de quelques centaines d'hommes. Au demeurant, les conflits ne mobilisaient guère que des professionnels, et l'on se battait « en dentelles », même si les dentelles étaient quelquefois tachées de sang.
Avec la Révolution, tout change. D'une part, les invasions recommencent: on se bat sur le sol français - dès 1792, et pour finir sur deux occupations ennemies, en 1814 et 1815. D'autre part, la guerre n'est plus la seule affaire des professionnels: tout le peuple, levé en masse, est appelé à prendre sa part des honneurs et des horreurs du combat. C'est la promotion démocratique de l'holocauste.
Pis encore: à la guerre contre l'étranger se superpose la guerre civile, et, selon l'usage, elle est la plus impitoyable. Les massacres dans les prisons de Paris, la guillotine sur les grandes places des cités, le carnage vendéen comptent parmi les données de l'hécatombe révolutionnaire.
Mais c'est bien sur les champs de bataille que les pertes sont les plus lourdes. Sur les champs de bataille, ou plus exactement à cause d'eux: car les pertes majeures se situent après le combat, dans les hôpitaux où les blessés agonisent faute de soins, souvent emportés par la gangrène ou le typhus.
La France pourtant « a pris la résolution solennelle de n'entreprendre aucune conquête, de n'attaquer la liberté d'aucun peuple ». Le rappel de cet engagement figure étrangement dans " l'exposition des motifs qui ont déterminé l'Assemblée nationale à déclarer qu'il y a lieu de déclarer la guerre au roi de Bohême et de Hongrie» (Séance du 22 avril 1792, texte rédigé par Condorcet): acte premier d'une guerre qui doit embraser l'Europe et durer vingt-trois ans, sous la double réserve du bref intermède de la paix d'Amiens (mars 1802 - avril 1803) et de l'entracte de la Première Restauration (avril 1814 - mars 1815).
Monseigneur Delassus à lire :
« Le Libéralisme n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit, l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu. »
Mgr Delassus, La Conjuration antichrétienne, 1910
L'épopée des Croisades - René GROUSSET

Le pape défenseur de l’Europe - URBAIN II

Lorsque, dans les derniers jours de juin 1095, le pape Urbain II passa d’Italie en France pour y prêcher la première croisade, nul, semble-t-il, ne se doutait encore de l’objet de son voyage. Avant de rendre public le projet qui devait bouleverser le monde, ce Champenois voulait reprendre contact avec sa province natale et se recueillir sous les voûtes du monastère de Cluny où avait rêvé sa jeunesse. Aussi bien les voix qui montaient de cette terre étaient-elles éminemment faites pour le confirmer dans sa résolution, si même ce n’était pas elles qui lui en avaient inspiré la première idée. N’était-ce pas de Cluny qu’étaient parties, avec le grand mouvement de pèlerinages du XIe siècle, les premières expéditions pour délivrer du joug musulman les chrétientés espagnoles ? Quand Urbain, qui s’appelait encore Eude de Châtillon, n’avait qu’une vingtaine d’années, n’avait-il pas vu en 1064 son compatriote Eble de Roucy prendre avec la chevalerie française de l’est le chemin des Pyrénées pour aller chasser les Arabes de l’Aragon ? Fidèle à ces souvenirs comme à l’exemple de son prédécesseur Grégoire VII, Urbain, une fois devenu pape, avait en 1089 lancé lui-même sur les routes d’Espagne une autre expédition française, composée en majorité, celle-là, de chevaliers du midi. Or, la reconquista espagnole à cette date, c’était déjà comme les grandes manœuvres de la croisade.
Comment Urbain II décida-t-il d’étendre à l’Orient la guerre de délivrance commencée à l’Occident extrême ? Pour répondre à cette question, il nous faudrait suivre le grand pape en ses méditations solitaires quand, du palais du Latran, de son exil de Salerne ou des fenêtres de Cluny, en ces années du XIe siècle finissant, il promenait son regard sur le monde.
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Passé-Présent n°321 : Une histoire des épurations au XXème siècle - 14 déc. 2021
André Posokhow commente une histoire des différentes épurations qui se sont produites en France au cours du siècle dernier, après en avoir détaillé les prémices notamment en développant différents épisodes du second conflit mondial. L'origine des trois principales épurations retenues sont vichyste (1940), communiste (1944-1948), gaulliste (1962).
Extrait de
La liberté, pour quoi faire ? - Georges Bernanos
La possession individuelle de certaines machines dont l’usage n’appartient qu’à vous, ne sert qu’à vous, peut encore vous faire illusion, mais ces machines dépendent déjà, dépendront sûrement de plus en plus de la machinerie totalitaire et concentrationnaire, aux mains des techniciens d’État. Vous pouvez posséder chez vous mille appareils électriques d’éclairage plus ingénieux les uns que les autres, et plus coûteux aussi. Si la machinerie vous refuse le courant, vous êtes dans la nuit, et si la machinerie a même interdit la vente des chandelles, parce qu’elle a besoin de tout le suif  pour son propre usage, vous n’avez qu’à vous coucher sans lumière. Elle pourra aussi bien vous refuser demain la chaleur que la lumière.
Le Double Jeu du Maréchal : légende ou réalité
Du 6 mars 1936 à l'armistice de juin 1940 (Extrait)
Le 6 mars 1936, Hitler, qui détenait les pleins pouvoirs depuis exactement trois ans, réunissait les plus hauts responsables civils et militaires de l'Allemagne pour leur annoncer qu'il avait décidé de réoccuper militairement la rive gauche du Rhin.
Les assistants furent atterrés. Certes ils savaient que l'opération était préparée depuis plusieurs semaines. Mais, au moment de passer à l'acte, ils en appréhendaient les conséquences. La démilitarisation de la rive gauche du Rhin était le dernier atout de la France. Elle allait réagir. Le général von Blomberg, chef d'état-major de la Wehrmacht, fit part de ses objections. Il exposa au Führer que l'infériorité militaire de l'Allemagne la mettait dans l'impossibilité de résister à une réaction française.
Hitler ne se laissa pas influencer par l'opinion de ses experts. Il était convaincu que la France, aux prises avec ses difficultés et démêlés intérieurs, et soumise à un fort courant pacifiste et antimilitariste, ne bougerait pas. Il maintint sa décision. Le 7 mars au matin, montant à la tribune du Reichstag, il déclara aux députés convoqués d'urgence :
«A l'heure historique où je vous parle, les troupes allemandes viennent de pénétrer dans les provinces occidentales du Reich pour y occuper leurs garnisons du temps de paix. »
Le même jour, von Neurath, ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne, annonçait au corps diplomatique la dénonciation du pacte de Locarno et l'entrée des détachements allemands en Rhénanie.
En France, Albert Sarraut était président du Conseil depuis le 24 janvier 1936. Il savait que son ministère était éphémère, des élections législatives devant intervenir début mai. Il ne fut pas surpris par le coup de force allemand. Les préparatifs de la Wehrmacht n'avaient pas échappé aux services de renseignement français. Contrairement à ce qui a été parfois avancé, le général Gamelin, généralissime désigné, ne demanda pas une mobilisation générale mais le rappel des disponibles, c'est-à-dire de trois classes, afin de pénétrer en Rhénanie pour en chasser les forces allemandes. La perspective des élections fit hésiter le gouvernement qui, finalement, ne décida rien. La Grande-Bretagne et la Belgique ne soutinrent pas la France. Hitler s'en tira donc avec une condamnation de la Société des Nations (S.D.N.), ce qui ne dut que modérément l'affecter, et il fit immédiatement entreprendre à la frontière occidentale de l'Allemagne la construction de la ligne Siegfried. Le président Albert Sarraut aurait dû s'abstenir de lancer le 8 mars sa phrase tristement célèbre :
«Je ne laisserai pas Strasbourg sous le feu des canons allemands. »
Quelques jours plus tard l'artillerie allemande pouvait s'installer à Kehl. Le processus qui allait conduire à la défaite française de juin 1940 était entamé.
C'est le 7 mars 1936 que la France laissa passer la dernière occasion de briser l'expansionnisme national-socialiste. Elle perdit la face et du même coup la confiance de ses alliés. Mussolini, qui s'était en 1934 opposé à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne et avait même envoyé ses troupes à la frontière italo-autrichienne, accéléra le changement de sa politique. L'Union soviétique allait douter de la détermination française. La Belgique, qui portait comme la GrandeBretagne une lourde part des responsabilités dans la passivité des démocraties, imagina naïvement qu'elle pourrait rester à l'écart d'un conflit franco-allemand et adopta une attitude neutraliste. Enfin Hitler accrut considérablement son prestige en Allemagne, en Autriche et au sein de la Wehrmacht.
Les événements allaient dès lors s'enchaîner. En 1938 ce fut l'annexion de l'Autriche, souhaitée d'ailleurs par la majorité de ses habitants. Le monde assista ensuite à l'amputation et à l'éclatement de la Tchécoslovaquie après la signature des accords de Munich, seconde démission franco-britannique. En 1939, ce qui restait de la Tchécoslovaquie, la BohêmeMoravie, fut envahi et devint un protectorat allemand. La même année, les Allemands puis les Soviétiques envahirent la Pologne. Le 3 septembre, la Grande-Bretagne et la France adressèrent à l'Allemagne des ultimatums superbement ignorés par Hitler. La Seconde Guerre mondiale commençait, trois ans et demi après la réoccupation de la rive gauche du Rhin. Les Alliés entraient en guerre dans des conditions beaucoup plus défavorables que celles qui auraient existé en 1936. Les armées allemandes, l'armée de l'air tout particulièrement, étaient beaucoup plus puissantes. L'Italie, sans combattre, allait fixer en Tunisie et sur le front des Alpes plus du quart des divisions françaises.
Le 27 septembre 1939, la déroute de l'armée polonaise était consommée. La Belgique s'était opposée à toute idée d'attaque de l'Allemagne à travers son territoire alors que les deux tiers de la Wehrmacht étaient engagés contre la Pologne. A l'exception d'une modeste offensive française en Sarre, rien ne fut tenté pour secourir Varsovie. Pendant l'hiver 39-40, tandis que l'armée allemande, bien rodée par la campagne de Pologne, préparait son offensive à l'ouest, les forces françaises et le corps expéditionnaire britannique s'installaient dans la drôle de guerre. Sévissait le régime des permissions irrégulières, des planques, des trafics en tous genres, des gradés fermant les yeux parce que pas soutenus. Le moral des hommes n'était pas au plus haut. L'inaction ne l'améliora pas. La France pensait-elle gagner une guerre contre l'Allemagne sans avoir à la faire ?
L'inaction fut imputée au président Daladier. Il dut démissionner le 20 mars 1940 et fut remplacé par Paul Reynaud. Celui-ci garda pour lui le ministère des Affaires étrangères, tout en confiant celui de la Guerre à son prédécesseur. Cela peut paraître paradoxal mais illustre bien le jeu des combinaisons politiques qui se perpétuait, même en pleine guerre. Un des premiers actes du président Reynaud fut la signature, le 28 mars 1940, avec la Grande-Bretagne, d'une déclaration selon laquelle le gouvernement de la République française et celui du Royaume-Uni s'engageaient mutuellement à ne négocier ni conclure d'armistice ou de traité de paix si ce n'était d'un commun accord.
André Posokhow, essayiste

Le 23 juin 2016, les téléspectateurs ont pu voir un documentaire de France 3 sur « Léon Blum, haï et adoré ». Présentée par Robert Badinter, avec les interventions de Pierre Birnbaum, Serge Bernstein et Ilan Greilsammer, cette émission a revêtu pendant une heure un caractère purement et strictement laudatif qui a fait exploser les bornes de l’objectivité historique.

Il ne s’agit pas ici de réécrire la vie du leader socialiste ni de faire son procès. Il n’est pas question non plus de le haïr ou de l’adorer. D’autres s’en sont chargés depuis longtemps.

En revanche, il apparaît indispensable, avec comme ambition la simple réinformation historique, de souligner les mensonges et les omissions du documentaire.
Le documentaire ne parle pas des aveuglements de Léon Blum face au péril allemand et nazi
Léon Blum tenait une rubrique régulière dans le journal socialiste : Le Populaire. A relire des passages de ses articles parus de 1930 à 1933, on peut mesurer son stupéfiant aveuglement devant un péril qui s’annonçait mortel pour l’Europe. Citons deux exemples parmi d’autres :

en septembre 1930, 107 députés nazis entrent au Reichstag. Blum affirme : « Hitler est aujourd’hui loin du pouvoir» (Populaire 23/11/30) ;
aux élections de novembre 1932 les nazis perdent 34 sièges mais demeurent le parti le plus fort d’Allemagne. Blum vaticine : « Entre Hitler et le pouvoir une barrière infranchissable est dressée. Hitler est désormais exclu du pouvoir. Il est même exclu, si je puis dire, de l’espérance du pouvoir » (Populaire 8/11/1932).
« L’accès du pouvoir légal et illégal est désormais clos devant Hitler. La social-démocratie a eu Hitler» (Populaire 9/11/1932).
A quoi l’opinion française devait-elle de tels écrits qui ne pouvaient que la fourvoyer lourdement ? Certes, à une profonde incompréhension de l’actualité mais aussi à une motivation politique constante : le désarmement.

Le documentaire ne dit pas que Blum fut un fervent apôtre du pacifisme intégral et du désarmement de la France face à l’ennemi
En 1930, les troupes françaises quittent la Rhénanie. Blum tranche : « La France n’a plus à redouter l’agression allemande. Nous (…) Nous pouvons dès maintenant entamer le désarmement » (Populaire, mai à juillet 1930).

Au congrès de Tours de 1931 Blum explique : « Le désarmement ne peut être conditionné par rien. Il est en soi un moyen de sécurité (…) la garantie de l’indépendance nationale » (Alain Bergounioux).

De même il a appuyé en 1932 le plan dit « constructif » de Herriot qui a abouti, le 11/12/1932, à l’égalité des droits de l’Allemagne au plan militaire et réclamé un désarmement rapide et progressif.

C’est cependant à la séance du 15 mars 1935 de la Chambre des députés, au cours de laquelle le président du conseil Flandin avait proposé un allongement provisoire du service militaire, qu’il s’est surpassé en s’élevant longuement et avec force contre :

le service militaire de 2 ans, pourtant nécessaire devant la progression des effectifs allemands ;
les thèses du général De Gaulle soutenues par Paul Raynaud, de « l’armée de choc et de vitesse ».
A ses yeux la protection militaire du pays ne pouvait reposer que sur la levée en masse du peuple comme sous la Révolution. La vraie sécurité devait résider dans « les conventions internationales, la réconciliation, la sécurité collective, le désarmement progressif, le contrôle mutuel… » (colonel Michelet dans La Revanche de l’Armée d’Afrique 1940-1944).
De telles prises de position pacifistes face au forcené de Berlin et à la puissance allemande ne peuvent être considérées que comme des crimes envers la nation. Blum ne les aura pas à l’esprit lorsqu’en juillet 1936 il ne renonça à faire entrer la France dans la guerre civile espagnole que sous la pression des Britanniques, pour une fois bien inspirés, et des radicaux.

Les contre-vérités de Badinter sur la question des responsabilités militaires
Dans le documentaire, Badinter évoque le procès de Riom répondant aux souhaits de nombreux Français de voir punis les responsables de la défaite. Ce procès en p
leine guerre, mal préparé et mal mené sous l’œil attentif de l’occupant, donna lieu à des abus de droit de la part du chef de l’Etat français que Badinter dénonce à juste titre. En revanche, lorsqu’en cette occasion il désigne Pétain et le général Weygand comme les responsables du désastre, il profère purement et simplement des contre-vérités.

Weygand n’eut des responsabilités à la tête des armées que jusqu’en janvier 1935. Il passa les cinq années précédentes à se battre avec ténacité contre l’abaissement de l’outil militaire de la France, contre la réduction des crédits militaires et pour le service de deux ans. C’est lui qui a lancé la création des divisions légères mécaniques (DLM) qui préfiguraient les divisions blindées et qui furent parmi les premières de ce type dans le monde.

Ce fut Weygand qui releva, le 19/12/1933, cette déclaration de Léon Blum : « Du moment qu’on démolit l’armée, j’en suis » !

Quant au maréchal Pétain, ses responsabilités officielles à la tête des armées cessèrent en janvier 1931. Il devint inspecteur de la Défense aérienne du territoire et ses propositions en ce domaine, qui ne furent évidemment pas écoutées par les incompétents de la IIIe République, ont fait de lui un authentique précurseur.

Sa préface au livre du général Chauvineau (*) fut malvenue et lui est toujours reprochée. Mais on n’évoque jamais d’autres citations comme celle prononcée le 6/4/1935 à l’Ecole supérieure de guerre devant le président de la République : « Il est nécessaire de tenir le plus grand compte des perspectives ouvertes par l’engin blindé et l’avion (…). En fait la victoire appartiendra à celui qui saura le premier exploiter au maximum les propriétés des engins modernes et combiner leur action. »

Pétain fut ministre de la Guerre dans le ministère Doumergue en 1934 pendant 9 mois. Dans ce bref délai il tenta de rétablir la situation des forces armées malgré l’obstruction de la gauche. Le 15 juin 1934, il se heurta à la Chambre des députés aux protestations de parlementaires dont J. Moch, E. Daladier et Blum qui s’est écrié : « Déposons les armes ; bon gré, mal gré, l’Allemagne sera bien obligée d’en faire autant », ce qui explique qu’il n’ait pu rétablir le service de 2 ans. Du point de vue budgétaire il obtint 1,2MdF pour la Ligne Maginot. Grâce aux comptes spéciaux il lança un programme de 3MdF pour les trois armées sur plusieurs années. Enfin, il fit accepter le programme Pétain pour 1935, principalement tourné vers les chars d’assaut.

Lorsque Badinter s’en prend à l’état-major, il a raison, mais ce n’était plus Weygand et Pétain qui étaient en charge en 1940, c’était Gamelin, malade et âgé, qui commanda les armées de 1935 à 1940, et à qui E. Daladier, un autre responsable du désastre, accorda sa confiance jusqu’au bout.

Le documentaire est très discret sur l’échec économique de Blum et du Front populaire
Président du Conseil du Front populaire, Blum lança un important programme de réformes sociales et économiques qui devait permettre de combler une partie du retard accumulé par la IIIe République radicale au détriment de la classe ouvrière, en particulier : les congés payés et les conventions collectives qui furent des décisions de progrès.

En revanche, la mise en place des 40 heures a été jugée par Alfred Sauvy comme un contresens économique qui a constitué la cause essentielle de l’échec économique du Front populaire. Les effets bénéfiques de la dévaluation qui fut décidée par Blum, malheureusement trop tard, se heurtèrent aux goulots d’étranglement de la production engendrés par les 40 heures, ce qui entraîna une hausse des prix, un pouvoir d’achat des ouvriers en stagnation, une production industrielle en baisse et d’autres dévaluations.

Au plan de la défense, le gouvernement lança un programme de 14MdF pour l’armement qui constituait un progrès certain mais « trop peu et trop tard ». Cet effort était échelonné sur 4 ans et fut entamé par l’inflation. Il n’y eut pas de plan de mobilisation industrielle digne de ce nom et, là encore, la loi des 40 heures constitua un handicap considérable pour