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Tidiane N'Diaye est interviewé au sujet de son livre "Le génocide voilé" paru en 2008.
Ce livre dérange car il remet en cause bon nombre d'idées reçues sur un sujet encore sensible : l'esclavage en Afrique, principalement vu du côté arabo-musulman.
Tout commence en 652, date à laquelle un traité de paix, connu sous le nom de Bakht, entre l'émir Abdallah ben Saïd et le roi de Nubie Khalidurat stipule, entre autres avantages, la livraison chaque année de 360 esclaves des deux sexes en échange de l’absence de guerre.
Ce fut le début d'un long processus pendant lequel l'Afrique fut mise à sac, ponctionné par des prélèvements réguliers de populations emmenées en esclavage dans les pays du Golfe jusque dans l'empire Ottoman.
Cette traite des noirs par des arabo-musulmans ne s'acheva - officiellement - qu'au XXe siècle, ce qui nous donne l'ampleur du massacre.
« du VIIe au XVI siècle, pendant près de mille ans, … , [furent déportés] près de dix millions d'Africains avant l'entrée en scène des Européens.
Ce livre dérange car il remet en cause bon nombre d'idées reçues sur un sujet encore sensible : l'esclavage en Afrique, principalement vu du côté arabo-musulman.
Tout commence en 652, date à laquelle un traité de paix, connu sous le nom de Bakht, entre l'émir Abdallah ben Saïd et le roi de Nubie Khalidurat stipule, entre autres avantages, la livraison chaque année de 360 esclaves des deux sexes en échange de l’absence de guerre.
Ce fut le début d'un long processus pendant lequel l'Afrique fut mise à sac, ponctionné par des prélèvements réguliers de populations emmenées en esclavage dans les pays du Golfe jusque dans l'empire Ottoman.
Cette traite des noirs par des arabo-musulmans ne s'acheva - officiellement - qu'au XXe siècle, ce qui nous donne l'ampleur du massacre.
« du VIIe au XVI siècle, pendant près de mille ans, … , [furent déportés] près de dix millions d'Africains avant l'entrée en scène des Européens.
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Louis XIV par Pierre Gaxotte - 0H24 — 11-08-1975 — Réal : Daniel Lander
Le règne de Louis XIV, le Roi-Soleil, a marqué l’apogée de la monarchie absolue et de droit divin. Pierre Gaxotte, historien, lui a consacré un livre qui révèle une facette méconnue du roi. L’auteur rappelle que derrière l’image d’un monarque tout-puissant à qui l’on ne refuse rien, Louis XIV a parfois éprouvé des difficultés à régner.
Le règne de Louis XIV, le Roi-Soleil, a marqué l’apogée de la monarchie absolue et de droit divin. Pierre Gaxotte, historien, lui a consacré un livre qui révèle une facette méconnue du roi. L’auteur rappelle que derrière l’image d’un monarque tout-puissant à qui l’on ne refuse rien, Louis XIV a parfois éprouvé des difficultés à régner.
Alors que le succès des revues, des émissions sur l’Histoire n’arrête pas de se développer, des institutions françaises de leur côté n’ont de cesse de sacrifier notre patrimoine historique au nom de la repentance et du politiquement correct.
- L’Éducation Nationale, sous couvert d’ouverture au multiculturalisme, veut faire des élèves des « citoyens du monde » avant d’en faire des citoyens aimant leur pays.
- Après la suppression de Clovis et Saint-Louis, l’immolation de Louis XIV et Napoléon, c’est maintenant la Seconde Guerre mondiale et le Débarquement qui disparaissent des programmes d’Histoire. Quant aux Terminales, pour certains, elle sera éliminée.
- Les élites intellectuelles et médiatiques s’érigent en Ayatollah de la pensée unique.
- Les groupes communautaires deviennent l’enjeu d’hommes politiques qui instrumentalisent l’Histoire à leur profit dans un but électoraliste, d’où la multiplication des lois mémorielles : Tobira, génocide arménien…
La discréditation de notre passé entretient cette détestation de soi qui sommeille en chaque Français. Il nous manque cette fierté que l’on sent chez les Américains, les Chinois, les Indiens, les Britanniques, les Espagnols, les Brésiliens et qui est manifeste dans leurs manuels comme dans leur admiration pour leur héritage.
Plus qu’un coup de gueule, ce livre est une déclaration d’amour à l’Histoire de France. Non, notre héritage n’est pas honteux, il est source de fierté et nous aidera à reprendre confiance en nous.
- L’Éducation Nationale, sous couvert d’ouverture au multiculturalisme, veut faire des élèves des « citoyens du monde » avant d’en faire des citoyens aimant leur pays.
- Après la suppression de Clovis et Saint-Louis, l’immolation de Louis XIV et Napoléon, c’est maintenant la Seconde Guerre mondiale et le Débarquement qui disparaissent des programmes d’Histoire. Quant aux Terminales, pour certains, elle sera éliminée.
- Les élites intellectuelles et médiatiques s’érigent en Ayatollah de la pensée unique.
- Les groupes communautaires deviennent l’enjeu d’hommes politiques qui instrumentalisent l’Histoire à leur profit dans un but électoraliste, d’où la multiplication des lois mémorielles : Tobira, génocide arménien…
La discréditation de notre passé entretient cette détestation de soi qui sommeille en chaque Français. Il nous manque cette fierté que l’on sent chez les Américains, les Chinois, les Indiens, les Britanniques, les Espagnols, les Brésiliens et qui est manifeste dans leurs manuels comme dans leur admiration pour leur héritage.
Plus qu’un coup de gueule, ce livre est une déclaration d’amour à l’Histoire de France. Non, notre héritage n’est pas honteux, il est source de fierté et nous aidera à reprendre confiance en nous.
Extrait de
L'histoire de France interdite -Dimitri Casali, 2012
P20-21
Les nouveaux programmes ont été validés en juillet 2008 au nom de « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde ». Dès le collège l’accent est mis sur la mondialisation : ainsi, en 6e, les élèves doivent étudier les civilisations han (Chine) et gupta (Inde). En 5e, ils doivent étudier les royaumes africains moyenâgeux : Ghana, Mali, Songhaï, Monomotapa, mais aussi l’esclavage. En 4e, l’étude de la Révolution et de l’Empire est sacrifiée pour mieux pouvoir étudier les grands courants d’échanges commerciaux aux xviiie et xixe siècles – comprenant, à nouveau, les traites négrières et l’esclavage…
Pour le Conseil supérieur de l’Éducation, via le doyen des inspecteurs généraux, Laurent Wirth : « il est indispensable que la France s’ouvre aux autres cultures du monde et que l’enseignement de l’Histoire s’adapte aux nouvelles populations immigrées ». Ce qui est certes louable pour des lycéens ; mais, ici, cette ouverture s’adresse à des enfants de dix à douze ans !
Non seulement une idée de repentance est lentement et patiemment distillée, mais, comme par hasard, Clovis, Charles Martel, Saint Louis, Charles V, François Ier, Henri IV, Richelieu et Louis XIII sont soit entièrement écartés des nouveaux programmes, soit expédiés en trois ou quatre lignes. L’étude du Roi-Soleil est désormais réduite à la portion congrue, en extrême fin d’année de 5e, au profit de l’étude des empires africains précités. Quant à Napoléon, l’Empereur, il disparaît presque totalement. Nous reviendrons longuement dans la dernière partie de cet ouvrage sur les raisons de ces suppressions.
Toutes ces grandes figures qui permettent de comprendre comment s’est patiemment façonné, au fil des siècles, notre pays, sont dorénavant totalement absentes de son histoire. Insidieusement, les hauts fonctionnaires du ministère proclament que la France ne peut pas être la France si elle ne s’adapte pas aux populations qui y résident. L’histoire des grandes figures est utile : elle satisfait un sentiment naturel de curiosité qui nous pousse à connaître les créations et les constructions de nos pères. Pourquoi disparaissent-elles, aujourd’hui, des programmes scolaires de collège et, imperceptiblement, de notre imaginaire collectif ?.
L'histoire de France interdite -Dimitri Casali, 2012
P20-21
Les nouveaux programmes ont été validés en juillet 2008 au nom de « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde ». Dès le collège l’accent est mis sur la mondialisation : ainsi, en 6e, les élèves doivent étudier les civilisations han (Chine) et gupta (Inde). En 5e, ils doivent étudier les royaumes africains moyenâgeux : Ghana, Mali, Songhaï, Monomotapa, mais aussi l’esclavage. En 4e, l’étude de la Révolution et de l’Empire est sacrifiée pour mieux pouvoir étudier les grands courants d’échanges commerciaux aux xviiie et xixe siècles – comprenant, à nouveau, les traites négrières et l’esclavage…
Pour le Conseil supérieur de l’Éducation, via le doyen des inspecteurs généraux, Laurent Wirth : « il est indispensable que la France s’ouvre aux autres cultures du monde et que l’enseignement de l’Histoire s’adapte aux nouvelles populations immigrées ». Ce qui est certes louable pour des lycéens ; mais, ici, cette ouverture s’adresse à des enfants de dix à douze ans !
Non seulement une idée de repentance est lentement et patiemment distillée, mais, comme par hasard, Clovis, Charles Martel, Saint Louis, Charles V, François Ier, Henri IV, Richelieu et Louis XIII sont soit entièrement écartés des nouveaux programmes, soit expédiés en trois ou quatre lignes. L’étude du Roi-Soleil est désormais réduite à la portion congrue, en extrême fin d’année de 5e, au profit de l’étude des empires africains précités. Quant à Napoléon, l’Empereur, il disparaît presque totalement. Nous reviendrons longuement dans la dernière partie de cet ouvrage sur les raisons de ces suppressions.
Toutes ces grandes figures qui permettent de comprendre comment s’est patiemment façonné, au fil des siècles, notre pays, sont dorénavant totalement absentes de son histoire. Insidieusement, les hauts fonctionnaires du ministère proclament que la France ne peut pas être la France si elle ne s’adapte pas aux populations qui y résident. L’histoire des grandes figures est utile : elle satisfait un sentiment naturel de curiosité qui nous pousse à connaître les créations et les constructions de nos pères. Pourquoi disparaissent-elles, aujourd’hui, des programmes scolaires de collège et, imperceptiblement, de notre imaginaire collectif ?.
Comment Pétain traquait les espions nazis via le livre de Paul Paillole.
Services spéciaux, 1935-1945
Paul Paillole, J. Violet
Entre 1935 et 1945, il fut à la tête du contre‑espionnage militaire jusqu’à la guerre puis dans la clandestinité.
Enfin le chef du contre-espionnage français parle ! Le colonel Paillole fut, dans les années décisives de 1935 à 1945, au centre des services — d'abord la section allemande du 2e Bureau puis le contre-espionnage — qui affrontèrent les espions de Hitler, les hommes de l'Abwehr, les traîtres de la 5e colonne.
Il eut à connaître de toutes les affaires. Avant la défaite de 1940, il démasque les agents de l'ennemi. Une fois le pays vaincu, il continue la lutte, animant un service de contre-espionnage clandestin à Vichy. En 1942, il passe à Alger et à Londres. Il est de ceux qui, peu connus hors du cercle des grands —il rencontre les plus hauts chefs militaires alliés, et de Gaulle, Giraud —contribuèrent au succès des débarquements et à la défaite de l'Allemagne sur le front des «services spéciaux ». Il est l'un des vainqueurs de l'Abwehr, le service de l'amiral Canaris.
Ce qu'il révèle — parce que plus de trente ans se sont écoulés —n'a jamais été dit. C'est la guerre secrète qu'il nous raconte. Celle de la 5e colonne, de l'intoxication, des espions et des traîtres. Celle aussi de ces services de renseignement français dont on verra qu'ils ont sou- vent su prévoir l'action de l'ennemi et avertir les responsables politiques de ce qui attendait le pays.
Un grand témoignage historique.
Services spéciaux, 1935-1945
Paul Paillole, J. Violet
Entre 1935 et 1945, il fut à la tête du contre‑espionnage militaire jusqu’à la guerre puis dans la clandestinité.
Enfin le chef du contre-espionnage français parle ! Le colonel Paillole fut, dans les années décisives de 1935 à 1945, au centre des services — d'abord la section allemande du 2e Bureau puis le contre-espionnage — qui affrontèrent les espions de Hitler, les hommes de l'Abwehr, les traîtres de la 5e colonne.
Il eut à connaître de toutes les affaires. Avant la défaite de 1940, il démasque les agents de l'ennemi. Une fois le pays vaincu, il continue la lutte, animant un service de contre-espionnage clandestin à Vichy. En 1942, il passe à Alger et à Londres. Il est de ceux qui, peu connus hors du cercle des grands —il rencontre les plus hauts chefs militaires alliés, et de Gaulle, Giraud —contribuèrent au succès des débarquements et à la défaite de l'Allemagne sur le front des «services spéciaux ». Il est l'un des vainqueurs de l'Abwehr, le service de l'amiral Canaris.
Ce qu'il révèle — parce que plus de trente ans se sont écoulés —n'a jamais été dit. C'est la guerre secrète qu'il nous raconte. Celle de la 5e colonne, de l'intoxication, des espions et des traîtres. Celle aussi de ces services de renseignement français dont on verra qu'ils ont sou- vent su prévoir l'action de l'ennemi et avertir les responsables politiques de ce qui attendait le pays.
Un grand témoignage historique.
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Extrait du documentaire de Jean-Pierre Elkabbach "François Mitterrand, conversation avec un Président" (1994) au cours duquel François Mitterrand donne son point de vue quant à d'éventuelles excuses au nom de la France à propos de la période de Vichy.
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Libre Journal de Michel de Rostolan du 1er avril 2013 sur Radio Courtoisie dans lequel il recevait André Pertuzio, ancien président de la Corpo de droit, Jean-Luc Gendry et Philibert de Loisy, écrivains, pour une émission consacrée aux résistances oubliées ou occultées pendant l'Occupation.
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Vidéo remarquable sur le Maréchal Pétain et qui mérite une très large diffusion car didactique, vivante et fidèle à l'Histoire.
https://odysee.com/@histoireInterdite:7/MIX-PETAIN-FINAL-EP-1-last_1-720p:f
https://odysee.com/@histoireInterdite:7/MIX-PETAIN-FINAL-EP-1-last_1-720p:f
Extrait : Algérie : Le piège gaulliste - Henri-Christian GIRAUD
P1030 - Conclusion
Quant à la dureté dont de Gaulle a fait montrer, elle a atteint des niveaux extrêmes, au point qu’il lui est arrivé d’ordonner à plusieurs reprises l’ouverture du feu contre tous ceux qui faisaient obstacle à sa volonté, et même à faire passer à l’ennemi d’hier des renseignements mortels contre des compatriotes. Franchissant un seuil supplémentaire – et, fait unique sans doute dans l’histoire de France –, il a même fait désarmer des troupes françaises avant de les livrer à la vengeance de ceux dont sa propre politique avait fait des « vainqueurs ».
Pour de Gaulle, qui n’est véritablement intéressé que par le « de Gaulle historique », c’est lorsque l’Histoire s’écrit dans le sang qu’elle acquiert un statut d’éternité. Et si, à l’instar de Jean Daniel, nombre de ses thuriféraires parmi les plus convaincus de la justesse de sa politique algérienne se sentent malgré tout intimement embarrassés par les massacres des populations françaises et profrançaises dont ils ne perçoivent pas la nécessité, c’est qu’ils ne voient pas – ou ne veulent pas voir – la raison gaulliste des massacres.
Or il y a bien une raison gaulliste des massacres.De l’affaire de Dakar, où de Gaulle demande à l’amiral Cunningham d’abandonner le plan « Happy » pour passer au plan « Sticky [sic] » contre les défenseurs de la ville, à Mai 68 où il ordonne à Fouchet de tirer pour commencer dans les jambes des étudiants, en passant par l’affrontement franco-français de Syrie, l’ordre donné lors des Barricades puis du putsch de réduire « par tous les moyens, je dis bien par tous les moyens » les révoltés, sans oublier les bombardements aériens de la population de Bab el Oued, la violence fratricide est consubstantielle au gaullisme. Et lui-même ne dédaigne pas de s’en vanter auprès d’Albert Camus ou de son Premier ministre, un peu effrayé par le cours des événements : « Mais Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français! »
À partir du moment où la violence à l’encontre de compatriotes, jugés politiquement nuisibles à ses desseins, est pour le génie gaullien un principe d’action envisageable, il est nécessaire que cette violence, pour être efficace, soit à la mesure des liens qu’il faut rompre. Or ces liens entre la France et l’Algérie étant extrêmes, puisqu’ils s’incarnent dans des hommes engagés à la vie et à la mort dans une appartenance française, il convient selon ses propres termes de « briser » ces derniers. Leur disparition physique de la scène nationale s’accompagnera de leur disparition symbolique de l’Histoire – d’où la négation de leur souffrance et le silence sur leur sort. Car l’Histoire ne peut être que gaulliste, ou elle n’est pas.
C’est dans cette logique tragique – en tant qu’ils sont constitutifs de la tragédie (en bref : du bois pour alimenter le feu) – que s’inscrit le sort des Français d’Algérie. Partie intrinsèque du boulet, ils doivent disparaître avec le boulet pour effacer jusqu’au souvenir de tout ce qui a fait la nation française d’Algérie. Rappelons-nous : « L’Algérie française n’aurait jamais dû exister [sic] »… Donc les Français d’Algérie, les « lascars », non plus ! Sans parler des harkis, le « magma »…
En raison de son dénouement, la gestion gaulliste de l’affaire algérienne a suscité de nombreux commentaires, qui vont pour la majorité d’entre eux dans le même sens. Quelques exemples parmi bien d’autres :
Raymond Aron : « Dans cette affaire algérienne, de Gaulle a menti à tout le monde, mais […] sans ses mensonges, il n’aurait pas pu faire la paix en Algérie. »
Irwin Wall : « De Gaulle a intensifié et prolongé inutilement la guerre, pour aboutir à la pire conclusion que l’on ait pu imaginer. »
P1030 - Conclusion
Quant à la dureté dont de Gaulle a fait montrer, elle a atteint des niveaux extrêmes, au point qu’il lui est arrivé d’ordonner à plusieurs reprises l’ouverture du feu contre tous ceux qui faisaient obstacle à sa volonté, et même à faire passer à l’ennemi d’hier des renseignements mortels contre des compatriotes. Franchissant un seuil supplémentaire – et, fait unique sans doute dans l’histoire de France –, il a même fait désarmer des troupes françaises avant de les livrer à la vengeance de ceux dont sa propre politique avait fait des « vainqueurs ».
Pour de Gaulle, qui n’est véritablement intéressé que par le « de Gaulle historique », c’est lorsque l’Histoire s’écrit dans le sang qu’elle acquiert un statut d’éternité. Et si, à l’instar de Jean Daniel, nombre de ses thuriféraires parmi les plus convaincus de la justesse de sa politique algérienne se sentent malgré tout intimement embarrassés par les massacres des populations françaises et profrançaises dont ils ne perçoivent pas la nécessité, c’est qu’ils ne voient pas – ou ne veulent pas voir – la raison gaulliste des massacres.
Or il y a bien une raison gaulliste des massacres.De l’affaire de Dakar, où de Gaulle demande à l’amiral Cunningham d’abandonner le plan « Happy » pour passer au plan « Sticky [sic] » contre les défenseurs de la ville, à Mai 68 où il ordonne à Fouchet de tirer pour commencer dans les jambes des étudiants, en passant par l’affrontement franco-français de Syrie, l’ordre donné lors des Barricades puis du putsch de réduire « par tous les moyens, je dis bien par tous les moyens » les révoltés, sans oublier les bombardements aériens de la population de Bab el Oued, la violence fratricide est consubstantielle au gaullisme. Et lui-même ne dédaigne pas de s’en vanter auprès d’Albert Camus ou de son Premier ministre, un peu effrayé par le cours des événements : « Mais Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français! »
À partir du moment où la violence à l’encontre de compatriotes, jugés politiquement nuisibles à ses desseins, est pour le génie gaullien un principe d’action envisageable, il est nécessaire que cette violence, pour être efficace, soit à la mesure des liens qu’il faut rompre. Or ces liens entre la France et l’Algérie étant extrêmes, puisqu’ils s’incarnent dans des hommes engagés à la vie et à la mort dans une appartenance française, il convient selon ses propres termes de « briser » ces derniers. Leur disparition physique de la scène nationale s’accompagnera de leur disparition symbolique de l’Histoire – d’où la négation de leur souffrance et le silence sur leur sort. Car l’Histoire ne peut être que gaulliste, ou elle n’est pas.
C’est dans cette logique tragique – en tant qu’ils sont constitutifs de la tragédie (en bref : du bois pour alimenter le feu) – que s’inscrit le sort des Français d’Algérie. Partie intrinsèque du boulet, ils doivent disparaître avec le boulet pour effacer jusqu’au souvenir de tout ce qui a fait la nation française d’Algérie. Rappelons-nous : « L’Algérie française n’aurait jamais dû exister [sic] »… Donc les Français d’Algérie, les « lascars », non plus ! Sans parler des harkis, le « magma »…
En raison de son dénouement, la gestion gaulliste de l’affaire algérienne a suscité de nombreux commentaires, qui vont pour la majorité d’entre eux dans le même sens. Quelques exemples parmi bien d’autres :
Raymond Aron : « Dans cette affaire algérienne, de Gaulle a menti à tout le monde, mais […] sans ses mensonges, il n’aurait pas pu faire la paix en Algérie. »
Irwin Wall : « De Gaulle a intensifié et prolongé inutilement la guerre, pour aboutir à la pire conclusion que l’on ait pu imaginer. »
Odile Rudelle : « Commencée comme une “pacification” menée au nom de la “défense de l’unité et de l’intégrité de la République”, la guerre d’Algérie se termine par un “dégagement” brutal tant de l’armée française que de l’ensemble de la population européenne installée depuis un siècle et plus sur la rive sud de la Méditerranée. Et, de même que la pacification buta sur un “maintien de l’ordre” qui avait accepté de recourir à la torture pour obtenir ses renseignements, le “dégagement” trouva ses limites dans l’horreur de harkis abandonnés en Algérie au mépris de la parole que les soldats français avaient cru pouvoir donner. »
Pierre Henri Bertrand de Saussine du Pont de Gault - Paris, 20 avril 1903 - en mer vers Libreville, 7 novembre 1940
Capitaine de corvette en janvier 1940, le 18 juin 1940, il quitte Brest pendant la débâcle, pour rejoindre Casablanca d'où il est envoyé au Gabon pour assurer la défense de la colonie. Il débarque alors une partie de son équipage à Port-Gentil pour y protéger la ville. Le Poncelet est donc privé d'un tiers de ses marins, dont chaque homme est indispensable à bord d'un sous-marin au combat. Le 7 novembre 1940, le Poncelet est attaqué par le sloop britannique HMS Milford devant Libreville. Après six heures au jeu du chat et de la souris, le Poncelet est en position de tir. Il lance une première torpille qui passe sous la coque du Milford. La seconde torpille reste bloquée dans le tube dont la porte ne s'est pas assez ouverte, mais suffisamment pour créer une voie d'eau. La torpille, quant à elle, dégage une épaisse fumée toxique. Le poids de l'eau embarqué et les fumées toxiques font que le sous-marin doit cesser le combat. Le Poncelet remonte en surface et le commandant dirige l'évacuation de l'ensemble de son équipage mais reste à bord. Bertrand de Saussine coule volontairement avec son bâtiment dans la plus pure tradition de la « Royale ».
Capitaine de corvette en janvier 1940, le 18 juin 1940, il quitte Brest pendant la débâcle, pour rejoindre Casablanca d'où il est envoyé au Gabon pour assurer la défense de la colonie. Il débarque alors une partie de son équipage à Port-Gentil pour y protéger la ville. Le Poncelet est donc privé d'un tiers de ses marins, dont chaque homme est indispensable à bord d'un sous-marin au combat. Le 7 novembre 1940, le Poncelet est attaqué par le sloop britannique HMS Milford devant Libreville. Après six heures au jeu du chat et de la souris, le Poncelet est en position de tir. Il lance une première torpille qui passe sous la coque du Milford. La seconde torpille reste bloquée dans le tube dont la porte ne s'est pas assez ouverte, mais suffisamment pour créer une voie d'eau. La torpille, quant à elle, dégage une épaisse fumée toxique. Le poids de l'eau embarqué et les fumées toxiques font que le sous-marin doit cesser le combat. Le Poncelet remonte en surface et le commandant dirige l'évacuation de l'ensemble de son équipage mais reste à bord. Bertrand de Saussine coule volontairement avec son bâtiment dans la plus pure tradition de la « Royale ».
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L'Amérique... en pire ! - Passé-Présent n°324 - TVL
18 mars 2022 Le professeur Philippe Conrad et le géopoliticien Nicola Mirkovic retracent, de 1776 à nos jours, l'histoire des Etats-Unis d'Amérique, nation partie de rien avant de dominer le monde de la finance, de la culture, des technologies, des institutions internationales, de l'armée, etc. Mais cet empire pourra-t-il tenir encore le haut du pavé tout au long du XXIème siècle ? Après avoir victorieusement combattu Indiens, Britanniques, Espagnols, Mexicains, financé de multiples rébellions, étendu sa zone d'influence, les “gendarmes du monde” voient aujourd'hui le rapport des forces se modifier et leur puissance être contestée, notamment par la Chine, la Russie, ou même l'Inde. Déroute militaire en Afghanistan, crise économique, endettement, wokisme, ne sont pas étrangers à cet affaiblissement.
"L'Amérique empire" par Nicola Mirkovic aux Editions Temporis.
18 mars 2022 Le professeur Philippe Conrad et le géopoliticien Nicola Mirkovic retracent, de 1776 à nos jours, l'histoire des Etats-Unis d'Amérique, nation partie de rien avant de dominer le monde de la finance, de la culture, des technologies, des institutions internationales, de l'armée, etc. Mais cet empire pourra-t-il tenir encore le haut du pavé tout au long du XXIème siècle ? Après avoir victorieusement combattu Indiens, Britanniques, Espagnols, Mexicains, financé de multiples rébellions, étendu sa zone d'influence, les “gendarmes du monde” voient aujourd'hui le rapport des forces se modifier et leur puissance être contestée, notamment par la Chine, la Russie, ou même l'Inde. Déroute militaire en Afghanistan, crise économique, endettement, wokisme, ne sont pas étrangers à cet affaiblissement.
"L'Amérique empire" par Nicola Mirkovic aux Editions Temporis.