L’Armée d’Afrique
Plus heureuse devait être l’Armée de l’Afrique du Nord, comme c’était d’ailleurs à prévoir. Séparée des Allemands par la mer, c’est elle seule qui a pu devenir, un jour, l’Armée de la Libération. Lorsque le maréchal Pétain, le 6 septembre 1940, désigna le général Weygand comme son délégué général en Afrique du Nord avec tous les pouvoirs militaires et civils, quelle mission lui donna-t-il ? On ne le sait au juste. Probablement : « Sauvegardez l’Afrique du Nord et formez-y une armée capable de la défendre. » En tout cas telle est la tâche à laquelle allait se consacrer le général Weygand avec une foi et une efficacité auxquelles on ne rendra assez hommage et qu’il put considérer comme accomplie lorsqu’il dut passer ses pouvoirs de commandant en chef au général Juin, en novembre 1941. Aussi a-t-on pu appeler, avec juste raison, « l’Armée Weygand » cette Armée d’Afrique reconstituée, qui contribua grandement, avec ses seuls moyens à la première victoire libératrice de Tunisie, puis, avec un armement renouvelé, aux victoires d’Italie ainsi qu’à celles du « Rhin et Danube ».
Limitée initialement à 30 000 hommes, puis portée à 96 000, ses effectifs atteindront 127 000 hommes au moment du départ du général Weygand. En outre, en cas de mobilisation, cette Armée pouvait être portée à 250 000 hommes par un appel de réservistes clandestinement préparé.
Ainsi furent constituées six divisions de marche acceptées par la commission d’Armistice : une division en Tunisie, trois divisions en Algérie et deux divisions au Maroc, plus deux brigades motorisées. Mais, comme celles de la Métropole, ces troupes étaient dépourvues d’un armement moderne antichar et antiaérien.
En outre, au Maroc, avaient été constitués des groupements de tabors et de goums, soi-disant de police, de l’effectif d’une Infanterie divisionnaire et qui devaient rendre de grands services en Italie et dans les Vosges. En dehors des dépôts d’armes officiels, sous contrôle, un très important matériel avait été dissimulé ; il nous permit de combattre et de durer pendant la campagne de Tunisie et il aida à équiper certaines unités de l’Armée d’Italie, en particulier la 4e Division de montagne et les tabors.
Plus heureuse devait être l’Armée de l’Afrique du Nord, comme c’était d’ailleurs à prévoir. Séparée des Allemands par la mer, c’est elle seule qui a pu devenir, un jour, l’Armée de la Libération. Lorsque le maréchal Pétain, le 6 septembre 1940, désigna le général Weygand comme son délégué général en Afrique du Nord avec tous les pouvoirs militaires et civils, quelle mission lui donna-t-il ? On ne le sait au juste. Probablement : « Sauvegardez l’Afrique du Nord et formez-y une armée capable de la défendre. » En tout cas telle est la tâche à laquelle allait se consacrer le général Weygand avec une foi et une efficacité auxquelles on ne rendra assez hommage et qu’il put considérer comme accomplie lorsqu’il dut passer ses pouvoirs de commandant en chef au général Juin, en novembre 1941. Aussi a-t-on pu appeler, avec juste raison, « l’Armée Weygand » cette Armée d’Afrique reconstituée, qui contribua grandement, avec ses seuls moyens à la première victoire libératrice de Tunisie, puis, avec un armement renouvelé, aux victoires d’Italie ainsi qu’à celles du « Rhin et Danube ».
Limitée initialement à 30 000 hommes, puis portée à 96 000, ses effectifs atteindront 127 000 hommes au moment du départ du général Weygand. En outre, en cas de mobilisation, cette Armée pouvait être portée à 250 000 hommes par un appel de réservistes clandestinement préparé.
Ainsi furent constituées six divisions de marche acceptées par la commission d’Armistice : une division en Tunisie, trois divisions en Algérie et deux divisions au Maroc, plus deux brigades motorisées. Mais, comme celles de la Métropole, ces troupes étaient dépourvues d’un armement moderne antichar et antiaérien.
En outre, au Maroc, avaient été constitués des groupements de tabors et de goums, soi-disant de police, de l’effectif d’une Infanterie divisionnaire et qui devaient rendre de grands services en Italie et dans les Vosges. En dehors des dépôts d’armes officiels, sous contrôle, un très important matériel avait été dissimulé ; il nous permit de combattre et de durer pendant la campagne de Tunisie et il aida à équiper certaines unités de l’Armée d’Italie, en particulier la 4e Division de montagne et les tabors.
Le racisme positif est cette façon béate qu'ont les gauchistes de se réjouir systématiquement lorsqu'un membre d'une minorité quelconque obtient quelque chose d'autre qu'une condamnation pénale... Ex : « C'est super qu'Abdulrazak Gurnah ait eu le prix Nobel de littérature.. » - « Ha oui, ses livres valent le coup ? » - « Ha ben j'en sais rien, jamais lu, mais c'est bien qu'un racisé obtienne cette reconnaissance ! »
Etrange mélange de paternalisme et de masochisme, c'est une obsession chromatique de tous les instants.
Xavier Eman
Etrange mélange de paternalisme et de masochisme, c'est une obsession chromatique de tous les instants.
Xavier Eman
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Histoire secrète de la philosophie XIII - Alain Pascal.
Voltaire et le siècle des ténèbres
Voltaire et le siècle des ténèbres
Pierre Julien, né à Saint-Paulien le 20 juin 1731 et mort à Paris le 17 décembre 1804, est un sculpteur néo-classique français.
Jean de la Fontaine en premier
Jean de la Fontaine en premier
A la vérité, rien ne nous avait préparé au malheur. L'âme de celui qui, même s'il est inférieur, lutte et se cramponne jusqu'au bout, elle n'était plus la nôtre. Depuis de longues années déjà, nous traversions une crise qui nous avait vidés, moralement. Les réflexes ne travaillaient plus. Notre dialectique était intacte; mais nous n'avions plus assez de virilité. Nous n'étions même plus capables de nous entraîner, nous avions perdu la foi dans les valeurs les plus évidentes, et nous étions prêts à céder devant la force, quelle qu'elle fût. C'était là, à part de rares exceptions, la mentalité des Français de 1940.
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Destinés initialement à regrouper et à encadrer les dizaines de milliers de jeunes soldats, appartenant aux classes 39/2 et 40/1, les Chantiers de la Jeunesse eurent pour but essentiel de former et éduquer les jeunes qui n'avaient pas - ou peu - connu l'expérience du combat.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Un beau livre autobiographique très bien écrit, ce livre est le témoignage du baron de Montbas qui relate se vie d'officier au sein de l'armée royale sous Louis XIV. Il s'engage à 14 ans en suivant ses frères eux-mêmes au service du roi de France, il se retrouve tout jeune à protéger le roi contre la fronde des nobles en 1650, Louis XIV est alors âgé de 12 ans. Il donnera sa vie au service du roi de France. Le dévouement est total. Il est en plus un chrétien exemplaire en essayant d'être l'homme le plus vertueux possible au nom de dieu. On se retrouve plongé dans les armées du roi de France.
Mais pour revenir à moi, je tins parole à ma mère ; je n’oubliai point à lire et écrire ; mais ayant atteint l’âge de treize ans et étant à Montbas, où je voyais plusieurs de mes frères revenir de l’armée pour y passer une partie de leurs quartiers d’hiver, et puis raccommoder leurs équipages pour retourner en campagne ; j’avais une envie démesurée d’y aller. Mon frère aîné était Mestre de camp du régiment Royal de cavalerie ; lequel régiment venant de Flandre s’en allait aux environs de la Rochelle et Niort en quartiers d’hiver. Un jour j’entendis mon frère aîné, qui était à Montbas, qui avait copie de la route de sa compagnie Mestre de camp qui devait arriver à tel jour à Croustelle, qui est un endroit près de Poitiers. Les enfants écoutaient. Pour moi, j’écoutais si bien cela, et avec la grande envie que j’avais d’être dans les troupes, que j’eus bientôt assemblé mon conseil, et sans en parler à personne, je partis de Montbas à pied. Je ne songeai pas même que j’aurais faim : je ne portais point de pain et n’avais pas un sou.
Barton de Montbas, Jean-François. Au service du roi
Barton de Montbas, Jean-François. Au service du roi
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Ainsi, le 2e régiment de Cuirassiers est l’héritier du « Régiment du Cardinal-Duc », créé sous ce nom le 16 mai 1635 par le cardinal duc de Richelieu. Aux compagnies d'ordonnance, il joint la compagnie de chevau-léger d’Esclainvilliers (qui deviendra plus tard le 3e Régiment de Cuirassiers). Les 300 hommes du régiment assuraient la protection du cardinal.
On en a un autre exemple avec le 6è cuirassiers, lui aussi créé par le cardinal de Richelieu en 1635 qui s'appelle dans un premier temps le régiment des Dragons du Cardinal, prenant en 1638 le nom de Fusiliers à Cheval de son Éminence. Afin de le distinguer du « Cardinal-Duc », on l'appelle le « Régiment de son Éminence »
A la mort du cardinal, chacun de ces deux Régiments revient au roi Louis XIII. Le premier devenant le 1er aout 1643 le Royal cavalerie et le second les Fusillers à Cheval du Roy, bientôt renommé dès 1646 le Roy cavalerie.
On en a un autre exemple avec le 6è cuirassiers, lui aussi créé par le cardinal de Richelieu en 1635 qui s'appelle dans un premier temps le régiment des Dragons du Cardinal, prenant en 1638 le nom de Fusiliers à Cheval de son Éminence. Afin de le distinguer du « Cardinal-Duc », on l'appelle le « Régiment de son Éminence »
A la mort du cardinal, chacun de ces deux Régiments revient au roi Louis XIII. Le premier devenant le 1er aout 1643 le Royal cavalerie et le second les Fusillers à Cheval du Roy, bientôt renommé dès 1646 le Roy cavalerie.
«Les Cuirassiers» est un chant de tradition des régiments de cuirassiers. Il est ici interpreté par la promotion Général Bergé de l'EMIA. Aujourd’hui ils sont devenus des régiments de chars lourds, actuellement équipés de chars Leclerc et sont les héritiers de régiments royaux de cavalerie du XVIIe siècle, qui prirent leur nom de Cuirassiers sous le Consulat.
A la mort du cardinal, chacun de ces deux Régiments revient au roi Louis XIII. Le premier devenant le 1er aout 1643 le Royal cavalerie et le second les Fusillers à Cheval du Roy, bientôt renommé dès 1646 le Roy cavalerie.
La dernière charge du « Cardinal-Duc » est décisive, durant la grande bataille de Rocroi, le 19 mai 1643, aux ordres du Grand Condé.
La guerre ne cesse pas et le régiment combat sans relâche. Commandé par Monsieur de Turenne puis à nouveau par le Grand Condé, le régiment acquiert une grande renommée.
Pour sa part le Roi Cavalerie se trouve engagé sur de nombreux théâtres d'opérations, le régiment participe à la guerre de trente ans 1618-1648, à la Fronde 1653-1659, à la guerre de dévolution 1667-1668, à la guerre de Hollande 1672-1678, à celle de la Ligue d’Augsbourg 1688-1697, celle
de succession d’Espagne 1703-1713 et à celle du Rhin en 1734
C’est du service de Louis XIV que les 2è et 6è Cuirassiers ont hérité de la devise personnelle du roi: « Nec puribus impar ».
Sous Louis XV, le Royal cavalerie a comme commandants le maréchal de Saxe puis le maréchal d'Estrées.
A cette époque, le Roi Cavalerie est pour sa part notamment engagé lors de la guerre de succession d'Autriche (1740-1748) au cours de laquelle il se distingue à Prague en 1741, puis lors de la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745 et au siège de Gand en juillet 1745 contre les anglais, il
s'illustre ensuite à l'occasion de la guerre de Sept-ans de 1756-1763.
La dernière charge du « Cardinal-Duc » est décisive, durant la grande bataille de Rocroi, le 19 mai 1643, aux ordres du Grand Condé.
La guerre ne cesse pas et le régiment combat sans relâche. Commandé par Monsieur de Turenne puis à nouveau par le Grand Condé, le régiment acquiert une grande renommée.
Pour sa part le Roi Cavalerie se trouve engagé sur de nombreux théâtres d'opérations, le régiment participe à la guerre de trente ans 1618-1648, à la Fronde 1653-1659, à la guerre de dévolution 1667-1668, à la guerre de Hollande 1672-1678, à celle de la Ligue d’Augsbourg 1688-1697, celle
de succession d’Espagne 1703-1713 et à celle du Rhin en 1734
C’est du service de Louis XIV que les 2è et 6è Cuirassiers ont hérité de la devise personnelle du roi: « Nec puribus impar ».
Sous Louis XV, le Royal cavalerie a comme commandants le maréchal de Saxe puis le maréchal d'Estrées.
A cette époque, le Roi Cavalerie est pour sa part notamment engagé lors de la guerre de succession d'Autriche (1740-1748) au cours de laquelle il se distingue à Prague en 1741, puis lors de la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745 et au siège de Gand en juillet 1745 contre les anglais, il
s'illustre ensuite à l'occasion de la guerre de Sept-ans de 1756-1763.
Tirant les enseignements de sa victorieuse campagne de 1800 en Italie, Bonaparte profite des trois années de paix qui s’ensuivent pour réorganiser complètement son armée et notamment ses troupes à cheval. Rationalisant leur composition, le Premier Consul crée progressivement, entre octobre 1801 et septembre 1803, une nouvelle subdivision : les cuirassiers. Tirant leur nom du port d’un plastron et d’une dossière en fer appelés cuirasse dont l’usage est alors tombé en désuétude dans la cavalerie française depuis près d’un demi-siècle, ces régiments vont être regroupés en brigades et en divisions et constituer les fameux corps de réserve de cavalerie de la Grande Armée. Douze puis bientôt quatorze régiments seront ainsi créés pour participer à toutes les campagnes et illustrer brillamment les grands principes de la tactique napoléonienne depuis leur éclatant succès sur le plateau de Pratzen, lors de la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805, jusqu’à leur évanouissement dans les charges désespérées sur les pentes de mont Saint-Jean, lors de la bataille de Waterloo le 18 juin 1815.
La réforme de Napoléon Bonaparte du 1er vendémiaire an XII ayant mené à une totale réorganisation de la cavalerie française et à la création de 12 régiments de cuirassiers, ceux-ci sont organisés en 2 escadrons de 2 compagnies, à raison de 200 hommes par escadron. En 1807, le régiment passe de 4 à 5 escadrons avec un effectif de 1 040 hommes. Malgré la suppression du 5e escadron en 1809, l’effectif ne diminuera pas. Un 13e et un 14e régiment sont constitués en 1810 et en 1812.
Les cuirassiers faisaient partie avec les carabiniers de la cavalerie lourde, aux côtés des dragons et lanciers (cavalerie de ligne) et des hussards et chasseurs à cheval (cavalerie légère).
La réforme de Napoléon Bonaparte du 1er vendémiaire an XII ayant mené à une totale réorganisation de la cavalerie française et à la création de 12 régiments de cuirassiers, ceux-ci sont organisés en 2 escadrons de 2 compagnies, à raison de 200 hommes par escadron. En 1807, le régiment passe de 4 à 5 escadrons avec un effectif de 1 040 hommes. Malgré la suppression du 5e escadron en 1809, l’effectif ne diminuera pas. Un 13e et un 14e régiment sont constitués en 1810 et en 1812.
Les cuirassiers faisaient partie avec les carabiniers de la cavalerie lourde, aux côtés des dragons et lanciers (cavalerie de ligne) et des hussards et chasseurs à cheval (cavalerie légère).
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«Les produits chimiques industriels ont plus tué que les 2 guerres mondiales depuis 1950»
Gilles-Éric Séralini, biologiste français, professeur de biologie moléculaire.
Gilles-Éric Séralini, biologiste français, professeur de biologie moléculaire.
Saint Louis,
Roi de France
"J’interdis la spéculation par accaparement sur les matières premières et sur les marchandises, ainsi que la surproduction.
Le Livre des Métiers encourage les harmonies des compagnons et des maîtres. Il rappelle le sens sacré de l’ouvrage qui est création.
Le travail, qui n’est qu’un moyen, meurt en l’objet créé ; l’effort n’est pas une fin en soi. La fin, c’est l’œuvre.
Le chef d’atelier et ses ouvriers créent un « chef-d’œuvre" .
Je veux aussi domestiquer le commerce de l’argent.
L’argent n’est qu’un serviteur ; le vrai capital, c’est le savoir-faire. Il est pernicieux que l’argent produise de l’argent.
Toute stipulation d’intérêt relève d’une vilaine paresse car elle vient - sans labeur - grossir au moment de la restitution; la somme prêtée.
Je veux interdire l’usure et l’argent qui prospèrent en dormant."
Roi de France
"J’interdis la spéculation par accaparement sur les matières premières et sur les marchandises, ainsi que la surproduction.
Le Livre des Métiers encourage les harmonies des compagnons et des maîtres. Il rappelle le sens sacré de l’ouvrage qui est création.
Le travail, qui n’est qu’un moyen, meurt en l’objet créé ; l’effort n’est pas une fin en soi. La fin, c’est l’œuvre.
Le chef d’atelier et ses ouvriers créent un « chef-d’œuvre" .
Je veux aussi domestiquer le commerce de l’argent.
L’argent n’est qu’un serviteur ; le vrai capital, c’est le savoir-faire. Il est pernicieux que l’argent produise de l’argent.
Toute stipulation d’intérêt relève d’une vilaine paresse car elle vient - sans labeur - grossir au moment de la restitution; la somme prêtée.
Je veux interdire l’usure et l’argent qui prospèrent en dormant."
La vraie collaboration ignorée
Entre-temps, on le sait, le Maréchal s’était engagé dans la voie d’une collaboration ultra-secrète, autrement souhaitée et autrement sincère, celle-là : la collaboration avec l’Angleterre.
Le 22 octobre, en effet, le jour même où Laval était convoqué à Montoire par Hitler, le professeur Rougier arrivait à Londres où il était reçu par le Sous-Secrétaire, puis par le Secrétaire d’État du Foreign Office, lord Halifax, enfin par Churchill lui-même, subissant ainsi un contrôle progressif. Le professeur Rougier put, de la sorte, donner de vive voix connaissance, aux responsables anglais, non seulement des desiderata du maréchal Pétain, mais de l’exact état d’esprit de ce dernier. Ainsi fut levé le masque derrière lequel le Maréchal dissimulait sa véritable pensée et Churchill put comprendre les claires raisons d’un comportement plein d’équivoques. Plus encore que pour la conclusion d’un protocole, l’intérêt de la mission Rougier résidait précisément dans la dissipation du nuage qui voilait, jusque-là, les intentions réelles du Maréchal. Churchill put ainsi acquérir la conviction que la collaboration avec Hitler n’était qu’une façade obligée que l’on abattrait dès que les circonstances le permettraient et que l’alliance avec l’Angleterre persistait en esprit, en attendant de pouvoir se convertir en actes. Naturellement il fut convenu que les gaullistes, dont on pouvait craindre les indiscrétions, ne sauraient rien de ces pourparlers.
Le 30 octobre, quelques heures seulement après avoir prononcé son message, le Maréchal faisait venir, dans le plus grand secret, M. Gama Ochoa, ambassadeur du Portugal pour lui demander de rassurer M. Churchill quant à l’entrevue de Montoire et de faire savoir à ce dernier qu’il n’accepterait pas de collaborer militairement avec l’Allemagne et ne permettrait aucun acte d’hostilité à l’égard de l’Angleterre. Malheureusement le public français ne put être également informé de ce correctif au message qui venait d’être prononcé.
André Laffargue. La victoire du "vieux renard" (pp. 131-132).
Entre-temps, on le sait, le Maréchal s’était engagé dans la voie d’une collaboration ultra-secrète, autrement souhaitée et autrement sincère, celle-là : la collaboration avec l’Angleterre.
Le 22 octobre, en effet, le jour même où Laval était convoqué à Montoire par Hitler, le professeur Rougier arrivait à Londres où il était reçu par le Sous-Secrétaire, puis par le Secrétaire d’État du Foreign Office, lord Halifax, enfin par Churchill lui-même, subissant ainsi un contrôle progressif. Le professeur Rougier put, de la sorte, donner de vive voix connaissance, aux responsables anglais, non seulement des desiderata du maréchal Pétain, mais de l’exact état d’esprit de ce dernier. Ainsi fut levé le masque derrière lequel le Maréchal dissimulait sa véritable pensée et Churchill put comprendre les claires raisons d’un comportement plein d’équivoques. Plus encore que pour la conclusion d’un protocole, l’intérêt de la mission Rougier résidait précisément dans la dissipation du nuage qui voilait, jusque-là, les intentions réelles du Maréchal. Churchill put ainsi acquérir la conviction que la collaboration avec Hitler n’était qu’une façade obligée que l’on abattrait dès que les circonstances le permettraient et que l’alliance avec l’Angleterre persistait en esprit, en attendant de pouvoir se convertir en actes. Naturellement il fut convenu que les gaullistes, dont on pouvait craindre les indiscrétions, ne sauraient rien de ces pourparlers.
Le 30 octobre, quelques heures seulement après avoir prononcé son message, le Maréchal faisait venir, dans le plus grand secret, M. Gama Ochoa, ambassadeur du Portugal pour lui demander de rassurer M. Churchill quant à l’entrevue de Montoire et de faire savoir à ce dernier qu’il n’accepterait pas de collaborer militairement avec l’Allemagne et ne permettrait aucun acte d’hostilité à l’égard de l’Angleterre. Malheureusement le public français ne put être également informé de ce correctif au message qui venait d’être prononcé.
André Laffargue. La victoire du "vieux renard" (pp. 131-132).