1988 : un remède à la surproduction
Le sujet en tête d'article date de l'annonce de cette décision en juillet 1988, par le ministre de l'Agriculture, Henri Nallet. Cette année-là, l'Europe des 12 fait un constat : on produit trop ! Elle lance l'idée que ses pays membres mettent une partie de leurs terres arables en jachère pour un an. L'objectif est de diminuer les excédents agricoles qui coûtent chers à la Communauté européenne. A l’époque, ce « gel des terres » repose sur du volontariat. Le plan prévoit que la France gèle « 6 millions d’hectares » sur 10 ans. Plusieurs questions émergent : comment demander à un agriculteur de pratiquer la non-culture et que faire de ces terres inexploitées ?
Il est alors prévu que 30% de terres soit ainsi rendues « stériles ». C'est une révolution. Du côté des agriculteurs, c'est l'incompréhension : « Nous sommes relativement sceptiques sur l’idée même de gel des terres, car c’est quand même contre nature pour un agriculteur, dont le travail, c’est de tirer le maximum du sol ». Pour le ministre, il ne s'agit que d'une expérimentation d'un an. Il se targue même d'avoir protégé les intérêts français face aux velléités européennes : « Mon programme a été considéré comme prudent, peut-être même comme frileux ».
Un alignement sur les cours mondiaux
Mais les choses vont s'intensifier en 1992, lorsque la PAC (Politique Agricole Commune) qui garantissait depuis 30 ans les prix de vente à l'intérieur de la CEE change complètement. Les agriculteurs céréaliers sont sommés de geler 15% des surfaces exploitées ou de payer une amende.
Dorénavant, les prix devront être « alignés à la baisse » sur les cours mondiaux. Pour compenser la perte de leurs revenus, la PAC s’engage à leur verser une aide compensatoire. Cette réforme, ajoutée à d'autres (quotas sur le lait, baisse du prix de la viande bovine), est dure à avaler pour les agriculteurs. Le sujet parle de véritable «état de choc». Le commentaire précise qu'en creux cette décision est avant tout une victoire des Américains dans les négociations régissant le commerce international des marchandises.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1988-1992-la-mise-en-place-des-jacheres-un-creve-coeur-pour-les-agriculteurs
Le sujet en tête d'article date de l'annonce de cette décision en juillet 1988, par le ministre de l'Agriculture, Henri Nallet. Cette année-là, l'Europe des 12 fait un constat : on produit trop ! Elle lance l'idée que ses pays membres mettent une partie de leurs terres arables en jachère pour un an. L'objectif est de diminuer les excédents agricoles qui coûtent chers à la Communauté européenne. A l’époque, ce « gel des terres » repose sur du volontariat. Le plan prévoit que la France gèle « 6 millions d’hectares » sur 10 ans. Plusieurs questions émergent : comment demander à un agriculteur de pratiquer la non-culture et que faire de ces terres inexploitées ?
Il est alors prévu que 30% de terres soit ainsi rendues « stériles ». C'est une révolution. Du côté des agriculteurs, c'est l'incompréhension : « Nous sommes relativement sceptiques sur l’idée même de gel des terres, car c’est quand même contre nature pour un agriculteur, dont le travail, c’est de tirer le maximum du sol ». Pour le ministre, il ne s'agit que d'une expérimentation d'un an. Il se targue même d'avoir protégé les intérêts français face aux velléités européennes : « Mon programme a été considéré comme prudent, peut-être même comme frileux ».
Un alignement sur les cours mondiaux
Mais les choses vont s'intensifier en 1992, lorsque la PAC (Politique Agricole Commune) qui garantissait depuis 30 ans les prix de vente à l'intérieur de la CEE change complètement. Les agriculteurs céréaliers sont sommés de geler 15% des surfaces exploitées ou de payer une amende.
Dorénavant, les prix devront être « alignés à la baisse » sur les cours mondiaux. Pour compenser la perte de leurs revenus, la PAC s’engage à leur verser une aide compensatoire. Cette réforme, ajoutée à d'autres (quotas sur le lait, baisse du prix de la viande bovine), est dure à avaler pour les agriculteurs. Le sujet parle de véritable «état de choc». Le commentaire précise qu'en creux cette décision est avant tout une victoire des Américains dans les négociations régissant le commerce international des marchandises.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1988-1992-la-mise-en-place-des-jacheres-un-creve-coeur-pour-les-agriculteurs
ina.fr
1988-1992 : la mise en place des jachères, un crève-cœur pour les agriculteurs
La pratique des jachères est l’un des nombreux motifs du mécontentement actuel des agriculteurs. Une politique des jachères mise en place au début des années 1990. Un gel des terres que les agriculteurs déploraient déjà à l'époque.
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Le Ballon rouge - 1956 - 36 minutes d'Albert Lamorisse
Ce film se déroule dans le quartier de Ménilmontant dans un Paris des années 1950, et suit les aventures d'un jeune garçon. Ce petit garçon trouve un gros ballon rouge accroché à un réverbère. Commence alors une histoire d'amitié avec ce ballon qui suit de lui-même l'enfant dans les rues de Paris.
Ce film se déroule dans le quartier de Ménilmontant dans un Paris des années 1950, et suit les aventures d'un jeune garçon. Ce petit garçon trouve un gros ballon rouge accroché à un réverbère. Commence alors une histoire d'amitié avec ce ballon qui suit de lui-même l'enfant dans les rues de Paris.
> DES HISTORIENS RAPPELLENT LA DRAMATIQUE REALITE DU 19 MARS 1962
> Le 18 mars 1962, les négociateurs d’Evian signaient un accord de cessez-le-feu entre l’armée française et le FLN qui dirigeait la rébellion indépendantiste. Le texte était accompagné de « déclarations gouvernementales » censées garantir la sécurité des Européens présents en Algérie, comme de ceux, de toutes origines, qui s’étaient opposés au FLN. Les harkis, supplétifs de l’armée française n’étaient pas mentionnés. La promesse, toute verbale, du FLN qu’il n’y aurait pas de représailles contre eux, fut jugée suffisante par le négociateur français Louis Joxe.....
> Le texte d’Evian fut publié le 19 mars 1962. Depuis, certaines organisations considèrent cette date comme celle de la fin de la Guerre d’Algérie. Or, loin que le conflit s’apaisât à partir du 19 mars, il ouvrit une période de massacres et de violences sans précédent. Il en fut ainsi non seulement jusqu’au 3 juillet, où Paris reconnut l’indépendance de l’Algérie, mais ensuite également, jusqu’à l’automne de 1962 et au-delà.
> La période suivant l’indépendance fut marquée d’un surcroît d’enlèvements et de massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent plus nombreuses durant ces six mois qu’elles ne l’avaient été durant les huit années précédentes. Le nombre des Pieds-Noirs enlevés quintupla, contraignant l’immense majorité d’entre eux à un exil définitif. Ajoutons que durant ce semestre dramatique, nombre de militaires français furent tués ou enlevés ; ainsi, 386 perdirent la vie et plusieurs centaines d’autres furent-ils portés disparus à ce jour .
> Dès le 17 avril 1962 , l’encre d’Evian étant à peine sèche, le FLN inaugura le terrorisme silencieux, les enlèvements massifs d’Européens à Alger, à Oran, dans la campagne oranaise et en Mitidja. Ces rapts prenaient pour prétexte : la lutte contre l’Organisation Armée Secrète (OAS). Ils frappaient en réalité tous les Européens. Jugeons-en: en mai 1962 ,272 Européens furent enlevés en Alger contre 44 en avril. A la fin du mois de juin, on évaluait à plus de 1000 les victimes européennes de rapts dans la seule région algéroise.
> Deux jours après, le 5 juillet à Oran, date de l’indépendance, une manifestation venue des quartiers musulmans submergea le centre-ville européen. 700 Pieds-Noirs et une bonne centaine de Musulmans pro-français furent massacrés. Ceci accentua l’exode et le rendit irréversible.
> Mais il faut rappeler que les victimes les plus nombreuses se situèrent parmi la population des français-musulmans. Dès après le 19 mars, des harkis furent attaqués et exécutés notamment à Saint-Denis-du-Sig, en petite et grande Kabylie, à Saïda où les membres du commando Georges furent enlevés et tués alors que plusieurs d’entre eux étaient officiers français.
> Après le 3 juillet, les représailles contre les Musulmans ayant combattu le FLN s’intensifièrent. Des dizaines de milliers furent assassinés, emprisonnés ou persécutés de diverses manières, malgré l’action exemplaire et courageuse de quelques officiers français ayant tenté d’exfiltrer cette population en danger de mort... Ces faits largement établis historiquement n’en sont pas moins dissimulés voire niés aujourd’hui. Ceux qui ont vécu les événements de ce vilain temps en sont marqués à jamais.
> Aussi, cette date du 19 mars ne peut-elle être considérée ni comme la date d’un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d’Algérie. On ne peut pas plus la retenir comme le début d’une ère heureuse pour la population de ce pays, car après les 132 ans d’administration française, intervint une période d’anarchie qui engendra le régime du parti unique, la dictature militaire et la guerre civile des années 1990.
> Pour beaucoup de Français, cette date est celle de la douleur et du recueillement. Pour les signataires du présent texte, il convient de la respecter comme telle.
Maurice Faivre Jean Monneret Joseph Perez Guy Pervillé Roger Vétillard, et des dizaines d'historiens
> Le 18 mars 1962, les négociateurs d’Evian signaient un accord de cessez-le-feu entre l’armée française et le FLN qui dirigeait la rébellion indépendantiste. Le texte était accompagné de « déclarations gouvernementales » censées garantir la sécurité des Européens présents en Algérie, comme de ceux, de toutes origines, qui s’étaient opposés au FLN. Les harkis, supplétifs de l’armée française n’étaient pas mentionnés. La promesse, toute verbale, du FLN qu’il n’y aurait pas de représailles contre eux, fut jugée suffisante par le négociateur français Louis Joxe.....
> Le texte d’Evian fut publié le 19 mars 1962. Depuis, certaines organisations considèrent cette date comme celle de la fin de la Guerre d’Algérie. Or, loin que le conflit s’apaisât à partir du 19 mars, il ouvrit une période de massacres et de violences sans précédent. Il en fut ainsi non seulement jusqu’au 3 juillet, où Paris reconnut l’indépendance de l’Algérie, mais ensuite également, jusqu’à l’automne de 1962 et au-delà.
> La période suivant l’indépendance fut marquée d’un surcroît d’enlèvements et de massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent plus nombreuses durant ces six mois qu’elles ne l’avaient été durant les huit années précédentes. Le nombre des Pieds-Noirs enlevés quintupla, contraignant l’immense majorité d’entre eux à un exil définitif. Ajoutons que durant ce semestre dramatique, nombre de militaires français furent tués ou enlevés ; ainsi, 386 perdirent la vie et plusieurs centaines d’autres furent-ils portés disparus à ce jour .
> Dès le 17 avril 1962 , l’encre d’Evian étant à peine sèche, le FLN inaugura le terrorisme silencieux, les enlèvements massifs d’Européens à Alger, à Oran, dans la campagne oranaise et en Mitidja. Ces rapts prenaient pour prétexte : la lutte contre l’Organisation Armée Secrète (OAS). Ils frappaient en réalité tous les Européens. Jugeons-en: en mai 1962 ,272 Européens furent enlevés en Alger contre 44 en avril. A la fin du mois de juin, on évaluait à plus de 1000 les victimes européennes de rapts dans la seule région algéroise.
> Deux jours après, le 5 juillet à Oran, date de l’indépendance, une manifestation venue des quartiers musulmans submergea le centre-ville européen. 700 Pieds-Noirs et une bonne centaine de Musulmans pro-français furent massacrés. Ceci accentua l’exode et le rendit irréversible.
> Mais il faut rappeler que les victimes les plus nombreuses se situèrent parmi la population des français-musulmans. Dès après le 19 mars, des harkis furent attaqués et exécutés notamment à Saint-Denis-du-Sig, en petite et grande Kabylie, à Saïda où les membres du commando Georges furent enlevés et tués alors que plusieurs d’entre eux étaient officiers français.
> Après le 3 juillet, les représailles contre les Musulmans ayant combattu le FLN s’intensifièrent. Des dizaines de milliers furent assassinés, emprisonnés ou persécutés de diverses manières, malgré l’action exemplaire et courageuse de quelques officiers français ayant tenté d’exfiltrer cette population en danger de mort... Ces faits largement établis historiquement n’en sont pas moins dissimulés voire niés aujourd’hui. Ceux qui ont vécu les événements de ce vilain temps en sont marqués à jamais.
> Aussi, cette date du 19 mars ne peut-elle être considérée ni comme la date d’un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d’Algérie. On ne peut pas plus la retenir comme le début d’une ère heureuse pour la population de ce pays, car après les 132 ans d’administration française, intervint une période d’anarchie qui engendra le régime du parti unique, la dictature militaire et la guerre civile des années 1990.
> Pour beaucoup de Français, cette date est celle de la douleur et du recueillement. Pour les signataires du présent texte, il convient de la respecter comme telle.
Maurice Faivre Jean Monneret Joseph Perez Guy Pervillé Roger Vétillard, et des dizaines d'historiens
Le 6 août 1945, un "holocauste nucléaire" anéantit la ville d'Hiroshima. Les historiens s’accordent aujourd’hui pour considérer que l’utilisation de la bombe atomique n’était pas, comme cela fut pourtant souvent annoncé, nécessaire à la capitulation de Tokyo.
Le ciel était clair le 6 août 1945 quand, à 08h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé "Enola Gay" largua sur la ville la bombe atomique "Little Boy", provoquant le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140.000 personnes. La ville d'Hiroshima est rayée de la carte du Japon par la première bombe atomique jamais utilisée. Le chaos et la destruction, mais surtout le silence des blessés et mourants attendant la mort là où ils sont tombés et les secours qui ne viendront que bien (trop) plus tard.
Le 16 juillet 1945, à Los Alamos au Nouveau-Mexique, la première bombe atomique fut mise à feu par l’équipe de Robert Oppenheimer. C’est là qu’Hiroshima (alors 7e ville du Japon, centre industriel de guerre et comptant 343 000 habitants), fut choisie par l’état-major américain comme cible de la bombe atomique. Le 26 juillet 1945, lors de la conférence de Potsdam, les Alliés exigèrent de Tokyo une capitulation inconditionnelle sous peine de « destruction totale ». Les Japonais refusèrent de se rendre.
Le Japon fut soumis à un bombardement constant à partir de janvier 1945..L’aviation américaine perdit 343 avions et 243 équipages. Le 19 mars 1945, Tokyo fut bombardée par 234 B-29 qui larguèrent leurs bombes incendiaires. 26 kilomètres carrés de la ville furent rasés et 84 000 habitants tués. À la mi-juin, 4 grandes villes japonaises avaient été détruites, mettant 9 millions de Japonais à la rue.
"L’ holocauste nucléaire « , comme il fut rapidement appelé, marqua les esprits, de par le caractère destructeur de la nouvelle arme, mais surtout de par la découverte d’un mal se propageant longtemps après l’explosion : les radiations. La bombe atomique dépassait de loin tous les engins de mort ayant existé et méritait le terrible qualificatif d’arme suprême. Les effets politiques furent également considérables. Au-delà de la capitulation du Japon et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les relations internationales entrèrent avec Hiroshima dans une nouvelle ère, placée sous le signe de la dissuasion nucléaire et de la possibilité offerte à l’Homme d’assurer sa propre destruction. Cette ère fut celle de l’affrontement Est/Ouest, dont la bombe atomique fut l’un des éléments centraux.
Les historiens s’accordent aujourd’hui pour considérer que l’utilisation de la bombe atomique n’était pas, comme cela fut pourtant souvent annoncé, nécessaire à la capitulation de Tokyo. Dans ces conditions, pourquoi Harry Truman a-t-il décidé d’utiliser la bombe? Si la démonstration de force contre Moscou semble être un élément essentiel, elle ne permet pas à elle seule de comprendre le choix de Washington. Les raisons sont multiples : elles allient des considérations de politique interne et la volonté de s’imposer sur la scène internationale, rendant la décision presque incontournable et pourtant si contestée encore aujourd’hui.
Alexis Gagnon, «Un bilan de guerre inquiétant»
«...L'avènement de la nouvelle bombe ne fait d'ailleurs que souligner d'une façon particulièrement dramatique l'un des aspects les plus inquiétants de cette guerre qui se livre plus contre les civils qu'entre les militaires. C'est la progressive mise au rancart des dernières barrières d'humanité que les peuples avaient réussi à ériger péniblement, au cours des derniers siècles pour rendre la guerre moins affreuse aux populations sans défense (...) La fin de la guerre laisse un monde vidé des quelques lois internationales qui dirigeaient tant bien que mal les rapports militaires entre les nations, un monde de haines inexpiables et d'inexprimables détresses, qui vivra désormais sous le signe des bombes atomiques et de la mort.»»
Le Devoir (Québec, Canada), 10 août 1945
Le ciel était clair le 6 août 1945 quand, à 08h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé "Enola Gay" largua sur la ville la bombe atomique "Little Boy", provoquant le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140.000 personnes. La ville d'Hiroshima est rayée de la carte du Japon par la première bombe atomique jamais utilisée. Le chaos et la destruction, mais surtout le silence des blessés et mourants attendant la mort là où ils sont tombés et les secours qui ne viendront que bien (trop) plus tard.
Le 16 juillet 1945, à Los Alamos au Nouveau-Mexique, la première bombe atomique fut mise à feu par l’équipe de Robert Oppenheimer. C’est là qu’Hiroshima (alors 7e ville du Japon, centre industriel de guerre et comptant 343 000 habitants), fut choisie par l’état-major américain comme cible de la bombe atomique. Le 26 juillet 1945, lors de la conférence de Potsdam, les Alliés exigèrent de Tokyo une capitulation inconditionnelle sous peine de « destruction totale ». Les Japonais refusèrent de se rendre.
Le Japon fut soumis à un bombardement constant à partir de janvier 1945..L’aviation américaine perdit 343 avions et 243 équipages. Le 19 mars 1945, Tokyo fut bombardée par 234 B-29 qui larguèrent leurs bombes incendiaires. 26 kilomètres carrés de la ville furent rasés et 84 000 habitants tués. À la mi-juin, 4 grandes villes japonaises avaient été détruites, mettant 9 millions de Japonais à la rue.
"L’ holocauste nucléaire « , comme il fut rapidement appelé, marqua les esprits, de par le caractère destructeur de la nouvelle arme, mais surtout de par la découverte d’un mal se propageant longtemps après l’explosion : les radiations. La bombe atomique dépassait de loin tous les engins de mort ayant existé et méritait le terrible qualificatif d’arme suprême. Les effets politiques furent également considérables. Au-delà de la capitulation du Japon et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les relations internationales entrèrent avec Hiroshima dans une nouvelle ère, placée sous le signe de la dissuasion nucléaire et de la possibilité offerte à l’Homme d’assurer sa propre destruction. Cette ère fut celle de l’affrontement Est/Ouest, dont la bombe atomique fut l’un des éléments centraux.
Les historiens s’accordent aujourd’hui pour considérer que l’utilisation de la bombe atomique n’était pas, comme cela fut pourtant souvent annoncé, nécessaire à la capitulation de Tokyo. Dans ces conditions, pourquoi Harry Truman a-t-il décidé d’utiliser la bombe? Si la démonstration de force contre Moscou semble être un élément essentiel, elle ne permet pas à elle seule de comprendre le choix de Washington. Les raisons sont multiples : elles allient des considérations de politique interne et la volonté de s’imposer sur la scène internationale, rendant la décision presque incontournable et pourtant si contestée encore aujourd’hui.
Alexis Gagnon, «Un bilan de guerre inquiétant»
«...L'avènement de la nouvelle bombe ne fait d'ailleurs que souligner d'une façon particulièrement dramatique l'un des aspects les plus inquiétants de cette guerre qui se livre plus contre les civils qu'entre les militaires. C'est la progressive mise au rancart des dernières barrières d'humanité que les peuples avaient réussi à ériger péniblement, au cours des derniers siècles pour rendre la guerre moins affreuse aux populations sans défense (...) La fin de la guerre laisse un monde vidé des quelques lois internationales qui dirigeaient tant bien que mal les rapports militaires entre les nations, un monde de haines inexpiables et d'inexprimables détresses, qui vivra désormais sous le signe des bombes atomiques et de la mort.»»
Le Devoir (Québec, Canada), 10 août 1945
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Histoire secrète de la philosophie XIV - Alain Pascal
Rousseau, de l'utopie à la violence
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Bibliothèque de Poche - 0H39 — Marcel Pagnol - 08-03-1967 — Réal : Yannick Bellon
Que lit-on à Toulon ?
Que lit-on à Toulon ?
Régine Pernoud - Lumière du Moyen-Age
Ce n'est pas un paradoxe de dire que le paysan actuel doit sa prospérité au servage de ses ancêtres; aucune institution n'a davantage contribué à la fortune de la paysannerie française; maintenu pendant des siècles sur le même sol, sans responsabilités civiles, sans obligations militaires, le paysan est devenu le véritable maître de la terre.
Si la condition du paysan dans l'Est de l'Europe, en Pologne et ailleurs, est demeurée aussi misérable, cest qu'il n'a pas eu cette attache protectrice du servage.
Ce n'est pas un paradoxe de dire que le paysan actuel doit sa prospérité au servage de ses ancêtres; aucune institution n'a davantage contribué à la fortune de la paysannerie française; maintenu pendant des siècles sur le même sol, sans responsabilités civiles, sans obligations militaires, le paysan est devenu le véritable maître de la terre.
Si la condition du paysan dans l'Est de l'Europe, en Pologne et ailleurs, est demeurée aussi misérable, cest qu'il n'a pas eu cette attache protectrice du servage.
On parle en ce moment d'un livre publié par 4 historiens soucieux de rétablir la vérité historique contre la propagande catholique, royaliste, vieille France et réactionnaire du Puy du Fou.
Le livre est présenté comme un travail historique et scientifique, autrement dit il est réputé être la solidité scientifique contre la légèreté idéologique. Voici une photo de Mathilde Larrère, co-auteur du livre en question. La dame figure parmi les soutiens de Mélenchon. En 2019, elle participait à la manifestation contre l'islamophobie.
Elle pose également, comme en témoigne cette photo, avec de la propagande en faveur du gang Traoré.
Il ne s'agit donc évidemment pas d'un livre scientifique soucieux de rétablir je ne sais quelle vérité historique, il s'agit d'une opération gauchiste menée par des gens dont les observations sont conditionnées par leurs opinions idéologiques d'extrême-gauche.
Jonathan Sturel
Le livre est présenté comme un travail historique et scientifique, autrement dit il est réputé être la solidité scientifique contre la légèreté idéologique. Voici une photo de Mathilde Larrère, co-auteur du livre en question. La dame figure parmi les soutiens de Mélenchon. En 2019, elle participait à la manifestation contre l'islamophobie.
Elle pose également, comme en témoigne cette photo, avec de la propagande en faveur du gang Traoré.
Il ne s'agit donc évidemment pas d'un livre scientifique soucieux de rétablir je ne sais quelle vérité historique, il s'agit d'une opération gauchiste menée par des gens dont les observations sont conditionnées par leurs opinions idéologiques d'extrême-gauche.
Jonathan Sturel
Depuis la fin 2014 la France a perdu une partie du contrôle de ses centrales nucléaires au profit des Américains.
Frédéric Pierucci s'est retrouvé, bien malgré lui, au cœur de ce scandale d’État. Ancien patron d’une des filiales d’Alstom, il connait les dessous de cette affaire à 12 milliards de dollars. Après avoir été longtemps contraint au silence, il a décidé, avec le journaliste Matthieu Aron, de les révéler.
En avril 2013, il a été arrêté à New York par le FBI et poursuivi pour une affaire de corruption, sans avoir jamais touché un centime dans cette transaction, mais les autorités américaines l'ont enfermé pendant plus de deux ans – dont quatorze mois dans une prison de très haute sécurité.
Un véritable chantage pour obliger Alstom à payer la plus gigantesque amende jamais infligée par les États-Unis, et à se vendre à General Electric, son grand concurrent américain.
Cette histoire illustre la guerre secrète que les États-Unis livrent à la France et à l’Europe en détournant le droit et la morale pour les utiliser comme des armes économiques. L’une après l’autre, nos plus grandes sociétés (Alcatel, Total, Société Générale et bientôt d’autres) sont déstabilisées. Ces dernières années, plus de 14 milliards de dollars d’amende ont ainsi été payés par nos multinationales ces dernières années au Trésor américain. Et ce n’est qu’un début…
Frédéric Pierucci s'est retrouvé, bien malgré lui, au cœur de ce scandale d’État. Ancien patron d’une des filiales d’Alstom, il connait les dessous de cette affaire à 12 milliards de dollars. Après avoir été longtemps contraint au silence, il a décidé, avec le journaliste Matthieu Aron, de les révéler.
En avril 2013, il a été arrêté à New York par le FBI et poursuivi pour une affaire de corruption, sans avoir jamais touché un centime dans cette transaction, mais les autorités américaines l'ont enfermé pendant plus de deux ans – dont quatorze mois dans une prison de très haute sécurité.
Un véritable chantage pour obliger Alstom à payer la plus gigantesque amende jamais infligée par les États-Unis, et à se vendre à General Electric, son grand concurrent américain.
Cette histoire illustre la guerre secrète que les États-Unis livrent à la France et à l’Europe en détournant le droit et la morale pour les utiliser comme des armes économiques. L’une après l’autre, nos plus grandes sociétés (Alcatel, Total, Société Générale et bientôt d’autres) sont déstabilisées. Ces dernières années, plus de 14 milliards de dollars d’amende ont ainsi été payés par nos multinationales ces dernières années au Trésor américain. Et ce n’est qu’un début…
« La pensée étrangère a fait sur nous en tant que Nation ce que l’invasion n’a jamais réussi ; l’infiltration est en train de faire de nous un peuple sans visage, une race nouvelle interchangeable, incolore, insipide, matière première idéale pour un gouvernement mondial de conquérants sans gloire, sans nom et sans patrie. »
Maurice Bardèche
Maurice Bardèche
Michel De Jaeghere - Les derniers jours - La fin de l'Empire romain d'Occident
Devant les vagues d'invasion suscitées, tout au long du limes, par la poussée des Huns, l'erreur de l'Occident fut de conjuguer les risques en confiant sa défense à des troupes barbares laissées à la conduite de leurs propres chefs. C'était constituer, sur son sol, une féodalité étrangère, et couvrir du prétexte d'une mission officielle la présence d'armées rebelles à l'idée même d'unité romaine. Programmer, par là même, le fatal engrenage de sa dislocation.
L'empire d'Occident n'a pas été envahi de vive force au terme d'une irrésistible invasion. Il a péri d'avoir placé son sort entre les mains de ceux-là mêmes qui avaient forcé ses frontières. De s'en être remis à d'anciens adversaires qu'on n'avait pas été capable de vaincre, et dont on n'avait pas pris le temps de faire des citoyens romains.
p. 583
Une "immigration salutaire", "promesse d'un monde nouveau" (citations de la directrice générale de l'exposition "Rome et les Barbares, 2008, Venise) ; ainsi redéfinies, les invasions germaniques finiraient, à vrai dire, par cesser d'être un sujet d'étude pour devenir le support d'une relecture idéologique destinée à rassurer ceux qui pourraient trouver, dans le spectacle des derniers siècles de la vie de l'empire romain, matière à réflexion sur la situation de l'Europe contemporaine. Y pointer des raisons de s'alarmer de la crise de civilisation qui pourrait un jour s'y produire. Les Barbares avaient provoqué la mutation la plus féconde, ils avaient accouché l'avenir.
Tout rapprochement, toute analogie entre notre situation et celle de l'empire romain finissant a longtemps été interdit, suspect d'arrière-pensées xénophobes. L'exposition du Palazzo Grassi en 2008 a marqué à cet égard un tournant. Son commissaire, très politique, assumait en effet pleinement le parallèle entre la vague d'immigration dont l'Europe est le réceptacle et la chute de l'empire romain.
... Or (...) ce que font apparaître les sources est pourtant que l'effondrement de l'empire romain s'est traduit, pour les peuples européens, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
p. 33
Devant les vagues d'invasion suscitées, tout au long du limes, par la poussée des Huns, l'erreur de l'Occident fut de conjuguer les risques en confiant sa défense à des troupes barbares laissées à la conduite de leurs propres chefs. C'était constituer, sur son sol, une féodalité étrangère, et couvrir du prétexte d'une mission officielle la présence d'armées rebelles à l'idée même d'unité romaine. Programmer, par là même, le fatal engrenage de sa dislocation.
L'empire d'Occident n'a pas été envahi de vive force au terme d'une irrésistible invasion. Il a péri d'avoir placé son sort entre les mains de ceux-là mêmes qui avaient forcé ses frontières. De s'en être remis à d'anciens adversaires qu'on n'avait pas été capable de vaincre, et dont on n'avait pas pris le temps de faire des citoyens romains.
p. 583
Une "immigration salutaire", "promesse d'un monde nouveau" (citations de la directrice générale de l'exposition "Rome et les Barbares, 2008, Venise) ; ainsi redéfinies, les invasions germaniques finiraient, à vrai dire, par cesser d'être un sujet d'étude pour devenir le support d'une relecture idéologique destinée à rassurer ceux qui pourraient trouver, dans le spectacle des derniers siècles de la vie de l'empire romain, matière à réflexion sur la situation de l'Europe contemporaine. Y pointer des raisons de s'alarmer de la crise de civilisation qui pourrait un jour s'y produire. Les Barbares avaient provoqué la mutation la plus féconde, ils avaient accouché l'avenir.
Tout rapprochement, toute analogie entre notre situation et celle de l'empire romain finissant a longtemps été interdit, suspect d'arrière-pensées xénophobes. L'exposition du Palazzo Grassi en 2008 a marqué à cet égard un tournant. Son commissaire, très politique, assumait en effet pleinement le parallèle entre la vague d'immigration dont l'Europe est le réceptacle et la chute de l'empire romain.
... Or (...) ce que font apparaître les sources est pourtant que l'effondrement de l'empire romain s'est traduit, pour les peuples européens, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
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Yukio Mishima
Mon but consiste à ressusciter en moi même l'âme du samouraï.
Vidéo : Rico Verhoeven Kickboxing
Mon but consiste à ressusciter en moi même l'âme du samouraï.
Vidéo : Rico Verhoeven Kickboxing
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« S'ils viennent détruire cette nation, ils commenceront par l'Église, parce que l'Église est la force de cette nation. »
Cardinal Stefan Wyszyński.
Cardinal Stefan Wyszyński.