Proclamation de l'Empire allemand par l' empereur Guillaume Ier le 18 janvier 1871
La revanche de l'Allemagne
C'est symboliquement dans la galerie des glaces, en souvenir des guerres et annexions menées par Louis XIV en Allemagne, que fut proclamée la création de l'Empire allemand après la défaite française de la Guerre franco-prussienne de 1870. L'accession au nouveau trône impérial de son premier empereur, Guillaume Ier a lieu le 18 janvier 1871, devant l'assemblée des princes allemands et le chancelier Otto von Bismarck véritable architecte politique de l'empire.
La nouvelle Allemagne annexe l'Alsace et une partie de la Lorraine et va dominer le continent pour trente ans. La chute de Napoléon III va précipiter le soulèvement de la Commune de Paris, son écrasement dans la Semaine sanglante et l’avènement des conservateurs de la Troisième République. L'humiliation de cette défaite va exacerber le militarisme et le patriotisme français jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui sonnera l'heure de la revanche pour la France.
La revanche de l'Allemagne
C'est symboliquement dans la galerie des glaces, en souvenir des guerres et annexions menées par Louis XIV en Allemagne, que fut proclamée la création de l'Empire allemand après la défaite française de la Guerre franco-prussienne de 1870. L'accession au nouveau trône impérial de son premier empereur, Guillaume Ier a lieu le 18 janvier 1871, devant l'assemblée des princes allemands et le chancelier Otto von Bismarck véritable architecte politique de l'empire.
La nouvelle Allemagne annexe l'Alsace et une partie de la Lorraine et va dominer le continent pour trente ans. La chute de Napoléon III va précipiter le soulèvement de la Commune de Paris, son écrasement dans la Semaine sanglante et l’avènement des conservateurs de la Troisième République. L'humiliation de cette défaite va exacerber le militarisme et le patriotisme français jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui sonnera l'heure de la revanche pour la France.
Conditionnement de l’action du Maréchal
Contraintes
On ne saurait comprendre et juger équitablement le comportement d’un chef si l’on ne tient compte des facteurs qui ont pu gêner, fausser ou même paralyser son action.
Or, s’il est un Chef d’État français dont l’action a été constamment perturbée par des contraintes anormales, c’est bien le maréchal Pétain.
Aucun Chef d’État français, dans l’histoire de la France, n’a eu, en effet, à gouverner pareillement par vent contraire. Jamais un Chef n’a été ligoté par de pareilles entraves. Jamais navigation n’a été aussi difficile et aussi périlleuse, dans la nuit, parmi les écueils et avec des timoniers dont il fallait parfois se défier.
Les contraintes résultaient d’abord de la convention d’Armistice, du fait de son article 10, et de la ligne de démarcation.
Cet article 10 s’exprimait ainsi :
« Le Gouvernement s’engage à n’accomplir aucun acte d’hostilité contre le Reich, sous aucune forme, avec une partie des forces armées laissées à sa disposition. »
Pour prévenir toute infraction à cet article, des commissions de contrôle, allemandes et italiennes, chargées d’une surveillance permanente en zone libre et même en Afrique du Nord, devaient signaler tout manquement, en particulier en matière de désarmement.
Dans ces conditions, préparer une reprise de la lutte était une gageure : c’était côtoyer en permanence le précipice. Or le Maréchal a su éviter d’y tomber.
Mais cet article allait aussi créer au Maréchal de sérieuses difficultés du fait de la dissidence gaulliste qu’il a été forcé de condamner et contre laquelle, même, il a dû parfois combattre, sous peine d’être taxé de collusion et de violation de l’armistice.
C’est aussi en raison de l’article 10 qu’il a dû faire condamner à mort, par contumace, le général de Gaulle et qu’il a dû prendre certaines sanctions individuelles contre les dissidents, toutes condamnations et sanctions qui n’étaient que de pure forme.
De même, c’est pour satisfaire à cet article 10, que le Maréchal a dû faire emprisonner le général de Lattre de Tassigny, à la suite de l’équipée de ce dernier, en novembre 1942. Mais si les sanctions pour violations de l’article 10 étaient sans grandes conséquenses lorsqu’elles étaient appliquées par nous, il n’en était pas de même lorsque les Allemands ont eu à procéder à des arrestations pour faits de résistance, arrestations qui ont entraîné, elles, la peine de mort souvent précédée de tortures. Aussi, tant que la répression des faits de résistance dévoilés, en zone libre, est restée de la compétence des autorités françaises, cette répression n’a été que simulacre. Par contre elle est devenue atroce lorsqu’elle a été du ressort de la Gestapo après l’occupation de la zone libre.
La ligne de démarcation, tracée entre la zone occupée et la zone libre, devait se révéler, entre les mains des Allemands, un redoutable moyen de pression dont nous n’avons certainement pas soupçonné la diabolique efficacité lorsque nous avons signé la convention d’Armistice.
Général André Laffargue
Contraintes
On ne saurait comprendre et juger équitablement le comportement d’un chef si l’on ne tient compte des facteurs qui ont pu gêner, fausser ou même paralyser son action.
Or, s’il est un Chef d’État français dont l’action a été constamment perturbée par des contraintes anormales, c’est bien le maréchal Pétain.
Aucun Chef d’État français, dans l’histoire de la France, n’a eu, en effet, à gouverner pareillement par vent contraire. Jamais un Chef n’a été ligoté par de pareilles entraves. Jamais navigation n’a été aussi difficile et aussi périlleuse, dans la nuit, parmi les écueils et avec des timoniers dont il fallait parfois se défier.
Les contraintes résultaient d’abord de la convention d’Armistice, du fait de son article 10, et de la ligne de démarcation.
Cet article 10 s’exprimait ainsi :
« Le Gouvernement s’engage à n’accomplir aucun acte d’hostilité contre le Reich, sous aucune forme, avec une partie des forces armées laissées à sa disposition. »
Pour prévenir toute infraction à cet article, des commissions de contrôle, allemandes et italiennes, chargées d’une surveillance permanente en zone libre et même en Afrique du Nord, devaient signaler tout manquement, en particulier en matière de désarmement.
Dans ces conditions, préparer une reprise de la lutte était une gageure : c’était côtoyer en permanence le précipice. Or le Maréchal a su éviter d’y tomber.
Mais cet article allait aussi créer au Maréchal de sérieuses difficultés du fait de la dissidence gaulliste qu’il a été forcé de condamner et contre laquelle, même, il a dû parfois combattre, sous peine d’être taxé de collusion et de violation de l’armistice.
C’est aussi en raison de l’article 10 qu’il a dû faire condamner à mort, par contumace, le général de Gaulle et qu’il a dû prendre certaines sanctions individuelles contre les dissidents, toutes condamnations et sanctions qui n’étaient que de pure forme.
De même, c’est pour satisfaire à cet article 10, que le Maréchal a dû faire emprisonner le général de Lattre de Tassigny, à la suite de l’équipée de ce dernier, en novembre 1942. Mais si les sanctions pour violations de l’article 10 étaient sans grandes conséquenses lorsqu’elles étaient appliquées par nous, il n’en était pas de même lorsque les Allemands ont eu à procéder à des arrestations pour faits de résistance, arrestations qui ont entraîné, elles, la peine de mort souvent précédée de tortures. Aussi, tant que la répression des faits de résistance dévoilés, en zone libre, est restée de la compétence des autorités françaises, cette répression n’a été que simulacre. Par contre elle est devenue atroce lorsqu’elle a été du ressort de la Gestapo après l’occupation de la zone libre.
La ligne de démarcation, tracée entre la zone occupée et la zone libre, devait se révéler, entre les mains des Allemands, un redoutable moyen de pression dont nous n’avons certainement pas soupçonné la diabolique efficacité lorsque nous avons signé la convention d’Armistice.
Général André Laffargue
Préparatifs secrets en Métropole
En effet, dès le début de juillet 1940, quelques jours seulement après la signature de l’Armistice, le général Weygand, ministre de la Défense Nationale et le général Colson, ministre de la Guerre avaient envoyé des instructions ultra-secrètes pour que l’on camouflât, dans des cachettes, le plus possible d’armes et de matériels non autorisés. Le camouflage du matériel soustrait à la surveillance des commissions de contrôle fut entrepris, dès le début de juillet, sur une grande échelle, sous la direction du commandant Moillard de l’État-Major de l’Armée. Ce camouflage, le général Picquendar, lorsqu’il prit la direction de l’État-Major de l’Armée, en octobre 1940, eut à le superviser. Aussi, lors du procès du Maréchal, put-il non seulement révéler toute l’importance de ce camouflage, mais déclarer qu’il avait été exécuté avec l’assentiment du Maréchal. Et le Général précisa que vers le mois de janvier 1942, le Maréchal le félicita et lui dit « de continuer parce que nous n’aurions jamais une armée française trop bien armée ».
Ce camouflage allait nous permettre, dans le courant de 1941, d’envisager le détriplement de l’Armée de l’Armistice en vue d’une rentrée dans le conflit. Ce détriplement fut préparé dans le plus grand secret ; il devait permettre de former vingt-quatre divisions légères d’Infanterie. Mais il est certain que la résistance de ces grandes unités, dépourvues de matériels antichars, ne pouvait être envisagée que dans certains réduits naturels (les Alpes en particulier) et ne pouvait être de longue durée.
Tous ces efforts devaient être annihilés lors du débarquement américain en Afrique du Nord. Aussi ne nous étendrons nous pas davantage sur l’Armée de l’Armistice métropolitaine, puisqu’elle devait être dissoute en novembre 1942, sans avoir pu accomplir les tâches auxquelles elle se préparait. Elle a néanmoins fourni, par la suite, à la résistance, ses meilleurs cadres. Et c’est pourquoi est-il nécessaire de faire connaître de quel esprit elle avait été précédemment animée.
André Laffargue. La victoire du "vieux renard" (pp. 96-97).
En effet, dès le début de juillet 1940, quelques jours seulement après la signature de l’Armistice, le général Weygand, ministre de la Défense Nationale et le général Colson, ministre de la Guerre avaient envoyé des instructions ultra-secrètes pour que l’on camouflât, dans des cachettes, le plus possible d’armes et de matériels non autorisés. Le camouflage du matériel soustrait à la surveillance des commissions de contrôle fut entrepris, dès le début de juillet, sur une grande échelle, sous la direction du commandant Moillard de l’État-Major de l’Armée. Ce camouflage, le général Picquendar, lorsqu’il prit la direction de l’État-Major de l’Armée, en octobre 1940, eut à le superviser. Aussi, lors du procès du Maréchal, put-il non seulement révéler toute l’importance de ce camouflage, mais déclarer qu’il avait été exécuté avec l’assentiment du Maréchal. Et le Général précisa que vers le mois de janvier 1942, le Maréchal le félicita et lui dit « de continuer parce que nous n’aurions jamais une armée française trop bien armée ».
Ce camouflage allait nous permettre, dans le courant de 1941, d’envisager le détriplement de l’Armée de l’Armistice en vue d’une rentrée dans le conflit. Ce détriplement fut préparé dans le plus grand secret ; il devait permettre de former vingt-quatre divisions légères d’Infanterie. Mais il est certain que la résistance de ces grandes unités, dépourvues de matériels antichars, ne pouvait être envisagée que dans certains réduits naturels (les Alpes en particulier) et ne pouvait être de longue durée.
Tous ces efforts devaient être annihilés lors du débarquement américain en Afrique du Nord. Aussi ne nous étendrons nous pas davantage sur l’Armée de l’Armistice métropolitaine, puisqu’elle devait être dissoute en novembre 1942, sans avoir pu accomplir les tâches auxquelles elle se préparait. Elle a néanmoins fourni, par la suite, à la résistance, ses meilleurs cadres. Et c’est pourquoi est-il nécessaire de faire connaître de quel esprit elle avait été précédemment animée.
André Laffargue. La victoire du "vieux renard" (pp. 96-97).
L’Armée d’Afrique
Plus heureuse devait être l’Armée de l’Afrique du Nord, comme c’était d’ailleurs à prévoir. Séparée des Allemands par la mer, c’est elle seule qui a pu devenir, un jour, l’Armée de la Libération. Lorsque le maréchal Pétain, le 6 septembre 1940, désigna le général Weygand comme son délégué général en Afrique du Nord avec tous les pouvoirs militaires et civils, quelle mission lui donna-t-il ? On ne le sait au juste. Probablement : « Sauvegardez l’Afrique du Nord et formez-y une armée capable de la défendre. » En tout cas telle est la tâche à laquelle allait se consacrer le général Weygand avec une foi et une efficacité auxquelles on ne rendra assez hommage et qu’il put considérer comme accomplie lorsqu’il dut passer ses pouvoirs de commandant en chef au général Juin, en novembre 1941. Aussi a-t-on pu appeler, avec juste raison, « l’Armée Weygand » cette Armée d’Afrique reconstituée, qui contribua grandement, avec ses seuls moyens à la première victoire libératrice de Tunisie, puis, avec un armement renouvelé, aux victoires d’Italie ainsi qu’à celles du « Rhin et Danube ».
Limitée initialement à 30 000 hommes, puis portée à 96 000, ses effectifs atteindront 127 000 hommes au moment du départ du général Weygand. En outre, en cas de mobilisation, cette Armée pouvait être portée à 250 000 hommes par un appel de réservistes clandestinement préparé.
Ainsi furent constituées six divisions de marche acceptées par la commission d’Armistice : une division en Tunisie, trois divisions en Algérie et deux divisions au Maroc, plus deux brigades motorisées. Mais, comme celles de la Métropole, ces troupes étaient dépourvues d’un armement moderne antichar et antiaérien.
En outre, au Maroc, avaient été constitués des groupements de tabors et de goums, soi-disant de police, de l’effectif d’une Infanterie divisionnaire et qui devaient rendre de grands services en Italie et dans les Vosges. En dehors des dépôts d’armes officiels, sous contrôle, un très important matériel avait été dissimulé ; il nous permit de combattre et de durer pendant la campagne de Tunisie et il aida à équiper certaines unités de l’Armée d’Italie, en particulier la 4e Division de montagne et les tabors.
Plus heureuse devait être l’Armée de l’Afrique du Nord, comme c’était d’ailleurs à prévoir. Séparée des Allemands par la mer, c’est elle seule qui a pu devenir, un jour, l’Armée de la Libération. Lorsque le maréchal Pétain, le 6 septembre 1940, désigna le général Weygand comme son délégué général en Afrique du Nord avec tous les pouvoirs militaires et civils, quelle mission lui donna-t-il ? On ne le sait au juste. Probablement : « Sauvegardez l’Afrique du Nord et formez-y une armée capable de la défendre. » En tout cas telle est la tâche à laquelle allait se consacrer le général Weygand avec une foi et une efficacité auxquelles on ne rendra assez hommage et qu’il put considérer comme accomplie lorsqu’il dut passer ses pouvoirs de commandant en chef au général Juin, en novembre 1941. Aussi a-t-on pu appeler, avec juste raison, « l’Armée Weygand » cette Armée d’Afrique reconstituée, qui contribua grandement, avec ses seuls moyens à la première victoire libératrice de Tunisie, puis, avec un armement renouvelé, aux victoires d’Italie ainsi qu’à celles du « Rhin et Danube ».
Limitée initialement à 30 000 hommes, puis portée à 96 000, ses effectifs atteindront 127 000 hommes au moment du départ du général Weygand. En outre, en cas de mobilisation, cette Armée pouvait être portée à 250 000 hommes par un appel de réservistes clandestinement préparé.
Ainsi furent constituées six divisions de marche acceptées par la commission d’Armistice : une division en Tunisie, trois divisions en Algérie et deux divisions au Maroc, plus deux brigades motorisées. Mais, comme celles de la Métropole, ces troupes étaient dépourvues d’un armement moderne antichar et antiaérien.
En outre, au Maroc, avaient été constitués des groupements de tabors et de goums, soi-disant de police, de l’effectif d’une Infanterie divisionnaire et qui devaient rendre de grands services en Italie et dans les Vosges. En dehors des dépôts d’armes officiels, sous contrôle, un très important matériel avait été dissimulé ; il nous permit de combattre et de durer pendant la campagne de Tunisie et il aida à équiper certaines unités de l’Armée d’Italie, en particulier la 4e Division de montagne et les tabors.
Le racisme positif est cette façon béate qu'ont les gauchistes de se réjouir systématiquement lorsqu'un membre d'une minorité quelconque obtient quelque chose d'autre qu'une condamnation pénale... Ex : « C'est super qu'Abdulrazak Gurnah ait eu le prix Nobel de littérature.. » - « Ha oui, ses livres valent le coup ? » - « Ha ben j'en sais rien, jamais lu, mais c'est bien qu'un racisé obtienne cette reconnaissance ! »
Etrange mélange de paternalisme et de masochisme, c'est une obsession chromatique de tous les instants.
Xavier Eman
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Histoire secrète de la philosophie XIII - Alain Pascal.
Voltaire et le siècle des ténèbres
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Pierre Julien, né à Saint-Paulien le 20 juin 1731 et mort à Paris le 17 décembre 1804, est un sculpteur néo-classique français.
Jean de la Fontaine en premier
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A la vérité, rien ne nous avait préparé au malheur. L'âme de celui qui, même s'il est inférieur, lutte et se cramponne jusqu'au bout, elle n'était plus la nôtre. Depuis de longues années déjà, nous traversions une crise qui nous avait vidés, moralement. Les réflexes ne travaillaient plus. Notre dialectique était intacte; mais nous n'avions plus assez de virilité. Nous n'étions même plus capables de nous entraîner, nous avions perdu la foi dans les valeurs les plus évidentes, et nous étions prêts à céder devant la force, quelle qu'elle fût. C'était là, à part de rares exceptions, la mentalité des Français de 1940.
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Georges André Groussard. Service secret 1940-1945 (p. 56). La Table ronde
Destinés initialement à regrouper et à encadrer les dizaines de milliers de jeunes soldats, appartenant aux classes 39/2 et 40/1, les Chantiers de la Jeunesse eurent pour but essentiel de former et éduquer les jeunes qui n'avaient pas - ou peu - connu l'expérience du combat.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Parallèlement à l'armée de l'Armistice avec laquelle ils avaient des contacts suivis, les Chantiers constituèrent, en même temps qu'une idée originale de Service national, un vaste réservoir de combattants potentiels qui devaient d'ailleurs fournir en Algérie près de 60 % des effectifs de l'armée d'Afrique (40 000 hommes sur 70 000). Dans la bataille de Tunisie, ils étaient presque vingt fois plus nombreux (40 000) que toutes les Forces françaises libres engagées par Leclerc (2 336 hommes).
L'esprit était celui d'une sorte de scoutisme militaire. Une majorité des 380 000 jeunes de métropole qui passèrent par les Chantiers devait rejoindre, sans autre motivation que la religion de la France, les unités de la 1 ère armée ou les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) comme le célèbre corps franc du colonel Pomiès.
Amour de la patrie, culte de l'effort et du travail, sens de l'honneur et de l'autorité, respect de la parole jurée, goût du service et du sacrifice : telles sont, brièvement résumées, les vertus que s'appliquèrent à insuffler un noyau de cadres soudés autour du général de La Porte du Theil. Polytechnicien, ancien commissaire des Scouts de France, commandant de l'École d'application de l'artillerie en 1935, Joseph de La Porte du Theil fit la campagne de 1940 à la tête du VII ème corps d'armée. Il occupa les fonctions de commissaire général des Chantiers de la Jeunesse depuis le 4 juillet 1940 jusqu 'à son arrestation en janvier 1944 suivie de sa déportation en Allemagne. Avant son arrestation, il avait laissé ce message : " Gardez toujours une foi indéfectible dans les destinées de notre patrie, et, quoi qu'il arrive, une inébranlable fidélité au Maréchal... parce qu'il est le seul chef légitime. " Cette fidélité lui valut d'être arrêté à son retour de déportation et poursuivi par la justice de la Libération. Une ordonnance de non- lieu reconnaissant ses activités de résistance le libérera à la fin de 1947.
JÉROME BODIN • Jérôme Bodin est l'auteur de Les officiers français, 1936·1991, Perrin 1992.
Un beau livre autobiographique très bien écrit, ce livre est le témoignage du baron de Montbas qui relate se vie d'officier au sein de l'armée royale sous Louis XIV. Il s'engage à 14 ans en suivant ses frères eux-mêmes au service du roi de France, il se retrouve tout jeune à protéger le roi contre la fronde des nobles en 1650, Louis XIV est alors âgé de 12 ans. Il donnera sa vie au service du roi de France. Le dévouement est total. Il est en plus un chrétien exemplaire en essayant d'être l'homme le plus vertueux possible au nom de dieu. On se retrouve plongé dans les armées du roi de France.
Mais pour revenir à moi, je tins parole à ma mère ; je n’oubliai point à lire et écrire ; mais ayant atteint l’âge de treize ans et étant à Montbas, où je voyais plusieurs de mes frères revenir de l’armée pour y passer une partie de leurs quartiers d’hiver, et puis raccommoder leurs équipages pour retourner en campagne ; j’avais une envie démesurée d’y aller. Mon frère aîné était Mestre de camp du régiment Royal de cavalerie ; lequel régiment venant de Flandre s’en allait aux environs de la Rochelle et Niort en quartiers d’hiver. Un jour j’entendis mon frère aîné, qui était à Montbas, qui avait copie de la route de sa compagnie Mestre de camp qui devait arriver à tel jour à Croustelle, qui est un endroit près de Poitiers. Les enfants écoutaient. Pour moi, j’écoutais si bien cela, et avec la grande envie que j’avais d’être dans les troupes, que j’eus bientôt assemblé mon conseil, et sans en parler à personne, je partis de Montbas à pied. Je ne songeai pas même que j’aurais faim : je ne portais point de pain et n’avais pas un sou.
Barton de Montbas, Jean-François. Au service du roi
Barton de Montbas, Jean-François. Au service du roi