« À tous les déclinistes, les vieux réacs, les sinistres et autres pessimistes, je ne dirais qu’une chose : prenez quelques minutes pour écouter des lycéens parler de leurs épreuves du bac et osez me dire que cela ne redonne pas foi et confiance en un avenir lumineux ! »
Xavier Eman « Hécatombe », Edtions la Nouvelle Librairie
Xavier Eman « Hécatombe », Edtions la Nouvelle Librairie
Au vrai, la République, de naissance, fut citadine, intellectuelle, basochienne et ouvrière. Sans les clubs, les livres, les
journaux, les avocats et les émeutes, et surtout sans Paris, la France n'aurait eu ni la première , ni la deuxième, ni la troisième République.Louis XVI tomba, comme plus tard Charles X ,puis Louis-Philippe, et, enfin, le Second Empire, sous la poussée de Paris. Les anciens rois, dont la fortune avait essuyé des traverses terribles, en étaient sortis toujours, parce qu'ils avaient pour règle de se confier à la province, mais non à Paris. Née de Paris, la République, si elle périt, périra par Paris.
Lucien Romier
La République de la province (1) - Origines des partis. Fresques et silhouettes
Jacques Fourcade, Lucien Romier
journaux, les avocats et les émeutes, et surtout sans Paris, la France n'aurait eu ni la première , ni la deuxième, ni la troisième République.Louis XVI tomba, comme plus tard Charles X ,puis Louis-Philippe, et, enfin, le Second Empire, sous la poussée de Paris. Les anciens rois, dont la fortune avait essuyé des traverses terribles, en étaient sortis toujours, parce qu'ils avaient pour règle de se confier à la province, mais non à Paris. Née de Paris, la République, si elle périt, périra par Paris.
Lucien Romier
La République de la province (1) - Origines des partis. Fresques et silhouettes
Jacques Fourcade, Lucien Romier
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« Une grande partie du culte actuel du plaisir, du luxe, de la liberté en amour, et tout le reste, me paraît parfaitement puéril ; et enfantin dans le sens littéral qu'il est avide sans aucune compréhension des conséquences.
G.K. Chesterton
G.K. Chesterton
L'impératrice Eugénie entourée de ses dames de compagnie, par Franz Xaver Winterhalter, 1855, Château de Compiègne
Portraitiste officiel des cours royales d'Europe, Franz-Xavier Winterhalter était le peintre préféré de l'impératrice Eugénie, qui a probablement utilisé sa fortune personnelle pour payer ce portrait collectif renommé.
Inspirée des scènes bucoliques du XVIIIe siècle, cette composition monumentale met en scène la souveraine et son entourage dans le cadre d'une clairière ombragée dans une forêt. Cependant, la composition est très artificielle et formelle.
Contrastant avec le décor rustique, les dames d'honneur rivalisent de luxe vestimentaire. Chacune est vêtue de sa plus belle robe de bal, donnant ainsi au peintre prétexte à un déploiement virtuose de la peinture matérielle, même au détriment des ressemblances. En fait le véritable sujet de cette glorification de la crinoline est la soie, le tulle, la mousseline, le taffetas, la dentelle et les rubans. Seule la simplicité des bijoux semble correspondre au cadre bucolique.
María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19e comtesse de Teba — dite Eugénie de Montijo — née le 5 mai 1826 à Grenade (Espagne) et morte le 11 juillet 1920 à Madrid (Espagne), est l'épouse de Napoléon III, empereur des Français.
Portraitiste officiel des cours royales d'Europe, Franz-Xavier Winterhalter était le peintre préféré de l'impératrice Eugénie, qui a probablement utilisé sa fortune personnelle pour payer ce portrait collectif renommé.
Inspirée des scènes bucoliques du XVIIIe siècle, cette composition monumentale met en scène la souveraine et son entourage dans le cadre d'une clairière ombragée dans une forêt. Cependant, la composition est très artificielle et formelle.
Contrastant avec le décor rustique, les dames d'honneur rivalisent de luxe vestimentaire. Chacune est vêtue de sa plus belle robe de bal, donnant ainsi au peintre prétexte à un déploiement virtuose de la peinture matérielle, même au détriment des ressemblances. En fait le véritable sujet de cette glorification de la crinoline est la soie, le tulle, la mousseline, le taffetas, la dentelle et les rubans. Seule la simplicité des bijoux semble correspondre au cadre bucolique.
María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19e comtesse de Teba — dite Eugénie de Montijo — née le 5 mai 1826 à Grenade (Espagne) et morte le 11 juillet 1920 à Madrid (Espagne), est l'épouse de Napoléon III, empereur des Français.
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Séquence de Pâques, Victimae Paschali Laudes, Sœurs d'Aquin
La force ou la faiblesse d'une société dépend plus du niveau de sa vie spirituelle que de son niveau d'industrialisation. Ni une économie de marché ni même l'abondance générale ne constituent le couronnement de la vie humaine. Si les énergies spirituelles d'une nation ont été épuisées, elle ne sera pas sauvée de l'effondrement par la structure gouvernementale la plus parfaite ou par un quelconque développement industriel. Un arbre avec un noyau pourri ne peut pas tenir debout.
Alexandre Soljenitsyne
Alexandre Soljenitsyne
Culture de masse ou culture populaire ? de Christopher Lasch
L'homme ou la femme moderne, éclairé, émancipé, se révèle ainsi, lorsqu'on y regarde de plus près, n'être qu'un consommateur beaucoup moins souverain qu'on ne le croit. Loin d'assister à la démocratisation de la culture, il semble que nous soyons plutôt les témoins de son assimilation totale aux exigences du marché.
L'homme ou la femme moderne, éclairé, émancipé, se révèle ainsi, lorsqu'on y regarde de plus près, n'être qu'un consommateur beaucoup moins souverain qu'on ne le croit. Loin d'assister à la démocratisation de la culture, il semble que nous soyons plutôt les témoins de son assimilation totale aux exigences du marché.
Au lendemain de la guerre de 1914-1918 la France exsangue, ayant perdu un million cinq cent mille jeunes hommes sur les champs de bataille, financièrement ruinée, les deux tiers de son industrie anéantis par les destructions allemandes perpétrées dans nos provinces du Nord et de l'Est, mais qui avait retrouvé ses provinces d'Alsace et de Lorraine et bénéficiait d'un prestige mondial immense, renonça délibérément à toute politique d'agression.
Elle se refusa d'envisager désormais la guerre comme un moyen d'atteindre ses buts nationaux, sauf pour se défendre contre une agression délibérée.
C'était une attitude généreuse, hautement morale et idéaliste, mais témérairement optimiste dans un monde moderne réaliste et dur et qui ne pouvait constituer une fin en soi si elle n'était pas payée de retour chez tous les autres peuples et en particulier chez nos voisins immédiats.
En adoptant cette politique passive la France se refusait non seulement à commettre désormais des guerres d'agression mais ce qui est plus lourd de conséquence, à pouvoir assurer sa sécurité par une attaque préventive contre une menace grandissante que la répro- bation universelle ne parviendrait pas à contenir !
L'erreur fondamentale de nos dirigeants de cette époque est d'avoir voulu étendre cette attitude à sa stratégie militaire, à la tactique de son armée et à ses programmes d'armements.
La faute impardonnable de nos chefs militaires d'alors, oublieux de leur devoir vis-à-vis du pays, est d'avoir accepté cette extension dangereuse et de s'en être fait ainsi les complices.
Par faiblesse de caractère, par peur des clameurs d'une opinion mondiale toujours jalouse ou hostile à la France, surtout quand elle paraît grande et victorieuse, sans vouloir se rendre compte que dans ces criailleries il y avait 90 % d'hypocrisie et 10 % d'idéalisme naïf, nos gouvernants ont accepté délibérément de priver notre pays des moyens d'attaquer mais en même temps ils l'ont privé des possibilités de se défendre.
Croire qu'il peut y avoir des armes spécifiquement offensives et d'autres uniquement défensives et vouloir interdire les unes tout en autorisant les autres, n'est qu'une stérile et dangereuse vue de l'esprit. C'est pourtant ce qui fut fait ! La Société des Nations y perdit son temps, ses peines et finalement elle est morte de cette erreur.
La France renonça donc pendant quinze ans à se munir de ce qui pouvait être considéré comme des moyens offensifs : artillerie lourde à longue portée, chars puissants et rapides, aviation de bombar- dement, unités motorisées et mécanisées...
Elle réalisa la Ligne Maginot mais en prenant bien soin qu'aucune des armes des ouvrages des fortifications ne puisse intervenir en terri- toire étranger.
Une attitude aussi peu réaliste, aussi dangereuse pour la sécurité du pays est une étrange aberration qui tient de l'aliénation mentale quand on la rencontre chez les dirigeants responsables de l'Etat.
Historiens et chefs militaires de tous les temps ont toujours su qu'une stratégie et une tactique uniquement orientées vers la défensive conduisent les armées qui les pratiquent à l'impuissance et à la défaite. On ne conçoit pas un boxeur, un escrimeur, une équipe de rugby dont le seul art consisterait à savoir esquiver, parer ou encaisser les coups, tout en s'abstenant de les rendre. Il en est de même des nations même les mieux retranchées. Malgré le mur de l'Atlantique, la Ligne Siegfried et les multiples positions Gustav ou autres, âprement défendues par des troupes bien armées à la valeur militaire éprouvée, Hitler perdit la guerre le jour où il condamna ses généraux à une stricte défensive stratégique pour attendre la réalisation probléma- tique de ses armes secrètes.
Nous avons perdu le «round » de 1940 le jour où la parole de Briand «Arrière les canons ! Arrière les baïonnettes !»a été traduite en définition de notre Défense nationale.
Elle se refusa d'envisager désormais la guerre comme un moyen d'atteindre ses buts nationaux, sauf pour se défendre contre une agression délibérée.
C'était une attitude généreuse, hautement morale et idéaliste, mais témérairement optimiste dans un monde moderne réaliste et dur et qui ne pouvait constituer une fin en soi si elle n'était pas payée de retour chez tous les autres peuples et en particulier chez nos voisins immédiats.
En adoptant cette politique passive la France se refusait non seulement à commettre désormais des guerres d'agression mais ce qui est plus lourd de conséquence, à pouvoir assurer sa sécurité par une attaque préventive contre une menace grandissante que la répro- bation universelle ne parviendrait pas à contenir !
L'erreur fondamentale de nos dirigeants de cette époque est d'avoir voulu étendre cette attitude à sa stratégie militaire, à la tactique de son armée et à ses programmes d'armements.
La faute impardonnable de nos chefs militaires d'alors, oublieux de leur devoir vis-à-vis du pays, est d'avoir accepté cette extension dangereuse et de s'en être fait ainsi les complices.
Par faiblesse de caractère, par peur des clameurs d'une opinion mondiale toujours jalouse ou hostile à la France, surtout quand elle paraît grande et victorieuse, sans vouloir se rendre compte que dans ces criailleries il y avait 90 % d'hypocrisie et 10 % d'idéalisme naïf, nos gouvernants ont accepté délibérément de priver notre pays des moyens d'attaquer mais en même temps ils l'ont privé des possibilités de se défendre.
Croire qu'il peut y avoir des armes spécifiquement offensives et d'autres uniquement défensives et vouloir interdire les unes tout en autorisant les autres, n'est qu'une stérile et dangereuse vue de l'esprit. C'est pourtant ce qui fut fait ! La Société des Nations y perdit son temps, ses peines et finalement elle est morte de cette erreur.
La France renonça donc pendant quinze ans à se munir de ce qui pouvait être considéré comme des moyens offensifs : artillerie lourde à longue portée, chars puissants et rapides, aviation de bombar- dement, unités motorisées et mécanisées...
Elle réalisa la Ligne Maginot mais en prenant bien soin qu'aucune des armes des ouvrages des fortifications ne puisse intervenir en terri- toire étranger.
Une attitude aussi peu réaliste, aussi dangereuse pour la sécurité du pays est une étrange aberration qui tient de l'aliénation mentale quand on la rencontre chez les dirigeants responsables de l'Etat.
Historiens et chefs militaires de tous les temps ont toujours su qu'une stratégie et une tactique uniquement orientées vers la défensive conduisent les armées qui les pratiquent à l'impuissance et à la défaite. On ne conçoit pas un boxeur, un escrimeur, une équipe de rugby dont le seul art consisterait à savoir esquiver, parer ou encaisser les coups, tout en s'abstenant de les rendre. Il en est de même des nations même les mieux retranchées. Malgré le mur de l'Atlantique, la Ligne Siegfried et les multiples positions Gustav ou autres, âprement défendues par des troupes bien armées à la valeur militaire éprouvée, Hitler perdit la guerre le jour où il condamna ses généraux à une stricte défensive stratégique pour attendre la réalisation probléma- tique de ses armes secrètes.
Nous avons perdu le «round » de 1940 le jour où la parole de Briand «Arrière les canons ! Arrière les baïonnettes !»a été traduite en définition de notre Défense nationale.
La fatalité et la faiblesse de caractère de nos chefs voulurent que cette orientation imposée par le Gouvernement, se conjugua avec la croyance répandue dans les hautes sphères militaires en la puissance supérieure de la défensive sur l'offensive.
L'impossibilité présumée de rompre des positions continues, même sommairement organisées, sauf à disposer d'une supériorité écrasante de moyens puissants, était devenue un acte de foi.
L'impossibilité présumée de rompre des positions continues, même sommairement organisées, sauf à disposer d'une supériorité écrasante de moyens puissants, était devenue un acte de foi.
La force ou la faiblesse d'une société dépend plus du niveau de sa vie spirituelle que de son niveau d'industrialisation. Ni une économie de marché ni même l'abondance générale ne constituent le couronnement de la vie humaine. Si les énergies spirituelles d'une nation ont été épuisées, elle ne sera pas sauvée de l'effondrement par la structure gouvernementale la plus parfaite ou par un quelconque développement industriel. Un arbre avec un noyau pourri ne peut pas tenir debout.
Alexandre Soljenitsyne
Alexandre Soljenitsyne
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Dernier vol du Hindenburg, NYC, 1937.
" Notre monde ne sera pas sauvé par des savants aveugles ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants, par ceux qui auront forgé l' "épée magique" dont parlait Ernst Jünger, l'épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. Notre monde sera sauvé par les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps. "
Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité.
Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité.
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Uranus 1990 - Jean-Pierre Marielle